‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 28 sur 95 · MORTALITÉ · texte numérisé non relu

MORTALITÉ

ANNÉBS. el fur 1000 babitanto.)

ini-ms. 31.15

lWB-1830. ... ; M,74

1831—1855 31.68 (Choléra en 18SI.)

1836-1810 iO.i

1848-1850 31,88 (Oioléra m 1819.)

1851-1885 89,75 (ChoUn en 1854 et 1855w)

1856-1800 30,tt

1888—1870 27,9 (Choléra en 1865.)

18Tt «,41 /

1873 t2,15 > Moyenne .... 86^

1878 83,4 ] Moyenne .... 84,88

Il importe de noter qu'en ces chifTreo il n*esi question que des morts sunrenaes à Paris et nullement de ces nombreux décès des Parisiens en province, et spédilement de la mortalité des enfants de 0 à' i an, mortalité due à Tindustrie des nourrices et qui se réalise dans les 15 ou 16 départements qui environnent celui de la Seine.

Dans ces départements, en eiTet, la mortalité infantile (0 à 1 an) varie de 230 à 300 sur 1000, le chiffre moyen en étant de 179 pour la France eatiëre.

Nous y revenons ci-dessous, mais, en somme, en lui-même déjà le tableia précédent fournit de graves résultats, car il démontre que, malgré les chances de résistance d*une population où dominent les adultes, la mortalité générale moyenne de Paris est à peu près identique à celle de la France entière (SS à 25 pour 1000 vivants).

Pourquoi cette mortalité parisienne n*est-elle point réduite en raison de II vitalité apparente de sa population et de la rareté relative des existences les plos fragiles, enfants et vieillards?

G*est qu*il n*est pas une période de la vie qui ne subisse à Paris, rektivoment à Tensemble du territoire, une augmentation des chances de mort.

Le tableau suivant (p. 289), dont nous empruntons les éléments aux travaux de Bertillon, établit dans les deux colonnes A et B la différence des coefficients de mortalité, par groupes d*âges, suivant qu'il s'agit des habitants de Paris ou de ceux de toute la France; les colonnes suivantes démontrent combien de vies seraient épargnées, si les Parisiens pouvaient troquer le danger de mort qui leur est propre contre celui de la moyenne des Français.

D*après ce tableau on constate : 1® que c'est d'une part le premier âge, 0) 5 anS| période où l'on meurt à Paris deux fois et demi plus qu'en France, et, d'autre part, les âges de 30 à 50 ans, qui payent les plus gros excédants ; 3* que pour tous les âges pris ensemble la population parisienne ne devrait donner, bon an, mal an, que 35 046 décès, et qu'elle en compte 45 931 , soit annuellement un excédant d'environ 1 1 000 décès que lui coûte le milieu parisien.

CoaUCIENTS

DËCÈS

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