‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 29 sur 95 · ît · texte numérisé non relu

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■ Qnanlft l'eicédanldéjàsi coosidârable de la mortalité de la première enianca (5S74), il est bien loin de représenter le formidable tribut mortuaire <]ue tes eoranU de Paris payent à la mort prématurée, car un très-grand nombre d'entre eu (15 à SOOOO), conRés à des nourrices demeurant extra muro», quittent la capitale, et leurs nombreux décès, inscrits (selon les prescriptions de la loi] 4u8les communes où ils décèdent, n'ont pn jusqu'à ce jour faire retour aux ngislres mortuaires de Paris. En outre, parmi les nombreux adultes parisiens qui sont nuHteliement atteints par la maladie, il y en a aussi un nombre notable, surtout parmi les clatses riches ou aisées (principalement pour les phthiûqnes), qui s'ea Tont à la recherche d'nn utimat estimé meilleur et dont paraoite les décès échappent absolument à nos registres. Ainsi, les excédants ligonreuiement constatés de la mortalité parisienne, si prononcés à chaque i^e, (tdosexclnsifement aux conditions de la vie parisienne, ne sont donc qu'un nuHi'nnim, et ce minimum conclut d'une part à un excédant annuel de 11 000 personnes de tout âge, et d'autre part i une omission, dans la comptabilité dû décès, des nombreux nourrissoiis dits 1 petits Parisiens i envoyés hors Paris, et que d*après nn ancien travail sur ce sujet nous avons estimé devoir ^n d'environ 90OO chaque année : c'est donc d'après nous un excédant annttel d'nnron 30 000 décès.

Eo résumé, tant par l'excès de sa mortaltti! que par l'excès de sa stérilité, on peot dire que le milieu parisien supprime chaque année cerlainemenl plus de 300OO existences, et vraitemblabUment (en estimant è 9000 les décès des nourrissons qui échappent à ses l'egistres) plus de 59 000 ! formidable déficit

. \il.

qiie vient incessamment combler, et bien au delà, rimmigratuin du reste de U France et de l'étranger, puisque, malgré cela, en. temps normal, les habitant» de Paris s'accroissent de i5 à 20 000 personnes chaque anqéc p (Bertillon^ Annuaire glatiUiqtie, 1880).

8* Bapportê entre les naissances et les dficès. La prédominance de» idai^siEmces sur les décès constitue cependant la règle à Paris, lègledont Tapplication» il est vrai» ne ^e révèle souvent que par de minimes dilTér rençes»

Au.sièele dernier, par exemple, de 1710 à 1700, il est inscrit 1 512 694 nais* aanceset 1 SOI 845 décès, soit au total, pour une période de quatre-vingts ans, un bénéfice de 7849 naissances, bénéfice annulé d^avànce par Textrême mortalill de l*année 1709, année d*un froid rigoureux durant laquelle on avait enregistré S9 288 décès au lieu de 17 000, moyenne de Tépoque. : Au siècle actuel, les naissances l'emportent constamment sur les décès, sauf pendant les années marquées de graves épidémies : 1815 (typhus) ; 1833, 1649, 1854 (choléra).

Nous mettons en regard, ci-dessous, les chiflr^ annuels de naissance et df décès depuis 1870 :

Années. Naisuncet.

167K. . . : 55,oi4

La mortalité exceptionnelle subie par Paris, en 1871, année de siège et à guerre civile, a été, on le voit, suivie d'une période de trois ans, où les Daitsanccs l'ont notablement emporté ; cet ascension immédiate rentre dans II règle générale d'accroissement des populations après les désastres qui les obI décimées.

A partir de l'année 1876, époque du retour des conditions normales, Texoti des naissances est demeuré dans des limites peu considérables, le croît anntBl qui en résulte pour la population n'étant environ que de 2 pour 1000, chiifo encore exagéré, si Ton se rappelle le grand nombre d'individus, notamment \» jeunes enfants, qui quittent la capitale pour aller mourir en province, cas où b statistique enregistre leur naissance sans enregistrer leur décès.

Sans être donc au nombre de ces villes qui, comme Rome, se dépeupleraiefll par l'excès constant de la mortalité, Paris est de celles dont l'accroissement est bien moins dû à la faible supériorité du chiffre de naissances qu*à l'immi' gration qui fait refluer vers le centre les extrémités d'un pays, et contriboe pour la plus large part (80 pour 100 environ) à l'accroissement de la popo' îation.

Le tableau suivant permet de comparer la mortalité et la natalité parisienne^ h celles de quelques villes de France et de l'étranger pendant l'année 1883.

Mcèi.

DifférMicet.

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pfr'

9> Population par quartier. En l'aiiiice 1866, le recensement par arroudislanents permettait àéjk de constater que, depuis le ceiisus antérieur fait en i86l, il s'était produit un mouremeiit très-marqué de la population ven le pourtour: ainsi, en 1861, las 10 premiers arrondiasements, qui occupent l'int^ rieur de la ville, contenaient 567 pour 1000 de la population totale, elles lO derniers 433. En 1866, oa ne trouve plus que 514 dans tes 10 premiers Vroodîssements et 486 dans les 10 derniers.

Ce déplacement de la population p&risicune, cooséquence naturelle, non* l'tvms dit plus haut, de son augmentation et de son refoulement excentrique P» l'âargissement des grandes voies centrales, n'a cessé de se confirmer pendant les périodes suivantes : ainsi le recensement de 18S1 établit que dans les ^ premiers arrondissements l'accroissement a été faible depuis 1876 ; que la popnlatioo s'est accrue davantage dans le X', XI' et XII' arrondiscements, mai» ■p'dk a pris une eitenaon considéraMe surtout dans les quartiers excentriques. Us dénombrements comparés de la population en 1876 et en 1881 mettent ces fnpositioDS en évidence.

Ainsi 1090 habitants en 1876 sont remplacés, en 1881, par :

(Loum). . lots

(Pinlbém). . . 11U8

(Lutembourg) 1014

(Piliit^Bourban). . fOtl

(tll»*«) 10»

(Op*™) (OJS

(BachM Siiul-Laiinnll 113»

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