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ENVOIS A LINFIRMERIE
MTrHiLiTKKnts.
non STmLITIQVES.
TOTAL
Il y a donc tous les ans, et en moyenne, environ iSOO envois à l'infirmerie, dont près de la moitié sont nécessités par désaffections syphilitiques.
àkooUime, L'alcoolisme joue, dans l'ctat sanitaire de la population parisienne, spécialement de la population ouvrière, un rôle nettement indiqué àl*article spécial à cette intoxication [voy. Alcoolisme) ; depuis que cet article est publié, la falsification croissante des alcools, Taugmentation incessante du nombre des débits de boissons, n'ont fait qu'aggraver le danger. 11 est temps qu'une loi« i&lenrienne pour éliminer de la consommation publique une masse de substancesqui, par leur origine, ne méritent plus le nom de boissons alcooliques.
SatMimûme. Le saturnisme à Paris a été, devant le Conseil d'hygiène publique et de salubrité, le sujet de plusieurs rapports intéressants d'Armand Gautier. î Suivant les releva faits par l'auteur et basés sur les entrées aux hôpitaux, [ ce qui n'indique, il est vrai, qu'une partie du mal, les industries qui travaillent k Paris le plomb sous toutes ses formes fournissent chaque année une moyenne '^ de 550 malades atteints de saturnisme. Sur ce nombre, les peintres en bâtiment, '^ 'âdttiseurs, ponceurs, broyeurs de couleurs, donnent un total annuel moyen de SSS ooalades; les cérusiers, fabricants de massicots et minium, fournissent lis cas; soit en tout 430 malades pour ces deux principales catégories d'oùniers qui manient largement et quotidiennement les préparations plombiques. Les industries parisiennes qui envoient ensuite aux hôpitaux le plus grand nombre de malades atteints de coliques de plomb ou de paralysies saturnines Mmt, par ordre décroissant de fréquence : Les polisseuses de caractères d'imprimerie ;
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PiRIS.
Les fondeurs de plomb et de divers alliages, y compris les potiers d'étaio ;
Les plombiers ;
Les étameurs et miroitien;
Les typographes ;
Les dorears ;
Les chaudronniers et chauffeurs ;
Les potiers de terre et émailleurs;
Les appréteurs de poils, etc...
En moyenne il y a de ce fait cinq décès par an dans les hôpitaux de Paria.
La moribidité comme la mortalité, par le fait du saturnisme, a donc notaUe» ment augmenté depuis trente ans, époque à laquelle le nombre des cas d*eatrée aux hôpitaux, de ce fait, ne dépassait guère 50 à 60, et où aucun de ces cas n'était mortel ; cette augmentation parait tenir à Tabus des peinturas et enduits dans la coloration actuelle des maisons.
De ces ouvriers, les plus menacés sont ceux que leur travail expose aux poussières plombiques : voilà pourquoi Tusine de Clichy, où les lames de plomb sont épluchées à l'état sec, envoie notablement plus de malades aux h^itaox (179 au lieu de .11) qu'une autre usine de Paris où la céruse est mélangée à l'eau ou à l'huile avant tout maniement.
A. Gautier en fournit une seconde preuve : a II existe à Paris deux petits établissements où l'on récupère les tôles de fer-blanc jetées au rebut, et spécialement celles des boites de conserves alimentaires. À cet eflet, les boites vides sont enfouies sous des copeaux et de la sciure de bois, auxquels on met le feu après les avoir placées ou non dans un four. La soudure fond et s'oxyde en partie. Les tôles sont retirées du. foyer avant que la température soit trop élev^. Les cendres, mêlées de la poussière d'oxyde de plomb et d'étain qui s'est formée, sont jetées au vent. C'est surtout à ce moment de l'opération que les ouvriers absorbent Toxyde de plomb. Or, tandis que les soudeurs, étameurs, ferblantiers, qui sont à Paris au nombre de près de 10 000, n'envoient aux hôpitaux que 6 saturnins par an, soit 0,6 pour 1000; tandis que les ouvriers, au nombre de 14000, donnent moyennement 235 saturnins, soit 18 pour 1000, les seuls dessoudeurs de boites de fer-blanc, dont on ne compte pas plus de 10 à 15 à Paris, ont fourni 4 malades en 1876 et 5 en 1877, soit 280 pour 1000. »
D'où ce vœu si légitime formulé par A. Gautier de la substitution de la céruse broyée à l'huile à la céruse sèche.
Une autre indication, plus capitale encore, et demeurant, elle aussi, à remplir presque entièrement, bien que formulée depuis près d'un siècle, c'est la substitution au blanc de céruse du blanc de zinc, fabriqué depuis longtemps à Paris, mais dont la routine continue à retarder et à circonscrire l'emploi.
Aliénation, La fréquence de Taliénation va croissant depuis nombre d*années; cette augmentation ressert aussi bien des statistiques recueillies à la Pr^ecture de police, où sont amenées d'office chaque jour, à l'infirmerie spéciale, des personnes présumées aliénées, que des chiffres des placements dans les maisons de santé.
Pour ce qui est de l'infirmerie spéciale, voici les chiffres d'entrants par années :
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ifna
Quant aux placemeots effectues en 1881 dans les maisons de santé, il y a eu, dans le courant de Tannée 1881, S738 personnes entrées tant dans les asiles publics que dans les asiles privés.
Si Ton compare ces chifires à ceux des six années précédentes, on constate une progression continue dans le nombre des placements :
i879 sseï
On a TU, à Tarticle France, que sur Tensemble du territoire la proportion des aliAlés est de 133 sur 100 000 habitants; dans le département de la Seine il s'éiëre à 239 et n'est primé que par ceux des départements d'Indre-et-Loire (S4ft) et de Seine-ei-Oise (*250).
id, comme dans toute la France, de grands progrès ont d'ailleurs été réalisés dans l'installation des aliénés. Jusqu'à la date du rapport de Tenon (1786), on considérait comme naturel de consenrer les fous de Paris à l'Hôtel-Dieu ; eomme les autres malades, ils étaient placés trois ou quatre dans un même lit !
Il existe aujourd'hui pour le département de la Seine six asiles publics d'aliénés, savoir : 1* Sainte-Anne; 2* La Salpétrière; 3^Bicétre; 4* Ville-Evrard, situé commune de Neuilly-sur-Mame (Seine^t-Oise) ; 5* Vaucluse, situé comnane d*Épinay-sur-Orge (Seine-et-Oise) ; 6^ la Maison nationale de Charenton.
Ces asiles sont placés sous la surveillance du préfet de police qui possède, à l'égard de ces établissements et des individus qui y sont placés, toutes les obligations qui résultent des dispositions de la loi du 30 juin 1838, relativement aux placements, aux sorties, aux maintenues; tout ce qui touche enfin soit à la liberté individuelle, soit à l'ordre ou à la sûreté publique, relève de son autorité.
La partie administrative et financière du service est réservée au préfet de la Seine.
U existe en outre, dans le département do la Seine, 11 asiles privés autorisés ft recevoir des aliénés, et dont voici l'éuumération :
EMPUCEMENTS.
Bm isChirooM, 161, à Paris.
Ba« éû Piepus, 10
Plaet OtonBieMiil, 15
Km «te la GUdèra, 130.. . .
Ba« dtt Bois, % k Vantes. . .
Ba» BtnoB, 17, à Paris. . .
Graadé Boa, 106, à SainU
Mandé
Ba« dt Saina, 2S, à Ivry. . .
Boeda PaiiUiièfre,7,à Sccaui
Q«ai da SuresDes, S3, k Su-
NOMBBE
SI PKXSIOHIIAIRIS.
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