MAISONS
M TOLiiUXCI.
Pwb.
ISO lis 1S3 US
BaoUeiM.
\m mineures inscrites d'office, pour avoir été arrêtées p\us\^\n« io\% exi
310 PiRIS.
flagrant délit, représentent environ le quart de la totalité des filles inscrites !
Toutes les colonnes du tableau précédent établissent la diminution progreisivc du nombre des filles inscrites et permettent de coochire à Taugmaitalioo de celles qui se livrent à la prostitution clandestine.
Or le danger de propagation de syphilis incombe surtout aux filles insoumises, à la prostitution clandestine. Ainsi, en 1883, sur 1635 hommes malades, la contagion a été opérée :
Chei 15ii por d» iosomniset, Idont • . • { 490 I^'l^ï^iget. Cliei il9 par des Isfcritef , dont | aq ^q mrinm
L*influence pernicieuse des insoumises sur la santé publique peut, du resie être mieux encore mise en relief d*une autre façon. Mauriac a intemigi^ les hommes qu'il soigne à l'hôpital du Midi sur la source où Ils afaisBl puisé la maladie dont ils étaient atteints. Or, en ne tenant compte que des rdseignements offrant une assez grande précision, il est arrivé aux résultats su* vants. Sur 5008 malades atteints de syphilis, de blennorrhagie ou de chancrei mous, la contamination a été opérée :
Cbei lois par de» iDsoumifes. dont . . . . | leiS âmtres Inaoumiaea
GheiTOpardetinMsritea | 303 J^n„^.
Et cbes S65 lenlenwnt par dei femmes non prosUtuées.
Uéme en tenant compte des erreurs qui ont pu "se glisser dans cette statiitique, la signification des cliifli*es ci-dessus n'en reste pas moins exlrêmencrt frappante. Us montrent que la véritable source delà syphilis, au moins dans II classe ouvrière, celle qui fréquente les hôpitaux, se trouve dans la prostitotioB clandestine.
Dans un rapport récent (octobre 1883) sur la réglementation de la prostitition à Paris, Vibort rappelle combien est difficile la surveillance des femmes qa se livrent à la prostitution clandestine :
Bien que ces femmes soient très^langereuses au point de vue de la stttf publique, il est très-difficile de les soumettre à Taction de la police, parce ^ cela exigerait un personnel très-nombreux et nécessiterait des recherclies et èi enquêtes qui seraient la source de scandales, d'erreurs déplorables, de réchl' tiens et de protestations incessantes. C'est ce que l'expérience a, du reste, démo^ tré, car autrefois, à une époque où l'Administration rencontrait moins d'entnitf qu'aujourd'hui, elle a essayé à plusieurs reprises d'atteindre les femmes dooti s'agit; l'établissement qui leur était réservé, spécialement connu sons le MB de petit Dispensaire, a dû être fermé, faute de clientes.
Ce fait du danger spécial des filles insoumises a constitué, conséquence btfP; bizarre et bien inattendue, l'un des arguments contre la réglementation dsb prostitution à Paris; on a prétendu que, dès lors, tout contrôle des maisoni ^^ tolérance devenait superflu; ou a été plus loin : on a invoqué des raisons d'oiAt; monfl, l'illégalité de mesures s'appliquant à la femme seule et mettast.h prostituée hors du droit commun. |
Nous regretterions pour notre compte qu'il fût donné suite à ces prétenAi* ^ idées de liberté dont l'application serait si redoutable pour la santé de la pop • lalion parisienne.
iVous estimons que l'on doîl redoubler de précautions à l'égard de ces fofef» '
l^ÀRIS.
d'inféctioa doot rassainisseroeat n*est que le résultat d'une surveillance rigoureuse, et qui deviendraient bien autrement dangereux que ne Test la prostitution clandestine* le jour où cette surveillance cesserait de leur être appliquée.
Les flilea isolées sont visitées une fois par quinzaine dans un local particulier de la préfecture de police, appelé le Dispensaire; les filles en maison le sont une fois par semaine* à domicile.
Les femmes que le médecin désigne comme malades et comme devant être séquestrées sont envoyées directement du Dispensaire à l'infinnerie de la prison Samt-Lazare. Ces femmes sont* outre celles, qui présentent des aceideiita syphilitiques ooatagieui (chancres indurés* plaques muqueuses, etc.), celles qui sont atteinte» de chancres mous, d'ulcérations du col, de blennorriiagie et, d'une tiçoa générale, de suppuration des organes génitaux; enfin celles qui sont atteintes de gale.
Le nombre des visites annuelles oscille autour de iOO 000 ; en void les rfsultats pour cinq années :
AlfllÉES.
tsn
VISITES mImcaucs.