‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 39 sur 95 · IS6S · texte numérisé non relu

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Le chiffre considérable de cas observés chez l'homme en 1881 a naturellement ému l'opinion publique, et à la suite des recommandations du Conseil d'hygiène on a repris, à l'égard du chien, l'application de mesures rigoureuses trop souvent négligées ; on ne s'est plus borné à sacrifier immédiatement toui ceux qui avaient été mordus par des animaux enragés, mais on a donné l'ordre de conduire en fourrière, pour l'abattre, s'il n'était pas réclamé dans les quarante-huit heures, tout chien non porteur du collier réglementaire.

c Chaque année on recueille ainsi environ 4000 chiens, comme on peut le voir par les tableaux suivants qui correspondent aux années 1881, 188S et 1883:

Chiens menés Chiens

en fourrière. réclamés.

En 1881 4365 60

Sur ces 12 000 chiens, moins de 200 ont été réclamés par leurs propriétaires; ce qui montre bien que, dans la plupart des cas, ce sont des animaux erranls qui sont ainsi saisis; mais ce chiffre de 12 000 est bien loin de représenter le nombre des chiens sans propriétaire, et nous sommes persuadé que, si l'dn appliquait rigoureusement les mesures prescrites, on doublerait facilement ce nombre » (voy, Dujardin-Beaumetz, Rapport au Conseil d'hygiène pubUque et de salubrité sur les cas de rage humaine du département de la Seine. Paris, 188^.

Nous rappelons ici les vœux émis par le Conseil d'hygiène publique de Paris, en 1883, dans une instruction sur les mesures qu'il conviendrait de prendre pour empêcher et prévenir la propagation de la rage :

I. Faire imprimer, publier etafQcher l'instruction qui suit :

Lorsqu'une personne aura été mordue par un chien enragé ou suspecté de rage, on devra faire saigner la plaie, la laver et la cautériser.

PARIS. Mi

1^ Il fautt dans le plus bref délai possible, par des pressions suffisantes, foire foigner abondamment les morsures les plus profondes comme les plus légères elles laver à grande eau a?ec un jet d'eau, ou avec tout autre liquide (fût»ee même de Turine), jusqu'au moment de la cautérisation.

On placmi inmiédiatement, quand la chose est possible ; une ligature à la racine du membre mordu.

3* La cautérisation pourra être faite avec du caustique de Vienne, du ehlonue de fine, du beurre d'antimoine, et surtout avec le for rouge^ qui est en ptreil cas le meilleur des caustiques.

Tout morceau de fer (bout de tringle, fer à plisser, clé, clou, etc.) peut lerrir à pratiquer ces cautérisations, qui devront atteindre toute$ les parties de la plaie,

S* Le succès de la cautérisation dépendant de la promptitude a? ec laquelle die est faite, chacun pourra la pratiquer.

4* Les cautérisations avec l'ammoniaque (alcali Tolatil), les différents alcools, la teinture d'arnica, les solutions phéniquées, sont absolument inefficaces.

U. Prendre un arrêté qui ordonne que tout chien circulant sur la voie pobliqae devra être tenu en laisse^ ou au moins accompagné et surveillé de près. Les chiens errants devront être conduits à la Fourrière, où ceux qui nauront pas de collier seront abattus, tandis que ceux qui auront la collier prescrit par l'arrêté dn 6 août 1878 ne le seront que quarante-huit heures apès la mise à la poste d'un avis adressé à l'intéressé.

A la pénalité qui frappera les propriétaires de chiens en contravention vien* dront s'ajouter les frais de séjour à la Fourrière, qu'il conviendra d'augmenter dans une proportion considérable. Enfin, cet arrêté rappellera l'article 1835 du Cade établissant la responsabilité qui pèse sur le propriétaire d'un animal enragé. ■

in. Recommander à MM. les Commissaires de police de transmettre le plus vite possible aux vétérinaires chargés de la police sanitaire de leur circonscription les rapports qui leur seront adressés sur les animaux atteints de la nge.

5* Ordonner la fermeture immédiate des infirmeries vétérinaires,- dont les directeurs n'ont pas fait la déclaration des animaux atteints de maladies contagieuses entrés dans leurs établissements.

0** Demander que le chef dn service vétérinaire départemental soit appelé à finre partie, comme membre de droit, du Conseil d'hygiène et de salubrité.

7* Appeler l'attention de l'administration sur la nécessité de redoubler de sévérité pour l'application de la triple imposition qui frappe tout chien qui n'a pas été déclaré en temps utile.

Morve et forcin. La morve et le fardn occasionnent tous les ans plusieurs éieès dans les hôpitaux de Paris, atteignante peu près exclusivement les cochers el palefreniers de quelques administrations oh les chevaux sont soumis aux eonditîons d'hygiène les plus déplorables.

En ces dernières années, le chiffre des animaux reconnus morveux ou farcineux s'est élevé entre 8 et 300, avec tendance inquiétante à augmenter encore. Aux aibaltoirs hippophagiques seulement, le service a constaté, en 1882, 38 cas de morve ; eal883, 77 cas. On peut, dit Leblanc, appliquer deux causes à celte augmentation :

c La première est la suppression des visites faites autrefois aux domiciles des loueurs parles inspecteurs dont on a cru devoir supprimer les em^^lovs, %lV'm-

possibilité d'exercer, faute de personnel, la surveillance de nuit sur les places de voitures et aux gares de chemin de fer. Les mauvais loueurs ne font sortir leurs voitures que le soir et ils les font rentrer le matin ; à défaut de surveillance nocturne, leurs chevaux étaient examinés, à la rentrée, par les inspecteurs du service » (Leblanc, Rapport annuel sur le fanctionnemeni du iervice aonî». taire vétérinaire dans le département delà Seine en 1883).

Heureusement cette inspection si utile paraît devoir être bientôt rétablie. La seconde cause invoquée par Leblanc, c'est que ces loueurs ne font pas de déclaration ; ils se bornent à envoyer leurs chevaux atteints de maladies contagieuses aux équarrisseurs qui, sur leurs livres, n'indiquent pas la maladie*

Le rétablissement, par TÂdministration, d*unclosd'équarrissage» permettrait de connaître les foyers de morve : les études préliminaires à son installatiooL doivent être maintenant terminées, et le Conseil général statuera sans doute pro<^ cbainement.

Quant aux autres sources de contagion, elles tiont en général assez facilematit découvertes ; les vétérinaires attachés aux grandes compagnies de transport font régulièrement la déclaration prescrite par TarticleS de la loi du 21 juillet 1881.11 en est de même des inspecteurs des abattoirs hippophagiques, qui informeit immédiatement des cas de morve interne, et qui envoient à la Fourriers lei chevaux de boucherie présentant des symptômes de morve ou de farcin.

Charbon. Paris est de toutes les capitales celle dont la population, parna voisinage de foyers d*endémicité du charbon et de la pustule maligne, parait h plus apte à subir les atteintes de cette redoutable affection. Tous les ani quelques cas mortels sont signalés soit chez les bouchers, soit chea les forts de la halle préposés au transport et au mouvement des viandes.

On comprend d'autant mieux la fréquence relative de ces accidents quelei viandes provenant des animaux morts ou abattus au cours de l'affection sont, comme nous Tavons dit plus haut, introduites en quartiers sur les marchés de Paris, séparées des viscères dont Texamen eût été si utile pour faciliter k diagnostic.

Le danger vient également de plus loin, et les nombreuses industries consacrées , à la manipulation des peaux sèches, laines, cornes et poils de provenance étrts- j gère, en sont aussi la cause; enfin le péril pour les personnes contamioén | s'augmente encore du fait de l'ignorance oii elles sont de la gravité dfli 'accidents et de la nécessité de recourir immédiatement au médecin; voilà \ pourquoi, le 7 juillet 1882, le Conseil d'hygiène publique et de salubrité de Pirii j a émis, sur la proposition de Pasteur, l'avis suivant destiné surtout à combittie : l'indifférence et la négligence de ceux que leur profession expose particulier rement à la contamination : ^

c Les ouvriers qui travaillent dans les boucheries, tanneries, mégisseriflii | ceux qui manipulent les laines, les peaux fraîches ou les peaux sèches vesiat -, des pays étrangers, les cornes, les poils, sont exposés à prendre le charbtÊ ■ lorsque les viandes, les peaux, les laines, etc., proviennent d'animaux atteiati ^ de cette affection.

c La maladie se manifeste aux mains, au cou, au visage, aux paupières, par une enflure avec ou sans point apparent d'inoculation au centre de TenOure. GeUeci augmente peu à peu de volume. Elle se termine le plus souvent par la mori* Tant que l'enflure est à son début, le développement ultérieur du mal peut éUe conjuré.

c OrdiDairement la personne contaminëe ne donne aucune atteinte à l'enflure et croit être à l'abri de tont danger. C*est une fausse sëcuritë pour tous ceux qui sont dans les conditions de travail que nous avons rappelées en commençant. Chaque année, Paris compte plusieurs morts des suites de la terrible maladie, morts qui auraioit pu être prévenues facilement.

«Les cas de mort sont dus généralement à rignoranoe du danger. Les personnes iotéressëes négligent de recourir tout de suite aux conseils d*un homme de l'art. Elles ne se décident à se rendre à l'hôpital ou ches un médecin ft leur portée qu'après une aggravation du mal, et alors que toute médication ou opération est devenue inutik.

c En conséquence, l'Administration invite tous les ouvriers des catégories précitées à donner la plus grande attention aux moindres enflures, démangeaisons persistantes et œdèmes, et les engage expressément à se rendre sans retard, dès qu'ils en constatait la présence, chez un médecin qu'ils informeront de la nature delear profession et de leur crainte d'un danger possible, parce que les matières qn*ils manipulent peuvent être souillées du parasite charbonneux ou de ses germes. 1a médecin sera juge de ce qu'il y aura à faire ».

Tridiinoêe. Dans son rapport au Conseil d'hygiène publique (avril 1884) sur le service de la boucherie à Paris, Yilluin a établi la fréquence des saisies de sslaisons américaines trichinosées ; pendant l'année 1881, durant laquelle les viandes de porc furent l'objet d'une surveillance spécialement sévère, on en retira environ 60 000 kilogrammes de la consommation parisienne pour cause de trichinose; le danger de la consommation eût sans doute été minime, car, durant cette période, les inspecteurs de la boucherie de Paris ont vu, à la gare des Batignolles, des employés et des charretiers, des marchands de salaisons, manger en leur piésence des viandes salées qu'ils savaient trichinosées, sans jamais présenter dans la suite aucun symptôme de maladie (Yillain, Rapport cité).

Quant aux viandes fraîches trichinosées, on sait combien elles sont rares en nos pap, et combien notre habitude d'une cuisson complète les rend inoffensives pour la population.

n en est de même de la ladrerie dont, au reste, les cas sont peu nombreux diDS Paris, en raison de l'inspection sévère des abattoirs.

Nous n'insisterons pas sur deux autres affections : la péripneumonie contagieoseet la fièvre aphtbeuse, qui sont cependant très-fréquentes dans le départeiMDt de la Seine, mais qui, sauf des cas exceptionnels où les lésions sont trop CMisidérables, n'entraînent pas la saisie de la viande des animaux abattus au «ours de ces deux maladies.

HrciiNB IT viDECiiiB PUBLIQUE. (Juc Hstc récemment établie par les soins de h préfecture de police établit qu'il y a à Paris et dans les communes du déparlouent de la Seine : 1915 docteurs en médecine, 12 docteurs en chirurgie, CSelBeierBdesanté, 4S médecins étrangers, 1500 sages-femmes, 845 pharmaciens.

Pïnni les médecins étrangers autorisés à exercer en France, dix ont été reçus «m facultés dléna ; les autres dans diverses villes d'Angleterre et d'Allemagne*

Enfin, parmi les docteurs en médecine, il y a deux femmes qui exercent à hris: l'une est Française et l'autre Russe.

Duis les chifCres que nous venons de citer, nous ne comptons pas évidemment ^pantitô d'hommes et de femmes qui exercent, sans diplôme, la profession de ■médecin, de sage-femme ou de pharmacien.

Ce qui nous importe en cet article, et ce qui importe spécialemenl )l YVi^^^tA

de la Cite, c*est non pas rénuméralion des services que peut rendre aux particuliers ce nombreux personnel, c*est l'étude du concours qu'il apporte ou pourrait apporter à la protection de l'ensemble des habitants contre les maladies populaires*

On peut dire que jusqu'en ces derniers temps, à part certaines catégories, soldats, lycéens, écoliers, l'ensemble de la population n*était à cet égard l'objet que de mesures prophjlactiqnes insuffisantes.

Les inspections des membres de la Commission des logements insalubres, celles des membres des Commissions d'hygiène d'arrondissement, mais surtout la délégation des membres du Conseil d'hygiène publique et de salubrité auprès des malades atteints d'affections transmissibles, constituaient jusqu'en ces der^ niers temps à pea près toute la sauvegarde ofOeielle de la santé publique.

La population pauvre, et en particulier celle des garnis, était donc à peu près le seul objectif de ces mesures.

Aussi considérons-nous comme un grand progrès l'institution récente (juillet 1884), motivée par l'imminence de l'épidémie cholérique, de médecins dél^piés choisis en chaque arrondissement, et appelés à intervenir dans tous leê ea$ (c'estr à-dire dans toutes les classes delà société) oil serait signalée une maladie à apparence épidémique.

Nous n'insisterons pas sur les attributions conférées à chacune de ces catégories de délégués, d'autant qu'une réglementation prochaine doit établir, d'une manière plus complète, l'unifoimité du fonctionnement de la médecine publique à Paris. Il sera logique d'assurer, ici comme à Londres, et en d'autres capitales, des services aussi importants, en relevant la situation matérielle de ceux auxquels on les confiera, en répartissant sur eux, au bénéfice d'une population de plus de 2 millions d'habitants, une indemnité qui poor» rait suffire peut-être, sans dépasser, au total, les honoraires de tel praticien très-répandu.

Prophylaxie des maladieê contagieuses. Depuis plusieurs années d'ailleurs on poursuit la question si urgente de rendre inoffensifs pour l'ensemble de la population les individus atteints de maladies contagieuses.

Dans un rapport approuvé par le Conseil d'hygiène publique et de salubrité, nous avons, Pasteur et moi, conclu à l'opportunité de la création d'étuves publiques de désinfection ; en attendant la réalisation de ce plan, la désinfection chimique est appliquée au domicile des particuliers atteints d'affection contagieuse au moyen des substances (chlorure de chaux, de zinc, acide phénique, etc.) mises à la disposition des maires et des commissaires de police.

Au moyen âge, la désinfection des maisons des pestiférés était prescrite par la Faculté; elle était confiée à des « parfumeurs et aéreurs spéciaux ». Cette institution vient de reparaître, sous une autre forme, répondant aux exigences de la science moderne, s'adressantaux maladies transmissibles de notre époque et plus spécialement au choléra. Nous voulons parler des Escouades de dàmfedeurs^ composées chacune de 2 hommes, ayant à leur disposition une voiture constamment attelée, et dont le fonctionnement s'est accompli plusieurs fois déjà sous nos yeux et se trouve résumé dans l'ordonnance suivante de police du 26 juillet 1884:

I. Quand une escouade est appelée à aller désinfecter une chambre qui a été occupée par un malade, elle duit partir immédiatement et emporter les objets suivants : € I* Vue plaque de tôle de 60 centimètres sur 60 centimètres ;

c 9* Da «abla en ne;

€ 3* De la fleur de soufre (par paquets de 500 granmes) ;

4 4* De l'akool méthylique (flacon de 200 grammes);

4 y Des ftmnieaui de terre ou de$ hriqueê ;

4 0* Des allumettes;

« 7* Des allume-feu ;

« 8* Un mètre;

c 9> Une édwlle de S mètres;

< 10* Un pot à colla et un pinceau ;

« 11* Du papier de ooUage» par eiemple. des TÎeui journaux ;

c Et 12* des flacons de chlorure de linc. i

n. Arrîté dans la chambre, il fliut d'abord cuber la pièce. A cet effet : mesurer la hauteur, li loBguanr et la largeur, multiplier le premier nombre par le second, et le produit par le troisième.

Celte mesure a pour but de ssToir quelle quantité de soufire doit être brûlée dans la pièce, n en sera br^lé 20 grammes par mètre cube. Due pièce de 25 meures cubes exigerait 00 paquet de 500 grammes.

fitendre à terre, ou sur des tables, tous les obfets ayant été en contact a?ec le cholérique.

Calfeutrer la cheminée, les fenêtres, les portes Intérieures, en y collant du papier.

Disposer sur la plaque de tôle placée au milieu de la chambre le fourneau ou les briques, en prenant toutes les précautions possibles pour ëfiter les causes d'incendie; on aura soin d'en écarter les papiers et les étoffes.

A défaut de fourneau, on formera au moyen de briques et de sable une sorte de cuvette, peu profonde, de 30 centimètres sur 30 centimètres environ, dans laquelle on versera la qasntilé de soutire nécessaire; sur ce soufre, on répandra de l'alcool de façon à en humecter k swfsoe; on y jettera quelques allume-feu, et on allumera.

Avec un fourneau, Topération serait analogue.

On fennera la porte dès l'allumage. On calfeutrera hermétiquement la porte au dehors, «t «■ donnera la clef an concierge, en lui recommandant de ne pas s'en dessaisir.

Avant de se retirer, ne pas manquer de jeter dans les plombs et dans les cabinets d'aisances une solution de 500 grammes de chlorure de zinc méhingèe A iO litres d'eau.

IIL Le lendemain : retourner dans le local, ouvrir les portes et les fenêtres, jeter de soBveau dans les plombs et dans les cabinets d'ainnces une solution de 500 granunes de «Uemre de zinc mélangée à 10 htres d'eau, et rapporter les objets au dépôt.

Autrefois on recourait, pour la prophylaxie de la peste, à des moyens dont la rigueur répondait aux mœurs de Vé\ oque :

En 1533, la Faculté de Paris nomma quatre médecins sanitaires cliargës de soigner les pestiférés. U leur était défendu de visiter d*autres malades. Les préi6ts de la santé (juillet 1596) les assistaient, les préfenaient des nouveaux cas ihcriés» faisaient transporter les malades à Tliôpital et marquer les maisons.

L'isolement était appliqué noo^seulement aux malades, à ceux qui les avaient visitésy au n^Sdeôn qui les avait soi^és, mais encore aux convalescents, qui ne pouvaient sortir de chei eux, après i|uarant6 joiu*s, que porteurs d*une verge ou d*im bâton blanc aidant à les faire reconnaître.

Od supprimait les foires, les réunions publiques, etc.

Tous ceux qui occupaient les maisons infectées de peste étaient tenus « de ■Mitre ï l'une des fenêtres ou autre lieu plus apparent une botte de paille et de Ty laisser encore pendant deux mois après que la maladie sera cessée* sous pdae d'amende arbitraire ». En 1533 la botte de paille est remplacée par une (raiBde crois de bois et l'obligation d*avertir immédiatement les dixaiiiiers, daqnanteiiiers ou,quarteniers. Si l'on démarquait la maison, on était frappé d'tpœ. peine terrible. On vous coupait le poing.

Un arrêt du Parlement du 12 juillet 1553 défendait aux bateliers ou tavemiers & continuer à recevoir ou à loger qui que ce fût du jour ob il y aurait eu dans W maison un cas de peste. Dans les maisons privées, les bourgeois seuls étaient

^orisés k se faire soigner chez eux ; les ouvriers étaient portés aux Vv&y^Vkixl.

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