‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 40 sur 95 · PAIIS · texte numérisé non relu

PAIIS

Loin de nous U pensée de baser sur de pareilks tnditîotts h à r^vd de la popohtioD de Faris, de mesures aoakgaes pour les oootagieiises de notre ^Miqae ! mais eneoie estimons-noos qm Fea peni el f«e Ton doit imposer, soos forme pins homaine, qnelqoesHues des indicalians qoi ont été la base de ees prescriptions.

Notre expâienoe de plusieurs années, eomme membre du Gmseil dliygièse publique et de salubrité de Paris, et, eomme tel. détoné à chaque instant près des m*^^^^ atteints d*aflections contagieuses, dans les misérables garnis de h capitale, nous a fait parfois condnie à rinterdictioo de Vd hôlel, au transport d*offioe de tel malade contagieux à lliôpital ; et, bien qu*auluritaires, ces prescriptions étaient suiries. La pqHilation compnsnd si bien l'importance de ces mesures, quelle serait toute disposée à en accepter la r%lementation olBcicUe.

La préfecture de police s*est sérieusement occupée du transport dans les hôpitaux des malades atteints d*aflectk»s contagieuses ou épidémiques, et a bit construire a cet effet des Toitures spéciales destinées aux malades atteints de Tariole, scariatine, rougeole, diphthérie, etc.

Ces Toitures sont mises gratuitement à la disposition du public.

Lesenrice onnmence à huit heures du matin et finit à six lieures du soir.

Pour obtenir l'envoi à domicile d*une des Toitures spéciales, il suffit d'en Cure la demande, soit au commissaire de police du quartier, soit au poste central de police de Tarrondissement, en remettant un certificat médical constatant la nature de la maladie, et en indiquant le nom et la demeure du malade à transporter.

Sur un ordre transmis par le tél^;raphe la Toiture part immédiatement. Un parent ou un ami peut accompagner le malade jusqu'à Thôpital.

Après chaque transport, la Toiture est désinfectée aTcc le plus grand soin.

Ces prescriptions, formulées dans un arrêté du 30 avril 1884, ont reçu récemment une extension plus considérable en raison de TinTasion de Tépidémie cholérique qui enTahissait Paris au mois de noTembre suiTant.

Amhdaneei urbaînei. D'après les registres de la Préfecture de police, le nombre des accidents surrenus sur la Toie publique s*est éloTé à 2928, dont 482 mortels, en 1882; à 5109, dont 400 mortels, en 1885.

11 y a quelque chose à faire pour cette masse des blessés qui, en général, sont priT^ de soins immédiats ou reçoiTent ces soins, dans la pharmacie ou chei le marchand de rins le plus voisin, de personnes souvent incompétentes.

Le Conseil d*hygiène publique et de salubrité de la Seine a soumis à un rapport et à une discussion le traTail de Nachtel sur VOrganisation à Paris d'ambulance$ urbaines^ analogues à celles des grandes villes d'Amérique, notamment de New-York ; organisation qui serait basée sur rétablissement, en divers quartiers, de poteaux télégraphiques destinés à faire appel à des centres de secours.

Tous les membres du Conseil n'ont pas été d'accord sur la détermination de CCS centres, les uns proposant de les installer dans chacune des vingt mairies, où serait aménagée une petite ambulance complète : deux salles de malades (hommes et femmes), cabinet médical et permanent, le serrice étant assuré nuit et jour par un des médecins désignés en chaque arrondissement; les autres jugeant plus opportun d'établir les centres de secours en quelques hôpitaux, susceptibles, par leur position centrale et leur éloignement réciproque, éè' servir tout Paris*

PARIS. Sti

C*est à cette dernière manière de faire que nous nous rattadions absolument ; die est la plus économique à tous égards : économique au point de Tue de rînstallatîon matérielle, puisqu*elle n*exige Tédification d*aucun nouveau local; écooomîqiie an point de Tue de la rémunération du personnel, chaque hôpital possédant un groupe de jeunes médecins, les internes, que leur service de garde pennetlra d*y trouver à toute heure, et qui offrent, d'autre part, les conditions nécciaaîres dlodépendance de toute obligation de clientèle et d*aptitude spéciale à Tadministration de secours analogues, en somme, à ceux que réclament joameUemeDt les malades entrant aux hôpitaux.

Noos estimons donc que le but serait atteint par Tinstallation en chacun des cinq hôpitaux suivants : Saint-Antoine, Chanté» Necker, Beaujon, Lariboisière, d*une Toiture d'ambulance analogue aux voitures à quatre roues du service de mté militaire, avec les chevaux, le matériel et le personnel nécessaires.

Labùraioire municipal. Nous avons à signaler enfin la création et Tutilité d*nne institution qui manquait à Paris : le laboratoire municipaL Le 2 novembre i87S, Dumas, rapporteur de la septième Commission du Conseil municipal, demandait rétablissement à la Préfecture de police d*un « bureau d'essai où chaque acquéreur pourrait, moyennant une faible rétribution, trouver la certitude que son vin n'est pas coloré artificiellement. »

Le Conseil vota, le i" août 1878, la création du laboratoire comme annexe dn service de la dégustation ; on commença à fonctionner dès le mois d'octobre de la même année.

Le laboratoire montra son utilité en appelant Tattention sur Temploi des piquettes de raisins secs et de glycose pour le coupage des vins, et sur celui des diverses matières colorantes.

Cependant son organisation ne pouvait pas satisfaire les négociants et les amples particuliers qui, à diverses reprises, avaient demandé les moyens de pouvoir être renseignés sur la nature des marchandises qu'ils achetaient; de mmbreuses pétitions, demandant la faculté de pouvoir faire analyser les boissons ou denrées, furent adressées au Conseil municipal et obtinrent gain de cause. L'inauguration du nouveau service eut lieu le 1* mars 1884. Les chiffres suivants, inscrits aux budgets successifs du laboratoire, donnent Il mesure de son développement :

Budget de 1879 et 18S0 (peraonnel et matériel) .... ii,000 Dr.

Le personnel comprend 55 personnes dont 25 chimistes et 20 experts inspecteurs.

Les analyses sont divisées en deux catégories : les unes dites qualitatives . (gratuites) et les autres quantitatives (payantes).

Les premières sont, comme les secondes, faites quantitativement par le laboratoire; les chiffres trouvés servent de base pour apprécier la qualité du produit déposé; cette appréciation seule est communiquée au déposant par ces mots : boa, passable, non nuisible; et mauvais, falsifié ou nuisible.

Les analyses quantitatives, taxées suivant la nature des écliantillons de 5 à !0 francs, font connaître la composition exacte du produit.

En dehors des dépôts effectués par le public et des prélèvements opérés par les inspecteurs, le laboratoire a encore à examiner nombre d'échAXi\.vWQW^ f^\

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lui sont remis par la Préfecture de la Seine, l'octroi de Paris, les administrations des prisons et des hospices, les collèges, l*anfnée, les communes snlMirhaines.

Service d'inspection. Les 20 experts-inspectemv du laboratoire, parmi les» quels douze ont le titre de commissaires de police, sont groupés par deox m dix sections qui se partagent Paris. Us inspectent les marches et les diflérailB commerçants en matière alimentaire, chei lesquels ils prélèvent les échantillons qui leur paraissent suspects ou qui ont été signalés par l'analyne des éduoh tillons apportés par le public. Dans ces visitas, les inspecteurs font un exanse sommaire des denrées mises en vente; ils sont, à cet effet, pourvus d*uo microscope et d*une trousse spéciale renfermant quelques réadife.

Quand ils se trouvent en présence de denrées manifestement avariées, fn inspecteurs les font détruire séance tenante. Quand, au oontraire, ils se tromcnt en présence de produits qui leur paraissent falsifiés, ils en prélèvent deux échantillons cachetés, numérotés et certifiés par eux et par le marchand, ifm signe également le procès-verbal de saisie. Un de ces échantillons est sonmiii l'analyse du laboratoire, et l'autre est gardé au dépôt des scellés, en prévÎM d'une contre-expertise.

L'emploi de la journée des experts-inspecteurs de chaque section est cons^ chaque jour sur une feuille de service, qui relate tons les détails relatif l l'état de salubrité des établissements et marchés visités, ainsi que les saisies M destructions opérées par la section. ,

Tous les soirs les inspecteurs assistent au rapport, où ils rendent compta des incidents de la journée et reçoivent les ordres pour le senrice du lendemain.

Travaux du laboratoire. Depuis sa fondation, le laboratoire s'est attachU fixer par des analyses nombreuses la composition des aliments usuels (via, bière, cidre, lait, beurre, café, chocolat, etc.) livrés par le commerce fêr risien.

Il a de plus étudié les questions suivantes :

l*' Produits pharmaceutiques employés en parfumerie ;

2° Dosage du plomb dans les étamages, les tètes de siphon et les soudai» des bottes de conserve ;

5*^ Recherche de Tacide salicylique dans les denrées alimentaires;

\^ Analyse des boues d*égout et matièi'es de tinettes (commission d'assainihscment de Paris) ;

h^ Emploi et recherches des composés azo!ques dans les vins et les substanoes alimentaires;

<)<» Entretien des pompes à bière;

7° Coloration des jouets, des sucreries et des sirops ;

8^ Conserves alimentaires colorées au sel de cuivre ;

9® Recherche des trichines;

iO* Examen du lait des biberons dans les différentes crèches du département de la Seins;

il'' InÛammabilité des corps par l'étincelle électrique (expériences ftitasi l'occasion de l'ordonnance sur les théâtres);

12* Incombustibilité des décors et influence des rideaux de fer;

1 S'» Analyse de l'air des dortoirs de l'école vétérinaire d'AIfort, etc.

i4^ Analyse des gaz provenant du traitement des matières de vidange;

i5^ Analyse des terres des cimetières;

5fS

16* Analyse des gaz produits dans les fesses d*inhuniaftion (commission des ametièiBiU'

..• • .•.»*•■• - - v^ ^«cw I

17*.|o|laeiiee de la nourriUire donnée aux vaches sur la composition du lait ;i . M^ Rcchepabe dos fuiiesde gar dans les ëgouts et dans les caves; i 19* Msinfection dw logements dè'varioleux et des voitures servant au trans-* ^ des penoones atteintes de maladies contagieuses ; j 30* Analyse des denrées fournies aux prisons et aux services administratifs-

tf PrSfectures de U Seine et de police ; 31* Analyse des produits donnant lieu à des contestations pour les droitsoctroi; ,

38* Analyse d'eaux de Seine polluées, adressées par le service de la navigation^ I La Uate ci-des80uS| en donnant le nombre, des édiantilions examinés «a oours< fe la dernière années 'témoigne de Tacti vite des travaux :

iauamums nmub au uBoatroni nr 1S85

NiTimB aBs tcaài«muR«8.

et liqueurs.

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Hii, pites, pâtiaeeriBs..

SKffCft et coofiseries.

GHStares, miels ......'......

Cfceéelni et ctcaos

tdk, diicorée». théê, .......

ViuHles, poissons et eonier? ee 4f vtrses « MfTC ei épices. ...........

tni et poteries

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I litières eolonoles . . . .

radaits pharmaceatiqiies.

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