L. Hn
'ABKIA. Genre de plantes, de la famille des Légumineuses, division des Kmosées, auquel R. Brown a donné le nom du célèbre voyageur Hun^o Park^ ^ lui lui-même est devenu le type d'une série des Parkiées. \a ^\ws ^nd^wu^
548 PARKINSON (Les).
menl connu de ces végétaux était VInga biglobosa de Willdenow^ dont l'inflorescence a la forme d*une poire, avec un étranglement plus ou moins prononcé vers le milieu de sa hauteur. Ses fleurs ont un calice irrégulier, cinq pétales valvaires, dix étamines et un gynécée de Légumineuse, qui devient une gousse bivalve. Ce sont des arbres de presque toutes les régions tropicales, à feuilles bipinnées. Les fleurs sont polygames» et chacune d'elles occupe l'aisselle d'une bractée, d'abord iorlement imbriquée. Le P. biglobosa (P. africana R. Bb.) est employé en Afrique par les nègres qui font griller ses semences, les brisent et les laissent fermenter dans l'eau. Quand la pâte commence à se putréfier, on la lave, puis on la pulvérise. On obtient ainsi une farine alimentaire, tonique, dont on fait des tablettes. C'est un condiment qui se mêle aux viandes cuites. La graine est entourée d'une substance farineuse qui sert à préparer un aliment et une boisson. C'est un des Cafés du Soudan connus, car d'autres graines ont également reçu ce nom. Outre les propriétés générales du café, celles-ci ont la réputation d'être aphrodisiaque. A Ov?are, il porte le nom de Nety^ et R. Brovm a cru que c'était le NUta de Mungo-Park, dont la semence est un des Doura des indigènes. Dans l'archipel Indien, le P. speciom Hàssk. se vend dans les bazars comme alimentaire. Quant au P. intermedia Hassk., qui est de Java, c'est dans ce pays une plante médicinale. Ses graines sont amères et toniques.
H. En.
BiBUOGBAPHiE. — R. Bbown, iii Oio/it., D«iiA. et Clappert. App., 234. — Eitm.., Gen. n. 0810. — Nfo. et de L., IHct, Mat. méé., UI, 605.— Robbhti., Sjfn.plant. diaphor., 1051.— H. Bk, HUt. despL, II, 56, 50, 67, fig. 24-27. H. Bx.
PARKIN (John). Médecin d'origine anglaise, servit longtemps dans la compagnie anglaise des Indes Orientales. 11 se fixa plus tard à Madrid, en Espagne, où il vivait vers le premier tiers de ce siècle.
Parkin a beaucoup observé le choléra, en Angleterre et à Barcelone. Il était membre honoraire du Collège des chirurgiens de Londres. Nous connaissons de lui :
I. On the Efficacy of Carbonic Acid Gas in the DUeoêei of Tropical Climatei^ with Diree* tions for the Treatment of Acute and Chronic Stages ofDyientery, London, 1836, in-8«. — II. On the Antidatai Treatment ofthe Epidémie Choiera, with a Sketch ofthe Physiology of the Disease, a» Deduced from that of Intermittent Fever, London, 1836, in-8^ Cet ouvrage a été traduit en espagnol, en allemand et en italien. — III. An Inqmry into the Catae, Nature and Treatment of Goût, etc. London, 1841, in-8*. — lY. On the Remote Cauêe of Epidémie Di$ease$. London, 1841, in-8*. L. H5.
PABUNSON (Les).
Parklnson (John). Très-savant botaniste et pharmacien anglais, né à Londres en 1567. Il exerça pendant de longues années la pharmacie à Londres, devint apothicaire de Jacques P' et obtint de Charles I*^ le titre de Botanicus regius primarius, La date de sa mort n'est pas connue, mais on a lieu de présumer qu'il vécut jusqu'à l'âge de soixante-douze ans. L'étude de la botanique fut son occupation favorite ; il avait un jardin rempli de plantes et de fleurs rares, et il s'attacha, dans ses écrits, à en décrire les propriétés aussi bien que les usages communs ou scientifiques. En 1629, il publia Paradisi tn Sole Paradisus terrestris, or a Choice Garden ofall Sorts ofRarest Flowers (London, 1629, in-fol., avec 109 fig. en bois, réimpr. en 1656, avec desaddit.). I^es plantes n y sont point rangées en ordre ; il en décrit isolément environ un
PÂRKINSONIA. 340
millier. Malgré de nombreuses ineiactitadcs» ce livre est curieux en ce qu il offre réfat des jardins anglais : ainsi l'on y cultivait à cette époque plus de 100 variétés de tulipes, 60 d*anémones, 62 de prunes, 64 de poires, etc. On doit faire remarquer qu*en se servant de Texpression de ParadUm in Sole l'auteur a voulu jouer sur son propre nom qu'il décomposait ainsi : Park in sun. Un recueil plus considérable encore est son Theatrum botanicum, en anglais (London, i640, gros in-fol. avec un grand nombre de figures en bois), où il a décrit 5800 plantes classées en 17 tribus d'après les propriétés ou la conformation générale. Plus complet et plus original que les précédents ouvrages de Gérard et de Johnson, ce recueil est moins commode à consulter. Plumier a donné le nom de Parkinsonia à un joli arbuste de la famille des Légumineuses {Biogr, Didot).
ParklMBOB (James). Médecin anglais, mort vers 1855, à Hoxten (Middlesex), où il exerçait son art depuis de longues années. Il avait le titre de Surgeonapothecary et de membre du Collège des chirurgiens de Londres. On daigne quelquefois sous le nom de maladie de Parkinson la paralysie agitante, que le savant médecin anglais décrivit pour la première fois en 1817, sous le nom de Shaking Paky, Parkinson a du reste publié un assez grand nombre d'ouvrages estimés :
I. Uedical Admonitions^ addrtiêed to Familin retpeciing the Praclice of Doniestic Médiane and the Preêervation of Health, London, 1790, 2 vol. in-12; 0* édit., ibid., 1812, in-a*. — n. The Yillager*ê Friendand Phyêician, etc. London, ISOO, in-12. — The Eospital
Pupil, or Observations, etc. London, 1800, in-8*; 2« édit., ibid., 1817, in-12 IV. The
Chemical Pocket-Booh. London, 1709, in-12. — V. Hints for the Improvernsnt of Trusses, London, 1802, in-8». — YI. The Way to Health. London, 1H02. in-8". — Yll. Observations on the Nature and Cure of the Goût. London, 1805, in-8*. — VtlL Observations on the Excessive Indulgence of Children. London, 1807, iD-8*. — IX. Observation on the Act for Regulating Madhouses. London, 1811, in-8*. — X. Essay on the Shaking Patsy. London, 1817, in-8*. — XL Observations on the Necessity of Parochial Fever Wards. Loodon, 1818, in-8*. — XU. Articles dans les recueils périodiques. L. Hr.
Parkteson (J.-W.-A.). Fils du précédent, exerça la médecine à Iloxton, puis à blington près de Londres. H était membre du Collège royal des chinirgiens de la métropole. L'époque de sa mort nous est inconnue, il a publié des mémoires sur V hydrocéphalie (London Médical ReposUary^ 1817), sur la fièvre typhoïde, avec James Parkinson {ibid., 1824), et a fait paraître divers ouvrages de Unnter. L. Hn.
PABKINSOIVIA. Dcscourtils a fait connaître, dans sa Flore médicale des Antilles (I, 54), qu*à Sigalina les mulâtres pulvérisent les fleurs de Parkinsonia aculeata L. et les emploient comme fébrifuges. On sait aujourd'hui que les graines ont les mêmes propriétés et servent surtout au traitement des fièvres intermittentes. L*écorce et les feuilles ont été appliquées au traitement de la consomption des enfants. Le P. aculeata est un arbre ou un arbuste, aujourd'hui transporté d'Amérique dans toutes les régions tropicales du globe. U appartient aux Légumineuses-Cxsalpiniées, série des Encxsalpiniées, et il a presque la fleur d*un Cœsalpinia, peu irrégulière, avec un calice membraneux, une gousse linéaire et loruleuse. Ses feuilles ont un pétiole court et spincscent et de longues pinnules, peu nombreuses, chargées de très-petites folioles. H. Bn.
BatiOGftAniii. — Plbb., (Y. gen* amer., 25. — Lahk, llluslr., t. 556. — Mtn. t\.\jii.V.,T>\cl,
550 PARNENTIER.
Mat. méd,, V, 206. — Roarara., Syn, pL diaphor,, 1035. — H. Bh, Hist, dt9 pi., II, 81, 171. H. Bb.
PAKLATOBE (FiLippo). Médecin et naturaliste italien, ne à Palerme le g août 1816, mort à Florence le 9 septembre 1877. Il fit ses études à TOniversité de sa ville natale, se fît recevoir docteur en 1834 et pratiqua la médecine pendant plusieurs années. H quitta la Sicile en 1840, parcourut Fltalie, la Suisse, la France, et assista en 1841 au Congrès des savants italiens à Florence. En 1842, le grand-duc de Toscane, Léopold II, rétablit en sa faveur la chaire de botanique supprimée depuis trente ans et lui confîa la direction d'un heribier destiné à renfermer toutes les plantes connues. Parlatore fit à un moment donné un voyage dans le nord de l'Europe et pénétra jusqu*en Laponie. Outre sa célèbre Flora italica^ qui a été son principal ouvrage, Parlatore a publié un grand nombre d ouvrages et de mémoires sur diverses flores locales, sur la botanique comparée, sur la philosophie des sciences naturelles, la paléontologie végétale, etc. On les trouvera énumérés pour la plupart dans le Thésaurus literaturœ botanicœ de Pritzel. L. Uk.
PAJUHÉLIB (Parmelia Âch.). Genre de Lichénacées, qui a donné son nom au groupe des Parméliées.
Les Parmélies vivent sur les troncs d'arbres, les rochers et les pierres des murs. Leur thalle membraneux, très-rarement fruticuleux, est lobé ou à expansions diversement laciniées, de couleur jaune, grise ou brune. Les apothécies soot épaisses, urcéolées, d*abord concaves, puis planes. Les thèques, que Tiode ooocolore en bleu, renferment huit petites spores ellipsoïdes ou sphériques. le conceptacle des spermogonies est noir ou de couleur foncée, et les stérigmites, articulés, portent des spermaties aciculaires, fusiformes.
On connaît environ cinquante espèces de ce genre. La plus répandue est le P. saxatilis Ach. ou Lichen saxatilis de Linné, qui se rencontre très-communément en Europe sur les rochers et les troncs d'arbres. Son thalle est gris cendré eu-dessus avec les apothécies d'un brun roux. On l'employait autrefois, eo infusion, contre la diarrhée et les lièvres intermittentes. Selon plusieurs auteurs, c'est lui qui constituait le Muscus cranii humaniy auquel on attribuait une foule de vertus merveilleuses. On ne s'en sert plus, de nos jours, que dans la teinture; . il renferme de l'acide chrysophanique. |
Plusieurs autres Parmelia fournissent des matières colorantes qui pourraient : être utilisées: tels sont notamment les P. perlala Ach., P. compersa Achi [ P. acetabulum Durb., P. olivacea Ach. et P. stygia Ach. ;ce dernier surtout ' donne une belle couleur pourpre foncé. D'après Mërat, le P. physodes Ach. est f employé par les Kirghiz pour hâter la guérison des plaies. f
Le P. esculenta Spreng. est le Lecanora esculenta Eversm. (voy. Lécahoii)» f
Ed. Lef.
PiUmÉNIE. iNom vulgaire donné à VHellebore fétide ou Pied de griffa (llelleborus fœtidtis L.). Pl. 1
PARNENTIEB (Aivtolne-Augustik). Dès l'année 1545, l'amiral angUi*' j Walter Kalegh rapportait la pomme de terre de l'Amérique septentnooilef ^ en 1771 ou en contestait encore l'utilité; cest à peine si on la considérait
PâRMENTIER. S5i
comme wie dernière ressource dans des temps de disette» et oq la donnait particulièrement aux cochons. Le discrédit du tubercule augmenta encore lorsque, dans une iéûille publique {Annonces, affichée et avis de la Haute et Basse- Homumâie^ vendredi i*' février 1771, p. 19), on essaya de la représenter comme impropre à la nourriture de Thomme, et dangereuse à cause de ses propriétés affaiblissantes. L'abbé Terray, alors contrôleur général des finances, s'émut de cet entrefilet publié dans une feuille à peine connue à Paris, mais très-répandue en Normandie, où, à cause du voisinage de TÂngleterre, Tusage des pommes de terre s*était répandu mieux que partout ailleurs, et, le !26 février 1771, il écrivit à la Faculté de médecine de Paris pour lui demander son avis sur ce qu'il y avait de vrai ou d*erroné dans les accusations portées pir le journal normand. La réponse de la Faculté vengea les pommes de terre des assertions de l'anonyme normand et, dans un mémoire qui a été imprimé sans doute pour être envoyé de tous côtés, de Gévigland, Bercher, Roai, Darcet, s'exprimèrent ainsi :
i Les pommes de terre, inconnues en Europe avant la découverte du Nouveau londe où elles viennent naturellement, y ont été transplantées il y a environ deux siècles. Cultivées depuis ce temps-là pour la nourriture des hommes et des botiaux, elles sont devenues si communes, qu'il n'y a presque plus de province 0% l'on n'en trouve, et oh ces racines tubéreuses ne soient regardées comme me ressource utile en tout temps, et nécessaire dans le cas de disette. Excités pir l'amour du bien public, tous les auteurs (jui ont parlé de cet aliment ont cherché, par les éloges qu'ils en ont &its, à intéresser les cultivateurs et même à lUirer l'attention du gouvernement sur un objet qu'ils regardeut comme singulièrement important » (Reg. comm. de la Faculté de méd, de Paris).
Eh bien, malgré cet avis favorable des médecins de Paris, l'usage de la
pomme de terre reste, en France, à peu près réservé aux pourceaux ; les mauvais
pUsants s'en moquent, les grands croiraient dégénérer, s'ils la présentaient
sorleors tables somptueuses. Il y eut alors (1773) un homme, un modeste
tiTsnt, qui défendit la cause du tubercule honni, méprisé, ridiculisé de tous
^; la pomme de terre à la main, il se présente chez les grands, chez
les ministres ; il la déclare la subsistance d'un grand peuple, l'aliment du
psDvre, le soutien dans la misère ; il dit bien haut que cette pomme de terre,
fQ'il a étudiée, analysée avec le plus grand soin, recèle une fécule pure, d'une
Uaocheur éblouissante, d'une saveur agréable ; qu'on peut en former des mets
^cieux de toute espèce; qu'elle se multiplie avec une étonnante fécondité,
^s un sol ingrat, presque sans culture. L'année 1 785 arrive, le blé manque,
^ calamités s'étendent de toutes parts. Le même savant parvient alors à se
bire écouter. Il obtient de Louis XYI le prêt de cinquante arpents d'une terre
JiiauTaise, inculte, située aux portes de Paris (Sablons, près deNeuilly); il y
plante la pomme de terre, dont les premières fleurs vont orner, dans un jour
de cérémonie publique, la boutonnière du roi ; le tubercule arrive à la maturité ;
3 est distribué à profusion; il pénètre chez les grands, dans le peuple...; on
fiuit par en raffoler, et dès lors la pomme de terre a suivi le chemin que l'on
«ait.
Honneur à l'homme qui a accompli cette sorte de miracle I Honneur à Parentier, qui a doté l'humanité d'une admirable ressource alimentaire !
Il naquit le 17 août 1737, à Hontdidier, dans le département de la Somme, ^'iine famille bourgeoise peu fortunée. Après avoir reçu les leçons d'un, eo:l4-