variété : Uûnalet
8* Tariété : labw^uccale V
1- espèce : epirantee ^3- variété : dentales \ J^y^* * * * \ ' * ' s
douce C ^
.«> . ) alvéolaire, ck j
, gutturale <(/ à
^ . .... il** variété : linguo-palatale ^
2* espèce : couianiee ou hqutdeê. j ^ ^^^.^j^ . ^^^^^^/^ tk
[ i- variété : labiale "
3* espèce : résonnanteê, . . • . ) 2* variété : dentale "
[3* variété : gutturale M
Pour nous, il nous a paru plus rationnel de classer les consonnes d'après le mode de fermeture du canal buccal :
1° Fermeture au moyen des lèvres : labiales.
2<^ Fermeture au moyen de la langue : linguales.
Cette classification si simple sera développée par les observations que w0 pourrons recueillir chemin faisant, mais ce ne seront que des sous-divisidil •ayant seulement pour but d*indiquer avec une précision plus grande le mode à\ formation de chacune des consonnes.
Mais, avant de commencer cette étude, nous ferons remarquer que nous ptf* lerons durant le cours de notre exposition : 1® du jeu des organes dans k; préparation de la lettre; 2"* de la façon dont se produit Tarticulation née à: Tunion de la consonne que nous étudierons et d*une voyelle quelconque, (k sont, en effet, deux choses différentes. Comment savoir si telle ou telle consotfi «st muette ou sonore, si on ne la prononce pas seule, dans des syllabes invened par exemple, en maintenant pendant un certain temps les organes dans ks positions qu'ils doivent occuper pour la former? Comment savoir si elle fâ
explosive ou si elle ue Test pas, si on ne la joint pas à une Yoyelle pour étudier comment se produit l'articulation?
Pour nous guider dans nos délicates recherches, nous avons eu soin d'utiliser tous les moyens mécaniques indiqués, pour révéler les mouvements des divers organes qui concourent à Tarticulation des sons.
C'est ainsi que nous avons comparé nos propres observations avec les tnsmptiens deê mouvements phonétiques, obtenues par H. Rosapelly (Trav. du labo^ ratoire de M. Marey, année 1876, p. 109, 151), au moyen d*appareik enregistreurs spéciaux, et que nous avonseu le plaisir de constater la complète concordance de nos résultats avec ceux de cet observateur si expérimenté.
C'est ainsi que nous avons répété à différentes reprises les ingénieuses expériences de J. Oakley Coles (Transactions of the Odontological Society^ vol. IV, nouv. sér., 1872) On the Production of Articulate Sound, dont les résultats ne concordent pas toujours avec les nôtres, surtout en ce qui concerne les consonnes B. P, G, K, J, eu, N.
C02(S0Nl!iES LABULKS
C'est une des consonnes les plus faciles et les plus naturelles à prononcer, aussi est-ce une de celles que les enfants prononcent de bonne heure.
Si nous étudions cettel ettredans sa préparation (fig. 1), nous voyons qu'elle est formée par le simple passage de l'air à travers les fosses nasales et par la résonnance qui se produit dans le creux de la bouche; celle-ci étant complètement fermée par le rapprochement naturel et sans contraction des lèvres. H. Oakley Coles est le premier qui ait fait remarquer que le voile du palais est en contact avec la base de la langue.
Huiler s'exprime ainsi sur cette consonne : c La bouche se ferme II l'aide des lèvres pour la prononciation de l'm. Quelques physiologistes, Rodolphe entre autres , sont partis de \h pour ranger cette lettre parmi les labiales, mais elle n'est point une lettre labiale. Ce n'est point l'acte de la fermeture de la bouche qui lui donne naissance ; elle ne se forme qu'après cette occlusion, par le simple passage de l'air a travers le canal nasal, avec résonnance du cul-de-sac de la cavité orale ». Hais il semblerait que la conviction de Huiler n'est pas trèssolide, car il se contredit en ces termes, un peu plus bas : a Quant à la nature intime de l'm, elle a été reconnue par les Anciens. Quintilien l'appelait une lettre mugissante, surtout à la fm des mots. Un autre auteur (Terentianus) dit qu'elle mugit dans l'intérieur de la bouche et qu'elle produit un son caché et obscur. Clauso quasi mugit intust in ore... Mugit intus abditum et cœcum sonum ».
Avec Chladin nous l'appellerons labio-nasale, malgré l'affirmation de Kersten qui lui donne le nom de labiale intérieure et la classe parmi les articulations muettes et ïnsianUinées. Selon ce dernier, les lèvres pour la former rentrent toutes deux en se contractant, et l'air, au lieu d'être poussé, est retenu. 11 lui parait, en outre, qu'on ne l'entend que lorsque les lèvres s'ouvrent pour livrer |;&^&%!^
Fig. I. - V.
) la voyelle dont Tm, consonne muette, n*est qu'une forme. H. Rosapelly nous donne la preuve matérielle du contraire dans son très-intëressani travail sur les inscriptions des mouvements phonétiques. Il nous a montré, par des tracés graphiques extrêmement probants, que dans Tarticulation de Tm l*acdinûoii des lèvres est complète ; que, le voile palatin étant abaissé, le courant d*air b*cchappe par le nez; que ïm s'accompagne d'un son de voix et que les cordes vocales et le laqnx vibrent dans son émission : nous n'hésitons donc pas à regarder cette consonne comme essentiellement sonore.
Lorsqu'on veut prononcer cette consonne en la faisant suivre d'une voyelle, c'est-à-dire lorsqu'on veut prononcer une syllabe, HÂt par ea^emple, les lèvres se détachent alors brusquement, et la bouche, prenant l'ouverture nécessitée par la prononciation de la voyelle a, laisse échapper l'articulation avec unesorie d*explo8ion.
Dans la prononciation de la consonne B, les lèvres sont doucement réunies (fig. 2) et le courant d'air, trouvant le voile du palais élevé, s'échappe uniquement par la bouche en produisant un son ^
M. Fournie dit que dans le b le voile du palais est abaissé, de sorte que l'air
Fig. 2. — B.
Fig. 5. — P.
s'écoule en partie par les fosses nasales, en partie par la bouche. Pendant la prononciation du by on constate qu'il y a un léger retentissement de son dans les fosses nasales. Nous avons répété cette expérience, et, malgré notre bonne volonté, nous n'avons jamais constaté le retentissement en question. Nous ajout^ rons que Tappareil enregistreur de M. Rosapelly constate que le voile du palaii est élevé.
L'articulation BA est une demi -explosive; elle est produite par le brusque écartement des lèvres cédant à la pression du courant d'air.
* Mûlier et Kersten considèrent cette lettre comme muette ; il noas semble, au contnirdr que (le la position occupée par les lèvres pour sa formation résulte la production inévittkll d'un son, cor les lèvres légèrement rapprochées ne peuvent pas moins faire que d'eoirer • vibration, à la façon d'anches membraneuses, sous l'influence du courant d*air expiré* Si ces j)/i>sioJo^istes avaient étudié cette lettre dans sa préparation, comme nous le disions pto haut, peut-éti*e n'auraienl-ils pas commis cette erreur.
Donc, consonne sonore et explosive.
La position des lèvres est à peu près la même pour la consonne P que pour la précédente. Cependant les lèvres, réunies pour l'une et Tautre de ces lettres, le sont peut-être avec plus de force pour le P (fig. 3) que pour le B. Pour toutes deux, la langue est complètement immobile dans le plancher de la bouche. H. Oakley Coles indique au contraire pour toutes deux un contact de la langue avec la voûte palatine, que nous n*avons, pour notre compte, jamais rencontré. Elle est absolument muette dans sa préparation ^ Quant à Tarticulation PA, elle est pour ainsi dire jetée hors de la bouche avec explosion, par suite de la disjonction brusque des lèrres cédant à une poussée énergique de Tair.
En résumé, consonne muette et explosive.
Pour la formation de la consonne V, supposons la bouche fennée et les lèvres rapprochées normalement; découvrons alors les dents supérieures (fig. 4) et replions un peu la lèvre inférieure*, de façon que son bord vienne s'appliquer sur le tranchant des incisives supérieures. La partie antérieure de la langue est aplatie sur le plancher de la bouche, mais les bords de la partie postérieure sont légèrc-
Fig. 4. — V.
Fig. Î5. — F,
meut relevés et viennent s appuyer sur la face interne des trois grosses molaii*es. Le sillon médian antéro-postérieur de la langue est ainsi plus marqué, de telle façon que le courant d'air expiré est conduit avec plus de force sur les dents supérieures où il vient se briser en produisant un son caractéristique.
La consonne F (fig. 5) se produit exactement de la même façon que V; la seule diflérence qui existe entre ces deux lettres, c'est que l'une, V, est très-sonore, et
* H. RtMapclly constate également l'absence des vibrations laryngiennes, et il ajoute même que le 6 ne difTére du p que par les vibrations du larynx qui accompagnent rémissioo du b. Magendie classe le p parmi les lettres vocales !
* Guillaume dit, au contraire, qu'elle résulte du mouvement d'élévation de la lévre inférieure arrivant au contact des dents de dessus, puis s'en détachant. Cela peut être vrai pourceax qui ont Tliabitude d'avoir la bouche ouverte, mais ce n'est pas, ce nous semble^ \iXA position physiologique.
DiGT. ne. i* g, XXI. W
que Tautre, F, est muette. On les appelle, h juste titre, des consomies soufflées ^
CONSOHNES LMGUALES.
Fig. «. - L.
Dans la préparation de cette consonne, la langue se porte au palais* et s'appuie, par ses bords seulement, sur toute Tarcade dentaire supérieure.
La base de la langue restant abaissée, la partie osa* traie de la Toûte palatine est libre, ce qui constitne entre la langue et la voûte un petit réservoir (fig. 6).
Lorsqu'on veut articuler la consonne, le courant d*air expiré s'accumulant dans le réservoir en ques* tion presse énergiquement sur la langue et la détache nettement du palais en produisant la amsonne.
Pour produire Tàrticulation LA, la langue, qui est au palais, s'abaisse, et la bduche prend l'oaver^ ture réclamée par la voyelle qu on prononce.
Consonne linguo-palatale sonore.
Pour la prononciation de cette lettre, la langue occupe à peu près la même position que pour la .consonne précédente ; seulement la langue, au lieu de
s*appuyer, par sa pointe, sur la saillie formée par Tarcade dentaire supérieure, en est légèrement éloignée (flg. 7), et le courant d'air, venant rencontrer la langue dont les muscles sont contractés, la met en vibration' et donne naissance à la consonne R, essentiellement sonore.
iStephen de la Madelaine a remarquablement décrit le mécanisme de la prononciation de cette lettre. Voici comment il s*exprime : « La langue, qui est à pen près dans la position nécessaire pour le T, s efTorceik rester collée au palais, et Tair travaille a Ven détacher. De cette n^istance et de cette action résulte une vibration de la pointe de la langue, semblable! celle de la glotte, si ce n*estque celle-ci a deux meitbranes qui frémissent, tandis que la pointe de li langue tremble seule et que ses oscillations sont phs étendues » . Il fait également remarquer avec ruMt que, pour la prononciation de cette consonne, Tair classé par les poumons est
Fig. 7. - n.
* ^indmitlanter par Kempelen.
* Guillaunoe dit que, pour la prononciation de T, D, L, N, la pointe de la Ungua ot projetée entre les denté! La réfutation de semblables opinions est ti*op élémentaire poor que nous nous y arrêtions.
* Kersten pense que la muque^ue pil^lvne vibre avec la langue.
PA1l<A>E.
mis en vibration, une fois par la glotte» où il se tmnsfonne en voix, l'autro fois près de la langue» ob se forme la lettre.
M. Donders, qui a fait une très-intéressante étude sur la prononciation de la lettre R, dont il distingue quatre sortes, estime que pour TR normal, ou roulé, comme on dit au théâtre, le nombre des vibrations simples produites varie de 60 à 70 par seconde.
Lorsqu^on prononce cette lettre^ en graasejfant, la langue n'est pas en vibration et la pointe n*en est pas dirigée vers le palab. La pointe de la langue est appuyée contre les dénia inférieures, et le dos de la langue étant placé au point d'union du palais et du voile obstrue la sortie de l'air qui s'éduppe avec un timbre guttural. Ce n'est plus la langue qui vibre, c'est le voile du palais. Cette prononciation est trèsH)ommune et ne eoBBtitue véritablement pai un déËiut, en français du moins, quand elle n'est pas trop exagéra.
L*R de grasseyement est exclusivement produit, d*après M. Dubois-Raymond, par les frémissements de la luette poussée en avant par le courant d'air; à son Ivuit caractéristiqne correspond un nombre de vibrations simples qui varie de 58 à 56 par seconde *.
C'est essentiellement une oonscmne linguo-pabtale sonore.*
Si nous dirigems b langue vers le palais, en appuyant ses bords sur
Flg. 8. - D. Pig. 9. - T..
tout le pourtour de l'arcade dentaire supérieure, et sa partie dorsale au point fnnion du palais avec le voile (fig. 8), l'air enfermé entre la voûte du palais et la langue résonne fortement en produisant la consonne sonore D.
Si nous abaissons un peu le dos de la langue (fig. 9), de manière à laisser on passage plus facile à l'air et à Tempécher de r&onner, en mime temps que nous supprimons la vibration laryngienne, nous produisons la consonne muette T.
• lagendie la dasse parmi les lettres non vocales, et Gerdy l'appelle linguale antérieure « Gavarret, he. cit., p. 374.
Ce sont deux consonnes linguo-dentales*
Les articulations DA, TA, se produisent par rabaissement de la langue et en
donnant aux lèvres une ouverture convenable pour
. la prononciation de la voyelle.
La langue occupe à peu près la même poûUon pour cette consonne que pour L; toutefois rocdosion buccale est rendue complite par le rapprocbement intime des bords de la langue avec les parois buccales (fig. iO). De phis le voile du palaiâ est abaissé, et Tair passe en grande partie dans les fosses nasales^ où il prend un timbre semblable à celui de H. La syllabe NA se forme en détachant la langue de la voûte palatine, et cela sans effort, sans explosion, et en donnant à la bouche rouverture demandée par la voyelle.
Consonne nasale et sonore*.
Fig. iO. — N.
1 Pour prononcer ces deux consonnes, les lèvres ne jouent aucun rôle et se portent à volonté en avant ou en arrière, selon la voyelle qui les suit. Les deii(8
Fig. 11. ~ z.
Fig. 12. — s.
sont rapprochées sans être serrées, la pointe de la langue appuyée conirt Varcade dentaire inf&ieure^. De plus, la face dorsale de. la langue prend uoe
* Rersteo dit que c'est & tort ({ue celle consonne t été appelée nasale. Il croit que c k souffle, au lieu de se diriger du larynx vers Tendroit où se forme Tarticulatioii, doit pirtit être retenu ou repoussé. » Le point important, selon lui, c'est que Tocclusioii du cuilait complète, que cette occlusion ait lieu au moyen de la langue emprisonnée entre tes dai> supAÎrteures, que ce soit même en attachant la langue à la lèvre tupérieure, ' ' Keniten. pense également que c'est une articulation muette. Les explications d^i ÔMÊbfi /xmrexpliquer la qualité de »onore que j'ai donnée à la consonne N s'appliquent égalemeot i 9* ' GuÛisume prétend que U pointe de la langue est fixée contre les dents de dessus, (t eefle erreur est partagée par uoinbre de ^lole^^evit^ d>x Conservatoire.
forme concaTe par la constitution d'un sillon médian longitudinal obtenu par un l^er relèTement des bords de la langue qui viennent s*appuyer sur la face interne des molaires supérieures et inférieures. Cette concavité est extrêmement importante (iig.«ll)» car elle sert à conduire Tair directement sur les dents o& il Tient se briser; mais le relèvement des bords de la langue empêche en outre le courant d'air de s'échapper sur les côtés de la bouche. Lorsque cette disposition n'est pas observée, il en résulte un défaut de prononciation qu'on nomme le zézajement. Si nous conservons toutes ces positions, en abaissant étendant un peu plus la base de la langue, en agrandissant par conséquent lé passage pour l'air expiré, nous produisons l'S (iig. 12). Z est sonore; S est muet. Ce sont deux consonnes soufflées.