‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 53 sur 95 · J, CH · texte numérisé non relu

J, CH

La bouche étant fermée naturellement, nous l'entr'onvrons en portant un peu les lèvres en avant, et nous touchons, très-légèrement, le pourtour du palais, avec les bords de la langue, en laissant toutefois au niveau des incisives un

Fig. 13. — J.

Fig. li. — Ch.

petit passage. Le courant d'air expiré, resserré dans un étroit passage formé parla langue et la voûte palatine, viendra se briser avec force sur le tranchant (les dents (fig. 13] en produisant la consonne sonore J'. Le Cil se produit de la oième façon par une semblable disposition de la lan<];ue; les lèvres, cependant, soDt allongées un peu plus en avant (fig. 14); c'est une consonne muette*. Ces deux consonnes J, CH, appartiennent à la classe des linguales" soufflées,

* Nons avons été étonné de trouver les lignes suivantes dans la Physiologie de la voix ei éilaparole^deU. le docteur Edouard Fournie, ouvrage si remarquable sur bien des points : c Dans le J, la partie antérieure et moyenne de la langue ett appliquée contre le voile du faluf, nais eUe en est séparée par un petit espace à travef^ lequel le murmure vocal iféeoole avant que le détachement subit de la langue ait complété lo caractère de cette «wonne qui, outre le murmure précité, s'accompagne d'un bruit particulier qu'elU empntmU au petit canal formé par la langue et le palais, >

* mier la considère comme sonore.

* Gerdy leur donne avec raison le nom de linguales antérieures sifflantes, mais Morin et Unien les eonsidére comme des labiales. Selon eux, la langue en repos, retenue, Ti'«k^\.'^^<& pour la prononciation de ces \ettres. C'est une erreur grossière qui n*auTa\X "^^ àâiVsras

ear c*est ëTidemment à la position qu'occupe la langue qu'elles doivent leur formation.

On a vu que» dans notre classification, nous avions fait entrer les consonnes G, K', parmi les linguales» alors qu*ttn grand nombre d'auteurs avaient cru devoir en faire une classe à part sous le nom de gutturales.

Assurëment leur caractère phonétique est d'être gutturales; mais c*cst parler au figuré que de dire qu'elles se prononcent de la gorge. Pour prononcer G, la pointe de la langue est appuyée contre le bord alvéolaire dû maxillaire intêrieur, afin que le dos de là langue ait la plus. grande hauteur possible. Le

Fîg. 15 — Gn.

Fig. 16. - £.

dos de la langue est placé à Tentrée de Tisthme du gosief contre les piliers antérieurs du voile, de telle façon que l'air lancé par les poumons ne trouve qu*un petit passage pour s'échapper, et, comme ce passage est tout à fail au fond de la bouche, il prend un caractère sourd auquel on a donné le nom de guttural.

Pour le K la manœuvre est la même, seulement la vibration laryngienne, qui existait pour le G, manque pour le K. De plus, le dos de la langue est appliqué plus près encore des piliers, si bien que les bègues, par exemple, qui sont pris de spasmes au moment oh ils forment cette lettre extrêmement dure, éprouvent une sorte d'étranglement très-marqué.

Millier et Kersten rangent ces consonnes parmi les muettes; quant à Magendie, elles sont pour lui toutes les deux vocales I

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