‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 70 sur 95 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

BnuoGBAPBiB. — L'histoire du nerf pathétique se lie si étroitement au point de vue anatomjque à celle des autres paires encéphaliques, et au point de vue physiologique à celle des mouTements oculaires, qu'une liste des ouvrages ou mémoires dans lesquels on trouve des notions sur les dispositions anatomiques ou sur les fonctions de ce nerf serait fort longue et amènerait bien des répétitions. Nous indiquerons seulement ceux des travaux qu'il est particulièrement utile de consulter et dont nous avons fait surtout usage pour la rédaction de cet article.

Traités classiqueê iVanatomie de Lojigbt, Cbuvbilhier, Sappbt, Beaums et Bodchabd. Ana-

lomie comparée du tystème nerveux de Leurbt et Gbatiolet. — Siokalski. De l influence dee

muMcUê obliques de l'oeil tttr la vision el leur paralyiie, Paris, 1S40. Ném. adressé à la

Société de médecine de Gand. — 11<lr. Thèse inaugurale. Paris, 1841. — Guuxot (Nat.).

Exposition anatomique de Vorganisation des centre» nerveux dans le» quatre classes

dtamimaux vertébré». Paris, 1844. — YALERTiir. Lehrbuch der Physiologie des Mettschen,

1844. — Jacubowitsch. Mitiheilungen ûber die feinere Structur des Gehims und Hûcken"

marks. Breslau» 1857. — Cbauvbau. Recherches physiologiques sur forigine apparente et

Vorigine réelle des nerfs moteurs crâniens. In Journ. de physiol.^ 1862. — Weckbb (L.).

Traité théorique et pratique dis maladie» des yeux, t. II, 1860. — Wdxdt. Besshreibung

eines kêmtUiehen Âugenmuêkelsy»tem». In Arch. f. OphlhaL, 1862. — Guadd-Tbolox. Leçons

»ur te êtrabisme, 1863. — Desbarrbs. Thèse de Montpellier, n*5, 1864. — Luts-Ludw. Stiximu

Studien ûber das centrale Nervensystem der Vôgel und Sâugeihiere. In Zeitschr. f, wissen^

icAa/tlicke ZooL, 1869. — Girauo-Teulon. Jjcçon» sur le strabisme^ 1803. — Desmarbes.

Thèses de Montpellier, n* 5, 1804. — Helmoltx. Physiologie, 1867. — Woinow. Ueber den

Drakpunkt des menschlichen Auges. In Arch. f. Ophlhalm., 1870. — Bebub. Beitrag wur

Uedùmikder Augenbewegungen, In Arch. f. Ophthalm., 1871. — Savart. Note» sur les insuf-

lUanees des muscles obliques. In Annal, d'ocul., sept., oct. 1872. — Metnebt. Vom Gehirne

éer Sâugetkiere. In Stricker's, Handbuch der Lehre von den Gewehen. Leipzig, 1872. —

Pamas. tjeçomê sur le »trabisme, 1873. — Exbbb. Ein Yersuch Ober Trocklearis-Kreuzung, In

SU^utmgsber. d. wiener Akad., Y. LIX, 1874. — Kbadsb (W.). Haïuibuch der menschlicheu

Anatomde, Ihritte Auflage. Erster fiand, 1876. — Labdolt. Leçons sur le diagnostic des

maladias des yeux t recueillies par Charpentier. Paris, 1877, p. 58. — Hugucbib. Anatomie

dea cetttres nerveux. Traduction française par Keller et M. Duval. Paris, 1879. — Doval

(Mathias). Recherches sur Vorigine réelle des nerf» crâniens. In Journ, de Vanat. et delà

pAyaio/., juillet 1878, sept., oct. 1879. — Duval (M.) et Labobdb. De l'innervation des mouve^

memis associée des globes oculaire». Études d*anatomie et de physiologie expérimentale.

In Journ. de Veaiai. et de la physwl.j janv., févr. 1880. H. S.

PJLTHOCÉNIE. La pathogénie ou pathogenèse (TraGo;, maladie, fvjivtç^ naissance) a pour objet la recherche du mode de production des maladies. Cette défSnitioD laisse entrevoir combien sont compliques et souvent encore obscurs les problèmes dont la pathogénie poursuit la solution. Comment naît ou se produit une maladie? Pour tenter de le comprendre dans une certaine mesure» envisageons les causes de la maladie dont Tétude constitue Tëtiologie.

Une maladie reconnaît : i^ une cause éloignée, qui imprime à Torganisme une modification telle qu*il devient susceptible de contracter une maladie, s'il se trouve soumis à l'influence d'une autre cause, l'action isolée de cette cause éloignée restant impuissante à produire la maladie; 2^ une cause prochaine toujours de nature complexe, qui est la résultante de deux facteurs. Ils sont représentés d'une part par une influence extrinsèque, étrangère à l'organisme, qui met eu jeu dans des conditions anormales l'activité de l'organisme et suscite une réaction que nous appelons pathogénétique parce qu'elle contribue à engendrer la maladie, et d'autre part par une influence intrinsèque, inhérente à Torganisme. Celle-ci n'est autre que cet état particulier de l'organisme résultant de l'action de la cause éloignée, et qui permet à celte réaction de se produire et contribue à en déterminer le siège, l'intensité et la forme.

Supposons une bronchite à frigore : l'influence extrinsèque, la cause occasionneïley est le refroidissement brusque d'une partie du corps ; il suscite une réaction regardée comme consistant en un trouble réflexe d«n% Vvuw&ti^vsoL

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vasculaire et trophique de la muqueuse bronchique. Quelle est la nature de rinfluencc intrinsèque qui rend possible la réaction pathogënëtique, quelle est la condition à laquelle reste subordonnée la production de ce trouble réflexe, et en raison de laquelle, sous Tinfluence du refroidissement, il se produit sur la muqueuse des bronches, plutôt que sur telle autre, nous l'ignorons et sommes forcés de reconnaître que la connaissance de la cause intime des maladies nous échappe.

S agit-il d'établir la pathogénie de lemphysème alvéolaire du poumon, les mêmes difficultés se présentent. On admet, en général, que Temphysème pulmonaire reconnaît le plus ordinairement comme cause prochaioe une augmentation de la pression expiratoire, d où Taugmentation de pression intraalvéolaire dans certaines parties du poumon. Hais on ignore pourquoi, dans ces parties plutôt que dans d autres, le tissu pulmonaire présente un délaut de résistance, qui permet aux parois des alvéoles de se laisser distendre au delà des limites de leur élasticité, de telle sorte que, la résistance des parois alvéolaires une fois vaincue, les alvéoles restent fixés dans la dilatation ultra-physiologique qu'ils ont subie, de vive force. Pourquoi, sous rinfluence des mêmes causes mécaniques, Temphysème pulmonaire sunrient-il chez les uns et ne se produitil pas chez les autres? Ici encore Tinterprétation des conditions pathologiques de la maladie présente une lacune à combler.

A cette première acception du terme pathogénie, qui consiste à désigner sous ce nom la notion du mécanisme de production des maladies, on en ajoate souvent une seconde, et on désigne par ce mot la connaissance des conditim quiy dans un état morbide compliqué^ déterminent les manifestations d [enchaînement des lésions et des symptômes. Ainsi comprise, la palhogâue (cod â se confondre avec la physiologie pathologique. La pathogénie établit et explique, par exemple : par quelle filiation de causes et d'effets, chez un malade affecté d'un rhumatisme articulaire aigu, peut se produire une endocardite valvulaire, qui déterminera la production d'une embolie qui, partant du cœur, s'arrêlcri dans une des ailères du cerveau, d'où un ramollissement limité du cerveau dans la sphère de distribution de cette artère, d'où des symptômes de paralysie, à*Q^ des troubles trophiques, etc.

Basée sur les données de l*anatomie et surtout de la physiologie, la paihogénie peut rendre compte de la dépendance étroite et de l'enchaînement rigoureux des faits morbides et contribuer ainsi pour une large part à donner à la médecine les caractères d'une science constituée [voy. les mots Étiologib, Mau- DiE, Lois EN pathologie). L. Hecht.

PATHOGMOnONlE. On entend par pathognomonie (de Trâe©;, maladie, et yvcô^wv, signe indicateur) le caractère spécial qui appartient à certains signes des maladies. On a voulu désigner certains signes sous le nom de pathognomoniques parce qu'une maladie donnée n'existe jamais sans eux et qu'ils ne se produisent jamais cjue dans celte maladie, sans songer qu'es donnant au terme pathognomonique un sens aussi rigoureux aucun sigw Me mériterait réellement cette dénomination. Il convient de considérer comme pathognomoniques les signes déduits de symptômes qui ne peuvent se produire que dans un état morbide déterminé, à l'exclusion de tout autre; il* suffisent, à eux seuls, pour le caractériser. Au point de vue du diagnostic, U valeur des signes d\U i^al\io^tv.omQ\v\^<^^ ^^V. ^vi&idérable ; leur coostatatioo

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