PÂTISSIER
(Robert). Fils aine de Guy; it naquit à Paris le 11 aonl 1629, et mourat phthisique à Cormeilles-en-Parisis. Il fut docteur en médecine de la Faculté de Paris, le 19 décembre 1650, et n* a laissé, outre les thèses qu*il a soutenues, que cet dUyrage : Paranymphui medicus, anni 1868, in-S"".
• Patin (Charles). Frère cadet du précédent, né à Paris, le 23 février 1633. Il devait devenir un prodige de science : il n'avait pas six ans qu'il parlait f comme naturellement » le latin avec les gens lettrés; à onze ans, il entrait au collège de Presle; à quatorze ans et demi, il était déclaré maître es arts, et à vingt-trois ans, docteur en médecine. Nous ne dirons pas ici les nombreuses publications de Charles Patin. Il est, surtout, une branche des connaissances humaines dans laquelle il s*est illustré : on veut parler de ses travaux en numismatique qui ont fait époque dans la science. Le jeune savant était aimé et estime de tous; la clientèle était venue le trouver, il s'était même attiré la bienveillance de Louis XIV, qui avait accepté la dédicace d un de ses ouvrages ; depuis trois ans (24 juin 1663) il était marié à une fille charmante, fille de Hommetz, médecin de Puis, et qui devait être pour lui une providence dans les jours de malheur, lorsqu'une catastrophe épouvantable vint briser un avenir de joies et de délices: une oondanmation par contumace aux galères à perpétuité; exécution en ef6gic sur la place de Grève à Paiûs (15 mars 1668); la proscription, l'exil, la mort sur la terre étrangère : voilà le sort qui attendait Charles Patin ; voilà la souroe d*angoisses sans nom pour un père qui avait voué à son bien-aimc c Carolus » une affection justifiée et sans bornes. Nous avons dévoilé (Union méd.f 1872, n"" 76) le motif de cette condamnation, nous avons prouvé que ce fut tout simplement pour avoir aidé son père à introduire en France des livres prohibés. La passion effrénée de Guy Patin pour les livres avait perdu son fils le plus cher. Carolus dut donc s'expatrier et se choisir pour résidence la ville de Padoue, où, honoré, estimé, devenu professeur extraordinaire de médecine pratique, il mourut le 8 octobre 1693, n'ayant pas encore atteint sa soixantième année. A. C.
PATISSIER (Philibert). Docteur en médecine de la Faculté de Paris (19 octobre 1815), membre de l'Académie de médecine, président honoraire de la Société d'hydrologie de Paris, président de la Société médicale du 3® arrondissement, ce savant recommandable naquit à Saint-Amour, dans le département de Saône- et-Loire, et est mort à Paris, d'une embolie cardiaque, le 19 novembre 1863. Pâtissier fut un des meilleurs élèves des hôpitaux ; il avait acquis une pratique étendue et solide.
Ayant été amené, vers l'année 1813, à conduire sa mère aux eaux de Bourbon, il proGta de ce pieux pèlerinage pour étudier par lui-même l'action des eaux minérales, et ce fut là le point de départ des nombreux et estimés trayaux qu'il a publiés sur cette branche de l'histoire naturelle médicale et de la thérapeutique. C'est dans le grand Dictionnaire des sciencen médicaleê qu'il esquissa le tableau des maladies chroniques qui devaient être traitées par les eaux médicinales naturelles. Ces pages écrites avec simplicité et sobriété inaugurèrent avec faveur tous les travaux ultérieurs de Pâtissier.
I. Manuel dê$ eaux minérales de France^ à Vuaage des médecine et des personnes à qui ilUs sont néceuaires. Paris, 1818, in-8* ; 1837, in-8« — IL Traité des maladies des artisanê
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et de celles qui rétuUent de diverseê professions. Paris, 1822, in-8*. — III. liowKlki recherches sur Vaclion thérapeutique des eaux minérales^ et sur leur application dans la maladiet chroniques. — lY. De nombreux rapports sur les eaux minérales lus à V Académie de médecine. — V. Essai sur Vérysipèle phûgmoneux. Th. de Paris, 23 juin 1815, in4*.
PiàTlSMlEBS. Voy. Cuisiniers.
PATISSON. Nom donné à une espèce de Citrouille (Cucurbita Melopepo Uuch.) {voy. Citrouille). Pl.
rAXnxXGA, Nom sanscrit donné au Swietenia febrifuga Roxb. Pl.
PiàTRiàQUE. Nom donné à une variété de pomme de terre, caractérisée par sa grosseur et sa couleur jaune. Pl.
PATRlx-PiàliAi^ (Emmanuel-G.). Médecin français, né à Perpignan, vers 1780, fit ses études à Montpellier et j fut reçu docteur en 1805. Nous le retrouvons par la suite à Paris, où il remplit pendant quelque temps les fonotions de premier aide de clinique de Tbospice de la Faculté de médecine, dit de perfectionnement. Il institua ensuite des coars particuliers de thérapeutique et de matière médicale.
Patrix est mort vers 1840. Il était membre de la Société médicale d'émulation, du cercle médical, de la Société de médecine pratique et de la Soâété de pharmacie de Paris, membre correspondant de la Société royale de médecine de Marseille. Il s'est particulièrement occupé de Tétude des maladies caocéteuses. Nous connaissons de lui :
I. Essai sur la cachexie purulente Th. de Montpellier, 1805, in-4*. — II. Lart demployer la pâte arsenicale. Paris, 1816, in-8*. — lïl. Traité sur le cancer de la matrice d sur les maladies des voies utérines. I*aris, 1820, in-8", 3 pi. Trad. en allein. Leipzig, 1821, gr. in-8*. — IV. Notice pour servir à Vhistoire des blessés admis dans les salles de M. Dupu^ tren pendant les journées des 27-29 juillet 1830. Paris, 1830, in-S". — V. Lcttrei sur U choléra-morbus observé à Paris au faubourg Saint-Antoine. Paris, 1852, in-8*. — VI. Philo Sophie thérapeutique médico-chirurgicale, etc. Paris, 1834, in-8**, flg. — VII. Treifement des affections cancéreuses de la matrice et des mamelles^ et des maladies réputées csncé reuses. Paris, 1836, iii-8**. L. Hs.
PATBUBAW (Karl von). Médecin autrichien, né en 1817. D'abord professeur d'anatomic et de physiologie à l'Université d*lnnsbrûck, il passa ensuite à Prague comme professeur d'anatoraie, et remplit honorablement ces fondions jusqu'en 1848. 11 dut, à cette époque, abundonner sa position officielle, pour avoir pris part aux mouvements révolutionnaires qui signalèrent cette époque. 11 alla se fixer à Vienne et y pratiqua la médecine avec succès à partir de ce moment. Patruban mourut le 2 octobre 1880, âgé de soixante-trois ans.
De 1860 à 1870, il prit une part très-active à la rédaction de VOesterreichische Zeitschrift fur praktische Heilkunde. C'est du reste dans ce jounul ainsi que dans d'autres recueils médicaux qu'il faut chercher ses travaux.