‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 78 sur 95 · PAU · texte numérisé non relu

PAU

PATZISI¥ANDBA. D*après Hernandez, c'est le nom d^une plante de la Floride, dont les tubercules ou renflements radicaux sont aromatiques, chauds et astringents : les naturels en emploient le suc pour se frotter le corps, et les Espagnols en font une poudre qu'ils mêlent à leur vin comme tonique. C*est peut-être le Cyperm articulatus L. Pl.

PAU (Station hivernale dk). Palum. Chef-lieu du département des Basses-Pyr<^nées, est une ville d*un peu plus de 20 000 habitants de population sédentaire et de plus de 25000, si Fon y comprend les ëlrangcrs qui viennent y passer Thiver. La ville de Pau n*est bien bâtie que dans son quartier nouveau dont la place Henri IV est le centre. Les hôtels qui sont sur celte place ou qui en sont voisins sont grands, confortables et aussi bien tenus que les premiers de Paris. La promenade du château qui est au-dessous de la place Henri IV est plautée d'arbres magnifiques. Elle est pour ainsi dire le parc de Tancien château rempli des souvenirs de la jeunesse du « Béarnais » et oîi Ton montre Técaille de tortue qui fut son premier berceau. Une belle statue de marbre orne la place Royale, d*oîi tous les étrangers viennent admirer la vue splendide des Pyrénées et les neiges éternelles qui couvrent les pics les plus élevés : le pic du midi d'Ossau, le pic du midi de Bigorre avec son observatoire météorologique, le pic du Ger, les hauteurs qui dominent les Eaux- Bonnes, les Eaux-Chaudes, les glaciers de Néouvielle et de Vignemale, le mont Aule, le cap du Figuier, le port d*Urdos, etc. Nous nous bornons â cette énuméralion sommaire, car de la place Royale de Pau on ne découvre pas moins de 50 kilomètres jusqu*à la chaîne occidentale des monts pyrénéens.

Pau est à 205 mètres au-dessus du niveau de la mer; c*est une des villes les plus intéref^santes de tout le midi de la France; ses environs sont très-remarquables. On appelle gaves tous les cours d'eau de cette région, dont le lit est garni de cailloux, et presque toujours à sec, mais qui deviennent des torrents lors des pluies prolongées ou des orages. Le Gave de Pau, qui arrose la vallée dominée par la ville, ne fait pas exception â la règle. Les campagnes qui environnent Pau sont couvertes de prairies et de vignes et animées par des constructions modernes, élevées souvent par des Anglais, qui aiment â passer Thiver dans un climat relativement doux et dans un pays accidenté. Les coteaux de Jurançon et de Geios, éloignés seulement de 2 kilomètres, protègent Pau des vents du sud-ouest. Les landes du Pont-Long, qui sont éloignées de 24 kilomètres, abritent assez bien la ville contre les vents du nord. Elle n'est découverte qu'à l'est et au sud-est, mais la grande étendue de pays sec et bien abrité que ces vents traversent les rend exempts d*humidité et de fraîcheur. La disposition du terrain explique pourquoi les tents des diverses orientations arrivent aux couches supérieures de l'atmosphère et laissent l'air des couches inférieures plus calme et moins agité que dans les autres parties de la Provence et du pays basqne. Aussi les feuilles des arbres remuent rarement et tombent dans la ville plus tard que dans les environs. Les vents d'ouest ou de l'Atlantique soufflent le plus fréquemment, ceux de Test s'y observent quelquefois et alternent avec ceux de l'ouest. Voici, d'après Taylor, les chiffres des jours où ont soufflé les divers vents pendant trois années ou 1095 jours : ceux du nordouest durant 558 jours, ceux de l'ouest 106 jours, ceux du nord 155 jours, ceux du midi 155 jours, ceux de l'est 92 jours, c^ux du nord-est 72 jours, ceux du sud-est 72 jours et ceux du sud-ouest 67 jours. D'après ce tableau, la pré-

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