PAULET
Moreno de Vargas, Madrid, 1633, in-4'»; 2«» éd. Thomas Tamayo de Vargas, Anvers, 1638, in^*"; 3» éd. Bivar, Madrid, 1651.
Paul paraît avoir été ëvêque à Mérida de 530 à 560 selon les uns, vers 570 selon d*autres. Nous le mentionnons ici parce qu'on lui attribue Texëcution de la première opération césarienne sur la femme vivante; Morejon est en effet trèsaffirmatif à ce sujet. Mais cette opération parait plutôt avoir consisté en une lq>aroiomie pour grossesse extra-utérine. Quoi qu'il en soit, voici le passage du livre du diacre Paul qui se rapporte à cette opération : c ... Ad mulieris aegrae € domum perrexit, ac festinus properavit, orationem fudit, manus in nomine « Domini super inOrmam imposuit, in spe Dei mira subtilitate incisionem subtif lissimam subtili cum ferramento fecit alqueipsum infantulum jam putridum « membratim compadiatim abstraxit, mulierem vcro jam pêne morluam ac f semivivam, adnitente Deo, viro suo incolumem reddidit, cui et praecepit ut « ultra virum non côgnosceret, quocunque enim tempore coitum virilem agno- < visset, mox ei détériora adfutura essent discrimina... » (voy. Heusingcr, in Janm, Bd. I, p. 764, 1847, et Alexander, ibid., t. Il, p. 618, 1848). L. Hm.
PAUUET (Jean-Jacqoes). Un des médecins français qui, par Tamour du travail^ par leur passion du bien, et par une inaltérable droiture, ont fait honneur à leur profession, et que le biographe est heureux de rencontrer sous sa plume. Il naquit à Andèse, département du Gard, le 27 avril 1740, fit ses études au collège d'Alais, et à Montpellier, où il eut le bonnet de docteur le 1*' mars 1764. Il fut aussi licencié de la Faculté de Paris (12 septembre 1772). Eu 1765, il publia l'histoire de la [petite vérole, ouvrage dans lequel il veut prouver que la maladie, prise à sa source, qui est l'Egypte, a été portée pour la première fois en Europe par les Sarrasins ; qu'elle ne se communique point par la Toie de l'air et qu'elle est contagieuse et susceptible de devenir épidémique ou générale dans tous les climats; quelle a fait plus de mal à l'humanité que toutes les autres pestes, et qu'il n'y a pour s'en débarrasser qu'à promulguer une loi contre la contagion. Cette doctrine n'était pas du goût du gouvernement, qui menaça de la Bastille ce savant si indépendant et si hardi. Plus tard, à partir de 1 776, Paulet fut plus heureux, et obtint une juste renommée en mettant au jour d'importants ouvrages, dont ou lira plus bas la liste, en combattant avec talent et esprit le magnétisme animal, en rédigeant la Gazette de 8ante\ et en montrant, dans son Traité des champignonSr une grande aptitude pour l'observation, et une rare faculté de travail, en instituant une foule d'expériences destinées i déterminer la nature vénéneuse de certains champignons. Paulet est mort à Fontainebleau, où il s'était retiré depuis 1802, au mois d'octobre 1826, laissant les ouvrages suivants, du moins les principaux :
L VantimagnétUme^ ou origine^ progrès, décadence, renouvellement et réfutation du wmgmétinne animal. Londres, 1784, in-8*. Trad. en aUemand. Gers, 1788, in4" (ouvrage anonyme). — II. Recherches sur le feu Saint-Antoine, In Mém, de la Soc, roy, de méd., 1776, p. S60. En collabor. avec De Jussieu, Saillant et Tessier. — III. Histoire de la petite
9érol€t avec tes moyens d'en préserver les enfants Suivie d'une traduction française
é\x Traité de la petite vérole de Rhasès. Paris, 1768, 2 vol. in>12. ~ lY. Mémoire pour eerwir à t histoire de la petite vérole, dans laquelle on démontre la possibilité de préserver sm peuple entier de cette maladie, Paris, 1768, in-12. — Y. Ltf secret de la médecine, ou Préservatif contre la petite vérole, Paris, 1768, in-12. — VI. Petite vérole anéantie, ou nouveaux faits et observations qui confirment quun particulier, un village, une ville, une
frommee, un royaume, peuvent également se préserver de cette maladie en Europe
Amsterdam et Paris, 1776, in-12. — Yll. Le seul préservatif de la petite vérole, . . Amster-
(548 TâULI (Les).
dam et Paris, 1776, in-12. — VIII. Becherehes historiqtteê et physiques ntr le* maladia épizooiigues. Paris, 1776. 2 \o\. in-8". Trad. en allemand par G. L. Humpelt. Dresde, 1776, in-8». — IX. Traité complet gur les champignons. Paris, 1775, in-4». — X. Traité delà morsure de la vipère aspic de Fontainebleau^ 1805, in-8*. — XI. Examen d'un outrage de JV. Stackouse sur les genres de plantes de Théophraste, 1816, in-8*. — XII. Examen ée r histoire de la médecine par Sprengel. Paris, 1815, in-8*. — XIII. La botanique ou Pion et Faune de Virgile, 1824, in-8*. — XIY. Mesmer justifié. Constance et Paris, 1784, in^. - XV. Tabulée plantarum fungosarum. Paris, 1791, in-4*.
On lit ceci dans l'article consacré à ce savant médecin dans la Biographie médicale de Panckoucke, 18*26 : a Les héritiers de Paulet trouveront dans ses papiers les Âpkorisnus « d'Hippocrate en vers français. » A. C.
PAVLI (Les).
Paall (Adrian). Hëdecin allemand, ne à Dantzig vers 1583, mort àms cette ville en 1622, y [fut professeur de mëdecine en 1611, puis à partir de 1619 enseigna en outre la physique et la métaphysique au gymnase.
On cite de lui :
I. De motu. Gedani, 1013. — II. De cœlo, Gedani, 1613. — III. De succini neUun. Gedani, 1614. — IV. De ealore. Gedani, 1614. — V. De natura lucis, Gedani, 1617. - TL De nietallis, Gedani, 1617. — VIL De origine fontium, Gedani, 1619. — YIIL De mari s jusque natura, Gedani, 1620. L. &i.
PaoU (SiMOif). Naturaliste et médecin allemand, ni le 6 a?ril 1603, à Rostock, OÙ son père Heinrich Pauli était professeur. Il n*avait que sept ans quand la mort lui enleva ses parents, qui ne lui laissèrent pas de fortune; nub Fardeur qu*il montra bientôt pour Tétude lui attira la protection de la reioe douairière de Danemark, qui fournit aux frais de son éducation. Après avoir fréquenté les plus célèbres universités de TAllemagne, de la Hollande et de l'Angleterre, il vint à Paris suivre les cours de Riolan, et se rendit ensuite à Wittemberg, où le bonnet de docteur lui fut conféré en 1630. Deux ans après, rUniversité de Rostock le nomma professeur de médecine, emploi qu'il conserva pendant sept années, au bout desquelles il alla se fixer à Copenhague, et occupa les chaires de médecine, de chirurgie et de botanique, qu'on avait créées pour lui en cette ville. Ayant été appelé à la cour en 1650, il devint bientôt premier médecin du monarque, et obtint la prélature d'Aarhusen, qui est restée longtemps dans sa famille. Il mourut le 25 avril 1680. Ses travaux ont peu contribué aux progrès de l'histoire naturelle, quoiqu'il se soit beaucoup occupé de cette science, et particulièrement de la botanique; ils n'eut pas non plas exercé une grande influence sur la médecine, et Pauli est du nombre de ces médecins qui ont joui, pendant leur vie, d'une réputation que la postérité ne confirme pas (Biogr, méd.).
On a de lui :
L Disscrtatio de haemorrhagia. Hafniae, 1629, in-4«. — IL Dissertatio de artkritide. Vitebergae, 1630, in-4«. — III. De anatomiae origine, prœstantia et utiUtate syntajms. Hafniae, 1654, in-4». — IV. Dissertatio de catarrho. Rostochii, 1637, in-4«. — V. Dissertêt» de dolore dentium. Hafniae, 1659, in-4*. — VI. Quadripartitum de simplieium medicûme»torum /acultatibus. Rostochii, 1639, in-4». Ibid., 1640, in4». Argentorati, 1667, in-8*. Ibid., 1674, in-i». Hafniae, 16C8, in-4». Francofurti, 1708, in-4». — VIL Oratio intro cumduciom. Galenum de ossibus ad sceleton publia in collegio Finkiano esse tnterpretaturus. Hafoiaf. 1641, in-4». — VIII. Oratio cur sint inter plastas Phydias, inter pictores Apelles, ità itUer medicos Hippocrates celebretur, nemove hac aetate similis ei existât, Hafniae, 16fA. in-8». — IX. Programma quo theatrum anatomicum auspicatus est. Hafniae, 1644, in-4*- - I. Flora danica, det er : dansk urtebog. Hafniae, 1648, in-4». — XL Viridaria régie tehs ei academica, Uafniae, \Q^, '\vl-\% — WV, Re(a(to de periculosissimo^ dîfficillimo antâts»^
PAULl (Lsâ). 049
ckirurgico ea$u, Francofùrti, 1660, in-S*. — IIII. Commeniarhu de abu$u tahaci Amerieanorum veteri^ et herbae ihee Miaticorum in Europa novo, Argentorati, 1061, in-4*. Trad. en anglais par James. London, 1746, in-8". ^ XIY. Methodua dealbandi osta pro iceletopœia, Hafiiiae, 1668, in-fol. Ibid., 1673, in-4*. — XY. Digresno de vera, uniea et praxima causa febrium^ necnon de aceurala fehret curandi methodo. Francofurti, 1680, in-K Argentorati, 1678, in-4«. L. Hr.
Pamll (Jacob Heikricr). Fils du précédent, étudia la médecine à Copenhague, sous là direction de son père. En 1 658, il entreprit un long voyage scientifique et à son retour fut nommé par le roi de Danemark professeur d'anatomie de rUniTersité. En 1665, il prit la chaire d*histoire et fut nommé peu après historiographe de la couronne. Il fut envoyé comme ambassadeur dans divers pays, notamment en Angleterre, et il fut anobli par le roi Christian Y et prit alors le nom de Rosenschild. On suppose qu'il passa les dernières années de sa vie à Lubeck. On a de lui une bonne édition des observations de Bellini sur la structure des reins et Topuscule suivant :
Anatomiae Bilêianat anatome, occupata imprimiê circa vota mesaraica et labyrinthum hi ductu rwifero. Hafniae, 1663, in-4*; Norimbergi, 1664, in-4"; Argentorati, 1665, in-8*.