‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 87 sur 95 · PAYER · texte numérisé non relu

PAYER

Tmjem (Anselhb). Chimiste très-distingué, naquit à Paris» le 17 janvier 1795. 11 fréquenta les cours de Yauquelin, de CheTreul et de Tbénard, puis embrassa la carrière de son père, qui était manufacturier, et établit à Vaugirard une fabrique de sucre de betterave. En 1825, il resta seul à la tète de cet établissement et joignit à la fabrication du sucre celle de divers produits chimiques. En 1835, il suppléa Dumas daus son cours de chimie appliquée aux arts et à l'agriculture; il devint ensuite professeur de chimie à l'Ecole des arts et manufactures, puis au Conservatoire des arts et métiers. Enfin, en 1842, il succéda à Âudouin dans la section d* économie rurale à l'Académie des sciences. U devint en outre membre associé de TAcadémie de médecine et membre de la société d'agriculture, dont il fut le secrétaire général.

« Doué d'une grande activité et d'une rare puissance de travail, Payen a été mêlé à toutes les affaires ou questions de science et d'administration scientifique. Juge de toutes les expositions tant françaises qu'étrangères, commissaire obligé dans toutes les questions de chimie industrielle, délégué pour toutes les Sociétés d'agriculture , Payen se trouvait partout dans le monde scientifique officiel » (Figuier) . Il était chevalier de la Légion d'honneur.

Il est mort à Paris, eu 1871, à l'âge de soixante-seize ans; en 1831, il était diabétique ; la médecine le condamna, mais il se guérit lui-même en se soumettant au régime exclusif de l'albumine.

Payen s'est peu occupé de chimie théorique ; mais en, revanche, il a publié une foule d'ouvragns, de monographies, de mémoires et d'articles insérés dans les recueils périodiques, tous relatifs aux applications de la dn'mie à l'industrie, à l'agriculture, à la physiologie animale ou végétale, etc. Nous ne citerons ici que :

I. Traité élémentaire des réacti/k, etc., avec A. Chevallier. Paris, 1822, in-8*; 3*édit., ibîd., 3 vol. in-8% avec un supplément par A. Chevallier. — IL Mémoire sur le houblon, etc. Paris, 1823, in-8*; 3« cViit., ibid., 1825, in-i2. — III. Mémoire sur le* bitwneê, efc Paris, 1824, in-8«. — lY. La chimie emeignée en 22 leçons, Paris, 18*25, in-8». — V. Trait/ de la pomme de terre, etc. Paris, 1826, iii-8*. — VI. Traité de la fabrication des diverses sortes de bières, etc. Paris, 1829, in-12. — VII. Cours de chimie élémentaire et industrielle, Paris. 1830, 2 vol. in-8s Bruxelles, 18i0, 2 vol. in-18. — YIIl. Traité de la fabrication du raffinage des sucres de canne, de betterave, etc. Paris, 1852, in-8'. — IX. Mémoire sur la congélation des pommes de terre. Paris, 1837, in-8*. — X. Résumé du cours pratique de fabrication du sucre indigène. Avec Gautier. Paris, 1838, in-8». — XI. Mémoire sur Vamidon, etc. Vu'is, 1839, in-8*. — XII. Manuel du cours de chimie organique appliqué aux arts industriels et agricoles, Paris, 1842-1843, 2 part., in-8*, avec un atlas in-fol. (le même, publié par J. Rossignonet J.-J. Garnier. Paris, 1841, 2 vol. in-8*). ^\l\\. Cours de chimie organique appliquée. Réd. par Knab et Leblanc. Paris, 1843, in-8*. — XIV. Enquête sur la maladie des pommes de terre en France, etc. Paris, 1847, in-8*. — XV. I*réciê de chimie industrielle, etc. 2* édit. Paris, 1850, in-8*. Trad. eu allem. par Fehlinp (Stuttgart, 1855;, 3* éd. Paris, 18,*)5, in-8*. — XVI. Précis d'agriculture théorique et pratique. Avec A. Richard. Paris, 1851, in-8*. — XVll. Des substances alimentaires et de» moyens de les améliorer, etc. Paris, 1853, iii-16 ; 4* édit., ibid., 1865, in-8*. — XVIII. Traité de la distillation des betteraves, etc. Paris, 1854, in-8* ; 2* édit., ibid., 1855, in-8*. — XIX. Traité complet de h distillation des princip. subst qui peuvent fournir de l'alcool, etc. Paris, 1858, in-8*. — XX. Nombreux articles dans Compt. rend. del'Acad. des se, Annal, de chimie et dephgt., Joum, de chimie médicale, divers Dictionnaires, Encyclopédies, etc. L. Rs.

PAYER (Jean-Baptiste). Botaniste distingué, docteur en médecine, ne à Asfeld (Ardcnnes), le o février 1818, mort à Paris, le 5 septembre 1860. Payer fut nommé en 1840 professeur de géologie et de minéralogie à Rennes, puis vint en 1841 à Paris occuper la chaire de botanique à TÉcole normale cl suppléer de Mirbel à la Sorbonne.

En 1848, Lamartine le choisit pour son secrétaire et il fut élu représentant du

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peuple par le département des Ardennes ; il siégea au centre gauche de l'Assemblée constituante. Il se fit recevoir docteur à la faculté de Paris en 1852 et fut nommé la même année professeur d*organographie végétale à la Faculté des sciences de Paris et en 1854 membre de TAcadémie des sciences (section de botanique). C'était un professeur remarquable et un observateur hors ligne.

Outre son ouvrage capital, le Traité d^Organogénie végétale comparée de la fleur (Paris, 1854-1859, 2 vol. gr. in-8, pi.), et un grand nombre de mémoires insérés dans les Comptes rendus de V Académie des sciences. Payer a publié :

I. De la famille des Mahacées, Th. de Paris, 1852, in-4. — II. ÉlémenU de botanique (Organographie). Paris, 1857, in-i2, fig. — III. Leçons sur les familles naturelles des plantes, faitei à la Faculté des sciences de Paris^ i** partie. Paris, 1872, in-i2. — lY. Botanique cryptogamique ou Histoire naturelle des familles de plantes inférieures, Paris, 1850, gr. iii-8, fig.; 2* édit. revue et augmentée de notes par Bâillon, Paris, 1868, gr. in-8% fig. — Y. Payer a publié le Cours d*hist. naturelle d'Adanson en y ajoutant une introduction et des notes. L. Uk.

PJLTEBOU. Nom tamoul donné à plusieurs espèces ou variétés de haricots (Phaseolus). Pl.

PJLTN (A.). Médecin de mérite, né vers 1810, fit ses études à Paris et y obtint le diplôme de docteur en 1857. Il tenta d'abord de se créer une clientèle à Paris. Mais, c doué d'une nature généreuse, accessible aux attraits de la nouveauté et de l'inconnu, il se sentit bientôt attiré vers l'Algérie, et ce fut dans les postes, alors peu habités et souvent peu sûrs, de Sahel, que nous le voyons débuter, plantant sa tente à Douera, puis à fiirkhadem, jusqu'au jour où l'organisation du service de santé de colonisation vint se fixer à Hussein-Dey. Il y exerça pendant de nombreuses années et, quand cet emploi fut supprimé, il ne quitta pas cette résidence, ayant obtenu, comme compensation, la place de médecin de la maison centrale de détention de l'Harrach, voisine de sa circonscription.

« Homme de devoir et d'abnégation, Payn, qui, comme étudiant, s'était déjà signalé par son courage, durant l'épidémie cholérique de 1832, à Paris, ne faillit pas à ses instincts et à ses habitudes, pendant les quarante années de luttes qu'il eut à subir, non-seulement contre les endémies algériennes, mais aussi contre les difficultés inhérentes à une colonisation au début. Apprécié pour ses qualités d'administrateur autant que pour ses mérites médicaux, maire de sa commune et chevalier de la Légion d'honneur, il a succombé, dans la plénitude de ses facultés morales, mais sourdement miné par l'âge et les fatigues accumulées du corps et de l'esprit.

« C'est qu'au milieu de ses occupations professionnelles multiples Payn ne s'était pas désintéressé de la science : il lui avait conservé le culte de la jeunesse et il aimait dans de rares loisirs à lui payer son tribut » (Bertherand).

Payn mourut à Constantine en septembre 1883.

H a publié dans la Gazette médicale de l* Algérie : 1<* une Note sur les Eaux du Sahel en général et celles du Fondouk en particulier; 2» une Notice trèsétendue sur les Eaux minérales dUamman-Mélouane; 3^ une Étude sur la coqueluche, le croup et les bronchites au printemps de 1856 ; 4* Des considé' rations pratiques sur la présence des sangsues filiformes dans les réservoirs d'eau; 5° Un épisode humoristique de médecine coloniale; 6® des rédexions Sur les affections automnales endémiques en Algérie; 7* quelques considérations Sur le cancer des lèvres chez les fumeurs, L. H.n.

736 VAYTINE.

PATNE (Henry). Hëdecin anglais, né vers 1785, 6t ses éludes à Edimbourg où il obtint en 1810 le titre de docteur. Il se fixa ensuite à Nottingham et y fut pendant une série d'années médecin de Thôpital général. Cet excellent praticien vivait encore à Nottingbam (Castle-Gate) en 1860. Nous connaissons de lui :

I. DUtert. inaug. de anlimonio. Edinburçi, 1810. — II. Observations on the l^ood Effecln of OU of Turpentine in Puerpéral Fever. In Edinb. Med, a. Surg. Jour., t. XVIII, p. 538, 1822. — III. Ca$e of Puerpéral Fever, succeêêfully treaied Inf the OU ofTurpenline. Ibid., t. XXll, p. 55, 1824. — IV. The First Case of Removal of Opium from the Slomach by Means of Stomach-Pump. In London Med. Journal^ 1824. — Y. Veber die Aiwendung einer Saugspritze bei verschluckten Giften. In Froriep't Notizen aus der Katttr- u. Heilk., Bd. VII, p. 127, 1824. — VI. On the Efficacy of Treacle in Bums and Scalds. In Pror. Med. Journal. L. Us.

I*ATIVGK OD PAYTVGH (Ahasvbrus). Médecin danois, né à Husum, le 25 juin 1608, était le ûls de Peter-Tueodor Patkgk (né vers 1575 à Husum, mort à Copenhague le 12 avril 1645), qui fut longtemps médecin de l'empereur Rodolphe II, à Prague, puis vécut à Copenhague, où ses profondes connaissances en chimie lui avaient valu le litre de chimiste du roi.

Ahasvérus Payngk s'appliqua à la chimie, à Texemple de son père. Il pratiqua d*abord la médecine à Husum /puis à Copenhague, et fut nommé médecin du roi Frédéric III. Payngk mourut à Copenhague le 15 mai 1667, laissant:

Operationes chimicae rariores. In TA. Bartholinus, Cista medica hafniensis. Hafuae, 1662, in-8*. L. B%.

PATS-BA9. Voy. Belgique et Hollande.

PAYTAMIWE. Alcaloïde amorphe, isomérique avec la payiine, qu'il accompagne dans le prétendu quinquina blanc de Payta. Ce corps, qui paraît n'èU'e qu'une transformation de la payiine, se dissout facilement dans rëlhcr. L. Il>.

PATTIKE. C*Ml*^Az*0-hlPO. Alcaloïde retiré par liesse, en même tenip? que la paylamine, de l'écorcc d'une espèce dWspidosperma différent de VA. QuebrachOy et jadis designé sous le nom impropre de quinquina blanc de Vayta (Pérou). On l'obtient en traitant l'écorce pulvérisée par l'alcool, puis en triturant après évoparation avec le carbonate de sodium; on épuise par l'éther, on agiU' avec de l'acide sulfurique et l'on décolore par le charbon animal ; on salurt ensuite à chaud par Tammoniaque, en laissant la solution légèrement acide, et Ton i)ré(:ipite par l'iodure de potassium. Le paytaniinc reste en solution. Le précipité d'iodurc de payiine obtenu est broyé avec de l'eau et du carbonate de sodium et le mélange épuisé par l'éther. En lavant avec de l'eau la solution éthérée et distillant, on obtient la paytine cristallisée.

Cet alcaloïde forme par évaporation de la solution alcoolique de beaux cristaux fusibles à 156 degrés et se prenant en une masse amorphe par le refroidissement; à une plus haute température, il se transforme en un liquide huileux qui distille en laissant un résidu charbonneux. La paytine se dissout diflicilcment dans l'eau, l'ammoniaque et la potasse, mais est très-soluble dans l'alcool, l'éther, le chloroforme, la benzine, les pétroles légers. Les solutions sont lévogjres. On ne lui a point reconnu de propriétés toxiques.

Le chlorure de chaux colore la paytine en roup[e, passant au bleu et linnlement au jaune. C\\;vv\K^e ;i\eii v.k Vd chaux sodée, elle se sublime en donnani

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