L. Hn
iSAlITHIER (Hugues). Né aux Riceys, près deLangres, fit ses études médic^iles à Montpellier où il fut reçu docteur en médecine. 11 se rendit ensuite à Paris, et fut reçu par la Faculté de cette ville en 1765. Il fit des cours privés de botanique médicale, aurait été conseiller-médecin du roi et mourut vers 1778. On cite de lui :
I. imiroducHon à la connaissance des plantes, ou catalogue des plantes nouvelles de Frmice. Avignon et Paris, 1760, in-12; autre édit., 4785, in-8*. ^ II. Manuel des bandages
)(i GAUTHIER D*AGOTT.
de chirurgie. Paris, 1760, in-13. •» III. Éléments de chirurgie praiique (raisant partie des œuvres de M. Ferrein, rédigé et mis en ordi*e sur les propres manuscrits de l'auteur), 1. 1. Paris, 1771, in-12 (seul publié). — lY. Lettre à M. de Sartine, contenant les épreuves faites de la méthode du sieur Maget pour la guérison radicale des hernies. In Journal de médecine, (. \l., 1773. — V. Dissertation sur Vusagedes caustitfues pour la guéridon radicale et absolue des hernies ou descentes, de façon à n'avoir plus besoin de bandages pour le reste de la vie. Paris, 1774, in-12. — VI. Lettre à l'auteur du journal, contenant quelques réflexions sur la méthode de guérir Us hernies par les caustiques et le procès-verbal de deux cures opérées par cette méthode. In Journ. de méd., t. XMII, 1775. A. D.
Ciauthler (Louis-Philibert-Aogustb). Né àSaint-Amour (Jura) le 24 mai 1792. Commeaça ses éludes médicales à Lyon, les termina à Paris, où il fut reçu docteur en 1819, et revint exercer la médecine à Lyon, où il fut médecin de l'hôpital de TAntiquaille et mourut le 22 novembre 1850. Il est Tauteur de :
I. Dissertation sur les fièvres intermittentes. Paris, 1819, in •4". — II. Médecine pratique, traduite du Ratio medendi de Hildenbrand. Paris, 182 i, 2 vol. in-8*. — 111. Happort sur le choléra morbus. Lyon, 1831, in-S". — IV. Histoire de la médecine vétérinaire dans l'antiquité. Traduit de l'allemand de Hecker. Paris, 1835, in-8*. — V. Influence que la médecine a exercée sur la civilisation et les progrès des sciences, Lyon, 1835, in 8*. — VI. Recherches historiques sur l'origine de la médecine et sur les gucrisons des maladies opérées par les prêtres d'Esculape dans les temples de ce dieu. In Mémoires de F Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon^ année 1856, p. 53 à G5. — VII. Recherches nouvelles surVhistoire de la syphilis. Lyon, 184%, in-8*. — VUI. Examen historique et critique des nouvelles doctrines médicales sur le traitement de la syphilis. Lyon, 1843, in-8*. —IX. Observations pratiques sur le traitement des maladies syphilitiques par tiodure de potassium. Lyon, 1845, in-8''. — X. Recherches historiques sur V exercice de la médecine dans les temples chei les peuples de l'antiquité. Lyon, 1814, in-18. A. D.
CS.tlTTHlER D*/IlCSOTY (Jacques). Né à Marseille au commencement du dixhuitième siècle, peintre et graveur, se trouve cité dans tous les dictionnaires de médecine, en raison de ses publications consacrées à Tanatomie. Il donna le premier les planclies imprimées en quatre couleurs, mais on croit qu*il n*aurait fait que reproduire le procédé dé Leblond, procédé inventé vers 1697, tout en ajoutant une couleur dans Texéculion. Quoi qu*il en soit, la teinte sombre de ses planches et Tempâtement des hachures empêchent ses productions de rivaliser non pas avec les figures coloriées de notre époque, ce qui ne peut surprendre personne, mais même avec les bonnes gravures du temps. Gauthier, qui s'occupait aussi de physique et de physiologie, a combattu les idées de Newton sur les couleurs, et conteste sa division du prisme en sept, n'admettant que quatre couleurs primitives : le noir, le bleu, le jaune, le rouge. On lui doit un recueil d*observations sur la physique, qui a été Torigine du Journal de physique. Il e^t mort à Paris, en 1785. Nous citerons de lui surtout ses recueils de planches :
I. Eisai d'anatomie en tableaux imprimés. Paris, 1745, in-fol. (8 planches). — II. Suite de l'essai d*anatom. Paris, 1745, in-fol. [douze planch.). — III. Myologie complète, ou description de tous les muscles du corps humain, forni. vingt planches en couleur et grandeur naturelle, coniiiosi'^ de l'essai et de la suite de Tcssiii d'aiiutomic en tableaux imprimés. Ouvrau'e unique, utile et nécessaire aux étudiants et aux amateurs de cette science. Paris, 1746, in-fol. [réunion des deux recueils précédents. I.e texte est de Duverney, qui avait fourni les préparations anatomiques). — IV. Anatomie de la tète et de toutes les parties du cerveau, en tableaux imprimés qui représentent, au naturel, le cerveau sous différcnles coupes, la distribution des vaisseaux dans toutes les parties de la tête, les organes des sens et une partie de la névrolo;rie, d'après les pièces dis^séquées et préparées par M. Duveraey. en huit planches avec tables exphcatives. Paris, 1718, in-fol. — V. Anatomie générale des viscères, angeiologie et nécrologie, avec la figure d'un hermaphrodite, décrite par Mer^ trud (dix-huit planches). Paris, 1752, in-fol. — VI. Aiuitomie générale des viscères et de la névrologie angéiotogigue et ostéologique du corps humain, en figures de couleurs et grandeurs naturelles. Paris, 1754, in-fol. — VU. La z'jologieou génération des animaux, Paris,
GÂUTIERl. 85
^750, îo-lS. — Vm. Obienaiiùng sur la physdque, V histoire naturelle et la peinture, Paris, i75i-1755, 6 vol. in-4*. — IX. Exposition analomique de la structure du corps kamain, contenant la splanchnologie et la névrologie en vingt planches imprimées avec Jeur couleur naturelle pour servir de supplément à celles qu'on a drjà données au public, avec privilège de Sa Majesté, selon le nouvel art dont M. Gauthier, pensionnaire du Roi, est inventeur, par le même auteur. Varseille, Paris, Amsterdam, 1759, in-fol. ; auii*es éditions. Marseille, 1759, 1763, 1770, in-fol. — X. Exposition analomique des maux vénériens sur les parties sexuelles de l'homme et de la femme (quatre planches). Paris, 1773, in-tbl. — XI. Exposition analomique des organes des sens, jointe à la névrologie entière du corps humain (sept planches). Paris, 1775, in-fol. — XII. Anatomis des parties de la génération de rhamme et de la femme, avec ce qui concerne la grossesse, Vaecouchement et l'angéiologie du fœtus. Paris, 1778, in-fol.; 2* édition, augmentée de la Coupe de la symphyse du pubis et de la detrription des parties susceptiblet d'être intérestéet dans cette opération (huit planches). Paris, 1785, in-fol. — Xlll. Hermaphrodite. Dissertation au tujet de la fameuse hermaphrodite qui a paru aux yeux du public, depuis environ trois siècles, faite par le «ieur Mertrud, chirurgien ordinaire du Roi, juré à Saint-Côine, de son AcadiMuie, et démonstrateur en anatomie et chirurgie, au jardin du Roi, laquelle a éié peinte et gravée par le sieur Gauihier« graveur pensionné du Roi. Paris, in-fol. — Wi.Operation de la symphyse dans les accouchements impossibles, avec Vanatomie des parties expoiées dans cette oprratian, et qu'il eU essentiel de ménager. Paris, petit in-fol. Ces deux derniers articles sont sans doute des nouvelles éditions ou tirages à part, extraits des précédents. A. D.
Gmathicr d'A^oty (ârkaud-Éloy). Naturaliste français, fils du précédent, succéda à .«on père dans ses procédés et ses entreprises. Diaprés la biogmphie Didot, il serait mort en 1771, bien avant sou père.
On cite de lui :
l. Observations périodiques sur Vhistoire naturelle, la physique et les arts, avec des planches en couleurs naturelles, Paris, 1771, in-4, continué après la mort de l'auteur par l'abbé Ilozier. Les planches ont été publiées séparément, Paris, 1775, in-4. — II. Cours complet danatomie, expliqué par Jadelot. Nancy, 1773, in-fol., avec 15 planches en couleurs. L. Hr.
«AUTIER (Henri). Né à Nîmes le 21 août 1G60, mort à Paris le 27 septembre 1757, étudia d*abord la médecine, qu*il abandonna ensuite pour les mathématiques, et devint successivement ingénieur de la marine et inspecteur général des ponts et chaussées à Paris. Né protestant, il se convertit en 1689 au catholicisme. On connaît de lui :
I. Dissert, sur les eaux minérales de Bourbonne-les-Baint, où il est démontré, par une expérience, que la chaleur de ces eaux ne provient que d'un ferment. Troyes, 1710, in-8*. ^~ n. iVofcv. conject. physiques concernant la disposition de tous les corps animés. Meaux. 1721, in-8'. — 111. Nouv. conject, sur l'origine de la pette, etc. Meaux, 1721, in-8«. — IV. Biblio^ thèque des philosophes et des savants. Paris, 1723-1734, 3 vol. in-8*. A. D.
«AUTIEBI (Giuseppe). Médecin et naturaliste italien distingué, né à Novare (Piémont), le 5 juillet 1769, mort dans cette ville, le 23 février 1835. Après avoir fait ses premières études à Monza, il étudia la médecine au collège Caccia» à Pavie, durant six années. En 1791, il lut reçu docteur en philosophie et en médecine par TUniversité de Pavie, et le grade lui fut confirmé deux mois après par l'Université de Turin. Élève de Pierre Franck, il suivit le conseil que lui avait donné son maître d*entreprendre un voyage en Allemagne pour compléter son instruction. En 1792, il parcourut le Tyrol, la Carintbie et la Styrie, y étudia le goitre et le crétinisme et détermina une méthode de traitement de ces maladies; il publia ses recherches sur ce sujet Tannée suivante à Vienne. Après un séjour assez long dans cette capitale, il alla visiter la Hongrie et F.e distingua en 1795, pendant une épidémie contagieuse qui avait éclaté dans