GAUTHIER
$ur Fr. Bayie. Ibid., 1860, p. 3. — XXTX. Articles dans le Journal de méâ, de TouUmte, dont Goussail fut le rédacteur-gérant de 1842 à 1866. — XXX. Articles publiés dans les Arch. g/n. deméd.^ la Gaz. hebd., etc. I L. Ilir.
CSAITTEROM (Antoine). Médecin français distingué, né à Montpellier, le 2 octobre i6tî0, était le fils d'un ancien directeur de la Monnaie d*Aix. De religion prolestante, il fît ses humanités sous la direction d'un ministre appartenant à ce culte, homme fort savant et habile dans les langues. A dix-sept ans, il avait fait sa philosophie. Gauteron suivit ensuite à Montpellier les leçons de Sylvain Régis, le célèbre disciple de Descartes, étudia la médecine et peu après fut reçu badielier. Après avoir, sur le conseil de son maître, pratiqué la médecine pendant quelque temps à Nîmes, il revint prendre le diplôme de docteur à Montpellier, à r&ge de vingt et un ans. Il institua peu après des cours particuliers d*anatomie et d'institutions de médecine, et dans un laboratoire spécial qu'il avait lait construire répétait les principales expériences chimiques et en faisait de nouvelles. En même temps, il pratiquait la médecine, en évitant autant que possible la polypharmacie alors de mode.
£d 1697, une chaira de professeur à la Faculté de médecine de Montpellier étant vacante, Gauteron se mit sur les rangs et la disputa avec beaucoup de distinction ; malheureusement il tomba malade avant la terminaison du concours, et Tun des concurrents, profitant de cette circonstance, obtint la chaire qui devait revenir à notre savant médecin, selon de Plantade.
En 1706, Louis XIV assigna à Gauteron la place de chimiste à la Société royale des sciences de Montpellier et le nomma en même temps secrétaire perpétuel de cette savante compagnie. II s*est acquitté avec honneur de son rôle d'historiographe et a prononcé les éloges d'un grand nombre de ses collègues.
Gauteron mourut à Montpellier, le 12 juillet 1737, d une colique néphrétique très-violente. Il avait eu la faiblesse de se faire catholique, et c*est probablement à cette conversion qu'était due la faveur dont il jouit à la cour du grand roi. De Plantade, mathématicien estimé et secrétaire perpétuel de la Société royale de Montpellier après lui, a prononcé son éloge, qu'on trouve dans les Éloges des académiciens de Montpellier (Paris, 1811, in-8°).
On a de Gauteron :
I. Qutr9ti<meM medico-ckijmico-praclicœduodecim.Honi^eli}, 1697, in- 4». Ce sont les thèses soutenues par Gauteron au concours pour la chaire de 1097. — II. Éloge$ liialoriquei de Ricome, d'icher, de Pierre Magnol, de V abbé de Lacan, de Gondange, de Legoux, de la Berrhi^re^ de Lamoignon de Uatville, de» deux Nissole, du marquis de Caslries, de Chirac, de Rivière, In Mémoires de la Soc, des se, de Montpellier. Rec. par Desgeneltes dans les Eloges d, Acad, de Montp. Paris, 1811, in-8«. — III. Observations et Expériences faites par lui sur révaporilion de la place, et insérées dans les Mémoires de VAcad. des se. de Paris, pour 1709. — IV. Problème d'optique, oh Von examine si la sensation de la vue se fait sur la rétine eu sur la choroïde, etc. In Mémoires de la Soc. des sciences de Montpellier, t. I.