‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 4)Chapitre 18 sur 51 · GEAI · texte numérisé non relu

GEAI

BnuMBAFinK. ^ FiLBOL. Eaux minéraUê det Pyrénées, Paris, 1853. — Hknrt (Ossian). Ue teau minérale ttdfureuse de Gasost, «on analyse. In Journal de pharmacie et de chimie, 3* série, t. XIXII, septembre 1857. — Vbrdo. Eaux minérales des Pyrénées. Paris, 1858. ^- DvfLASi. Rapport du Conseil départemental d^ hygiène et de salubrité au préfet des Hautes^ Pyrénées f êur V efficacité des eaux sulfureuses et en particulier de celles de Gazost dans la pellagre. Tarbes, 1858. A. R.

CEtCB (Francis). Médecin anglais de mérite, né en 1724, mort en 1798 , fut successivement membre de la Société royale, puis chirurgien et enûn médecin en chef de Thôpital royal de Plymouth. On a de lui :

I. Médical and Chirurgical Observqtions on Inflammations of the Eyes, on the Venerea l Di*ease, on Uleers and Gunshot Wounds, London, 1766, 1768, in- 8*. — IL Some Observations on Dr, Baker*s Essayon the Endemial Colic ofDevonshire,., London^ 1767, in-8«.

III. Reply to Dr. Saunders Pamphlet Relative to the Dispute concerning the Devonsh ire Eyder, London, 1769, in-8«. — IV. Some Observations on the Présent Epidémie Dysrnlery. London, 1781, in-8*. — V. Case ofa Man who had Six Stones taken oui of the Gall-Bladd er. Iii Philos. Transact,, 1763, p. 231. — VL Case of a Man wounded in the Left Eye wUh a Small Sword. Ibid., 1763, p. 234. L. IIh.

<SBA.I. Le Geai {Garrulus glandarius V. ex L.) est un oiseau de taille moyenne que Ton rencontre fréquemment dans les forêts, principalement dans les forêts de chênes, et qui se nourrit presque exclusivement de graines et de fruits. A Fâge adulte et dans la saison des amours il porte une livrée fort élevante : son front et le dessus de sa tête sont d*un blanc grisâtre ou bleuâtre rayé de noir; son cou, son dos et les parties inférieures de son corps d*un roux vineux, ses ailes noirâtres, recouvertes à la base par des plumes ornées de i-aies transversales d*un bleu vif, ses tectrices caudales d*un blanc pur, les pennes de sa queue d'un gris cendré à la base, d*un noir mat à Textrémité, ses yeux d'un gris bleuâtre, ses pattes d*un brun livide, ses mindibules d*un noir terne. Le mâle et la femelle parvenus à leur complet développement ne diffèrent pas sensiblement Tun de Tautre sous le rapport du plumage, et les jeunes avant la mue portent déjà une livrée analogue à celles des adultes, mais un peu moins brillante. On constate du reste dans cette espèce, comme chez tous les Corvidés, certaines variations de teintes, et parfois même un albinisme complet.

Répandu sur la plus grande partie de TEurope, le Geai se trouve en toutes saisons dans notre pays : au printemps il établit sur les arbres et quelquefois même sur les buissons un nid hémisphérique, formé de brindilles et de racines grossièrement entrelacées. La femelle y dépose de quatre à sept œufs, tantôt d'un brun roussâtre presque uniforme, tantôt d*un gris olivâtre maculé de rou\. Quand les petits ont quitté le nid, les Geais gagnent ordinairement la lisière des boisy ou les vergers environnants, qui leur fournissent des graines et des traits en abondance. On les voit alors sautant de branche en branche, et se dispatant à grands cris les glands et les baies sauvages. Ces oiseaux sont doués d'ane voix très-désagréable, aiguë et discordante : ils imitent tour à tour le grincement d*une poulie mal graissée, le chant du coq, le miaulement du chat, le hennissement du poulain.

Le Geai jouit d*une mauvaise réputation qui parait du reste assez méritée : il pille les nids des petits passereaux et brise leurs œufs, il achève à coups de bec les oiseaux blessés et il joue aux chasseurs le mauvais tour de donner pa r s^eâ cris Téveil au gibier à plume. En captivité il se montre d'un caractère îi-ascible et fait très-mauvais ménage avec les oiseaux qu*on lui donne pour compagnons

192 GËAI.

Par une singularité assez difficile à justifier, les naturalistes modernes ont

transporté le nom de Graculus par lequel les anciens désignaient le Geai Tulgaire

à un tout autre oiseau, au Cormoran, et ils ont donné au Geai d'Europe et aux

espèces voisines le nom générique de Garrtdus^ qui fait allusion aux habitudes

bruyantes de ces volatiles. Le genre Garrulus, qui a pour type le Gamdus

glandarius de Vieillot ou Corvus glandarius de Linné, est encore représenté

dans TEurope méridionale et orientale par une autre espèce, le Geai de Krynick

{Garrulus Krynicki Kaln.). Ce dernier se trouve dans le Caucase et en Crimée:

il diffère principalement de notre Geai par sa tète fortement nuancée de noir et

par les deux grandes moustaches noii*es qui ornent les côtés de sa gorge. D'autres

espèces, au nombre de 10 ou i 2, qui habitent le sud de l'Asie, Tiie de For-

mose, la Chine et le Japon, se distinguent les unes des autres par la coloratioa

de leurs ailes et de leurs plumes frontales et par les proportions des diverses

parties de leur corps. Tous ces Geais oflrent cependant une certaine somme de

caractères communs : leur bec est toujours assez épais, courbé brusquement

et légèrement denté à la pointe et tranchant sur les bords ; leurs narines sont

ovales, abritées sous des plumes effilées, sétiformes ; leurs ailes sont de longueur

médiocre et de forme arrondie ; leur queue est coupée presque carrément à

Fextrémité, leurs tarses sont robustes, à peu près égaux en longueur au doigt

médian, leurs ongles faiblement recourbés, et les plumes de leur front et de leur

vertex s'allongent en une sorte de huppe qui peut se redresser sous l'empire de

la passion. Cette disposition particulière des plumes frontales, jointe à la forme

du bec et à la coloration du plumage, permet de différencier le genre Geai ou

Garrulus du genre Corbeau {CorvtLs).

Pour MM. Deglaud et Gerfe les Geais constituent avec les Mésangeais (PerifOrei/«Bp.) et les Pics (Pica Briss.) la sous-famille des Garru/ieiw (Garru/iW) dans la famille des Corvidés (Corvidœ), qui appartient elle-même au groupe des Passereaux déodactyles cultrirostres {voy. les mots Oiseaux et Passereaux). Le> Mésangeais, qui sont représentés en Europe par une espèce (Perisoreus infamUn L.), et les Pies, qui ont pour type la Pie vulgaire (Pica caudataL.)^ ontenelïel le plumage moins uniforme, moins sombre que les Corbeaux, et se rapprochent un peu des Geais par leur bec plus court que la tète et leur régime presque exclusivement granivore et frugivore. Cette sous-faniille ou tribu des Garruliens correspond à une partie de la sous-famille des Corvinœ de H. R. B. Sharpe, groupe qui dépend de la famille des CorvidaSj de la section des Caliomorphœ et de Tordre des Passeriformes (voy. le mot Oiseaux) et qui ne comprend pas moins de 39 genres. Parmi ceux-ci figure le genre Cyanogart^lus (Bp.) ou Cyanocitla (Strickl.), établi en faveur de certains Geais de l'Amérique du Nord qui ont à peu près les mêmes mœurs que les nôtres, mais qui portent une livrettoute différente. Le bleu est en effet la couleur dominante de leur plumage : aussi désigne-ton ordinairement sous le nom de Geai bleu Tcspèce {Corvui cristatus L., Cyanocitta ou Cyanogamdus cristatus Bp.) qui est répandue sur une grande partie du Canada et des États-Unis et qui se trouve figurée dans les ouvrages de Buffon, de Levaillant, de Wilson et d'Audubon. E. Oustalet.

BiiLioGRApHiB. — LiRTVK. Sytlcma nn/t/ror, 1755 et 1766, t I, p. 156. — Bbisso!!. Ornithologie^ ITIVO, t. If, p. 46. — BtTFOx. PL Enl., 421 et 529. — Levaillant. Oinaux de Parada, u*A\. — Vieillot. Nouu. dicL d'hiêt. nai., 1817, t. XII, p. 471. — Auduboit. Omilh. btoçr.^ t. II, p. 11, et B. Amer,, pi. 611. — Gould. B. Eur., pi. 214. — DECLA!n) et GEtrt. Ornitk, europ,, 18G7, 2*édit., 1. 1, p. 214. — Dresser. B. Eur,, part. XVI. — Shâafb. Cal. B. BriU Hu8.^ 1877, t. III, p. 6 et suiv. K. 0.

GEBAUER (Les deux). 1U3

CÉAIVT. CSÉA.NTISME. Ua géaut (ea grec, rîya;; en latin, Gigas; en italien et en espagnol, Gigante; en anglais, Giant; en allemand, Riese; en langue néerlandaise, Reus) est un être qui, exempt d*ailleurs de toute défectuosité dans les caractères essentiels de Torganisation, dépasse notablement par la taille les autres êtres delà même espèce, parvenus à lage adulte. Le géant, ainsi déQni, et dont on peut dire qu*il est peut-être un peu imaginaire, doit se montrer tel que rhurnionie déstructure de ses divers organes soit manifestement normale malgré le développement excessif de la taille. La vigueur physique et la rédistance aux causes de destruclion doivent aussi être proportionnées à ce développement inusité, la puissance génératrice étant, du reste, au moins égale à celle des adultes de la même espèce.

Les êtres auxquels un développement précoce a donné, dès le jeune ù^e, des proportions d*adulte, mais qui, d'ailleurs, ne les ont jamais dépassées, constituent seulement des exemples de géantisme ' passager.

Quant à ceux, comme certains végétaux qui, servis par des cil-constances exceptionnellement favorables, ont survécu un grand nombre d'années à leurs contemporains et ont eu ainsi le temps d'acquérir des proportions supérieures à celles de Tâ^c réputé adulte, ce ne sont pas, à vrai dire, des géants, mais seulement ds.*s êtres très-vieux ou des pseudo géants par excès d'âge. 0. L.

BisuocRip.iiE. — Gboffrot SAirtr-HiuiRC (lâ ). Traité de tératologie^ t. I, p. IGG ; Paris, 1833. — A. MoQu»-TA.MM)a. Éléments de tératologie végétale, p. 87 et suiv. ; Païus, 1841.

€SËA9TRE. Établi par Micheli sous le nom de Geaster et appelé ensuite Geattrum par Pcrsoon, ce genre de Cliampignons-Gastéromycètos appartient à la famille des Lycoperdacées et à la tribu des Géastrées. Le principal caractère des espèces qui le composent réside dans le përidium, qui est formé de deux enveloppes concentriques. Tune extérieure, épaisse et coriace, se divisant du sommet à la base en plusieurs lanières rayonnantes et étalées, Tautre intérieure, entourant la masse sporitcre (yleba) et s*ouvrant à la maturité par une fente irrcgulière.

Le G. hygrometricus Pers., qui en constitue le type, est d*abord assez profondément enfoncé en terre, mais les six ou huit lanières de son péridiuni externe, en s*enroulant sur elles-mêmes de dedans en dehors pendant les temps secs, le soulèvent peu à peu jusqu*à ce qu*il soit arrivé au niveau du sol ; c*est alors que le péridium interne se déchire irrégulièrement à son sommet pour laisser échapper les spores sous forme d'une poussière brune très-inflammable. Cette espèce se rencontre en automne, sur la terre, dans les bois sablonneux ; c'est le Lyçoperdon stellatum de Bulliard (Champ.j tab. 258, fig. A-D.) et la Ve$$e de loup éloilée ou Étoile de terre de Paulet {Champ. , II, p. 447, pi. 202, ûg. i). Ed. Lefevrk.

CSEBAVER (Les dkox).

CScbaaer (CnRisTiAN-SAMUEL). M'5decin allemand, né à Goldberg, en Silésie, le 1^' novembre 1716, était ûls d*un médecin. Il étudia l'art de guérir à Halle, sous Schulz, Ilofmann et Juncker, et obtint le grade de docteur en 1759, sous la présidence de Michel Alberti. De retour dans sa patrie, il fut nommé médecin

fl Uaerûêomie (Malacame); Macroiomatie (Breschet); Gigantiime, de quelques auteurs. oicr. ne. 4* fl. VU. 13

l^i 6É6ER.

pensionné à Liegnitz, puis en i743 alla occuper une chaire à rUniversilé d*ErIangen. En 1745, le margrave lui conféra le titre de conseiller, et en i 746 la Faculté de philosophie lui accorda le diplôme de maître es arts. Il passa en 1749 à Bayreutli, où il remplit les fonctions de médecin particulier du prince, et mourut dans cette ville le 18 septembre 1764, laissant :

I. Diss. de puerperio mullarutn morborum êtepiut tnitio opportuuo. Ilalae, 1739, in-4*. — II. Progr, œdU.ttUo lapidari exaratum, Erlangao, 1744, in-îbl. — 111. Progr. de curaiione nonnullorum morborum per causas, Erlangsc, 1744, in-4*. — IV. Diss. de paroiijsmo febrili. Erlangcc, 1745, in-4*. — V. Diss. de salubritate kœmorrhagiœ uleri, Erlinga*. 1746, in-4». — VI. Diss. de spasme fixa Paracelsi. Erlangae, 1746, in-4». — VII. Kun^r Vnterrichl von dem nûtzlichen und rechien Gebrauch seiner baUamiachen Pitlen, nebti einer bcsonderen und uôthigen Abhandlung von den Frauemimmer-Kraiihhrilen. Frankfurt u. Leipzig» 1748, in-8*. — VIII. Diss. chymico-medicade acelo. Erlanga;, 1748. in-K*. — IX. Divers articles dans GeUhrte Ameigen d'Erlangen. L. Ih.

CSebaner (Johann-Christian-Ehrenfried). Autre médecin allemand, né à Probstliayn, le 11 avril 1742, membre du collège médical et sanitaire de Glogau, médecin pensionné de la principauté de Liegnitz, a publié les opuscules suivants :

L Diss. de dosibus refractis medicamentorum. Erlangae, 17C5, in-l*. — II. Dt'itt. de en quod conjugium confert ad sanitatem hominis iam conservandam quam rcslUuendam. Liegnitz, 1766, in-4". — III. Von demgrossen Einfiuss der Religion in der Arznetgelahrheit. Liegnitz, 1772, in-4*. — IV. Von der nôthigen Sorge der Obrigkeilen fur die Oesundheit der Vnierlhanen. Liegnitz, 1773, in-4*. — V. Von dem Einfiusse einiger leideuschaflen auf das Vergnûgen und Gluck des ehelidien Lebens. Liegnitz, 1790, in-8*. L. 11h.

CSEBEL (Joseph-Bernharo-August). Médecin allemand, né le 19 mars 1772, à Reichenbach, en Silésie, fil ses études à Francfort-sur-rOder et y oblint le diplôme de docteur en 1794. Dès 1795, il exerça son art dans le cercle de Jauer, devint en 1797 médecin pensionné, en 1803, conseiller médical, puis, après avoir occupé diverses charges dans l'administration prussienne, devint directeur gouvernemental àErlangcn en 1816 et obtint sa retraite en 18:26. D se retira ensuite dans sa propriété de Peterwitz, près de Jauer. Gebel était membre de plusieurs sociétés savantes et chevalier de la Croix de fer. Nous connaissons de lui :

I . Philosophiam crilicam arti medicœ non esse inimicam. Diss, inaug. Francof. ad Viadr., 1794, in -8*. — II. Aclentt&cke, die Môglichkeit der gâmlichen Dlallern-Ausrotlung in dm Preussischen Siaaten betreffend. Breslau, 1802, gr. in-8<*. — III. Bruchslûckr iMr ansieckende Kranhheiten und das gelbe Fieber. Berlin, 1804, pet. in-8*. — IV. Aphcr urnes ûber die Brechruhr. Liegnitz, 1831, gr. in-8*. — V. fîeber Théorie und Praxis. FÀne \\rlesung, Breslau, 1834, gr. in-8*. — VI. Der Sieg der Wahrheit und des Dechts oder vie a mir wegen der Homôopathie ergangen. Leipzig, 1837, gr. in-8*. — VII. Nombrrtix aiticles dans Hiifeland*s Journal^ Loder'ê Journal, Horn's Arckiv, etc. L. Uk.

GÉBER. Abou-Moussà (ou Abdallah) Djaber ben iuïàn, surnommé ei Tarsoussy, EL Thoust, KL KouFY, pour être né à Tarse ou à Thous et avoir liabilé Koufa, gcncralemcnt connu sous le nom de Géber, est le plus grand nom de ralchimie; s'il ne la créa pas, il la cultiva avec une telle supériorité qu*il en esi resté le représentant et Toracle.

On s*est mépris sur les origines de Talchimie et sur les prédécesseurs d^ Géber, pour avoir négligé de consulter les sources arabes.

L'Egypte nous paraît avoir été le berceau de Talchimie. C'est là que l'on connut le plus anciennement le travail des métaux, c'est là que convcrgeut toutt's

6ËBER. 195

les traditions, et, si chacune d'elles en particulier paraît manquer d'autorité, leur ensemble, du moins, commande rallention ; si quelques noms rappellent Byzaucc, il nous est difficile de les admettre sans attaches avec l'école d'Alexandrie, qui fut jusqu'au septième siècle de notre ère le grand centre de la culture intellectuelle. C'est en Égjptc que nous voyons l'alchimie prendre décidément corps dans la personne de Khaled ben lézid, vers la fm du septième siècle.

Il y a lieu de s'étonner que tous les historiens de l'alchimie, depuis Salmon et Lenglel-Dufresnoi jusqu'à MM. Ghevreul, Hœfer et Figuier, se soient mépris à l'endroit de Khaled ou Calid. Dans les noms altérés des traductions latines, rien de plus facile cependant que de reconnaître Khaled ben lézid ben Moawiah ben Abi Soûan, l'auteur du Liber secretorum et du Liber Irium verborum. Sa généalogie sufiisait pour en faire le précurseur et non pas l'un des successeurs de Céber. Au nom de Khaled vient s'ajouter celui de son maître Morien.

L'auteur du Fihrist, le plus ancien écrivain qui nous parle de Klialed, et qui vécut deux siècles seulement après lui, nous apprend qu'il fut le premier pour qui l'on traduisit des ouvrages de médecine, d'astronomie et d'alchimie, et que ces traductions, faites sur le grec, furent l'œuvre* d'Etienne l'ancien (Kilàb al Fihrisi, édile par Fluegel, Leipzig, p. 244 et 554, i871 ; et Uadji-Khalfa, édité par le même, n« 4582). Ce furent, disent ces auteurs, les premières traductions qui se Grent dans l'Islam. Khaled mourut en 704.

L'histoire de Khaled jetle un nouveau jour sur la personne de Géber. Les traductions commandées par Khaled expliquent les vastes connaissances et les travaux encyclopédiques de Géber, travaux qui ne nous sont révélés que par les Arabes, travaux que l'on soupçonnait seulement sur le terrain de l'alchimie, où il nous déclare avoir consulté ses devanciers. La science grecque avait déjà livré une partie de ses richesses aux Arabes, avant de les livrer tout entières sous l'impulsion des Abbassides.

Géber naquit probablement au commencement du huitième siècle de notre ère, et non dans le neuvième, comme le dit M. Chevreul, sa mort étant fixée par Iladji Khalfa à l'année 776. 11 naquit soit à Tharse, soit à Tous, et vécut à Coufa, s'il faut s'en rapporter tant à ses surnoms qu'aux dires du Fihrist, d'après lequel Géber semblerait être né à Coufa. Nous lui connaisons un maître dans la personne de rimani Djafar essadik, dont il parle souvent dans ses écrits (ceux du moins qui nous sont restés en langue arabe), et qui, à côté de ses rêveries superstitieuses, cultivait aussi l'alchimie. On a voulu voir à tort dans ce Djafar un des Barméci des, range aussi parmi les adeptes, et auquel Géber a dédié quelques-uns de ses ouvrages.

L'alchimie ne fut pas la seule occupation de Géber. Ses écrits embrassent tout ce qui était alors compris sous le nom de philosophie. Le nombre en est trèsgrand. Le FUiriêl a laissé les noms de plusieurs centaines d'entre eux, et il parle de cinq cents autres. Il est vrai qu'un bon nombre de ces écrits durent être de courte opuscules, ou même de simples chapitres réunis sous un titre commun. Deux faits nous autorisent à le penser. Dans le manuscrit n? 7156 du fonds latin de la Bibliothèque nationale, qui est un recueil d'ouvrages hermétiques, nous trouvons au folio 66 un ouvrage sous ce titre : Liber de septuaginta libris de lapi/le aniniali, traduit par Gérard de Crémone; les 70 livres sont tellement courts que le dernier unit au folio 83. Autre exemple : len» 1080 du supplément arabe de la même bibliothèque contient en 165 feuilles une vingtaine d'ouvrages de Géber, chacun ayant son titre spécial.

196 GÉBER.

Géber écrivit cependant quelques ouvrages de longue haleine. Le plus important de tous, où il a renfermé les principes de sa doctrine et qui le présente sous un jour avantageux, est la « Somme de perfection, Summa perfeclionis magiiteriL » La Somme, dit M. Chevreul, que Ton a toujours considérée comme le meilleur ouvrage de Géber, est de tous les écrits alchimiques le plus sobre d'idées vagues et le plus riche de faits. » Et ailleurs : « Géber compos.! quatre ouvrages remarquables par le grand nombre de faits qu'ils contiennent; la manière dont il envisage la transmutation des métaux n'avait rien d'invraisemblable à une époque où la méthode expérimentale n'existait p;is » (Journal des savants, septembre, 1849).

D*autre part, nous lisons dans M. Figuier : « Des le huitième siècle, Géber mettait en pratique les règles de l'école expérimentale. Les ouvrages de Géber, la Somme de perfection^ le Traité des fourneaux ^ renferment la description de procédés et d'opérations en tout conformes aux moyens dont nous faisons usage aujourd'hui pour les recherches chimiques » (L Alchimie et les alchimistes).

La vérité nous parait existçr entre ces deux extrêmes. Ccrtiinement Géber fut un observateur et un expérimentateur, ihais les travaux auxquels il consacra toute son existence n'aboutirent pas à le faire rompre avec les théories de ses devanciers, déjà nettement formulées dans les écrits de son précurseur Khaled ben lézid, fait méconnu par M. Figuier. Gomme ses devanciers, Géber rêva la découverte de la pierre philosophale, cet élixir, celte poudre de projection, ce ferment dont le mélange avec les métaux inférieurs devait les faire passera uii état supérieur, à l'état d'or^

Après la Somme il faut citer encore la Recherche du Magistère, Liber investigationis Magisterii, et le Livre des fourneaux, Liber fomacum.

Les manuscrits arabes de Géber sont assez rares. Paris et Oxford en ont deui ou trois, Leyde en a quatre.

Los traductions latines sont plus communes. Dans le fonds latin des manuscrits de Paris nous citerons les n- 6154, 6679, 7156, 7158, 7160, 7178, recueils qui renferment tous des écrits de Géber.

Géber fut imprimé de bonne heure. Brunet cite une édition de 1475. Nou> citerons ensuite celles de Home, vers 1513, de Strasbourg, 1529, de Nuremberg, 1541, Dantzig, 1682. Signalons la jolie édition publiée par G. Horn, à Leyde, petitiiHl2.

Géber figure de droit dans le Theatrumchemicum de Zctzner, (}ans la BibUotheca chemica de Manget, et dans la Bibliothèque des philosophes chimiques de Salmon. C'est dans ce dernier ouvrage que l'on peut le plus facilement étudier Géber, non-seulement parce qu'il est en français, mais parce que Salmon a eu ta bonne idée de donner un résumé substantiel et méthodique de la Somme.

f^ota. Presque tous les écrivains qui se sont occupés de Géber l'ont confondu avec un homonyme espagnol du douzième siècle, Djaber ben Aflah, dont les ouvrages de mathématiques et d'astronomie ont été traduits en latin. On ^

* Kous croyons devoir relever ici un passaf^e de la traduction des Prolégomènes d'Ebo Kbaldoun, Notices et extraits des manuscrits, tome XXI: a Celte science [ralchimie] a pour ohjel la substance qui s'emploie dans un procédé artificiel pour amecier à la perfection l'or ei l'argent, t II faliait traduire : « C'est une science qui a pour objet la substance au moyen de laquelle et par un procë<ié artificiel on fait arriver (un corpi') & l'état d'or et d'argent.» Iclle est à peu près la définition de U. Clievreul. c La nature, dit Salmon, en produisant les métaux, n'a pas pour but de produire du plomb, du fer, etc., mais de faire de Tor: elle veut toujours donner le dernier degré de perlection à ses ouvrages. »

GÉCÂRCIN. 497

iDiprimc celui-ci : Gebri filii Affla hispaîensis de aslronomîa iibri IX, m quibui Ptolemeum emendaviL Norimbergae, i 535. Deinmbre, dans son Astronomie du moyen âge^ en donne l'analyse dëtaillée. Ouvrages à consulter :

le Fihritt, édile par Fluepel. — Badji Khalfa, texfe et traduction latine, par le même. — Ebn Khoilican, texte ei traduction anglaise, par M. De Slane. — Casiri, ou mieux le Manv' scrit du KUab elhokama. — Salmoh, Bibliothèque des philonophen chimiquet, — Manget, D<« hliotheca chemica. — LAKCLCT-nurnEsivoi, Philoitnphie hermétique. — llŒrER, Hintoire de ta chimie. — Coctrcfi., Journal des navanlt, 1819, 1867 et 1868. — Figdieh, VAldûmie et la Aickimisleê. — L. Leclerc, Hiâtoire de la médecine arabe. L. L.

(Les deox).

Cebbard (Jacob-Ludivig). Mëdecin allemand, ne à Maricnborn, dans la Vetléravieje 22 août i 752, étudia la chirurgie à Herrnhut, à Zurich et à Dresde, puis en i779 prit la direction d*uiie officine pharmaceutique à Ebersdorf, dans 1 e Voigtland. Iloçu docteur en médecine et en chiinirgie à Icna, en 1781, il rcTÎnt a Ebersdoif et y pratiqua l'art de guérir jusqu'à sa mort arrivée le 1 7 décembre 1 793. On a de lui :

1. DitM. inaug. tist. hittoriam oêteotlealomatis maxillœ féliciter curati. Jense, 1781, in-4». — II. Altgetneine Gesundheitsregeln, eine Wochenschrift au f dan Jahr 1790. Lobenfteina. I.eiptifr, 1790, in-8* (sorte de journal d hygiène populaire). Callifcn, contrairement à Meuscl, attribue ce journal à Gcbhard (Johann-Chrij^topli), reçu docteur à Uarbourg en 1786 el exerçant son art à Lobcnstein. — III. Von dem Gebrauche der Spaninchen Fliegen oder Biasen/ffloMler. Leipzig, 1793, in-8». — IV. Quelques articles dans la feuille d'annoncrs de Lobenstein. L. IIh.

CSebbard OU €Sebbart (Franz). D'abord médecin à Vienne, puis professeur d*anatomie et d'accouchements à Fribourg, dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, passé sous silence, dit Dezeimcris, par tous les biographes, mérite cependant d être mentionné comme Tauteur d un opuscule intéi*essant sur les exostoses syphilitiques. Ni Girtanner, ni Lefébure de Saint-ll défont, ne Tout connu.

I. Adtertaria medica. Cum tabula scnea. Basilcœ, 1777, in-8*. (Outre le mémoire sur Vexoitone eyphilitique, ce recueil contient un cas de hernie formée par un appendice de l'intestin et un cas de rein imique observé sur une petite fille d'un an.) — lliie traduction : VooLOS!(e : Veber die Itandelnde und die beobachtemle Arzneiwissenêchafl. Aus dem Frnns. Vficn, 1798, in-8\ L. Hn.

GÉCABCI!V {Gecarcinus Leach). Genre de Crustacés Décapodes, du groupe des firachyuresy qui faisaient autrefois partie du grand genre Cancer de Linné.

Les Gécarcins .sont remarquables par leur carapace ovalaire, arrondie sur les bords et fortement bombée de chaque côté en avant par suite du grand développement que présentent les cavités branchiales. Les antennes externes, très-rudimentaireSy sont entièrement recouvertes par le front; les pattes-mâchoires externes. très-larges et très-écartées l'une de l'autre à la base, ont leurs deuxième et troisième articles subégaux, comprimés et comme foliacés. Enfm, les pattes ambulatoires, très-robustes, sont terminées par des tarses bien développés, et pourvues de crêtes fortement dentelées.

Ces Ciustacés, que Ton désigne plus spécialement sous le nom de Crabes ierrestreSf habitent les régions tropicales de l'Amérique ; ils sont nocturnes et se rencontrent surtout dans les terrains bas et marécageux qui avoisinent la mer. Vers le mois de mai, au moment de la saison des pluies, ils se rendent en troupes nombreuses vers la mer pour y déposer leurs œufs. Malgré la capacité

198 GECKO.

de leurs cavités respiratoires, les brancliies n'occupent qu'une place très-restreinte ; toute la portion supérieure de ces cavitës reste vide et il existe à leur partie inférieure un sillon large et profond, sorte d*auge, qui longe la base des pyramides branchiales. L'existence de cette espèce d'auge a fait croire pendant longtemps que les Gécarcins y conservaient i'eau nécessaire pour maintenir les branchies dans un état d'humidité constante. Mais il résulte d'observations récentes faites par M. Jobert que les cavités branchiales sont toujours dépourvues d'eau et que l'air qui y est renfermé est continuellement et régulièrement renouvelé par de véritables mouvements d'inspiration et d'expiration. L'appareil branchial joue ainsi le rôle d'un véritable poumon et le liquide sanguin retourne au cœur sans passer par les branchies par suite de l'existence,, dans les parois des chambres respiratoires, d'un double système de vaisseaux communiquant entre eux par l'intermédiaire d'un réseau très-riche de vaisseaux capillaires.

L'espèce principale, G. ruricola Latr., qui se rencontre surtout aux Autilles oCi on l'appelle vulgairement TourlouroUy Crabe violet. Crabe peinte est Ggurée dans le Règne animal de Guvier (Atlas ^ pi. 21) et dans les Annales des sciences naturelles j 3* série, t. XX (1855), pi. 8, ù^. 1. C'est le Black or mountain Crab de Brown (Hist» ofjamaïca) et le Cancer ruricola de Linné (Syst. nat., éd. XII [1767], t. 1, p. 2040). Sa carapace d'un rouge de sang plus ou moins vif, parfois ticlietée de jaune, présente sur le dos une impression en forme de R très-marquée.

La chair des Gécarcins est très-estimée et constitue, à certaines époques de l'année, une grande partie de la nourriture des indigènes ; cependant plusieurs voyagcui*s assurent qu'elle a occasionné parfois des accidents graves.

Ed. Lefèvre.

GECKO. Parmi les Sauriens (voy. ce mot), il en est qui s'ébattent en pleine lumière et se chauffent voluptueusement aux rayons du soleil ; il en est d'autres, au contraire, qui attendent le soir pour sortir de leurs retraites et qui pour* suivent leur proie dans les ténèbres. Dans la première catégorie se rangent le> Lézards, les Scinques et les Iguanes (voy. ces mots), dans la seconde, les Geckos ou Tarentes, dont nous allons dire quelques mots.

Les anciens ne connaissaient sans doute que les Geckos qui vivent dans les contrées baignées par la Méditerranée; mais depuis le moyen âge, grâce aux explorations entreprises dans les pays lointains, beaucoup de formes nouvelles ont été découvertes, et l'on voit aujourd'hui que les Geckos sont répandus sur une grande partie de la surface du globe, et qu'ils constituent dans l'ordre dc^ Sauriens une famille bien distincte à laquelle MM. Duméril et Bibron ont proposé d'appliquer le nom de Geckotiens, ou celui d'Ascalabotes. Le même groupe avait été précédemment appelé Gekkones parGmelin, Stelliones par Schneider, Ger> koules par Oppel, Ascalabotes par Menem, Ascalaboloïdes par Fitzinger, Grrkoiides par Gray, Geckotiens par Guvier, Ascalabotées par Schreiber. Il est assez dillGcile de faire un choix entre ces différentes appellations : toutefois, celle dt^^ Geckotiens nous semble devoir être définitivement rejetée, car elle ne possède pas la* désinence généralement employée en zoologie pour les noms de famille, et celle de Stellioniens (Stelliones) olTre l'inconvénient grave de prêter à la confusion, car Daudin a malheureusement transporté à une espèce d'Iguane le nom de Stellio qui, dans les écrits de Pline, désigne probablement le Gecko vulgaire

GECKO. 199

{voy, le mot Slellion). Reste donc soit le nom de Geckotidés auquel on reprochera peut-être de n*être dérivé ni du latin ni du grec, mais simplement du mot GeckOf moderne onomatopée, soit le nom d*Ascalabotidés, ayant pour étymologie Ascalaboles (so-xâ^iaSoc, cc(nea>a6el>T)};), qui se trouve dans V Histoire des animaux d*Ârislotc, et qui s'applique certainement au Gecko des murailles.

Les Gcckolidcs ou Ascalabotidés sont tous de petite taille ; ils ont la tête plate et aplatie comme celle d*un Triton ou d'une Salamandre, le corps déprimé et élargi dans sa portion médiane, le dos dépourvu de crête, la queue conique ou aplatie, presque aussi longue que le reste du corps, les pattes courtes, robustes et terminées par des doigts qui sont tous à peu près de même longueur et qui ne se trouvent jamais répartis en deux faisceaux. Ces doigts ne servent que peu ou point au toucher, mais sont admirablement conformés pour la progression le long d'une surface lisse ; leur extrémité, en eflct, qui ne porte ordinairement qu'un ongle rudimentaire à peine visible, s'élargit et s*aplatit en un disque analogue d celui qui existe au bout du doigt de la Rainette. En outre, la portion dilatée de leur face inférieure est garnie de lamelles en nombre variable qui se recouvrent comme les tuiles d'un toit et qui permettent à Tanimal d'adhérer fortement aux branches, aux rochers, aux murailles, ou même au plafond d'un appartement. Quelquefois aussi les doigis sont rattachés les uns aux autres, dans le voisinage de leur origine, par de petites membranes palmaires. Les narines ne s'ouvrent pas, comme chez les Crocodiliens, sur le dessus, mais un peu sur les cotés du museau, et les oreilles apparaissent sous forme de fentes ou de boutonnières. Les yeux sont énormes et semblent d'autant plus saillants que les paupières sont rudimentaires ; cependant il y aurait, suivant Duméril et Bibron, quelques vestiges d'une membrane nyctitante. La pupille est étroite et vertic aie, comme celle des Chats et des Oiseaux de nuit. La bouche, largement fendue, p eut rester longtemps en tr'ou verte; elle est armée de dents nombreuses, mais toutes semblables entre elles sous le rapport de la forme et des dimensions et rangées sur une seule ligne. Ces dents sont tellement serrées qu'elles se distinguent à peine les unes des autres et semblent constituer une lame dentelée continue ; quoique tranchantes, elles ne peuvent entamer que des substances peu résistantes et ne sauraient produire de dangereuses morsures. La langue n'est pas, comme celle des Crocodiliens, fixée au plancher de la bouche; elle ne se divise pas à Textrémité comme celle des Varans et ne s'allonge pas en un filament vermiforme terminé par un renflement comme celle des Caméléons ; elle est libre dans sa portion terminale qui est arrondie ou très-faiblement, et peut s'appliquer sur sa portion basilaire contre la concavité postérieure du palais, de manière à clore complètement Tentrée de l'œsophage.

La coloration des téguments est assez variable, et toujours plus vive après le changement d'épiderme : mais d'ordinaire le gris, le rougcâtre et le jaune sont les teintes dominantes. Sur la face supérieure comme sur la face inférieure du corps on dislingue un grand nombre de très-petites écailles généralement aplaties, entre lesquelles se dessinent des rangées de corpuscules ou d'écaillés épineuses, et sur la tête on observe des plaques polygonales irrégulières, parfois aussi le dessous de la queue présente une série de larges plaques. Souvent il existe sur les cuisses, au moins chez les mâles, des pores d'où découle une humeur visqueuse.

Dans la charpente osseuse il y aurait également diverses particularités à signaler, par exemple, la forme biconcave du corps des vertébrés, l'aplatisse-

SUO GECKO.

ment des coracoïdiens, Tétat incomplet du cadre orbitaire, rabscncc du plancfier de Torbite, la position très-reculée de l'articulation de la mâchoire inférieure, etc.

Pendant la journée les Geckos se tiennent tapis dans des trous d*arbres, dans des crevasses de rochers, ou même dans les recoins les plus obscurs des habitations, mais le soir venu ils se mettent en campagne et poursuivent les petits coléoptères, les mouches, les chenilles et les araignées. Grâce à la flexibilité de leur corps ils peuvent s*insinuer dans les fissures les plus étroites pour y découvrir leur proie, qu'ils avalent d'ordinaire sans la mâcher. Essaye t-on de les saisir, ils échappent à la main avec une prcstasse incroyable et filent comme Téclair le long d'une paroi verticale. Cette agilité surprenante accroît encore l'impression désagréable que produirait déjà par son seul aspect cet animai à la tête écrasée, au corps déprimé, à la peau fiasque et verruqucuse. Aussi ne faut-il pas s'étonner, si dans tous les temps et dans tous les pays les Geckos ont été pour le vulgaire des objets d'aversion. Les Hébreux qui désignaient ces animaux sous le nom à'Araka les considéraient comme impurs, et d'autres peuples leur attribuaient des propriétés malfaisantes, par exemple, celle de donner la lèpre par leur seul contact.

Quelques voyageurs anciens se sont faits, sous ce rapport, l'écho des superstitions populaires. Ainsi, Bontius rapporte que la morsure des Geckos est toujours mortelle, Ilasselquist raconte qu'il a vu au Caire trois femmes en grave danger de mort pour avoir mangé d'un fromage sur lequel un Gecko avait marché, et d'autres ne craignent pas d'afQrmer que les Javanais se servent de la salive de ces reptiles pour empoisonner leurs flèches.

Guvier, après avoir établi pour les Geckos une famille particulière, celle des GeckotienSf avait réparti ces Sauriens en huit groupes qu'il avait appelés Platydactyles^ Hcmidactyles^ ThécadactyleSj Ptyodactyles, Sphœriodactylen^ Sténodactyles y Gymnodactyles et P/i^/Zures; ces divisions, dont les noms étaient destinés à rappeler soit la conformation des doigts, soit la structure de la queue, furent adoptées primitivement par H. Duméril ; mais plus tard, dans le grand ouvi^ge qu'il publia en collaboration avec M. Bibron, le savant professeur du Muséum modifia quelque peu la distribution intérieure da la famille des Geckolieos ou Ascalabotes, et ne reconnut plus que sept genres, savoir: 1. Platydactylun^ 2. BemidactylnSj 5. PtyodactyluSj 4. Phyllodactylug, 5. Sphœriodactylus^ 6. Gymnodactylus, 7. Stenodactylus. Parmi ces genres, qui sont admis par la plupart des naturalistes modernes, il y en a trois, Ptyodactylus, Sphcmodaetylus et StenodactyluSy qui sont complètement étrangers à la faune européenne. Nos contrées sont du reste beaucoup plus pauvres en Geckos que le sud de l'Asie, l'Afrique ou l'Amérique tropicale, et en France on n'a signalé jusqu'à présent que trois espèces appartenant aux trois genres Platydactyle, Ilémydactyle et Phyllodactyle. Le Platydactyle vulgaire (P/a<^(f(zrfi//tt< muralis Dum.etBibr., Lacerta mauritanica L.), qui habite le pourtour du bassin méditerranéen, est probablement le Stellio des auteurs anciens, et certainement le Lacertns facetanus d'Aldrovande, le Lacerta tareniula de Jonstou, le Gecko muricatus de Laurenti et le Gecko des murailles de G. Cuvier et de Bory de Saint-Vincent. Dans cette espèce qui mesure de 12 à 16 centimètres de long, la tête déprimée, mais encore assez épaisse en arrière et séparée du tronc par un rétrécissement bien distinct, présente sur le vertcx de | etites plaques convexes disposées en pavés ; le corps est protégé en dessus par des tubercules ovales fortement carénés et entourés de

GEDDINGS. 201

tubercules pîus petits et de fines écailles granuleuses ; la queue est garnie, sur la (ace supérieure, d*dpines qui forment des demi-anneaux, les pal tes sont terminées par des doigts aplatis fortement à rextrémilc, les deux médians étant seuls pourvus d*un ongle, et les téguments oiTrent des teintes grises, brunâtres ou verdâtres, passant au blanchâtre sur les parties inférieures du corps et recoupées par des bandes grisâtres plus ou moins distinctes sur la région doi^sale et sur la queue. Les anciens considéraient cet animal inoITensir comme un reptile yenimcux, mais supposaient que sa morsure était plus ou moins dangereuse suivant les localités ; mortelle en Grèce, elle était, disait-on, presque inolfensive en Sicile. Le venin du Gecko était employé comme antidote du venin du Scorpion, et sa peau incinérée ou macérée dans du vinaigre constituait , suivant Pline, un remède souverain contre le lumbago.

L*Ilémidactylc verruqueux (Hemidactylus vermculatus Cuv. , Lacerta tvrcica L.) habite â peu près les mêmes régions que Tespèce précédente. Il a la tète courte, le museau obtus, le dessus de la tête légèrement convexe, le corps revêtu sur la face supérieure de tubercules comprimés, très-rapprochés les uns des autres, la queue garnie d*une rangée d*écailles, les doigts tous onguiculés et munis en dessous d*une double série de disques lentiformes. La coloration générale de rilc-midactyle varie du roussâlre maculé de brun au brun foncé presque uniforme ; toutefois les parties inférieures du corps sont constamment un peu plus claires que les parties supérieures et la tête est marquée de chaque côté, en avant de Tceil, d*une bande noire.

Une troisième espèce de Gecko, le Phyllodactyle européen (Phtjllodactylus europœu8)y signalée d*abord en Sardaigne par Gêné, a été retrouvée récemment par M. Lataste dans Tile des Pendus, près de Marseille.

E. OOSTALET.

BuLiocB APHTE. — U. Aldrovattde. Quodrup. digtf, ovip., 1630-1665, t. I, p. 654. — Jokstox. ffui, nai. Quadntp., 1657, t. I, p. 1657. — Lixké. Sysi. nai., 1766, t. I, p. /lei. — Laurekti. Synopê, Hepl., 1768, p. 44 et 58. — J. llEnvANX. Tabulœaff, animal, Strasbourg, 1783. — LAc£pêoE. UUt, nat. desQuadnip, oviparen, 1788, t. I, pi. 20 et 50. — J. G. SciixF.iDEn. Ântphibiorum physiol . specim.^ 1797, 1. 1 et II. — Isid. Grofpkoy SAixT-IIiLAine. Descript. des reptiles figurée dans le grand ouvrage sur l' Egypte, 18*28. — G. Guvibr. Le règne animal, i** édit., 1817, et 2* édit.. 1829, 1. 1. — Cii. I^. ItoxAPAnTs. Iconografia délia Fauna ilalica. Rome, 1852-41. — Duméril etBiBnon. Erpét. génér,, 1857, t. fil, p. 237 et suiv. — Fitzixger. Sysi. Hept., 1843, t. I, p. 05 et suiv. — Ecio Sciirejbbr. Ilerpetologia europœa, 1875, p. 477 et suiv. E. 0.

C3JBBBINC1S (Ely-S.). Médecin américain de mérite, d*abord chargé du cours d'analomie et de chirurgie à Charleston, puis professeur d*anatomie et de physiologie à l'Université de Maryland, à Ûallimore, fonda en octobre 1855 le Baltimore Médical and Surgical Journal^ recueil qui ne vécut que peu de mois, malgré le concours de savants médecins tels que T. R. Beck, N. Potter, N. R. Smith, etc. , puis à partir du mois d octobre 1854 rédigea le North American Archives of Medicine and Surgery. 11 publia un grand nombre d'articles estimes dans ces journaux et dans Chapmans Philad. Journal of Med. a. Phys. Sciences^ American Cyclopœdia of Pract, Med. a. Surgery^ Americ. Journ. of Med. SdencCy etc. L. Hn.

(Gargarisme de). Préparé avec 10 grammes d'essence de téréiKmtliine et 250 grammes de mucilage de gomme adragante. A été employé principalement contre la salivation mercurielle. D.

202 6EHEHA.

CSEER (Charles de). Célèbre naturaliste suédois, né à Finspang en 1720, mort à Stockholm le 8 mars i778. Il passa une partie de sa jeunesse en Hollande, d*0Li sa famille était originaire. On raconte que, dès son enfance, il prit goût à Tentomologie en observant le travail de quelques vers à soie que ses parents lui avaient donnés pour l'amuser. Ces dispositions furent encore fortifiées par ses entretiens avec le savant Musclienbroek. De Geer commença ses éludes universitaires à Utreclit, puis, arrivé à Tîkge de dix-huit ans, revînt à Upsal, université que Celsius et Linné rendaient alors l'une des plus célèbres de l'Europe. « Possesseur d'une très grande fortune, il en fit le plus noble usage, en la consacrant en partie, dans un but d'intérêt public, à la réparalioa des mines de Danmora, qui avaient élé inondées et lais^icnt sans travail im nombre considérable d'ouvriers ». Membre de l'Académie des sciences de Stockholm, il fournit à celte savante compagnie plusieurs mémoires intéressants sur divers points plus ou moins obscurs d'histoire naturelle, qui établirent sa réputation. Le roi de Suède, en récompense de ses services, l'éleva à la dignité de maréchal de la cour et le nomma commandeur de l'ordre de Wasa.

De Geer avait formé un beau cabinet d'histoire naturelle qu'il légua en mourant à l'Académie des sciences de Stockholm. Notre savant naturaliste s'était occupé principalement d'entomologie; ses travaux sur cette science lui ont valu le nom de Réaumur suédois; il a publié des détails extrêmement curieux sur les fourmis, sur diverses chenilles, sur un grand nombre de coléoptères que Réaumur avait presque entièrement négligés, sur les insectes qui déterminent la formation des galles, sur les iebneumons, etc.; mentionnons patticulièrement ses idées sur les phénomènes relatifs à la génération des pucerons découverts avant lui par Bonnet et connus aujourd'hui sous le nom de parthénogenèse et à* hyper métamorphose. Son principal ouvrage a pour litre : Mémoires pour servir à Vhistoire des Insectes (Stockholm, 1752-1778, 7 parties en 8 vol. în-4. Trad. allcm. par J.-A.-E. Gœlze. Leipzig, 1776-1782, in-4). i Ce» mémoires renferment, dit son biographe, la description de plus de 1500 espèces, et sont accompagnés d'excellentes figures. Le dernier volume n'a pnru qu'après la mort de l'auteur; il renferme la méthode de classification adoptée par de Geer, fondée sur la nature des ailes pour les insectes ailés, et pour les aptères sur la nature des métamorphoses. L'ouvrage de A.-J. Retzius (Gênera et species insectorum. Lipsiae, 1783) peut être regardé comme un supplément à celui de de Geer » (Biogr. Didot).De Geer a en outre publié un éloge de Bergmann en suédois (Stockholm, 1779, in-4). L. Un.

GEllEMA 00 GEIIMA (JoniRN-AoRAHAM von). Hédcciu polonais, fils de Jacob von Gehcma, chambellan du roi de Pologne, naquit en 1615. Il embrassa tout d'abord la carrière militaire et servit avec son régiment en Hollande. Pendant son séjour à Utrecht et à Leyde, il prit du goût pour les études scientifiques. 11 se démit de ses fonctions de capitaine et se livra à la philosophie sous Henry Duroy, à la médecine sous Cornélius Bontekoe. Reçu docteur en médecine à Leyde en 1677, il prit du service dans l'armée danoise et résida durant plusieurs années dans le Holstein. En 1083, il se fixa à Hambourg et j pratiqua Tari de guérir jusqu'en 1688, où le duc Gustave-Adolphe de llecklembourg l'appela h sa cour. En 1695, à la mort de ce prince, Gchema continua à résider à Guslrow. En 1712, il fut appelé à Neubrandenburg par la noblesse du district. Dans l'intervalle il avait rempli des fonctions officielles à plusieurs

GEHLEN. 203

cours. D*unc lettre de lui datée du 4 juin i701 il ressort qu'il fut médecin de cinq cours princières, enlre autres de celles de rélccleur de Brandebourg et du roi de Pologne. On ne connaît pas Tanure de sa mort.

Gehema a publié un grand nombre d'ouvrages, où il se montre souvent le défenseur ardent des doctrines de Descartes et dcBontekoe. Nous citerons parmi les plus intéressants :

1. Obfcrvationum chirurgicarum decai 1 et IL Hamburgi, 1682, in-12. Ibid., 1686, in-12. Trad. ail. Frankf., 1098, in-1*2. — II. Diatribe de febribus, in qtta eomplures anctor recentiorum detigit erroret. Hag^e, 1685, in>8". — III. De morbo vufgo dicto plica polonica littendœ. Hamburgi, 1683, in-12. Ilagœ, 10K3, in-8». Trad. holl., Dordrecht, 1683, in-8'. — Vi . Eroùerte Gicht durch die CfUnesiêchen VVa/fen der Moxa. llamburg, 1082, in-12; ibid., 1683, in-12. — V. Wett^treit des chinetischen Thees mit dem wannen Wasser, Berlin, 1686, in-S". — 'VI. Wohlvertehener Feldmediciis beyreifend die Misubrâuche, etc. llamburg, 1684, ia-12; Basel, 1601, in-12. — VII. Deeas observationum medicarum, Bremœ, 1686, in-12; Cassai, 1688, iii-12. — YIII. De arcanis antipoiiagricis oder Geheimn, wider dan Podagra. Brenoen, 1686, in-4'. — IX. Edler Theetrank oder Jlul/êinittel 2um getunden und langen Ltbrm. Bremen, 1686, in-8». — X. Wokl eingerichtete Feldapotheke. Bremeo, 1688, in-12. —

XI. Diœtetica rationalia auf fetten Principiit wohlgegrûndete Lebenêordnung. Brcmen,

1688, iD-12 ; Lcipzi^s 1690, in-12 ; ibid., 109Q. in-8' ; trad. boUand. La Haye. 1090, in-8*. —

XII. Graunamc meiicin. Mordmittel : Aderlasaen^ Purgiren^ Schrepfen... Bremen, 1688, in-8*; 1689, in-8*; leipzig, 1704, in-12; rrad. holland. La Haye. 1691. in-8». — XIII. Sehreiben an II. von Dankeimann^ daté das Theegelrânke die WassenucfU nicht verurtacfie, tandem vertreibe, Berlin, 1688, in-8>. — XI Y. Gefâhrlicfie und gestrafle Obttlu$t. SteUin,

1689, in-12. — XY. Sorgfâllige und gewissenhafte Sâugamme, Brcmen, 1689, in-S". — XYI. Diœtetica nova ad sanitatem et vitam. Stettin, 1690, in-12. — XVIL Qualifieirter Leibmedieus. SteUin, 1690, in*12. — XYIII. Der kranke Soldat,,. Stettin, 1699, in-8*. — XIX. Dreyêsig Aphorismi oder Getundheiltregeln.., Frankfurt, 1696, in-^*. — XX. Zwey und zwanzigjâhrige Fiebercur.., Berlin, 1712, in-4*. L. IIx.

CEHLEX (Adolph-Ferdina^d). Célèbre chimiste allemand, naquit le 5 septembre 1775 dans la petite ville de Bûtow, en Poméranie, où son père était pharmacien. Après avoir terminé ses humanités dans sa ville natale, il se rendit à rUnivcrsîtc de Kônigsberg, oîi il suivit avec zèle les cours académiques et .s'appliqua à la pratique de la pharmacie sous la direction de Tapolliicaire K. G. Ilagen. 11 étudia en môme temps la linguistique, Thistoire naturelle et la médecine, et se fit recevoir docteur en celte dernière vers 1800. Gehlen passa ensuite à Berlin et étudia la chimie sous Klaproth et Val Bose ; plus tard il professa lui-môme cette science à l'Institut Beil de Halle (1806) et en 1807 fut appelé à Munich en qualité de professeur et nomme membre de l'Académie des .sciences de cette ville. Il devint également membre de la Société d'économie rurale bavaroise h laquelle ses connaissances scientifiques furent de la plus haute utilité.

Gehlen mourut à Munich, le 15 juillet 1815, victime de ses expériences sur le gaz hydrogène arsénié, qu'il préparait en faisant chauffer de l'arsenic dans une lessive alcaline.

Gehlen fit paraître de concert avec Ilermbslâdt, Klaproth, J. B. Richter, A. N. Schcreret Trommsdorf, le N eues aUgemeines Journal der C/)enii6 (Berlin, 1805-1806,5 vol. in-8), qu'il publia de 1806 à 1810 sous le litre de Jourval fur Chemie^ Physik und Minéralogie, avec la collaboration de G. F. Bucholz, Crell, Ilermbslâdt, Klaproth, J. B. Richter et Trommsdorf. De 1805 à J808, il publia avec Val. Rose le fieues Berliner Jahrbuch der Pharmacie (Berlin), puis fonda en 1815, l'année même de sa mort, le Repertorium der Fharmacie (Nuremberg), qui fut continué par Buchner. Nous mentionnerons encore de lui :

204 GEHLER (Les deux).

I. Anfangsqrûndeder Fârbekunsi, trad. du français de Borlhollct... Berlin, 1806, 2 vol. in-8». — II. Fasaliche Anweintng zur Ertevgung und Gcwinnung det Salpelert. Kûrnlicrg, 1812. — 111. Uehcr die Aelherartcn... In fieufs alfg. Journal d. Chrm., Bd. Il, 1804. — IV. Ueber die Farbenverânder. der in Aether gefôiteti taUsauren Metallsalze im Sonnenlicht. Ibid , Bd. III, 1801. — V. Pneumat. Apparat zur Verhûlung der Abtorpiitm. Ibid.. Bd. V, 1805. — VI. Ueber den togenannten Kampher au$ TerpenlinôL Ibid., Bd. VI, |nOO. — YII. Vebn" angeblichen SchwrfeUUckgns im Aachner Mineralwastcr, In ScJiwriggrrM Journ., Bd. 1, 1811. — VÏII. Verfahren zur Bextimnwng des gpee. Cewichts. Ibid., Bd. lll, 1811. — IX. Ueber die EigenUmmlichkeit der Ameisemâure. Ibid , Bd. IV, 1812. — X. Uebrr Slârkenuker. Ibid., Bd. V, 1812. — XI. Ueber die Veiânderung des Hilchiuckert durch SchwvfcUâure. Ibid., Bd. VI, 1812. — XII. Ueber die Virfahr. bri Pflamenanaly^rft. Ibid., Bd. \n, 1813. — XIII. Ueber das elcktro-chem. Sy$lem. Ibid.. Bd. XIII, 1814. — XIV. Seue Dereitvtiffsart des Arsevwass ers fo/f gages. Ibid., Bd. XV, 1815. — XV. Ueber ilte lieduchon der Meialle durch einandcr,., Ibid., Bd. XX, 1817. — XVI. .\utres articles dans ces journani et dans divers autres recueils. L. II.<r.

CEHLER (Les deux).

Cellier (Johakn-Karl). Accoucheur allemand distingué, né à. Gôrlitz, le i7 mai 1732, mort à Leipzig le 6 mai i796. « Dès sa plus tendre jeunesse, il montra beaucoup de goût pour Tlii^toire naturelle et la mécanique, ce qui décida dans la suite sa vocation pour la médecine et pour celle des brandies de l'art de guérir à laquelle il se consacra d'une manière spéciale. A peine sorti du gymnase de sa ville natale, il alla, en 1751, à Leipzig, où les recaiiimaudalions de son père le firent accueillir amicalement par C. G. Ludwig, doyen de la Faculté de médecine, que de rares talents et de brillantes qualités personnelIe> rendaient digne deTestime générale dont il jouissait, et qui le surveilla dans ses études avec une tendresse vraiment paternelle. Geliler suivit avec assiduité le> leçons de Platz, 6ose, Boebmer, Ilebenstreit, Rudiger, Janke, Kaestner et Winkler, prit le titre de maître es arts en 1756 et obtint deux ans plus tard celui de docteur en médecine. Peu de ttmps après il fit un voyage minéralogique à Frcyberg, parcourut la Suisse ainsi qu'une partie de TAIIeniagne et suivit un cours d'accouchements à Strasbourg. A son retour à Leipzig, il ouvrit un cours particulier de minéralogie, le premier qu'on eût encore fait dans cette université. Ce cours ne tarda pas à le faire connaître avantageusement, de sorte qu'il fut nommé, en 1759, accoucheur de la ville; en 1762, professeur extraordinaire de botanique ; en 1 773, professeur ordinaire de physiologie ; en 1780, professeur d*anatomie et de chirurgie ; enfin, en 1789, professeur de thérapeutique, doyen perpétuel de la Faculté et médecin pensionné de la ville )> (Biogr. Panc> kouck).

Gehier a laissé un assez grand nombre d'opuscules, parmi lesquels nous signalerons surtout ceux qui ont rapport aux accouchements :

I. Diss. de characleribus fossilium externis. Lipsiae, 1757, in-4*. — II. Dw». de horrore ut signo. Lipsiae, 1758, in-4*. — III. Diss. de sanguine in parlu proflueute. Lipsise» 1760, in-4». — IV. Diss. de parfu difficili ex hydrope fœtus. LipsiîC, 1762, in-4*. — V. Programma de ufu macerationis seminvm in plantarum rcgciatione. Lipsiœ. 1703, in4*. — Yl. Dis*, duœ de ntero secundinas expellente. Lipsix, 1705-17b7, in-4». — VII. Diss. duœ de partit naturalis atlminiculis. Up«ire, 1772, in-4». — Wli. Progr. de prima fœtus respiraiione. Lipsis, 1773, in-4*. — IX. Diss. de plumbo, ejusgue in corpus humanum vi medicamentota. Lipsiœ. 17T6, in-4». — X. Diss. duœ de eclampsia parturientium^ ntorbo gravi guidrm. neqtte adeo funesto. Lipsiae, 1776-1777, in-4*. — XI. Progr. de insigni magnesiœ offierinalis differehtia. Lipsisp, 1779, in-4». — XII. Progr. de magnesiœ getiuinœ usu medieo.Lipsisp, 1780, iii-4». — XIII. Progr. dervptura perinœi in partu cavenda. Lips'e, 1781, in-4». — XIV. Progr. guatenus aër in pulmonis haustus vitam alat. Lipsiïc, 1781, in-4». — XV. Progr. de variis aêrem corruptum emendandi mediis. Lipsirc, 1781, in-4». — XVI. Progr. de dubia vint aduUerati per liquorem probatorium docimasià. Lipsisc, 1782, in-4*. — X Vil.

G£1£R (Les okdx). S05

Progr, de vint ferro adulUrati docÎMUuia. LipsiiC, 17S3, in-4*. — XVIII. Pro^r, de utero in parlu ruplo. Lipsia.\ 1783, ia-4*. — XIX. Progr, de uteri in porta rupturam minilaïUi» Uirrapia. Lipsûc, 17^3, in-4*. — XX. Pro(jr. de deligatione funîculi umbilicalU, Lipsia»,

1784, ÎD-i*. — XXI. Progr. de modo ftmiculum umhilicalemdeligandi. Lipstas 1784, ii>-4*.

XXIf. Progr. dejusio deligandi funicutum umbUicalem lemjwre. ijpsisD, 1781, in-4*.

XXIli. Progr. de putrperU eaute fatciU iucolvendU. Lipsiuî, 1784, iu-4*. — XXIV. Progr, df fasciarttm in puerj}crio noxa. Lip^ise, 1185, in-4*. -^ XXV. Progr. de fossUium physiogntimiiM. Lipi'ix^ 1786,10-4*. — XWl. Obser9atione$ de dentitione tertia. Lipsiae, 1780, in4*. ^

XXVH. Progr. de cauêêis suffoeationit fœlug in parlu artificiali. Lipsia;, 1787, in-4*.

XXVllI. Progr. de tincturœ cinnamomi ad compescendas uteri hœmorrhagioM viriule dubia

et suspecta. Lîpsis« 1787, in-&*. — XXIX. Progr, de tuu cinnamomi in partu valde dubio.

Lrpsi.e, 1787, in-i*. — XXX. Progr. de vitœ fœlas in partu artificiali perictUanti» jirœsidiit.

Lip^iae, 1788, in-4*. — XXXI. Progr. de part urientiê situ ad partum apto. Lipsis. 1789,

in-4*. — XXXil. Pro^. 9ttam Ern. Bogii continent. Lîpsiœ, 1780, in-4*. — XXXIII. Progr,

de vectit obutetricali» utudubio. Lipsix, 1780, in-4*. — XXXIV. Progr. de meconii in partu

effluxu indabio fœlu% mortui êfgno. IJpsise, 1700, in-4*. — XXXV. Progr, de forcipi»

Johnêoniante jtrœ Lfivretiana et Smctliana prœstantia. Lipsiœ, 1700, in-4*. — XXXVI.

Progr de nimioeonitatie etudio tœpe tel optimam sanitatem frangenle, P. i-iv. Lipsiœ,

171^0- 1701. il ni*. — XX XV II. Progr, de effluente meconio neogeniti vitam non probante.

Lipsia?, 170i), ia-4*. — XXXVIII. Progr, de connubio lactig cum addo-dulcibua $anitati

neutiquam infento. Lipsise, 170J, in-4*. — XXMX. Progr, de »itu fœtus in utero. Lipsia*,

1791, iii-4*. — XL. Progr. de capitÎB fœtus in partu oblique êtti apta eolutione. P. i, ii,

III, !▼. Lipsis, 17U2-170ri, iii 4*. — XLI. Progr. de noxa è nimis prœcipitalo metlicitu»

stwiîo oriundo. Lipsise, 1703, in-4*. — XLll. Progr. de quibutdam rarioribus agri Lipêieiui»

petrificatie. Li; sise, 1703, in-4* — XLIII. Momenta quœdam quœ ad vitam hominum $ub-

mentontm reëtituendam multum facere videntur, Lipsix, 1793, in-i*. — XLIV. Progr. de

recta potuM in sani* hominibus adminulratione. Lipsiœ, 1703, in-4*. — XLV. Progr. de

talnbrilate habitantium è placitis recentiorum phyiicorum dijudicata. Lipsine, 1704, in-4*. —

X1.VI. Progr. de medicamentorum compotitorum scrutinio cfiemico dubio p^tœpe an fallaci.

P. I, II. Lipsia;, 1704-1706, in-4*. — XLV II. Progr. de criteriit vitœ et niortU phyeico-

medici». Lipsis, 1708. 2 vol. in-8*. — XLVIII. Kleine Schriflen die Enlbindungikuntt 60-

treffend. Leipzig, 17*J8, 2 voL in-8*. (C'est la colleclion de ses diâssrtalions sur lesaccoucbe-

meiiU.) — XLIX. Geliler a en outre rê.li^irô le Leipziger gelekrle Zeitung de 1782 à 1784 et

traduit en alicinand le Traité de phyMique expérimentale de Baume. (Leipzig', 1775-1776,

5 voL in-8*.) L. Un.

Gebler (Jouan.'v-Samdel-Traugott). Frère du précédent, né à Gôrlitz le \'* novembre 1751, mort à Leipzig le 16 octobre 1795, docteur en droit, privat-ilocent de mal bcina tiques depuis 1776 à l'Université de Leipzig, puis conseiller (1783) et assesseur de la baule cour de justice de Leipzig (1786), mérite d*étre mentionné pour le zèle avec lequel il cultiva l'histoire naturelle, la physique et la chimie. Outre la Iruducliou des divers ouvrages français de ûeluc, de Faujas de Sainl-Fond, de Grcgory, d'Adam, de Fourcroy, etc., Gehler â publié :

I. P/njukalitchee WOrterbuch, etc. Lcipzij?, 1787-1705, 4 vol. in-8-, et 1 vol. siippl. Tab!e. 1H0L Nuuv. édit. par Drandes, Ginelin, Lilirow, etc. Ibid., 1825-1845, 11 vol. in-8". — II. Sammiung zur Physik und Naturgcschic/Ue. Leipzig, 1778-1702, 4 vol. in-8*. L. Un.

^CSCBUF OU GEOliPU. Thevet indique sous ce nom un arbre d? Sumatra, dont le fruit contient une noix amère, oléagineuse ; Thuile qu on en relire est employée dans les maladies du foie et de la rate. On emploie aussi le suc huileux qui découle de ce végétal. Pl.

BiBLioGiupiiii. — TuEvfcT. La Coimographie universelle f. 410, b. — IICrat et de Lehs. JUctionnaire de matière médicale^ III, 342. Pl.

«EIER (Les deux).

00 cicjcr (Jouaam-Dahel). Médecin allemand, né à Ratisbonne le

â06 GEIGËR (Les deux).

iO novembre 4660, mort en 1735. Il fut médecin pensionné successivement à Alzcy et h Mannheim, puis médecin de Tarmée et enOn médecin de la cour de Saxe Électorale. Geier était membre de TAcadémie des Curieux de la nature. Il a laissé :

I. De monlibus conchiferis et gtonopteris Alzeyensibuê. Francof., 1678. — II. Deaqua pétri ficaule in tractu Eppelsheimensi prope Alzei et mutco petre facto. în MUcell. Acad. Nat. Cur,, 1086. — III. De variisossibus lapide factit animantium ac gigatUum. ILid., 1C^7.

Geler (Georg-Franz). Né à Friesenhausen, en Franconic, le 9 février 1775, reçu docteur à l'Université de Wurtzbourg en 1798, servit d*abord dans l'armée en qualité de médecin- major, puis se fixa à Wurtzbourg, où il fut nommé conseiller du gouvernement et professeur de technologie et d'économie politique. 11 était en outre possesseur d'une pharmacie à Wurtzbourg. L'époque de sa mort nous est inconnue. Ses seules publications se rapportant à la médecine sont :

I. Diss. inaug. philoê^-med. de natura mcdicatrice philosophiœ et phyuicet generaiis legibut œslimanda, Wirceburgi, 1798, in-4». — H. Analylik de* Begriffg der Heilkunde. In Hôêchlaub'ê Magaz. der Beilk, Dd. I, St. 2, p. 257, 179^. L. Us.

CSEIGER (Les deux).

Geiger (Malachie). Médecin allemand, vivait dans la seconde moitié du dixseptième siècle. Nous connaissons de lui :

I. Kelegraphia $eu descriptio hemiarum, Honach., 1631, in-8*. En allcm. Slutt^^rt, 1661, in-12. — 11. Margaritologia, sive diisertattto de margarilis, Honach., 1037, in-8*. — III. Microcotmus hypochondriacut, Monacli., 1651, in*4". L. lin.

Geif^er (pHiLipp-LoREfiz). Né à Freinsheim, près de Frankenthal, dans la Bavière Rhénane, le 30 août 1785, mort à Heidelberg le 19 janvier 1856. Il étudia la pharmacie successivement à Adelsheim, près d*Armbrecht, et à Heidelberg (1800), puis quatre ans après alla faire un court séjour à Rastadl et à Lindau, sur le lac de Constance. En 1808, il se fixa à Garlsruhe, puis en 1814 passa à Heidelberg et devint en 1815 pharmacien de T Université, en 1816 privat'docent, en 1824 professeur extraordinaire de pharmacie.

Geiger fut reçu docteur en philosophie à Heidelberg en 1818 et docteur en médecine honoris causa par la Faculté de Marbourg vers la même époque. II t^st l'auteur d'une foule de mémoires sur la pharmacie et la chimie publiés dans divers recueils, tels que Buchholzs Taschenbuch fur Sclieidekiinstler^ Trommsdorffs Taschenbuch, Buchners Repertorium f. Pharmacie ^ Liebig's Annalen^ Schweigger^s Journal, etc. A la mort de Hânle, il fut le rédacteur en chef du Magazin der Pharmacie (Heidelberg, Bd. VH-XXXVï, 1825-1831), puis passa à la rédaction du Liebig's Annalen der Pharmacie, dont il fit partie jusqu'à sa mort. Nous nous bornerons à citer de lui :

I. Bettchreibung der Realschen AuflÔsungMpresse.., Heidelberg, 1817, in-4*, 1 pi. — If. Diit. pharm.-chem. de calendula officinali L. Ucidclberga;, 1818, gr. in-8». — III. Ide*t4 iiher eine Apotheker-Taxe. Heidelberg, 1819, in-8». — IV. Uandbuch der Pharmacie, Hei«ielberg, 1824 (1823)-18ô0, gr. iti-8*. 4leAuaage, ibid., 183.3; SteAufl. po&th. von Uebig; ibi<i., 1843, gr. in-8'. — Y. Da9 Schwefelbad zu Langenbrùcken. Garlsruhe, 1827, gr. in-8». — VI. D'te Stahlquelten su Weinheim, Garlsruhe, 1827,in-8«. — VII. Pharmacopœaunicsr*ciiM. Heidelbergs, 1835, gr. in-8». — YIII. Ueber einige tieue giftige Alkaloide. In Lielng's An^ naleiu Bd. VII, 1834. — IX. Ueber Hhabarberin. Ibid., Dd. IX, 1834. — X. Avec liesse : £^£*crr Atropin. Ibid., Bd. Y. u. VI, 1833. L. Ib.

6EILNAU (Eau minérale de). 207

CEII^KAU (Eau mikérale de), athermaley bicarbonatée sodique moyenne^ ferrugineuse faible^ carbonique forte. En Allemagne, dans le duché de Nassau, dans la vallce de la Lahn, sur la rive droite de la rivière de ce nom, en face de Fachingen (roy. ce mot), dans la seigneurie de Schauenburg, à 10 kilomètres d*£ms, est un petit village peuplé de 120 habitants, à 98 mètres au-dessus du niveau de la mer et qui n'a qu'un hôtel, Thôtel Anker, où les touristes peuvent se loger, car Geiluau n*est pas, à proprcmcu*. parler, une station minérale, puisque ses eaux ne se consomment guère sur place et qu'elles servent principalement à l'exportation. Les environs de Geilnau sont très-intéressants à visiter et un grand nombre de promenades et d'excursions [icuvent y être entreprises. Une seule source y émerge, son débit n'est pas constant, puisque Freseuius a constaté qu'il était de 50 hectolitres en ^2A heures au mois d'avril 1857, et de 66 hectolitres au mois de juin delà même année. La source de Geilnau sort, audessous du niveau de la Lahn, des schisics de transition qui alternent avec la grauwacke. Cette eau est limpide, lorsqu'elle n*a (-as séjourné longtemps en contact avec l'ar ; dans ce cas elle se trouble, devient opaline, puis jaunâtre, étoile laisse déposer un enduit ocracé. Son goût est agréable, frais, très-piquant et sensiblement ferrugineux; elle n'a pas d'odeur en général, mais plusieurs observateurs ont constaté qu'elle pouvait devenir hépatique pendant certains oruges. Elle est traversée par des bulles gazeuses d'un assez gros volume, dont les unes viennent s'épanouir avec bruit, surtout au milieu de son bassin. Sa température est de 10^ centigrade, celle de l'air étant de 15<* 5 centigrade; sa densité est de i 002 047. Fresenius a fait son analyse en 1857 et a trouvé dans 1000 giammes les principes suivants :

Bicarbonate de soutle 1,C60190

— chaux 0,49<Uo2

— Inat:nc^ie 0,363(>55

^ baryte 0,UO(J193

— oxydo de fer 0,058ô(fô

— — manganèdC 0,024741

Sul rate de potasse 0,i'176i3

— soude 0,CUS552

Phosphate de soude 0,U0uô72

Chlorure de fcodiuin 0,056151

Acide iilicique 0, 0^4741

Total des MATiiBEs wixbs] 2,064355

P f Acide carbonique libre 2,786551

^"' • • I Awte 0,0:5oi5

Total pes gaz 2,802076

Aucun moyen balnéaire n*existe à Geilnau, dont on ne boit pas même les eaux sur place. Tous les auteurs allemands signalent les analogies de composition chimique et d*emploi thérapeutique de Teau de Geilnau avec ceux des e;iux de Setters, de Fachingen, sa voisine, de Gitshiibel en Bohème, de Saint-Galmieret de beaucoup d*autres eaux françaises em}iloyécs comme eaux de table. 11 suffît cependant de jeter un coup d'œil sur les analyses de ces diverses sources pour constater combien le:; eaux bicarbonatées sodiques moyennes, ferrugineuses faibles, carboniques fortes, de Geilnau, ressemblent peu aux eaux chlorurées bicarboualées de Selters, aux bicarbonatées sodiques pi esque fortes de Fachingen, qui reni'ermcnt plus de 2 grammes de bicarbonate de soude par litre, aux eaux bicarbonatées calciqucs de Saint-Galmier, etc., etc.

Emploi lULRArEiiTiQCE. Les eaux de la source de Geilnau transportées se boi-

208 GEISËLËR.

vent aux repas, le plus souvent coupdes de vin. Elles stimulent Tappëtit et elles favorisent les digestions; elles peuvent être regardées comme des eaux d*agrément par les gourmands qui ne leur demandent que de manger davantage et de digérer sans accidents ; mais elles sont médicinales pour les personnes qu*uii embarras gastrique momentané ou une dyspepsie habituelle empêchent de prendre une nourriture suflisamment réparatrice.

On exporte chaque année plus de 200 000 cruchons de leau de la source de Geihiau. A. Rotoreau.

DiLLioGRAi'iiir. — ÂHouRGER. Vcrtuch tiud Bcobachlunçen mît dem Geilnauer Sauerbrunnen. Offenbach, 1796-1809. — Marsciull. UnterMuchung und Be$chreibung de» Geilnauer Mineraiwasserê. Oifmbach, 1815-1810-1820. — Laxgbbix. Lied von der Nymphe zu Geilnau,— Gralfe (Pi. F.). Iteilkunde zu Geilnau. In Hufeland'» Journal der prakiÎJtch. Ueilk., Bd. \XXll, St. 55, III, liO. — Wetzier. Besdtreibung von Wipfeld, Getlnauund Kissingen. — 0$AK.^ (Ê.) PhysiJralixch'wedicinische Daratellung der bekannlen Heilquellen der vurzûglischlcn Lânder Europa's. Derlin, 1852. — I.iebig (J.). Mineralwasfcr au Geilnau. In i4ii' naleu der CUemie und l'harmacie, t. XLIl. — FRF.^K^llIS. Chemische (Jntcrsuchung der Muteralffuelle zu Geilnau, In Balneologische Zeilung, YI, 1857. — Urlpt. Ilandbuch der Balneoiherapie. Berlin, 1857. p. 55. — Seegen (Josef). Compendium der altgemeinen und speciellen lleilquellenlehre, Wicn, 1^57, p. 11. — Braun (Julius). Sijslematis'hes Lehrbuch der Balneoiherapie mit Biriicknichligung der climalischcn Thérapie der LungeiiphUiise. Berlin, 1808, p. 552-464. — Juan.ne et Le Pileur (A.). Les bains d'Europe, Geihiau, p. 55 Paris, 1860-1880. A. R.

GÉl^^È ^de 7^, terre). Nom sous lequel Berzelius désignait Vhumus ou mieux quelques-uns des produits extraits de Thumus {matières ulmiqiies) et résultant de la putréfaction des matières végétales dans les couches superficielles du sol au contact de Tair et de riiumidité. D après Braconnot, la géine ou acide géique ne dilTère guère de Yulmine {voy, ce mol).

Le nom de géine a été donné encore par Buchncr à une substance amère, plus ou moins bieu connue, extraite de la racine de benoite {Geum urbanum L.).

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