‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 4)Chapitre 49 sur 51 · MIQUB — FONDATEUR DC LA MÉNAGERIE — AIT · texte numérisé non relu

MIQUB — FONDATEUR DC LA MÉNAGERIE — AIT

Nous avons dit que l'esprit de Geoffroy Saint-Hilaire était essentiellement synthétique. Cette tendance, qui est comme la marque de son génie, se montre même dans les nombreux travaux de détail qu'il a mis au jour, et qui forment une sorte d*encyclopédie. Mais cela ressort surtout de la lecture de son beau livre de la Philosophie anatomique^ qui repose presque tout entier sur cette proposition fondamentale : que l'organisme des animaux est soumis à un plan général, modifié dans quelques points seulement pour différencier les espèces ; qu'il est marqué au coin d'une unité typéale^ ainsi qu'on peut le déduire de la théorie des analogies, du principe des connexions, des affinités électives des éléments organiques, du balancement des organes ; que l'organisme soit étudié dans son état normal ou dans ses aberrations, on trouve toujours ce principe d'unité typéale; on le retrouve dans les monstruosités les plus bizarres, les plus désordonnées. L'organisme de tous les animaux étant soumis à un plan uniforme, il s'ensuit que toutes les espèces actuelles descendent d'une espèce antédiluvienne primitive par voie continue de génération, et que les modifications imprimées à cette espèce primitive par les changements survenus dans les milieux ambiants ont seules déterminé la diversité et la multitude des espèces actuelles. En un mot, une espèce peut toujours se déduire diarnellement, matériellement, d'une espèce voisine; il y a un rapport constant de toutes les espèces entre elles. Conception hardie, qui rapproche singulièrement Geoffroy Saint-Hilaire de Darwin, et qui a été au sein de l'Académie des sciences la cause de violentes discussions entre les deux plus grands naturalistes de l'époiiue, Cuvier soutenant contre son antagoniste que la nature avait pris un soin extrême d'empêcher l'altération des espèces, de maintenir fixes les formes dans les corps organisés, de telle manière que les espèces actuelles ne puissent jamais être des modifications des espèces détruites ; qu'une espèce ne peut jamais être déduite matériellement (c'est-à-dire par voie de génération) d'une espèce voisine, et que les rapports qui existent entre ces divei^es espèces animales n'existent qu'au point de vue de l'esprit. Flourens a ainsi résumé l'œuvre scientifique de Geoffroy Saint-Uilaire : t Après les vues générales et supérieures était venue l'étude des détails. La moisson des grandes idées semblait épuisée. Alors un génie nouveau s'élève : original, hardi, d'une pénétration infinie. Il remue toute la science et la ranime. 11 rajeunit le fait par l'idée. A l'observation exacte il mêle la conjecture. Il ose : il franchit les bornes connues, et par delà ces bornes il pose une science nouvelle, à laquelle il donne quelque chose de ce qu'il avait eu lui-même de plus essentiellement propre et de plus marqué : de son audace, de so^

734 GEOFFROY SAINT-UILAIRE (Us deux).

pour les cooibinaisoDs abstraites et hardies, de ses lumières vives et imprévut». La gloire de GeofTroy-Saint-Hilaire sera d*avoir fondé la science profonde de Ij nature des êtres. Pour lui, observer, décrire, classer, reconnaître les difffrences, n*est que le commencement de la science ; il y ajoute la recherche des analogie$f remploi du raisonnement ; après l'exposition des faits, celle de leu^ conséquences, qui sont les lois générales de Torganisation. La métliode ne doa pas être seulement une suite de divisions, de coupes, de ruptures, mais, au cootraire, un enchaînement de rapports qui s*appellent, s'adaptent, s'idenlifient. Toutes ces distinctions opérées, à mesure que le nombre des espèces aagmeole, les différences s*effacent, se fondent par des nuances intermédiaires, les gnod» iqtervalles se comblent, et Tunité du rogne se montre. )>

On n*attend pas ici la liste de tous les mémoires dont Etienne Geoffroy-Sainl* Hilaire a enrichi plusieurs publications périodiques : Décade philosophiqut. Magasin enq^clopédique. Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Para, Annales du Muséum d'histoire naturelle^ Journal complémentaire des scieniti médicales. Annales générales des sciences physiques. Bulletin de la SocifU philomathique, etc. Nous devons nous contenter des indications suivantes :

I. Catalogue det mammifères du Muséum d'hist, natur. Paris, 1803» în-8*. — II. fftffi<rrf naturelle des mammifèreê. Paris, 1819, in-fol. — III. Mémoire sur une colonne verUbraUn ses côtes dans les insectes apiropodes» Paris, 1820, in-8*. — IV. Mémoires sur pbtnnn déformations du crâne de l'homme^ suivi d'un essai de claasification des monstra etrphales. Paris, 1820, in-4*. — Y. Philosophie anatomique. Des monatruosilés kvmâiae$. Paris, 1822, in-8% planches. 1818, 1823, 2 vol. in-8% deux aUas, in-fol. — VL S^Êitme it&taire des mammifères et des oiseaux. Paris, 1824, in-8". — VII. Sur Us déviations orgêni^' provoquées et observées dann un établissement d^ineubation artificielle, Paris, 1826, iD4*.- YIII. Rapport sur un mémoire de M, Breschet traitant des gromeeses extra-uléram.dPtttde considérations générales sur V organe sexuel des femelles, Paris, 1826, in-8*. —H. (-on sidérations générales sur les monstres. Paris, 1826, in-8*. — X. Sur la girafe. Paris, i^> in^\ — XI. Rapport sur plusieurs monstruosités humaines anencéphaliques. Paris, i^' iii-8*. — XII. Discours sur le principe de V unité de composition organique. Paris, 1)^ in-8*. — XIII. Cours de l'histoire naturelle des mammifères. Paris, 1828, in-8*. — ^ Rapport sur un enfant double du genre Ischiadelphe, suivi de considérations et de réfaimt sur la monstruosité double. Paris, 1830, in-8". — XV. Principes de philosophie zœlof^ discutés en mars 1830, au sein de VAcad. des sciences. Paris, 1830, in-S*. — XVI. HéMrr sur un enfant quadrupède né et vivant à Paris, monstruosité déterminée sous le n<rm gimrique d'Iléaddphe. Paris, 1830, in-8»; 1836, in-4*. — XYII. Fragmente sur la strvdvtf les usages des glandes mammaires des cétacés, Paris, 1834, in-8*. — XVHI. Reckerekt» » les grands sauriens trouvés à Vétat fossile vers les confins de la basse Normandie, sUnhsÊ» d'abord au a'ocodile^ puis détertninés sous les noms de teleosaurus et de sleneo*tW. Paris, 1831, in-4*. — XIX. Études progressives d'un tuUuraliste pendant les années i^^^^ 1835. Paris, 1835, in-4*.— XX. Sur une vue scientifique de Padolescence de NapoUùsBe» parte, formulée dans son âge mûr sous le nom de Monde des détails. Paris, 1^. ^\ " XXI. Fragments biographiques, précédés (Tétudes sur la vie, les ouvrages et les dacttim de Buffon. Paris, 1858, in-8*. — XXII. Rapport fait à l'Académie royle des sàcMÊSPo t histoire scientifique et militaire de Vexpédition française en Egypte. Pari?, 1858, îd-^- XXI m. Notions synthétiques, historiques et physiologiques de philosophie natvreile. Pin>' 1838, in-8». — XXiV. ïjoi universelle {attraction de soi pour soi), ou clef applicable à l^i»^ prétation de tou* les phénomènes de philosophie naturelle. Paris, 1839. iD-8*. -; ï^^- Fille bicorps de Prunay (sous Ablis), connue dans la science sous le nom de Isckiopegf de Prunay. Paris, 1839, in-4». — XXVI. Sur de nouveaux Anencéphales humdstt^ mant la dernière théorie sur les monstres et fournissant quelques éléments carùdéridif^ de plus et de nouvelles espèces au genre Anencéphale. Paris, in-4». — XXVII. 5«r ^sd^' règles fondamentales en philosophitt naturelle. Paris, in-8». — XXVIII. Mémeirt 9fi "• enfant monstrueux né dans le département d* Indre-et-ljoire, et classé sous te nom d^Héiffdelphe de Bénais. Paris, in-4». -* XXIX. Discours d'introduction à l'ouvrage Uasstnutén humaines, lormant le tome II de la philosophie anatomique, Paris, Éi-8». — XXX. Ca**^*' rations ioologiques et physiologiques relatives à un nouveau genre tiommé SypoÇ**^ Paris, ixt4», A. C

GEOFFROY SÀINT-HILAIRC (Les deux). 755

«eoffroT^Salnt-Hlialre (Isidorb). Fils du précédent, né à Pans, au Jardin des plantes, le i6 décembre i805. 11 marcha sur les traces de son père, fit de très-bonnes études au lycée, et s'occupa de bonne heure d'histoire naturelle, tout en suivant les cours de médecine. Reçu docteur à Paris, le 11 aoilit 1829, il inaugurait, par le titre de sa thèse (ProposUionê sur la nunutriiosité) la série des travaux qu*il devait exécuter plus tard pour élargir la voie que son père avait tracée aux recherches tératologiques. Aussi, dès l'année 1 832, commença-t-il la publication de son ouvmge le plus important intitulé : HUtoire générale et particulière des anomalies de V organisation chez Vhomme et les animaux... ou Traité de tératologie y qui a acquis à l'auteur une grande et légitime réputation de savant du premier ordre. Deux ans auparavant, Isidore GeoiTroy-Saint- Hilaire était entré dans l'enseignement, en faisant au Muséum la seconde partie du [cours d'ornithologie comme suppléant de son père. Ce cours, raconte la biographie universelle (Didot),fut interrompu au moment de la Révolution de juillet : sa dernière leçon, le 28 juillet, ne put s'achever, parce qu'une fusillade venait de s'engager près du Jardin des plantes, dans la rue qui porte aujourd'hui le nom de Geoffroy^Saint-IIilaire. Les trois années suivantes (nous copions toujours la même biographie), il enseigna la zoologie à l'Athénée royal, et la tératologie à l'École pratique; le 15 avril 1853, il fut élu, en remplacement de Latieille, membre de l'Académie des sciences. En 1837, il fut appelé à suppléer 8on père à la Sorboime, et contribua activement à l'organisation de la Faculté des sciences de Rordeaux, créée sous le ministère de Salvandy. Puis il devint successivement inspecteur de l'Académie de Paris (1840), professeur au Muséum (par suite de la démission de son père), inspecteur général de ^Université (1844), et membre du CSonseil royal de l'instruction publique. Après la mort de Rlainville, il obtint en 1850, la chaire de zoologie que celui-ci avait occupée à la Faculté des sciences, et il se démit de ses fonctions d'inspecteur général qu'il exerçait comme adjoint ou comme titulaire depuis deux ans, pour consacrer ses loisirs à la publication de son grand ouvrage : Histoire naturelle générale des Règnes organiques^ qui lui demanda plus de cinq ans de travail. En même temps, il se livra avec un zèle intelligent à l'histoire de la science et à des travaux de zoologie appliquée. C'est à lui que l'on doit, en grande partie, l'organisation de la Société d'acclimatation, qui a rendu tant de services; c'est lui encore qui, par son influence, par de judicieuses publications, propagea l'habitude de la viande de cheval comme aliment, s'élevant avec vigueur contre un préjugé qui fait perdre chaque mois des millions de kilogrammes de bonne viande, alors que des millions de Français ne mangeaient pas de viande. Isidore GeoiTroy-Saint-Hilaire est mort à Paris le 10 novembre 1861 , à l'âge de cinquantesix ans, miné par les fatigues et par le chagrin causé par la perte récente d'une femme qu'il adorait. 11 expira entre les bras de son fils, de sa fille et de sa vieille mère, la veuve de Tillustre Etienne.

Du discours prononcé sur sa tombe par H. Milne Edwards nous exti-ayons ce passage qui résume la vie scientifique de ce savant homme : i Isidore Geoffi^oy, sans négliger les travaux dont ses propres inspirations étaient l'unique source, s'est appliqué avec une rare persévérance à développer, à rendre saisissables pour toutes les intelligences, à perfectionner même les grandes vues théoriques de son père, et il n'a pas failli à cette tâche ardue. La piété filiale était un des traita les plus saillants de son caractère, et le culte qu'il rendait à la mémoire de son pore lui a fait entreprendre une longue série d'ouvrages tous digne*

730 GEOFFROYINE.

qui les dictait, ainsi que de la pensée philosophique dont ils étaient rexpressloo. Notre regretté confrère était bien doué par la nature : son esprit droit, fenne et méditatif, était mûri par l'étude; il possédait à un haut degré Tari de rexpo5h sition, et un concours heureux de circonstances avait contribué à développer eu lui Tamour de la science, et à faire aussi naître la pensée qui domint si vie. i Outre un très-grand nombre de mémoires, de notes, communiqués à l'Âcidemie des sciences ou insérés dans des revues scientifiques, Lidore Geofirow Saint-Hilaire a laissé :

I. PropoêUioTU iur la monstruosité considérée chez l'homme et les animaux. Thèse d :'. de Paris, 14 août 1820, in-4*. — H. Histoire générale et particulière des anomalta i' r organisation chez V homme et les animaux, ou Traité de tératologie, Paris, 1832-36, Tiu:. in-8*, et atlas de 20 pi. — III. Essais de ioologie générale^ ou métnoires et notices m k zoologie générale, F anthropologie, et C histoire de la science. Paris, 1840, io-S*. * iï Histoire naturelle des insectes et des mollusques. Paris, 1841, S vol. in-12. ^ Y. Esssvut zoologie générale, ou mémoires et notices. Paris, 1841, in-8*. — YI. Descrxftm in mammifères nouveaux ou imparfaitement connus de la collection du Huséum dthiU. nà 1*' Mémoire : Famille des singes. Paris, 1843, in-4*. — YII. Vie, travaux et doctrine inni>figue d'Etienne Geoffroy-Saint-Hilaire. Strasbourg, 1847, in-8*. — YIII. Histoire mlytlU générale des règnes organiques. Paris, 1854-1800, 3 vol. gd. in-8*. — II. DomsttittU^ti naturalisation des animaux utiles. Paris, 1854, in-12. — X. Lettres sur les substaamtlfmentaires et particulièrement sur la viande de ehepal. Paris, 1856, in-i2. A.C

«EOFFIIOTEB. Voy. GsOFFRés.

CieOFFBOTllliE on SVBUVABilTVB. Alcaloïde, encore peu étudié, d^v 'vert en 1824 par fliittenschmid (Mag. f. Pharm. von Geyer, Bd. Vil, p. i^' dans récorce de VAndira retusa^ H. B. K. (Geoffroya surinamensis Murr. Pour la préparer, on épuise Técorcc d*Andira par Talcool, on traite par l'e.L. on filtre et on purifie le produit obtenu au moyen de Tacétate de plomb. . détermine la précipitation des matières étrangères ; on se débarrasse de i'eifc^ de plomb à l'aide d'un courant d'acide sulfliydrique, et une portion de l'il^J* loïde se sépare. Pour obtenir le reste de l'alcaloïde dissous, on ;fait digérer U liqueur avec de la magnésie, on filti*e et on évapore. D'après Winckler (Jahr^'-'^ der Pharmacie^ Bd. Il, p. 159), on obtient la surinamine pure au mojen et lavages à l'eau froide et en faisant cristalliser ensuite dans l'eau bouilliL'>>' 500 grammes d'écorce fournissent environ 30 grammes d'alcaloïde.

La geoiïiroyine cristallise en aiguilles fines, blanches, brillantes, forount k petits amas d'aspect cotonneux ; elle est inodore, sans saveur, neutre aux réacUK peu soluble dans l'eau froide, aisément soluble dans l'eau bouillante, pi^ soluble encore dans une lessive de potasse; elle se dissout très-faiblement (i'-t^ l'alcool même bouillant et est complètement insoluble dans l'éther.

En soumettant à l'évaporation une dissolution de surinamine dans l'i^'^ sulfuriqne, on l'obtient en lamelles cristallines, tandis qu'une dissolutim d^ l'acide chlorliydrique l'abandonne sous forme d'aiguilles incolores qui denenoe&> d'un blanc laiteux quand on les traite par l'eau.

Sous l'influence de la chaleur, ime portion de la surinamine parait sesubliaxr sans subir d'altération, mais la plus grande partie de l'alcaloïde se déoompo$<'

L'acide suKurique concentré la dissout sans changement de coloration; il^ est de même de l'acide aiotique concentré pur, mais l'acide fumant donne uv solution qui, par l'élévation de température, devient d'abord violette pocr passer ensuite au bleu de Berlin. L. U^*

GÉOGLOSSE. 737

«BOCBECAN (LesDEDx).

fieoyhe^ao (Edward). Né en Irlande, était membre du Collège royal des chirurgiens d'Irlande et chirurgien au Dispensaire général de Dublin. Il a exercé son art avec réputation dans cette capitale dans la première moitié de ce siècle et a joui d*une certaine renommée comme syphiliographe.

Nous connaissons de lui :

I. Pratieal ObtervatiofU on the Nature and Treatment of tome Exatperated Symplomi

aiiending the Venereal DUease. London, 1801, in-8*. — II. Appendix, containing Thoughts

m the Nature and Management of the Venereal Bubo, particulary in iU Obêtinate State.

Oublin, 1803, in-8*. — 111. Commentaries on the Treatment of the Venereal Diseoêe, par^

icuiarly in ilê Exasperated State,.,. On the Use of Mercury so aeto Ineure ils Sueceesful

'^ffect.^ with an Appendix on Stricture of the Vrethra and a Morbid Rétention of Urine.

^ndon, 1814, in-8*. — lY. A Commentary on tlte Treatment of Bupturet, particularly in

I Staie of Strangulation. London, 1810, in-8". — Y. Further Bemarks on Hemia in Expli-

.aiion of the Nature of Strangulation and of Obliterated Inteetine and in Defenee of Vieœe

tnd Suggestioni lowards Improvetnent itt the Treatment, in a Letter to Abernethy, Dublin,

826, in-8*. — YI. Succinct Pratieal Obeervations on tlœ Effect of Bloodletting, contai-

'in^ an Ihveëtigation of the Practice of the General and ïjocal Abetraction of Blood. London,

833, in-8*.— Yll. Articles dans Edinb. Med, a. Surg. Journal, Transact. of the Association

•ftheKing^s and Queen's Collège of Physic. in Ireland, etc.

Cieoyhcffaii (Thomas-Gracb). Né vers le commencement du dix-neuvième îècle, reçu fellotv du Collège royal des chirurgiens d'Irlande en 1830, docteur n médecine à rUniversitc de Glasgow en 1832, se fixa à Dublin et y devint uccessivement médecin du Sick Poor Institution^ cliirurgien du City HospHal t de riiôpital des Incurables, et professeur de médecine légale au Collège royal es chirurgiens. Geoghegan était membre honoraire de la Société d'histoire natu- -slle de Montréal et membre de la Société de chirurgie d'Irlande. Il mourut il y

une dizaine d années, laissant :

I. On Amputation ofthe Foot. In Dublin Med. Press, 1847. — II. On Arsenical Poisonûig. I ùubl. Quart. Journ. of Med. Sci., 1851 et Arch. gén. de méd., 4* sér., t. XXYI, p. 220, fôl. — m. On Sudden Death from Obstruction ofthe Windpipe. In Med, Press, t. XIY. — /. Nombreux articles dans Dublin Q, Journal, Dubl. Med. Press, London Med. Gazette^ iebig's Annalen der Pharmacie. L. Ha.

«ÉOCLOSSE {Geoglossum fers,). Les Champignons-Ascomycètes qui com-

' 3sent ce genre de la famille des Ilelvellacées sont caractérisés par leur récep-

icle comprimé, allongé en forme de langue ou de massue ovoïde et coiffant le

immet du stipe auquel il est soudé par toute sa face inférieure. Les spores,

' jlongues ou subfusiformes, sont brunes et composées de plusieurs articles.

Ces champignons vivent solitaires ou réunis en groupes sur la terre dans les

.*airies et les bois humides ou dans les marais tourbeux à sphagnums. On en

" mnait une quiuzaine d'espèces dont les principales, G. viscosum Pers., G. vt-

' de Sch. et G. hirsutum Pers., se rencontrent assez communément en Europe;

G. hirnutum Pers. a été trouvé également à Java et aux îles Hascareignes.

Ed. LEFàvRB.

PIS DU SBPTtàllE VOLD»

DIOT. BNC. M' 9. VU.

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