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M. Woinow va même beaucoup plus loin : il prétend que le sujet auquel manque l'un des éléments de perception ne doit naturellement former sou blanc (ou gris) que des deux autres éléments fondamentaux, principe vrai en théorie et pour les cas purs, mais faillible dans la pratique, à cause de la rareté de ces derniers.
10. Tout ce qui précède s'applique, en tant que principes et aux couleurs près, aux deux autres classes de la chromatopseudopsie, à lachloropsie et à
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ianthiuopsie, et nous n'y insisterons pas. Nous aurons néanmoins à nous •ter un instant sur cette dernière classe, à cause de la façon artificielle dont peut être déterminée par l'emploi de la santonine. Afin de produire rapideit une action qui ne soit pas de trop longue durée (Helmholtz, Optique phyogiqtu, édit. française, p. 397), on fait prendre de 55 à 65 centigrammes uintonabe de soude. La modification commence après dix à quinze minutes lure quelques heures ; elle est accompagnée d'envies de vomir, d'une grande gue et d'hallucinations de la vue, de sorte que l'expérience n'est pas sans igrément. Avec des doses plus fortes, on peut tuer des animaux. La modifiod qui survient dans la vue paraît devoir être attribuée dans son ensemble i suppression du violet : les objets éclairés sont vus en jaune verdâtre, les faces obscures en violet, mais l'extrémité violette du spectre a disparu : le ème des couleurs est devenu dichromatique ou à peu près. Avec une i ni enlumineuse modérée, on peut obtenir des équivalences de couleurs pendant ■esse de la santonine, tandis qu'à un fort éclairage cela n'est pas possible. équivalences de couleurs ne restent pas constantes pendant longtemps : it se modifie continuellement d'une manière assez sensible. Ce sont les méjes jaunes et violets qui paraissent identiques.
I. Max Schultze caractérise ainsi les phénomènes produits par la santonine : Réduction du spectre aux dépens de son extrémité violette, pouvant aller qu'a déterminer dans la rétine une insensibilité complète pour les rayons ;us; 2° Réduction analogue, mais ordinairement beaucoup moindre, du spectre, x dépens de son extrémité rouge ; 3° coloration jaune ou jaune verdâtre des jets perçus; phénomènes qu'il explique par une augmentation d'intensité os la coloration de la tache jaune ; 4° enfin, un effet tel qu'au moment où ces édifications sont près de se produire, c'est non pas encore en jaune, mais en iet que les objets sont perçus. Ce serait là, d'après Max Schultze, le début l'intoxication. Il pense pouvoir interpréter ce curieux désordre par le fait mages persistantes teintes de la couleur complémentaire du jaune, c'est-àre du violet, et fait remarquer, à l'appui de cette explication, que la santoie produit vers la tête des congestions passagères qui favorisent singulière • ait l'apparition des images persistantes. On sait que, dans l'ictère, les yeux viennent parfois insensibles aux rayons violets et voient les objets en jaune. \ ce phénomène n'est pas suffisamment expliqué par la teinte que l'ictère mnranique aux milieux réfringents de l'œil, et Max Schultze se quémande si Me anomalie ne tiendrait pas plutôt à une augmentation dans la coloration 1 la tache jaune.
En ce qni concerne l'influence de la santonine sur la rétine, M. Woinow est rivé tout dernièrement aux résultats suivants (Revue médicale russe, 1874,
I. Le premier effet de la santonine est d'exciter la rétine. On voit alors la
lance violette sur les objets sombres ;
1 Vient ensuite l'état de lassitude (Ermiidung) où tout semble verdâtre. Le
4et reparaît après qu'on a fermé les yeux ;
3. La santonine n'excite pas seulement les éléments spéciaux de la rétine,
is toutes les formes des éléments sensitifs. Le champ visuel ne change pas,
is l'acuité de vision augmente ;
1. Plus la dose de santonine a été forte, plus l'excitation extérieure est grande
ilus vite la lassitude rétinienne arrive ;
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5. 1 b ème de 25 à 50 centigrammes, l'action se manifeste au bout de 5 i 7 minute*.
17. Vrtre classification est scientifique, fondée sur des principes fixes, et tous fe* ea* possibles de chromatopseudopsie Tiennent s'y ranger. Il ne faut p» oublier cependant que, même en s appuyant sur la théorie Young-Helmbolu, brn oVs ea» complexe* paraissent Touioir s'y soustraire. Les considérations présenté*-* pins haut <9« donnent la raison de cette complication et nous n'y insisterai* par*. Mais ce sur quoi nous devons appuyer, c'est l'infinie rareté des cm <*i I owf dV* couleurs fondamentales manque tout à fait. Le plus souvent, les ««jet* anerrthropsiqoes, par exemple, appellent vert, brun, olive, etc.. des teiiit*-. parfaitement rouges ; mais, en insistant, ils finissent presque toujours par Aérfraimï, à*n< les collections qu'on leur présente, telles autres feintes de rw^ auxquelles ils attribuent leur véritable nom. Ainsi deux rouges, n'offrant aut retn normaux que de légères différences de tons, sont appelés par eux l'un rouge, l'autre vert. Il suffît d'avoir examiné quelques daltonistes pour se eoulainere de ce- anomalies, qui sont d'ailleurs daus la logique des prémisses posées.
Itoltofj a, lui-même, décrit comme suit l'imperfection visuelle dont il était atUint 'Memoir* oftlie Lillerary Society of Manchester, vol. V, p. 25):
« ton» le courant de l'année 1790, je m'occupais de botanique, et celle étude dirigea particulièrement mon esprit vers les couleurs. Si une couleur était blanche, jaune ou verte* je l'appelais sans hésiter par son propre nom ; Undi* que je ne faisais presirue pas de différence entre le bleu pourpre, le violet et le cramoisi. Cependant, la particularité de ma vision ne me fut biea connue que dans l'automne de 1792. Un jour, j'examinais une fleur de géranium zonale à la lumière d'une bougie. Cette fleur qui, au jour, me paraissait bleue ci qui, en réalité, est violette, me parut d'une couleur rouge, tout à fait opposée au bleu. Ce changement n'était point apparent pour les autres personnes.
« Cette observation m'ayant appris que ma vue était, pour les couleurs, diffiv rente de celle des autres, j'examinai le spectre solaire et me convaiuquis bientôt qu'au lieu de sept couleurs du spectre, je n'en vopis que trois : kjaxx, le bleu et le pourpre. Mon jaune contient le rouge, l'orangé, le jaune et ir vert de tout le monde ; mon bleu se confond tellement avec lo pourpre que je ne reconnais là presque qu'une seule et même couleur. La partie du spectre qu'on appelle rouge me semble à peine quelque choso de plus qu'une ombre ou qu'une absence de lumière. Le jaune, V orangé et le vert sont pour moi a même couleur à différents degrés d'intensité. Le point du spectre où le toH touche au bleu m'offre un contraste extrêmement frappant et une différence des plus tranchées. Au jour, le cramoisi ressemble au bleu auquel ou aurait mêlé un peu de brun foncé. Une tache d'encre ordinaire sur du papier blanc est po«r moi de la même couleur que la figure d'une personne florissante de sauté. Le sang restseinhle au vert foncé des bouteilles. A la lumière d'une bougie, le roupe ••t J'éVarlate deviennent plus brillants et plus vifs. Le vert au jour me semble peu différent du rouge. L'orangé et le vert clair se ressemblent aussi beaucoup; le vert le plu* agréable pour moi est le vert très-saturé, et je le distingue d'M- Uiii mieux qu'il tir»' davantage sur le jaune. Quant wi jaune et à l'orange, m» vifriou ehl ub»>\ u uvn\ la mèrne (pie celle de tout le monde. »
iH. lieux de> UU i\t* l'auteur de cet article sont affectés de chromatopseufe* |*ie, et, eh»*' bf/ane, le «Mit » un égal degré et pour les mêmes teintes. Leur auoiiuilie appailienl à |;i thw de l'anianthinopsie (cécité pour le violet). Leur
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lis 44 écheveaux de laine fine, représentant les cercles de couleurs de , avec demande de les ranger en six groupes rappelant du plus près es couleurs du s|»ectre solaire, il en obtint l'étrange fouillis que voici :
Brun noisette, brun marron, saumon, nankin, amaranthe, brun vioium-carotte.
f. Jaune serin et nankin très-clair.
Jaune d'or, vert perroquet, vert d'eau, saumon clair, orange clair et icë, gris presque blanc sans aucune nuance de jaune, routes les nuances de vert franc, et, en plus, vert brun. Ueu de ciel, bleu de Prusse, gris perle clair et gris perle foncé, violet iolet demi-teinte.
Rose tendre, couleur chair, bleu très-clair tirant sur le vert ; vert tirant sur le bleu ; mauve très-clair.
autres exemples de chromatopseudopsie. Ils sont empruntés à la note piéc par M. Favre, au Congrès de Lyon, en 4873, et indiquent la nfinie des cas qui peuvent s'offrir à l'observation.