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Inutile île l'hippocampe
U, partie
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mime circoiiToliilion appelée pi
*»*Mb.i
L'autre supérieure, convexe, répond à la voûte de l'os frontal, c'est le lobule frontal de Gratiolet, auquel nous conserverons le nom de lobe frontal.
Le lobule orbitaire (fig. V) est limité en arrière par l'espace perforé antérieur et la portion transversale de la scissure de Sylvius.
On y remarque deux scissures :
La scissure olfactive (fig. V, /",), sorte de gouttière rectiligne, parallèle à i fente interné mi sphenque, et qui loge le bulbe olfactif. Elle borne extérieure-
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (morphologie). 551
du lobe, où elle est bornée par l'anastomose de la première à la deuxième
olution, jusqu'à la scissure parallèle frontale, dans laquelle elle se jette gjrès à angle droit.
Sur les cerveaux simples, cette scissure n'offre aucune interruption complètement la première de la deuxième circonvolution frontale (Voir III et VI et le cerveau de la Vénus hottentote de Gratiolet); mais ordinaire- «lans notre race, il n'en est pas ainsi, et il existe entre ces deux étages un
•s deux plis anastomotiques qui viennent combler en partie la scissure, gauche m'a paru constamment plus nette que la droite. Scissure frontale inférieure ou surcilière. Synonymie : Sillon -frontal (Huxley). Sulcus frontalis médius (Pamch). syrai que Pansch lui donne est très-impropre appliqué à l'homme, et ne
son application que chez les singes où elle surmonte un sillon accessoire. li de scissure surcilière m'a paru lui convenir : il a l'avantage de rappeler pports avec le pli surcilier (Gratiolet) qu'elle limite en haut si exact.
origine antérieure est courbe et se fait en avant du coude de la scissure une, à la limite du lobule orbitaire. Cette courbure est due à l'exubérance lis accessoires envoyés sur le lobule par la racine externe de la deuxième solution frontale, expansion qui déborde et refoule en arrière la troisième mrolution.
rfois la scissure est interrompue par un ou deux plis anastomotiques. Le souvent pourtant, sa profondeur, sa netteté sont remarquables dans tout ■rcours.
itérieurement, elle se jette à l'angle droit dans la scissure parallèle fron- Intérieuremeut elle est bornée par l'expansion de la seconde circonvolution i lobule orbitaire.
riétés. Chez la Vénus hottentote figurée par Gratiolet, deux gros plis vent cette scissure et relient les deux circonvolutions frontales voisines* reviendrons sur ce fait, dont nous aurons à apprécier la valeur en priant rconvol u lions elles-mêmes.
Première circonvolution frontale (lig. I et II, Ft). Synonymie: frontal supérieur, ou troisième (Gratiolet). Gyrus supéro- frontal (Huxley). i naît sur le lobule orbitaire par une racine bifide provenant en dedans du rectusj et eu dehors l'expansion antérieure de la deuxième circonvolution. B porte vers le sommet du pli ascendant qui borne en avant la scissure de do (4e cire, frontale), et se termine en s' unissant à lui. Tant Gratiolet, cette circonvolution serait constamment tonnée de deux plis, m effet la règle ordinaire, mais elle souffre, comme nous le dirons, certaines lions. Le pli supérieur longe la scissure cérébrale, et se continue sans dé*itiou véritable avec le pli de la face interne de l'hémisphère qui surmonte la ivolution crétée : ces deux faces du même pli, séparées artificiellement par ituatiou différente, et que pour cette raisonnons devrons décrire isolément, tiennent en réalité à la même circonvolution.
pli inférieur de la première circonvolution frontale est encore plusflexueux \ précédent, dont il n'est d'habitude qu'incomplètement séparé, lin ou deux ccessoires le relient souvent à la deuxième circonvolution frontale; l'un naît de sa partie antérieure ; le second plus gros et plus constant provient terminaison, se recourbe en bas, et après avoir reçu l'anastomose de la
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (morphologie). 555
. i augmentent progressivement sa largeur, et se termine eu se jetant itrième circonvolution frontale par le pli déjà signalé qui sépare en «ms la scissure parallèle frontale.
-. La richesse de celle circonvolution, îa multiplicité des inci sures : qui la subdivisent parfois en deux ou trois plis secondaires, est telle, ■nble former postérieurement, dans certains cas, une sorte de lobule. cerveau de Marie Martel (fig. VI, 2.), un seul pli, très-simple et très- •irtout à droite, formait cette circonvolution, qui était complètement • nte de ses voisines, la première et la troisième. 'isième circonvolution frontale (fig. I, F3). Synonymie : Étage aférieur, ou premier ou pli surcilier (Gratiolet). Gyrus inféro-frontal . Circonvolution de Broca (auteurs anglais).
circonvolution à laquelle les travaux de M. Broca ont attribué une si grande iice au point de vue de la physiologie et de la pathologie (voy. Aphasie), me visible lorsqu'on regarde le cerveau en se plaçant au-dessus de lui; '«• mettre de profil et le soulever légèrement pour l'apercevoir avec netimédiatement au-dessus et en avant du coude de la scissure sylvienne. ?st comme à cheval sur sa branche de bifurcation antérieure. Au-dessous ,t sur un plan plus profond, est le lobule de l'insula, au devant duquel tue ainsi une sorte & opercule.
tigine antérieure de cette circonvolution est très -distinctement étairle crochet antérieur de la scissure frontale inférieure. Celle-ci est d'ail- * toujours séparée de la scissure de Sylvius, par un petit pont de substance aie qui relie l'extrémité antérieure de la troisième circonvolution avec le .c orbitaire. Eu arrière, la troisième circonvolution se jette dans la qua- 1e circonvolution frontale par un assez petit pli qui borne inférieurement issure parallèle frontale.
sa face profonde le pli surcilier affecte des rapports intimes avec le lobule insula qu'il recouvre, bord inférieur fait partie de la scissure de Sylvius. Son bord supérieur lie quelques variétés dans ses connexions avec la deuxième circonvolution, lus souvent, dans la race blanche, comme l'avait remarqué Gratiolet, il en indépendant et la scissure qui l'eu sépare n'est pas interrompue. Cette disition m'a paru exister deux fois sur trois environ.
Ua seul pli contourné en trois ou quatre boucles forme cette circonvolution; le de droite m'a toujours semblé un peu plus riche que celle de gauche. Variétés. Elles portent sur le volume ou sur les connexions. Ou peut voir sur l'encéphale de l'imbécile représenté figures VII et VIII, just'a quel degré l'arrêt de développement peut être porté. La troisième circonvoîtiou n'y est plus représentée que par un amas triangulaire, court, trapu, Imffé pour ainsi dire entre le lobule orbitaire et l'énorme racine inférieure de «quatrième circonvolution.
Les connexions de la troisième circonvolution avec la deuxiè ne ne sont établie», le plus souvent, que d'une manière indirecte et par l'intermédiaire du lohlk orbitaire, la scissure frontale inférieure n'étant pas interrompue. Dans le Vers des cas environ, ainsi que je l'ai dit, j'ai trouvé un ou deux plis anastotetiques directs. '
Ces anastomoses existaient sur la Vénus hotteutote. Gratiolet qui avait été frappé, d'autre part, de l'indépendance ordinaire du pli surcilier dans la race
MCI. KSC. XVII. 23
354 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES («eapHOLooia).
blanche pose celte question (toc. cit. p. 59) : « Y a-t-il sur ce point entre le* différentes races humaines des différences appréciables? * puis il ajout* : « raisonnant d'après un nombre insuffisant d'observations, nous n'oserions pu la résoudre affirmativement. »
J'ai examiné à cet égard six cerveaux de nègres et deux de mulâtres, que possède le riche laboratoire de H. le professeur Broca '.
Sur ces huit pièces, les plis auaslomotîques ne manquent complètement qu'une fois (fiadamela, négresse). Sur les sept cerveaux oh on les trouve, ciuq «ni anastomosés des deux cotés, deux d'un seul cote seulement (côté gauche sa Biaise, nègre ; côté droit sur Rose, négresse).
Un peut assurément conclure de cet examen que la réunion par des plis accessoires de la troisième circonvolution à la deuxième est la règle chez le nèj.'ie.
zi laUralt gauche du etretau et ttnrii (l'a». It légende <!• Il lîg. VI.)
tandis que clic/ le blanc c'est, sinon inic exception, au moins la dispositif" moins fréquente.
V a-t-il, comme se le demaude encore G l'a t iule t, « un balancement de l'tdp intermédiaire entre les deux autres, h d'après lequel sa fusion avec un et» voisins entraînerait plus ou moins son indépendance vis-à-vis de l'attirai Jel* rien vu de semblable sur les cerveaux dont je viens de parler.
Le cerveau de Marie Mai tel (Kg. VI, Vil et Ylll) semble aussi démentir «* hypothèse, car l'étage frontal moyen est également bien isolé eu haut et *«a*
d. Quatrième circonvolution frontale (lig. 1 et II, A). Synonnw; Proceui anleroidei verticali di meao (partie antérieure) (Holaudo). Pra** pti puriétal attendant (Gratiolct). Gyrus untéro'pariètal (Uu\\e\\. Gyrw/roaa1 ascendant {Tuniei |. Gyrus centrali» anterior (Ecker).
Elle borde antérieurement la scissure de Holaudo dont elle présente par ** la direction légèrement oblique de bas eu haut et d'avant eu arrière. Supin*
1 Je dois ii ri-tic inra-iu» ti'-iiiniidiui' ;ï u' umltiv •'■minent ma rcctiiiiiaissauca pour It*" •*«!* avec Ui|iivllc il a mis à m» disposition sl-s ™lki;tious H sa bibtiotbi|ue ; je p* '■diint-ki, mhi liabilt- prrjiai-ateur, de hwctoir aussi mes remerclmenls.
I CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES («oki-molobieI. 555
rument, elle est unie à la circonvolution pariétale ascendante par un pli qui borne la scissure de Rolando. Inférieure ment , un pli analogue établit une connexion semblable et ferme aussi la scissure. S'il n'y avait quelque inconvénient à prodiguer une pareille dénomination, on pourrait certainement appliquer à ces anastomoses le nom de « plis de passage fronto-pariétaux. >
La partie antérieure de la circonvolution reçoit en haut la première circonvolution frontale, qui est le plus souvent bifurqué*, au moins à ce niveau. Sa partie moyenne reçoit un pli qui l'unit ;i la deuxième circonvolution. Exceptionnellement, il n'existe pas, ainsi que je l'ai indiqué à propos de la scissure parallèle frontale.
Variété*. Outre celles qui résultent de ses communications avec les deux premières circonvolutions , je mentionnerai des variations assez considérables
!\f. VIII. — Fact latérale droite du cerveau de Marie Martel, imbécile. O'og.lalâgendodib llg. VI.)
de volume selon les individus. Elles portent surtout sur sa moitié inférieure. I* cerveau do Marie Martel, si riche en particularités anormales, présente à ce "■veau un développement exagéré de cette circonvolution, qui semble s'être tocompli aux dépens des autres parties du lobe frontal.
En outre, sur ce même cerveau, la quatrième circonvolution frontale est divi- ■ée en deux segments par un sillon oblique très-profond ; le premier segment se °Wtiaue, suivant ta règle, avec le premier étage, le deuxième segment avec le deuxième étage frontal, en sorte que le pli frontal ascendant tout entier paraît *tre exclusivement formé par l'extrémité infléchie des étages précédents (fig. VI, VU et VIII, 4).
II. Lobe pariétal. Le lobe pariétal est situé au-dessus de la scissure syl- ^enne, entre celle de Rolando, qui le sépare nettement du lobe frontal, et la •assure perpendiculaire externe qui, chez l'homme, établit ordinairement une division plutôt virtuelle que réelle entre lui et le lobe occipital, vu le développement des t plis de passage. » J'ai déjà indiqué sommairement cette disposition *u décrivant les scissures. J'y reviendrai avec détails à propos du lobe occipital.
La linlite inférieure, très-bien marquée antérieurement par la scissu1"
556 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (morphologii).
Sylvius, est formée, en arrière, par une Jigne idéale prolongeant sa directiou; tout ce qui est situé au-dessous est regardé comme appartenant au lobe temporal d'aboi d, puis au lobe occipital.
En haut, la limite du lobe est établie par le bord supérieur de l'héniisphèrt, formant une crête sur le versant interne de laquelle ou voit le lobule quadrilatère qui représente le lobe pariétal sur la face interne. 11 sera décrit avec celle ci.
Deux circonvolutions munies chacune d'un lobule, l'une à directiou rectiligue, l'autre curieusement recourbée sur elle-même, forment les éléments du lobe pariétal sur la lace externe de l'encéphale. Leur grande complication rend cette étude très-diflicile. Nous n'avons pas ici de scissures gyrah es ou de second ordre, aussi pouvons-nous entreprendre d emblée la description des circonvolutions.
a. Circonvolution pariétale ascendante (fig. 1, H, B). Synonymie: Partie postérieure des « processi anteroidi verticali di mezzo » (Kolando). Circonvolution transverse médio- pariétale (Foville). Second pli pariétal ascendant (Gratiolet). Gyrus postero-parietal (Huxley).
La lèvre postérieure de la scissure de Kolando est formée par cette circonvolution dont j'ai indiqué les connexions avec la circonvolution froutale asoeudanle. Elle naît au il i veau du tiers postérieur de la scissure syl vienne, eu sorte qu'un assez long intervalle existe entre son origine et la terminaison de cette scissure. Cet intervalle est rempli par des replis souvent très-compliqué», formant ce que Gratiolet a appelé le lobule du pli marginal su}térieur% et Ecler le lobule pariétal inférieur; nous l'étudierons sous le nom de lobule du pli courbe. Ce lobule jette une racine sur la partie inférieure de la circonvolution pariétale ascendante. Immédiatement au-dessus de cette racine commence la scissure interpariétale, qui borne en arrière le pli pariétal ascendant durant un espace assez court. Bientôt, en effet , celte scissure s'infléchit en arrière pour passer entre les deux lobules pariétaux. Au-dessus de cette inflexion, la circonvolution pariétale ascendante est intimement unie avec le lobule pariétal supérieur logé dans l'angle obtus qu'elle forme avec la scissure inter-hémisphérique.
Variétés. Elles sont surtout eu rapport avec celles des lo!>ules pariétaux. Dans certains cas, le lobule pariétal supérieur, au lieu d'être simplement accollê eu arrière de la circonvolution, qui conserve ordinairement un bord autérieur régulier, déforme complètement la partie supérieure du pli ascendant, en sorte que sa portion inférieure existe seule, à proprement parler (ûg. VU et VIII).
b. Lobule pariétal supérieur (fig. 1, II, \\). Synonymie : LobuUi* deuxième pli pariétal ascendant (Gratiolet). Gyrus parietalis superior ( Pausch,)- Lobule postero-pariétal (Huxley, Turner). Ersle Scheitellapenwindung (R. ^** gner). Obérer Scheitelbeinlappen (liuschke). Obère innere ScheiUlgruflt (Bischoff).
Ce lobule est assez nettement circonscrit en avant par la circouvolutiou pariétale ascendante, en arrière par la» scissure perpendiculaire externe et le ynniier pli de passage, eu bas par la scissure interpariétale qui le sépare du pu courbe et de son lobule. Mais, supérieurement, la limite que lui forme li faite inter-hémisphérique est absolument artificielle. A ce niveau, il se coutiiUK effectivement avec ce que nous décrirons à la face interne sous le nom de b bule quadrilatère, de même que la première circonvolution frontale se continuait avec le pli de la zone interne qui surmonte la circonvolution crètée. .i.
Lu ou deux plis, repliés en S et en sens inverse, le constituent ordinairenieit- Mais il est parfois beaucoup plus riche.
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (morphologie). 357
Sa limite postérieure est rendue un peu indécise par la présence du premier >li de passage qui le prolonge, pour ainsi dire. II en est de même, quelquefois, K>ur sa limite inférieure; on y observe en effet, le plus souvent, un pli accèsoire qui interrompt la scissure interpariétale pour se porter du sommet du pli ourbe au lobule; dans des cas plus rares, ce pli est double. M. Gromier a beaucoup insisté, dans sa thèse, sur ces plis, qu'il nomme « plis de passage transversaux. » Il rappelle que, dans toute la série des singes, même les plus élevés, la scissure interpariétale n'est jamais interrompue à sa superficie, d'où le parfait isolement des deux groupes du lobe pariétal. Sur le cerveau humain, au contraire, ajoute-t-il, malgré une grande réduction de volume (et il cite à l'appui le cerveau de Sarah, négresse du laboratoire de M. Broca, pesant 890 grammes avec les membranes), on constate l'union superficielle entre les deux groupes, le crois que cet anatomiste distingué s'est quelque peu exagéré la constance de cet élément. Pour moi, je l'ai vu manquer presque dans la moitié des cas. Gratiolet, qui le figure sur son cerveau d'homme français et sur celui de la Vénus Hottentotc, le désigne comme a un pli accessoire fréquent, mais non constant, qui, du sommet du lobule du pli marginal supérieur, monte au premier pli de passage, t Nous sommes donc d'accord avec M. Gromier, lorsque, après s'être demandé, avec quelque insistance, si ce caractère nous fournirait une différence anatomique entre le cerveau de l'homme et des singes, il conclut en faisant appel à de nouvelles observations.
Variétés. Chez le fœtus, ce lobule offre une grande simplicité ; il est formé par un simple pli qui est d'abord presque reotiligne. Un état rudimeutaire analogue existe sur les cerveaux à plicatures pauvres.
Lorsqu'il existe deux plis de passage transversaux, le premier venant du sommet du pli courbe, le second part du lobule pariétal inférieur lui-même, en avant et au-dessous du pli courbe.
Chez les singes, où ces plis manquent, en écartant les lèvres de la scissure interpariétale, on pourrait, suivant M. Gromier, « constater la présence des deux plis de passage transversaux refoulés et offrant absolument l'aspect que nous avons pu constater sur les cerveaux humains à calotte. »
J'ai plusieurs fois pu vérifier, en effet, l'existence d'un pli semblable au fond de la scissure. Mais, sur l'hémisphère gauche de Marie Martel, cette connexion manquait absolument, et je suis porté à croire qu'il en est de même dans bien des cas.
c. d. Circonvolution et lobule du pli courbe (fig. I, H, F2). Synonymie : Lobulus parietalis inferior, formé en avant par le hbulus supra marginalis. en arrière par le gyrus angularis (Ecker). Zweite oder mittlere Scheitellappenjvindung. Gyrus parietalis secundus, sive médius, et Dritte Seheitellappenwindung. Gyrus parietalis tertius, sive inferior (R. Wagner). Avfsteigende Windung zum hintern aûssern Scheitellâppchen und hinteres aùs$eres Scheitellâppchen, et Vnterer zug aus der hintern Centralvnndung vnd ScheUelhockerlàppclien. Lobulus tuberis (lluschkc). Zweite oder mittlere Scheitelbogenwindung, et Erste oder vordere scheitelbogenwindung (Bischoff). Pour prendre une notion précise de celle circonvolution, déformée et comme lêïiguree sur le cerveau humain par le développement excessif de certaines de es parties, il est indispensable de l'étudier d'abord dans' la série des singes, à noins qu'on n'ait à sa disposition un encéphale humain dégradé où se reproduit usqu'à un certain point le type simien* C'est ainsi que le lecteur pourra pariai-
:5A CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (morpholôgir).
tement suivre ce que je vais dire à propos de l'orang ou du chimpanzé sur 1rs ligures qui représentent le cerveau de Marie Martel (fig. VU et VIII).
Mais, pour plus de commodité, remontons d'abord encore plus loin dans latrie des Primates.
Chez les pithéciens, eu général, le pli courbe est uniquement composé d'uifc grosse circonvolution qui part du pied du pli pariétal ascendant, et du premier pli temporal, borde antérieurement la scissure parallèle temporale, se recourbe sur sou extrémité supérieure, portée, comme on le sait, très-haut, et redescend en bordant en arrière cette même scissure au-dessus de laquelle elle est ainsi connue à cheval. La partie ascendante du pli courbe est exactement limitée en avant par la scissure interpariétale. Sa portion descendante forme, en arrière, la lèvre antérieure de la scissure perpendiculaire externe. Quant à son extrémité. i*l lr *t* recourbe au-dessous de cette scissure, et passe dans le lobe occipital en lormaiit un pli de passage. Nous chercherons bientôt lequel.
!>«•* deux racines d'où nous venons de voir s'élever le pli courbe, l'une liai! donc, eu avant de l'extrémité de la scissure sylvienne ; or la portion sensiblement horizontale qui s'étend entre l'origine de la première racine et sa fusion iiwr la seconde, borde, supérieurement la fin de la scissure de Sylvius; aussi at-flli* été confondue avec le pli marginal supérieur. (Foville.)
S,* Mrcoiide racine du pli courbe, ou racine postérieure, n'est, à proprement parler, que la prolongation de la première circonvolution temporale, que Je* i'ttp|>orlM analogues ont fait nommer pli marginal inférieur.
(liiez le chimpanzé et l'orang, ce dessiu primitif est déjà un peu compliqué par la présence de fossettes sur les racines du pli courbe et sur sa portion de*u'iidfiule élargie, fossettes qui, par places, se creusent en incisures et amènent nu riiiiinieiireiueiil de dédoublement. Un renflement assez prononcé existe au niveau du point di« <:on\<*rgeiicc des deux racines. Chez l'orang, il est placé immédiatement nu dj'»Mjitt chez If chimpanzé, un peu en avant de l'extrémité de la scissure syl- Hi'iuii'. fjniliolel, qui néglige complètement les racines du pli courbe pour ne wJf 'pf "' pli lui-même après sa constitution définitive, conclut du fait prccétUai ipi<: '■■ h* pli coiirI>c naît chez l'orang au sommet de la scissure de Sylviu?, iJ tUit* U* th'im\m\zu au-devani de ce sommet. » D'après l'analyse à laquelle je Hf<(» *U' ""' livrer, on voit que ce caractère n'a qu'une médiocre valeur en luimuta ij- qui lui imi prête une un peu plus grande, c'est la part que prend cetto fl/.-j/o.sh'/ii aux différences de longueur de la portion ascendante du pli court*. imuUit'iti itugmciitéc par une origine plus antérieure.
in uni rc détail de structure qui agit dans le même sens, est la présence** | .fit" W tin preiuii'r pli de passage. Kxiste-t-il, comme chez l'orang? La phtf ipj 4 t**m\Hi mit la convexité de l'hémisphère s'oppose à l'ascension du plicouriV. : \ n\*n * t h sli* M'hsilc. Manquc-t-il, comme chez le chimpanzé? Le pli conrbci I-. finit*!* Uitii' pour s'élever et former une anse plus élancée au-dessus deb </ . tt* j^ullèh'.
■*v#.- j^w/dou» iiiiiinleiiaiitles éléments nécessaires pour comprendre la di^
lir.'j* *U i«iii rinoiivulutioii complexe cJiez l'homme. Examinons-la d'abord *or
•|< " * »« yij* iU"/iiu\t's, comme l'est celui de Marie Martel (fig. VII et VIII, 7. ¥■•
*>>'/■ i .'/w^jf |c pli miirlN1 naître par deux racines très-nettes a gauche, annl v '^v/'< -iu j/i-fi f>liiN il«* complication par suite de la bifidité de la racine pw- |'M' '"• U' h-ur roiivi'i'^i'nce siijiérieure, un |kmi renflée, se dégage la partie «Ht /;4<wfca 'h* I'»1- Klli* eut ici tnVrédnite, comme chez l'orang; le pli coniW
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (morphologie). S59
est sessile. Tout autre est la portion descendante. En effet, son développement, ainsi que nous l'avons laissé soupçonner en décrivant le pli courbe des pi théciens, dépend surtout de la longueur de la scissure perpendiculaire, dont la circonvolution forme la lèvre antérieure. Or, dans le cerveau de Marie Martel, la scissure perpendiculaire externe, à peine interrompue supérieurement par un grêle premier pli de passage, descend très-bas sur la convexité de l'hémisphère. Aussi, la portion descendante du pli courbe est-elle considérable. Elle se recourbe au-dessous de la scissure en formant un pli de passage pour aller se perdre dans le lobe occipital. En un mot, sa disposition est identique à celle qu'affecte le même pli chez les anthropoïdes. 11 en est de même sur le cerveau à calotte de Rosalie Renoncourt, du laboratoire de M. Broca, figuré par M. Gromier.
En prenant pour guide l'espèce de schéma que nous donnent ces cerveaux simples, où la circonvolution est réduite à ses éléments essentiels, on arrive assez facilement à se reconnaître au milieu des efflorescences accessoires qu'elle présente sur les encéphales plus riches. Les éléments surajoutés qu'on y rencontre ont tous pour origine le renflement ou le dédoublement des diverses parties qui le composent. Mais toujours, en remontant comme point de repère la scissure parallèle, on trouve son extrémité coiffée par un segment (sommet du pli courbe), souvent très-minime à la vérité, qui a conservé sa simplicité primitive; en suivant ses origines antérieures, on peut également démêler les deux racines au-delà du renflement souvent énorme qui existe à leur point de convergence, et, d'autre part, on reconnaît facilement en arrière la continuité de la circonvolution avec un pli de passage plus ou moins dédoublé.
Pour résumer cette description par une figure schématique , je comparerai les éléments essentiels formant pour ainsi dire le squelette du pli courbe à la figure que donnerait un S, retourné, et placé horizontalement co , dont l'extrémité antérieure serait bifide. Cette double extrémité/qui forme la partie la plus élevée de l'enceinte de la scissure de Sylvius, représente les deux racines. La première courbure, jetée au-dessus de la scissure parallèle, est le pli courbe proprement dit (portion ascendante et descendante). La seconde courbure, correspond à son prolongement, le pli de passage, qui borde, mais dans les cerceaux dégradés seulement, la lin de la scissure perpendiculaire externe.
D'après ce qui précède, on voit que je rattache au pli courbe les replis qui le déforment et l'hypertrophient, surtout, en avant, souvent aussi en arrière, et dont l'ensemble est plus spécialement attribué par Gratiolet à ce que j'appelle la racine antérieure de la circonvolution; cette racine, comme je l'ai dit, fait partie de l'enceinte de la scissure sylvienne, d'où le nom de lobule du pli marginal supérieur sous lequel Gratiolet a décrit cet amas. C'est le gyrtut parietalis tertius sive inferior de R. Wagner, le lobulus tuberis de Huschke, YErste oder vordere Scheitelbogenwindung de Bischoff. Je trouve plus naturel de lui donner le nom de lobule du pli courbe, qui me paraît traduire exactement ses véritables affinités. On peut aussi, pour la commodité du langage, comprendre, à l'exemple de Ecker, le pli courbe et son lobule sous le nom commun de lobule pariétal inférieur, par opposition au lobule pariétal supérieur précédemment décrit.
Cette région n'est presque jamais symétrique sur les deux hémisphères. Variétés. Elles sont très-nombreuses, et leur indication ne serait pas moins oiseuse que difficile, puisque j'ai pris soin d'indiquer le mode suivant lequel s'effectue cette complication variable. Un seul point de vue général doit de nou-
S60 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (morphologie).
veau être ici signalé. C'est que, plus le premier pli de passage est petit et effacé, plus, par conséquent, est profonde et développée la scissure perpendiculaire, plus aussi le pli courbe est nettement défini, surtout à sa partie descendante.
Gratiolet, à l'affût de toutes les différences qu'il pouvait saisir entre le cerveau de l'homme et celui des anthropoïdes, avait avancé que ce lobule est particulier à notre espèce, et ne se rencontre ni dans l'orangni dans le chimpanzé. Q faut avouer que ce caractère distinctif n'a qu'une bien chélive importance, or, d'une part, il est des cerveaux humains où le pli courbe est dépourvu de lobule tout autant (Marie Martel) ou presque autant (Rosalie Renoncourt) que chex les singes supérieurs ; d'autre part, chez ceux-ci, on peut souvent noter une ébauche très-accusée du lobule. Chez l'orang même figuré dans son Mémoire, par Gratiolet (pi. III, fig. 6), le pli courbe porte un renflement rectangulaire marqué dans sa portion médiane d'une incisure transversale; ce n'est qu'à la partie inférieure de ce lobule que le pli apparaît dans sa simplicité pour contourner IV percule. Au musée d'anthropologie fondé par le professeur Broca à l'École pratique, on peut voir, chez le chimpanzé numéro 2 (cerveau conservé dans l'alcool), le pli courbe également renflé en un lobule qui conserve les mêmes rapports ooe le pli qu'il a remplacé.
11 faut donc, encore une fois, renoncer à voir la un élément de classification La présence d'un lobule surajouté à la circonvolution constitue simplement ■ indice du développement, et, si l'on veut, du perfectionnement de cette dernière. Mais les différences qui prennent ainsi naissance ont une valeur quantitative, et nullement qualitative; on retrouve de part et d'autre les mêmes éléments morphologiques.
III. Lobe occipital. Le lobe occipital est remarquablement petit chex l'homme. Au premier *abord, on ne se rend pas un compte exact de cette exiguïté, pire qu'on est porté à lui adjoindre les plis de passage qui le relient aux lobes voisins. Mais si l'on lait abstraction, par un examen plus attentif, de cet élément étraoger à la constitution intrinsèque du lobe, on reconnaît l'exactitude de la proposition précédente. Les cerveaux humains à calotte complète, comme celui te figures III et IV, fournissent, du reste, de ce fait une démonstration péremp* loire. 11 est intéressant de les comparer, à ce point de vue, avec celui des anthropoïdes , auxquels ils ressemblent sous tant de rapports, mais dont ils différent beaucoup par cette particularité.
Sur la face inférieure de l'hémisphère, il n'y a aucune limite précise entre k lobe occipital et le temporal. 11 est besoin, pour la former, de supposera* ligne idéale prolongeant en bas la scissure perpendiculaire externe.
Supérieurement, le lobe occipital se continue directement sur la face interaedt l'hémisphère avec le lobule occipital interne, qui en est une dépendance immédiate.
Circonvolutions ou plis de passage. La partie la plus intéressait* de l'étude de ce lobe est celle de ses connexions antérieures avec les régû* pariétale et temporale. Depuis Gratiolet surtout, cette question a pris une iuuj* tance de premier ordre, vu la valeur zoologique que cet émiuent uaturaliste «iat assigner aux plis de passage. Tel est le nom qu'il donna aux plis cominissuraoi qui relient plus ou moins intimement les circonvolutions occipitales au refluât l'hémisphère.
Les idées de Gratiolet ont eu trop de retentissement pour qu'elles ue non* arrêtent pas un peu longuement.
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (morphologie). 364
Cet auteur décrivit quatre plis de passage sur la face externe et inférieure du cerveau, dans toute la série des primates : Les deux premiers partent du lobe pariétal. Ce sont les plis de passage pariéto- occipitaux. Les troisième et quatrième plis de passage, ou temporo-occipitaux, réunissent aux deux plis occipitaux inférieurs le pli temporal moyen.
Voici du reste le résumé des observations de Gratiolet, tel que l'expose M. Broca dans son remarquable travail sur Tordre des primates :
« Les plis de passage peuvent être superficiels ou profonds. Ceux qui sont profonds, c'est-à-dire ceux qui n'arrivent pas jusqu'au niveau de la surface de l'hémisphère, n'interrompent pas la continuité de la scissure perpendiculaire ; et pour les apercevoir, il faut écarter les bords de cette scissure. Ceux qui sont superficiels, au contraire, interrompent la scissure, qui reprend aussitôt après ; mais ou conçoit que, lorsque tous les plis de passage sont superficiels et volumineux, lorsqu'ils sont, en outre, flexueux, comme cela a lieu chez l'homme, la scissure perpendiculaire puisse être entièrement masquée.
Les deux plis de passage temporaux, ou externes, ou inférieurs, sont constants et sont toujours superficiels. Chez tous les pithéciens et même chez les gibbons, ils sont minces et peu llexueux ; il en résulte que la partie externe de la scissure perpendiculaire est très-apparente; mais elle l'est moins chez le chimpanzé et surtout chez l'orang, parce que les plis en question sont plus épais ; et elle l'est moins encore chez l'homme. Au surplus, ces variations des plis de passage temporaux ont peu de valeur.
Les plis de passage pariétaux ont beaucoup plus d'importance. Ils sont désignés sous les noms de premier et de second pli de passage. Le premier, qui manque dans certaines espèces, est situé sur le bord interne de l'hémisphère, au contact de la grande faux du cerveau ; le second, qui est constant,, se trouve plus en dehors, vers le milieu de la largeur de la face convexe de l'hémi* . sphère.
Chez l'homme, ces deux plis sont grands, superficiels, et masquent presque entièrement la scissure perpendiculaire, de sorte qu'il faut une certaine attention pour découvrir, du coté de la surface convexe de l'hémisphère, la ligne de démarcation du lobé pariétal et du lobe occipital.
Chez l'orang, les deux plis existent encore, mais le premier seul est superficiel ; le second, l'externe, est caché au fond de la scissure perpendiculaire, qui devient ainsi bien apparente. Chez le chimpanzé, il n'y a, suivant Gratiolet, Hti'un seul pli ; l'interne manque entièrement et l'externe est caché au fond de ** scissure, de sorte que celle-ci sépare de la manière la plus évidente le lobe ^Hîcipital du lobe pariétal.
Le type de l'orang se retrouve chez les gibbons et les ^emnopithèques ; celui ***! chimpanzé, chez les macaques et les cynocéphales. Il y a enfin un quatrième *Ype, celui des guenons, qui possèdent les deux plis de passage, mais chez les- H^elles ces deux plis sont cachés l'un et l'autre au fond de la scissure.
Tels sont les résultats des longues et intéressantes recherches de Gratiolet. ^ force de persévérance et de sagacité, cet observateur émi lient a enfin décou- ^"«rt un caractère morphologique qui différencie le cerveau de l'homme de celui **«» anthropoïdes et des pithéciens. Plusieurs anthropoïdes, plusieurs pithéciens °*U, comme l'homme, deux plis de passage; en outre, chez plusieurs d'entre *=■*«, le premier pli est superficiel, comme chez l'homme ; mais l'homme seul a *** second pli de passage superficiel. »
>e fJRCOSYOLl TIO.NS CÉRÉBRALES ( MoanoLocr*).
ll*n de pouvoir apprécier la signification zoologique îles faite précédents, il 'sxivir.Tit ri<; revenir avec soio sur les connexions générales de ces plis.
Sur le* cerveaux où le premier pli de passage est ]»eu développé et où, en courue ternptt, existe une longue scissure perpendiculaire qui le sépare du deuxième, on peut facilement apprécier leurs relations respectives isolée* par une dissociation naturelle (voy. fig. VI, VU et VIII).
Le j/remier pli ne nous arrêtera pas longtemps. Qu'il soit petit ou grand «impie ou flexiieux, formant une boucle à concavité externe ou interne, ses connexion* évidentes en avant avec le lobule pariétal supérieur, en anière avec la première circonvolution occipitale, le déterminent d'une manière qui ne périr lel pan la méprise.
Le necond pli ne serait guère plus difficile à reconnaître, suivant la classification de Gratiolet. Ce serait, chez l'homme, celui qu'on rencontre immédiatemerf jMi-de**ou* du premier. Le troisième et le quatrième seraient de même caractérisé* par leur situation. L'auteur indique bien, à la vérité, que les deux premier* partent du lobe pariétal, cl les deux derniers du pli moyen du lobe temporal. Mais là se. l>ornc l'indication sommaire de leurs rapports, et Ton est, en définitif*, réduit à les distinguer surtout par leur simple superposition.
Celle manière de procéder a de graves inconvénients. En l'appliquant aux cerveaux richement incisés, ou arrive fréquemment à trouver ainsi cinq et mène hix pli* de passage. Comment, alors, rattacher les plis évidemment accessoires à ceux qui ont une signification typique, et comment faire le départ de ce qui appartient à tel ou tel de ces éléments morphologiques?
Il m'a semblé que le seul moyen d'éviter la confusion était d'avoir recoursa principe des connexion* (pie l'illustre E. Geoffroy-Saint-Hilaire a établi pour il recherche des parties aualogues. En effet, ainsi qu'il l'a démontré, ce qui in* porte avant tout dans une pareille étude, ce sont les rapports que ces parties é feetent a vec celles qui les précèdent, qui les suivent ou qui les entourent, qii leur correspondent, en un mot. Cela seul est essentiel dans la constitution te organes, et peut servir de point de rt^père jK)ur les retrouver dans leurs métan»* phoses.
Suivant une autre méthode que Gratiolet, j'arriverai forcément à des résull* différents; à vrai dire, la notion de pli de passage sera ainsi remplacée par cefc de circonvolution de passage. D'après la valeur que j'ai attribuée à ces mot» à pli et de circonvolution, ou sait que plusieurs des premiers pourront coostit* une de ces dernières. Oi\ ne sera donc pas étonné de ne me voir compter que detf « circonvolutions de passage * à la place même où Gratiolet comptait quatre pi*
Première circonvolution de passage. Je donnerai ce nom au f*** niior pli de Gratiolet. dont j'ai indiqué tout à l'heure les connexions trfcmrtto en axant axev le lobule pariétal supérieur, en arrière avec la première cira»** luliott occipitale. h\ scissure interparié taie lui forme inférieurement une lûé* tort exacte dans le* cas où elle n'est pas interrompue par les plis de jMJtff fr<iN*trn?fiN.< de M. Groinicr. et toujours facilement inconnaissables, alors ntf* qu'il» exilent.
Cette circonvolution ont ordinairement très- volumineuse et incomplète!** Hihdm*iv |mi- une lar^e fossette. IVtns certains cas elle est très-réduit* \*f> llfj. \h; jMrlois elle eM hx\».ivjetcV vers la face interne (fig. III). Je l'ai voft petite que mmi telle) dt»par<itvsait au fond île la scissure perpendiculaire- fr jmieiU laits, qui rappellent la disposition la plus fréquente (et nonptfc**
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stanfe, comme l'avait cru a tort Graliolet) chez le chimpanzé, sont excessivement rares chez l'homme, et un peu moins chez la femme, où cette région présente le plus souvent une simplicité relative.
Seconde circonvolution de passage. Elle se continue en avant avec la partie descendante du pli courbe, en arrière avec la seconde et la troisième circonvolution occipitale. Vers son milieu, elle reçoit d'ordinaire un pli de renforcement qui provient de la seconde circonvolution temporale. Elle comprend chez l'homme le plus souvent trois plis. Les deux premiers sont la continuation directe de la portion descendante du pli courbe ; le dernier provient en partie du pli courbe, en partie du pli temporal moyen.
La seule différence qui existe entre ce type et celui des autres primates est constituée par le dédoublement superficiel de la continuation du pli courbe. Chez les singes, ce dédoublement existe bien, mais sa division supérieure, trèsgrêle, va se perdre au fond de la scissure perpendiculaire.
L'homologie de ces divers éléments, chez l'homme et les anthropoïdes, est d'une évidence parfaite sur les cerveaux humains à grande scissure perpendiculaire externe (voy. fig. VII et VH1). Elle est, au contraire, assez difficile à accepr 1er, au premier abord, dans ceux où les plis de passage ont leur ampleur normale. Alors, en effet, Y aspect est tout à fait changé, car la deuxième circonvolution , au lieu de former une anse autour d'une scissure qu'a déjà comblée la première , se juxtapose étroitement à celle-ci et se porte presque sans inflexion de son point d'origine pariétale à sa terminaison occipitale. Mais les éléments de variation qui sont ici intervenus ne sauraient égarer qu'un regard prévenu ou superficiel ; la recherche des connexions montre bien vite qu'il faut reconnaître le même élément morphologique dans le gros pont irrégulièrement Aexueux et subdivisé des cerveaux riches, l'anse à concavité supérieure des encéphales humains qui ont une grande scissure perpendiculaire, et cette même •use plus longue encore et plus grêle chez les anthropoïdes.
Je le répète, je me sépare surtout de Gratiolet en substituant, par la modification que je propose, la notion de circonvolutions de passage, élément morphologique fixe, défini par ses connexions, à celle de plis de passage, élément Hcertain, mal défini, dépendant en grande partie des variations individuelles. ^fcr suite, les deuxième, troisième et quatrième plis de passage de Gratiolet, He paraissent faire partie d'une même circonvolution qui est la continuation postérieure du pli courbe soudée inférieurement an pli temporal moyen. Cette circonvolution offre une remarquable homologie chez les primates. Chez l'homme, sHe est défigurée par le grand développement de sa moitié supérieure, qui occupe b place de la scissure perpendiculaire externe, presque absente normalement Hir les cerveaux humains. Dans les cas où cette scissure apparaît, on voit simultanément la seconde circonvolution de passage revêtir un aspect qui rend évidentes ses véritables connexions et ses éléments essentiels.
Ainsi, la région occipitale ne fait pas exception : comme dans les autres lobes, nous n'y rencontrons aucun élément morphologique nouveau pour le cerveau de rhomme, je veux dire sans homologue dans l'encéphale de ses voisins zoologiques. Mais d'autre part, ici comme partout ailleurs, ces parties, similaires au point de vue de l'anatomie philosophique, présentent d'importantes différences dans leur développement respectif, leur complication, leur richesse. En d'autres termes, si l'homme par ses plis de passage ne se place pas en dehors du type cérébral des Primates, il affirme de nouveau par eux son énorme supériorité.
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Variétés. Elles ont été en partie indiquées au cours de la description .
On peut dire qu'elles sont assez nombreuses et parfois considérables. Ainsi, il n'est pas fort rare de voir la première circonvolution de passage très-réduit; cela s'observe surtout chez la femme, et coïncide le plus souvent avec une moin* grande richesse de la seconde circonvolution. Les figures VI, VII et VIII représentent un exemple remarquable de cette réduction des plis de passage.
J'ai vu la première circonvolution si fortement rejetée vers la face interne de l'hémisphère, qu'on aurait pu la croire absente si on ne l'y avait cherchée (fig. III et IV).
La seconde circonvolution est celle qui présente le plus de variations. Ordinairement composée de trois plis (les deuxième, troisième et quatrième plis de passage de (i ratio! et), elle peut être réduite à un seul relief superficiel, plusuor sorte de racine cachée dans la scissure perpendiculaire (fig. IV, 8 et 9), disposition semblable à celle qu'elle affecte chez les anthropoïdes. Elle est d'antre fois exceptionnellement riche, et forme des commissures supplémentaire». Entre ces deux dispositions extrêmes, tous les intermédiaires peuvent-ètn» observés.
Il ne me reste plus qu'à décrire succinctement les scissures et les circonvolutions occipitales, dont l'étude intrinsèque présente beaucoup moins d'intérêt.
Cinq circonvolutions forment ce lobe. Trois sont visibles sur la convexité de la face externe. Deux pour être aperçues, doivent être cherchées sur l'hémisphère retourné : on voit alors qu'elle se continuent d'une manière insensible avec les circonvolutions temporales. C'est pourquoi je crois utile, afin d'éviter les répétitions, de renvoyer leur description avec celle que je ferai du lobe temporal. H je ne parlerai ici que de la face externe.
Voyons d'abord les scissures.
1. Scissure occipitale supérieure (fig. I et 11, terminaison de ipx Elle limite inférieurement la première circonvolution de passage et la sépare de la deuxième. C'est simplement la continuation de la scissure interpariétale deji décrite. Sa prolongation en arrière de la scissure perpendiculaire sur les cerveaux où celle-ci est développée, dessine sur la partie postérieure de l'encéphale une croix latine d'un aspect très-particulier (fig. VI, VU et VIII).
Souvent, elle se termine eu arrière dans la scissure occipitale transverse, ainsi qu'on le voilà gauche sur la figure II.
2. Scissure occipitale inférieure (fig. I, os). Elle sépare la première de la deuxième circonvolution. Sa direction presque directe d'avant et arrière, son indépendance et l'absence d'incisures latérales, lui donnent ordinairement un aspect caractéristique.
îï. Scissure occipitale transverse (fig. I et II, o). Cette iucisure Ir/nmersak', assez constante pour mériter d'être décrite ici, est placée ver* le milieu du lobe; en arrière d'elle, la première circonvolution occipitale se rr- (4ftir\w pour se continuer avec la deuxième.
m. h. v. Première, seconde et troisième circonvolution occipitalr (\'\£. Il, O,. O,. Us). Aucune d'elles ne mérite une description spéciale, le tUhtt «eule ment que la première termine en arrière le premier pli de passage* Ntw laquelle, pour cette raison quelques auteurs l'ont réunie dans leur dexrip» Unh Nemhlahlemeiit, la deuxième circonvolution fait suite à la deuxième cir- "jii toi h lion de passage, et plus spécialement à sa partie supérieure.
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La troisième circonvolution continue la partie inférieure de la seconde circonvolution de passage, partie qui est empruntée au pli temporal moyeu. La troisième circonvolution occipitale provient de même, d'une façon indirecte et par l'intermédiaire de la seconde circonvolution de passage, provient, dis-je, de la seconde circonvolution temporale.
IV. Lobe temporal. On l'appelle encore lobe temporo-sphénoïdal, en ayant égard à ses rapports avec les os qui forment la base du crâne et sur laquelle il repose. Il est indispensable de lui considérer deux faces ; Tune supéro-externe, qu'on voit sur la convexité de l'hémisphère, en le soulevant légèremeut pour apercevoir sa partie inférieure. L'autre face est inféro-in terne ; il faut pour l'étudier retourner le cerveau et enlever le cervelet. Cette face se continue sans ligne de démarcation appréciable avec la base du lobe occipital : aussi, comme nous l'avons indiqué à propos de celui-ci, réunirons-nous leur étude dans une même description.
La forme du lobe temporal est, eu avant, celle de l'étage moyen de la voûte du crâne qu'il remplit. En arrière, il est rendu concave par la saillie cérébelleuse qui le supporte.
La grande fente cérébrale de Bichat en dedans, la scissure de Sylvius en avant et eu haut, le limitent exactement ; en arrière, il ne peut être séparé qu'artificiellement du lobe occipital.
A. Face supéro-exterjse. Nous retrouvons tout d'abord la scissure parallèle déjà étudiée à propos des scissures lobaires, et qui sépare la première de la deuxième circonvolution. On l'a encore appelée sillon temporal supérieur (Ecker) ou antéro-temporal (Huxley).
Au-dessous, se voit une anfractuosité très -variable et très-fragmentée chez l'homme et les anthropoïdes qui est considérée par quelques auteurs comme une scissure (Sulcus temporalis médius , Ecker, fissure temporo sphénoïdale inférieure, Huxley) ; elle ne me parait mériter que le nom de sillon. Les divisions hésitantes et irrégulières qu'elle établit ne me semblent pas détruire l'unité de 1* grosse circonvolution sur laquelle repose la première circonvolution tempo- **le; pour trouver au-dessous de la scissure parallèle une nouvelle scissure Syraire, il faut aller chercher sous le bord inférieur de l'hémisphère, ou elle se ^■«he déjà la première scissure temporo-occipitale ; mais elle appartient à la «•ce interne, et que je décrirai avec elle.
». Première circonvolution temporale (fig. 1, Tt). Synonymie: *™ temporal supérieur, ou pli marginal postérieur (singes) inférieur (homme) ****tioIet. Partie inférieure de la circonvolution de l'enceinte (Foville). Gyrus ■^poroit* superior sive inframarginalis (Huschke). Gyrus temporalis primus C^agner). Gyrus antero-temporal (Huxley).
^ Très-remarquable Par sa netteté, sa direction et ses rapports constants, cette
^*tonvolution que borne en avant la scissure de Sylvius et en arrière la scis-
***!£ parallèle semble se perdre supérieurement dans le lobule du pli courbe ;
^ réalité, elle fournit comme nous l'avons vu la racine postérieure de ce pli
** Compliqué.
Elle est chez l'homme relativement assez grêle et modérément (lexueuse.
b. Seconde circonvolution temporale. Synonymie : Pli temporal ^°yenf ou partie descendante du pli courbe et pli temporal inférieur, étage ^tycn et étage inférieur du lobe temporo-sphénoïdal (Gratiolet). Gyrus tempo-
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ralis secundus et tertius (Waguer). Gyrus temporalis médius et inferior lEcken.
D après I étude d'un grand nombre de cerveaux humaius et simiens, il m'a paru que ce qui était généralement considéré comme deux circonvolution n'ai formait qu'une, dédoublée, il est vrai, le plus souvent eu deux plis secondaires à la partie antéiieure, mais ordinairement simple en arrière ; cette partie postérieure ne passe pas dans le lobe occipital en totalité, à l'exemple des circonvolutions situées sur la face inférieure du lobe. Une incisure verticale séput à ce niveau la circonvolution du lobe postérieur, et c'est tout au plus si ma bord supérieur, toujours plus ou moins uni à la seconde circonvolution de pesage, vient prendre part à sa constitution. En somme, la seconde circomoluliou temporale inférieure, forme ordinairement une sorte de lobule, entre le pli marginal inférieur et les circonvolutions temporo-occipitales de la face inférieure, lobule qui est plus ou moins distinct en arrière du lobe occipital. Cette indépendance qui enlève au lobe postérieur une partie des éléments corticau de la région temporo-sphénoïdale, est une des causes de la diminution de volume de l'extrémité terminale de l'hémisphère.
B. Face inféro-interne. I. Première scissure temporo- occipitale
C'est le sulcus temporalis inferior de Ecker. Malgré son interruption par des pouls anastomotiques au nombre de deux ou de trois, on peut assez aisément b suivre depuis l'extrémité antérieure du lobe qu'elle n'atteint pas tout à bit. jusqu'au commencement et parfois jusqu'à la fin du lobe occipital. Elle est doue commune aux deux lobes, d'où le nom sous lequel je la désigne.
2. Seconde scissure temporo-occipitale (fig. Y, tk). Synonymie: Sulcus longitudinalis inferior (Huschke). Sulcus occipito-temporaiis (Karachi. Fissura collateralis (Huxley). Fissura collateralis sive temporalis inferior (fe choir). Sulcus occipito temporalis inferior (Ecker). J
Cette scissure s'étend tout le long de la face inférieure du lobe temporal et Ai lobe occipital ; dans sa moitié antérieure elle est parallèle à la grande fente et» rébrale de Bichat et dans sa moitié postérieure à la scissure des hippocampes* Elle forme ainsi uuc limite très-nette entre la seconde circonvolution tempo» occipitale qui la surmonte, et la première, qui est située au-dessous d'elle. U plus souvent elle ne s'avance pas. jusqu'à l'extrémité antérieure du lobe, 00 ou reste assez distante (fig. V, hémisphère gauche). Parfois cependant on la *ï n'en rapprocher beaucoup, et même faire sur elle mie encoche assez apparenta»
Huxley lui a donné le nom de fissure collatérale vu les rapport qu'elle aftcfc avec réminenec latérale ou collatérale de Meckel ; mais, suivant la remarque ni Ecker, celte émiueiicc n'étant pas un élément constant de l'encéphale hum** ne doit pas servir à désigner un détail anatomique aussi fixe que Test «a* scissure.
a. Première circonvolution temporo-occipitale (fig. V, T4). Synonymie : Gyrus occipitc-temporalis lateralis (Pansch). Lobulus fusiformk Spindelformigeslàppchen (Huschke). Unterausserer Hinterhaupterwindungtaf (Bischod).
Cette circonvolution, d'un aspect très-tourmenté par suite des sillon» W* roux accessoires et des fossettes qui la compliquent le plus souvent, s'étent de l'extrémité amuidie du lobe sphénoïdal à la pointe du lobe occipital, forant* ainsi au voisinage de sa terminaison, au point où elle traverse la limite Mi* des deux lobes, ce qu'où pourrait appeler une troisième ciroonvolulion de pn>
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sage. Elle est séparée avec précision de la deuxième circonvolution temporo-occipitale par la seconde scissure du même nom. Son autre bord est moins nettement distinct de la seconde circonvolution temporale, repliée comme je l'ai dit en une sorte de lobule, et avec laquelle elle contracte souvent des anastomoses.
b. Seconde circonvolution temporo-occipitale (fig. V, Ts). Synonymie : Gyrus temporalis medialis (Pansch). Lobulus lingualis. Zungeniâppchen (Huschke). Untereinnere Hinterhauptwindungsgrupp (Bischofl). Circonvolution à crochet, pli unciforme (Yicq d'Azyr).
Légèrement courbe, formant la lèvre externe de la grande fente cérébrale dans sa moitié antérieure, qui est ordinairement décrite à part par les anatomistes (gyrus hippocampe lobule de l'hippocampe), et la lèvre inférieure de la scissure des hippocampes dans sa moitié postérieure , la seconde circonvolution temporo-occipitale est facilement reconnaissait au-dessus de la seconde circonvolution du même nom. Lisse en avant au voisinage du petit crochet qui la termine, elle se charge d' inci sures en arrière.
Elle forme une sorte de quatrième circonvolution de passage, de la même mumère que la précédente donnait naissance à une troisième.
Nous avons terminé l'étude de la face externe de l'hémisphère cérébral. Passons maintenant à celle, beaucoup plus simple, de la face interne.
Face interne. Comme on le voit, je réserve ce nom à la surface plane de l'hémisphère qui s'élève verticalement au-dessus du corps calleux et qui est séparée de sa congénère par la faux du cerveau. Vu les connexions étroites de b face inférieure du lobe occipito-lemporal avec la face externe, il m'a paru préférable de rattacher sa description à celle-ci. II ne nous reste donc plus à envisager maintenant que le côté interne du lobe frontal et pariétal dans leur entier, et la face interne de la partie du lobe occipital qui surmonte et déborde co arrière le bourrelet du corps calleux.
Suivant la marche suivie pour la face externe, je décrirai d'abord les principales scissures, lobaires ou lobulaires. J'aborderai ensuite l'élude de chaque lobe en particulier avec ses scissures gyraires, ses sillons, et ses circonvolutions.
Scissures principales (lobaires et lobulaires). 1. Scissure f'ronlo-pa- * iétale interne (fig. IX, partie terminale de cm). Ou la reconnaîtra sans peine, eu prenant pour guide la scissure de Rolaudo qui aboutit un peu en avant d'elle sur le bord supérieur de l'hémisphère. Le véritable pli de passage frontopariétal qui borde à ce niveau la scissure de Ilolando, est refoulé sur la face interne de l'hémisphère et forme une forte boucle convexe en dedans, souvent tnès-élargie et marquée d'une fossette. Toute la partie de cette boucle qui est «o avant de la scissure de Rolando prolongée, appartient au lobe frontal interne. Tout ce qui est en arrière, doit être rattaché au lobe pariétal, ou pour mieux *fire, ce petit renflement forme une région mixte et de transition qui doit être Considérée à part.
C'est ce petit département neutre, si l'on peut ainsi dire, que j'appellerai, 5 cause de sa forme lobule ovalaire , et non pas le lobe frontal proprement dit «pli est séparé du pariétal par la scissure parié to-fron taie. Il y a là une particularité qu'il n'était pas indifférent de noter dès le début. D'après cette indication* ou voit que pour trouver cette scissure il sulut, après
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ralis secundus et tertius (Waguer). Gyrus temporalis médius et inferior lEckeri.
D'après l'étude d'un grand nombre de cerveaux humains et simien!», il m'a paru que ce qui était généralement considéré comme deux circonvolutions un formait qu'une, dédoublée, il est vrai, le plus souvent en deux plis secondaire à la partie antérieure, mais ordinairement simple en arrière ; cette partie postérieure ue passe pas dans le lobe occipital en totalité, à l'exemple des circonvolutions situées sur la lace inférieure du lobe. Une incisure verticale sepafe à ce niveau la circonvolution du lobe postérieur, et c'est tout au plu» si su bord supérieur, toujours plus ou moins uni a la seconde circonvolution de pusage, vient prendre part à sa constitution. En somme, la seconde circomolution temporale inférieure, forme ordinairement une sorte de lobule, entre b pli marginal inférieur et les circonvolutions temporo-occipitales de la face ûftrieure, lobule qui est plus ou moins distinct en arrière du lobe occipital. Cette indépendance qui enlève au lobe postérieur une partie des éléments corticm de la région temporo-sphénoïdale, est une des causes de la diminution de volume de l'extrémité terminale de l'hémisphère.
B. Face ikféro-intbrbe. I. Première scissure temporo-occipitaU
C'est le sulcus temporalis inferior de Ecker. Malgré sou interruption partie» ponts anastomotiques au nombre de deux ou de trois, on peut assez aisément b suivre depuis l'extrémité antérieure du lobe qu'elle n'atteint pas tout à fait, jusqu'au commencement et parfois jusqu'à la lin du lobe occipital. Elle M donc commune aux deux lobes, d'où le nom sous lequel je la désigne.
2. Seconde scissure temporo-occipitale (fig. Y, tk). Synoimnie : Sulcus longituditialis inferior (Huschke). Sulcus occipito-temporalis (Pansdiu Fissura collatérale (Huxley). Fissura collatérales sive temporalis inferior iHsr cholî). Sulcus occipito-temporalis inferior (Ecker).
Cette scissure s'étend tout le long de la face inférieure du lobe temporal et ta lobe occipital ; dans sa moitié antérieure elle est parallèle à la grande feute cérébrale de Bichat et dans sa moitié postérieure à la scissure des hippocampe*. Elle forme ainsi une limite très-nette entre la seconde circonvolution tempotoccipitale qui la surmonte, et la première, qui est située au-dessous d'elle. U plus souvent elle ne s'avance pas. jusqu'à l'extrémité antérieure du lobe, mi» en reste assez distante (fig. V, hémisphère gauche). Parfois cependant on U fd n'eu rapprocher beaucoup, et même faire sur elle une encoche assez appareste*
Huxley lui a donné le nom de fissure collatérale vu les rapjiort qu'elle aOecfc avec l'émmence latérale ou collatérale de Meckel ; mais, suivant la remarque à Ecker, cette éminence n'étant pas un clément constant de l'encéphale huanA ne doit pas servir à désigner un détail anatomique aussi fixe que Test ce* scissure.
a. Première circonvolution temporo-occipitale (fig. Y, Tj. Sis* nymie : Gyrus occipito-temporalis lateralis (Pansch). Lobulrn fusifonsk Spindelformigeslâppchen (Huschke). Unterausserer Hinterhauptenvindungtaf (MischofT).
Cette circonvolution, d'un aspect très-tourmenté par suite des sillon* latéraux accessoires et des fossettes qui la compliquent le plus souvent, s'étrai de l'extrémité arrondie du lobe sphénoidal à la pointe du lobe occipital, fora** ainsi au voisinage de sa terminaison, au point où elle traverse la limite feti* des deux lobes, ce qu'on pourrait appeler une troisième circonvolution de p*"
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;e. Elle est séparée avec précision de la deuxième circonvolution temporo-occiale par la seconde scissure du même nom. Son autre bord est moins nettement itinct de la seconde circonvolution temporale, repliée comme je l'ai dit en e sorte de lobule, et avec laquelle elle contracte souvent des anastomoses, b. Seconde circonvolution temporo-occipitale (fig. V, T5). Synomie : Gyrus temporcUis medialis (Pansch). Lobulus lingualis. Zungentpchen (Huscbke). Untereinnere Hinterhauptwindungsgrupp (Bischofl). Cirnvolution à crochet, pli unciforme (Vicq d'Azyr).
Légèrement courbe, formant la lèvre externe de la grande fente cérébrale dans moitié antérieure, qui est ordinairement décrite à part par les auatomistes (gyrus ppocampiy lobule de V hippocampe), et la lèvre inférieure de la scissure des lûpictmpes dans sa moitié postérieure , la seconde circonvolution temporo-occipiile est facilement reconuaissable au-dessus de la seconde circonvolution du lènie nom. Lisse en avant au voisinage du petit crochet qui la termine, elle se barge d'incisures en arrière.
Elle forme une sorte de quatrième circonvolution de passage, de la même matière que la précédente donnait naissance à une troisième.
Nous avons terminé l'étude de la face externe de l'hémisphère cérébral. Passons maintenant à celle, beaucoup plus simple, de la face interne.
Face interne. Comme ou le voit, je réserve ce nom à la surface plane de l'hémisphère qui s'élève verticalement au-dessus du corps calleux et qui est séparée de sa congénère par la faux du cerveau. Vu les connexions étroites de h face inférieure du lobe occipito-temporal avec la face externe, il m'a paru préférable de rattacher sa description à celle-ci. Il ne nous reste donc plus à envisager maintenant que le côté interne du lobe frontal et pariétal dans leur entier, et la face interne de la partie du lobe occipital qui surmonte et déborde en arrière le bourrelet du corps calleux.
Suivant la marche suivie pour la face externe, je décrirai d'abord les principrics scissures, lobaires ou lobulaires. J'aborderai ensuite l'étude de chaque bbe en particulier avec ses scissures gyraires, ses sillons, et ses circonvobtious.
Scissures principales (lobaires et lobulaires). 1. Scissure fronto-paiétale interne (fig. IX, partie terminale de cm). Ou la reconnaîtra sans eine, en prenant pour guide la scissure de Rolando qui aboutit un peu en avant elle sur le bord supérieur de l'hémisphère. Le véritable pli de passage frontO' triétal qui borde à ce niveau la scissure de Rolando, est refoulé sur la face terne de l'hémisphère et forme une forte boucle convexe en dedans, souvent k-élargic et marquée d'une fossette. Toute la partie de cette boucle qui est avant de la scissure de Rolando prolongée, appartient au lobe frontal interne, at ce qui est en arrière, doit être rattaché au lobe pariétal, ou pour mieux •e, ce petit renflement forme une région mixte et de transition qui doit être isidérée à part.
C'est ce petit département neutre, si l'on peut ainsi dire, que j'appellerai, ause de sa forme lobule ovalaire , et non pas le lobe frontal proprement dit i est séparé du pariétal par la scissure par iéto-fron taie. 11 y a là une particuité qu'il n'était pas indifférent de noter dès le début. D'après cette indication i ou voit que pour trouver cette scissure il suftil, après
368 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (moiuoloaii).
avoir cherché 1 extrémité de la scissure de Rolando, de s'arrêter à la première incisure verticale que Ton rencontre eu arrière de son sommet sur la face interne. Cette scissure fronto- pariétale , qui commence ordinairement par une escoche sur le bord supérieur de l'hémisphère, apparente sur la face «terne, (fig. 1 et II, cm.), se continue plus ou moins obliquement jusqu'au bord supérieur d'une circonvolution que nous apprendrons bientôt à connaître. A ce niveau, elle se continue directement avec une scissure auléro-postérieure dont l'aspect festonné est caractéristique.
2. Scissure perpendiculaire interne (Gratiolet) (fig. IX, po). Synonymie: Fissura poster ior (Burdach, Arnold). Fissure occipito-pariétale (Huxley).
Fig. IX. — Face interne du cerveau (figure de Ecker).
C.C, Corps calleux; T4, premières circonvolutions temporo -occipitales ; TB et L\ H, seconde oresn* 1 ution temporo-occipitale (circonvolution de l'hippocampe et pli uncifonne) ; cm, scissure fetfiitkij minée postérieurement par une portion ascendante qui est la scissure fronto-pariétale intense; '•"*? qui correspond à la terminaison *ur la face externe de Rolando; A, B lobule ovalaire corTe>po«U»t ■ jj terminaison de la quatrième circonvolution frontale et de la circonvolution pariétale ascendaote s* ■ face externe de l'hémisphère; Ff, première circonvolution frontale interne; Gf, seconde ctreoawt*** frontale interne, ou circonvolution crôtée de Kolsmlo; P|', lobule quadrilatère; po, scissure M^f n terne; oc, scissure des hippocampes ; oc', oc*, rameau supérieur et rameau inférieur de cette tta0** 0», lobule occipital interne ; D, lobulus extremtu.
Fissura occipitalis sive poster ior. Senkrechte hintere Hirnspalte (Wagner)- Fissura occipitalis interna (Pausch). Fissura occipitalis perpendicularis ** terna (Bischofl). [Pars medialis sive verticalis fissurœ parieUHKcipi^ (Ecker.)
C'est la continuation ù la face interne de la scissure perpendiculaire exten*
Elle est fortement oblique de haut eu bas et d arrière en avant, par suite* la * t xlominancc des lobes antérieurs sur le lobe occipital chez l' homme, car chez les singes elle mérite parfaitement le nom que Gratiolet lui a donné.
Elle est très-profonde et vu se jeter à angle aigu dans la suivante un peu* arrière du bourrelet du corps calleux. Parfois, la première circonvolution * passage, très-déjetéc eu dedans, la comble eu partie.
3. Scissure des hippocampes (Gratiolet) (fig. IX, oc). Sjuoujin*:
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (morphologie). 369
tura horitontalis (Pansch). Fissura poster ior sive occipitalis horizontalis Wagner). Fissura calcarina (Huxley).
Cl le s'étend horizontalement de l'extrémité postérieure de l'hémisphère jusau-dessous du bourrelet du corps calleux, au voisinage de la grande ouverture s'engagent les pédoncules cérébraux.
V sa partie postérieure, la scissure est bifurquée eu deux branches divergentes eu près égales. Sa partie antérieure reste séparée du corps calleux par uii it pont de substance corticale, ordinairement assez superficiel, véritable pli passage pariéto temporal interne. Nous aurons à y revenir. Le fond de cette scissure refoule dans l'intérieur des ventricules leur paroi inné, et par là donne lieu à des saillies intraventriculuires, les hippocampes. De le nom que lui a donné Gratiolet.
La synonymie des expressions calcar avis et pes hippooampi minor rend inpte de la désignation choisie par Huxley.
Gratiolet faisait se prolonger cette scissure jusqu'à l'extrémité du pli unciinm», au-dessous du corps godronné. Mais le sillon qui limite ce petit organe >l tout à fait superficiel et ne se continue que rarement jusqu'à la scissure ; les aatomistes s'accordent aujourd'hui à l'en séparer.
I. Lobb frontal interne. Deux circonvolutions séparées par une scissure, lont la supérieure seule est doublé antérieurement, constituent ce lobe, qui se lerniiiic en arrière un peu eu avant de la scissure fronto-pariétal interne, ainsi •lue je l'ai indiqué eu parlant de cette dernière.
Scissure festonnée (fig. IX, cm). Ce nom sera préféré, me semble-t-il,à :«lui de scissure calloso-marginale employé par Huxley, Bischoff, Turner, Marshall, Ecker, pour désigner la longue anfractuosité dont les sinuosités élégantes limitent supérieurement la circonvolution du corps calleux. C'est le « grand sillon du lobe fronto-pariétal, » de Gratiolet. Sa forme particulière l'avait déjà fait distinguer par Vicq-d'Azyr.
Elle commence sous forme de crochet au-dessous du genou du corps calleux, <?t se prolonge avec des ondulations plus ou moins marquées jusqu'à la scissure wnlo-pariétale où elle est le plus souvent arrêtée par un pli vertical, qui entre dans la constitution du lobule quadrilatère dont nous allons nous occuper bientôt. Ou voit cette disposition sur les figures IX et X. Mais, assez fréquemment, la scissure dentelée fournil un prolongement au delà de cette limite, prolongeaient qui ne sa termine que dans l'épaisseur du lobule, tout près de la scissure perpendiculaire interne (lig, XI).
Exceptionnellement, cette scissure est interrompue par des plis anastoinotiqucs (Hg. X, 3.5). ^
a. Première circonvolution frontale interne (fig. IX, F.l fig. X et M, 2). Synonymie : Second pli, ou pli de la zone externe du lobe frontopariétal (Gratiolet).
C'est simplement la face interne de la première circonvolution frontale externe, ainsi que je l'ai dit en parlant de celle-ci. Elle est remarquable par l'abondance de ses flexuosités, et se subdivise en avant en deux plis secondaires.
Elle se termine eu arrière dans le renflement ou lobule o val a ire qui correspond i la terminaison de la scissure de llolando, et d'oîi part une sorte de pli de assage fronto-pariétal interne, qui la relie au lobule quadrilatère.
b. Seconde circonvolution frontale interne, au circonvolution
met wc. XV1J. U
570 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (mo.pbolooiï).
crctèe (8g. IX, Gf et fîg. X et XI, 1). Synonymie : Procesto antemïdo crittaio (Rolando). Circonvolution de l'ourlet (Foville). Zwinge, cingula, gyra cinguli (Burdach). Pli du corps calleur, pli de la zone externe (Gralioletj. Gijrvi callosal (Huxley}. Fornix periphericat (Arnold). Gyrus fornicatu* (Ecker).
Le nom pittoresque choisi par Rolando, qui comparait celte circonvoliilioti à la erèle d'un coq, donne une assez bonne idée de son aspect. Celui de cira* solution de l'ourlet s'applique surtout à indiquer ses rapports avec les baudelelh* de Reil, taudis que ses relations intimes avec le corps calleux qu'elle suniHitiit et qu'elle suit dans sa courbe ont surtout frappé d'autres auteurs.
ilribtvrc ; M. loliule occipital interne; N. seconde sciuurs iemporo-«cipil»le; 1, seconde rrtmo'otaim frontale interne ou circouTolulion erJWe; i, première circon toi u lion [romain interne; 3. milita»»" •Dira «i dtui eireonvolutiont ; i. lobule ovelaire [qui correspond i l'eilrcmiié «iperinre de la q™' Irièmu cirooniolulion [romain eilorne; 5, pli de passage interne pariclo-occipilal ; 6'. |ili il pto*F inlerne ririél<Meci|>onl supérieur (orme par le prolongement de II cireonroimtion crette (il onrapt tternialemcnl ici une situation profonde; ti, pli de passage interne pariéto-teniponl, intérieur ; 7, S, pnorr* cl wcuiide circomolutiont icmporo-occipitales.
Klle commence au-dessous du genou de cet organe par une extrémité étroite, h* contourne, et l'accompagne ensuite comme une, aigrette bien au delà des limil>~ du lobe frontal. Ou peut eu effet la suivre à l'étage inférieur du lobule tptadnblire, malgré les prolongement par lesquels elle se mêle à ses replis. Sut— tant (iratiolet , le pli qui rejoint ce lobule à la circonvolution inicifoniK' (deuxième circonvolution tempiiro-oecipilale) serait encore une de ses dépnidauces, eu sorte que la circonvolution borderait en réalité loute l'ouvert il ri' A" l'hémisphère.
Il est intéressant de poursuivre celte circonvolution dans tout son trajet, dont imm* partie seulement appnrlicul au lobe frontal interne; on se demande alors si l'on ne pourrait pas, avec quelque apparence de raison, au lieu de la fragmenter a divers segments décrits avec chacune des régions qu'elle traverse, lui consfrW une place à paît et la considérer comme une grande commissure, une long*1 circonvolution de panatje reliant les trois' lobes de la face inlerne, entre toi, d'abord, et eu dernier lieu , au lobe temporal. Je reviendrai dans la suite «if cet aperçu.
II. Uhulk l'tmini idtkiimi (lig. IV, V" lig. X et M, L). Synonymie : Pi» euneiu (Burdach). Lobule quadrilatère (r'oville).
CIRCONVOLUTIONS IIKRÉBKALKS (hurpuolouib). 571
Entre lu scissure fronlo-pariétale et la scissure perpendiculaire interne, ou dislingue un amas compliqué paraissant formé par des plis dépendant du lobule pariétal supérieur, qui ont débordé le bord de l 'hémisphère et sont venus se souder plus ou moins intimement sur le prolongement postérieur de la circonvolution crètée. La forme de cet amas l'a fait nommer par M- Fovillc lobule quadrilatère.
Ses relations avec le lobule pariétal supérieur ne peuvent être méconnues, lïratiolet parait cependant s'cïre mépris à ce sujet, car, après avoir remarqué qu'il arrive a son maximum dans l'espèce bumaine, il ajoute que t son dévelop-
pement est relatif à celui du pli de passage (supérieur externe) auquel il correspond, s Or, sur les cerveaux humains ou ce pli de passage est rudimentaire, lebkle quadrilatère offre une ampleur normale {voy. lig. X et XI, L).
Ce lunule représente le lobe pariétal à la face interne. En se reportant à ce 'jue j'ai dit de la scissure fi-outo-pa ri étale, ou verra que sa limite antérieure est idawciin peu en arrière de celle de son homologue sur la convexité du cerveau; l'Ile en est séparée par la moitié postérieure du lobule ovahire.
III- Lobule occipital iktehbe (lig. IX. Oz). Synonymie : Curieux (lïurtali). Oyrus occipitali» primus (Wagner). Obérer Zwischensckeitelbeinlappen IhWliske).
<* lobule, d'une forme conique et triangulaire rappelée par la dénomination Je Burdach, est compris dans l'angle que limite l' in Ici-section de la scissure ptqieudiculairc interne et de la scissure des hippocampes. Sa surface est irrégulièrement divisée par un |telil nombre de sillons superficiels.
Ordinairement ce lobule est séparé supérieurement de la partie terminale de IVmisphèrc qui est au delà de la bifurcation de la scissure des hippocampes (ioiu/iw extremus de Ecker) par la branche supérieure de cette scissure. Anormalement, cette branche peut être écourtee ou même presque entièrement : b- «nlc; alors le lobule occipital interne se prolonge par une sorte de longue re* liiie jusqu'à l'extrémité de l'hémisphère (lig- X et XI, H).
Plis de passage internes. Il est douteux que ces plis, très-grêles cl |ilus ou munis cachés, nient une véritable importance typique. Quoi qu'il en
572 CIRCONVOLUTIONS CEREBRALES (morphologie).
soit, ils constituent une disposition morphologique intéressante, et méritent, par suite, d'être décrits avec soin.
Le premier de ces plis, qu'on pourrait appeler pli de passage par iélo temporal supérieur interne, occupe anormalement sur la ligure XI, 6' une situation profonde. Mais ordinairement chez l'homme, ainsi qu'on le voit ligure IX, il est assez superliciel et, en passant derrière le corps calleux, il sépare par un pont étroit, mais apparent, la scissure des hippocampes de l'ouverture interne de l'hémisphère. Eu réalité, ce pli n'est que la continuation eftilée de la circou\ylution du corps calleux qui va se jeter dans le pli uuciforme, au voisinage du corps godrouné. 11 y a là un trait de ressemblance entre le trajet de cette circonvolution et celui des bandelettes de la voûte à trois piliers.
Grâce à cette disposition, la circonvolution crêlée et le pli uuciforme semblent former un arc continu bordant la grande ouverture de l'hémisphère. « Cette disposition particulière à l'homme, dit Gratiolet* est une anomalie, si ou envisage l'ordre entier des primates ; aussi ce pli embarrasse-t-il au premier abord la marche des comparaisons. » Cette remarque ne s'applique qu'à la généralité des cas, et non à leur totalité, ainsi qu'on peut s'en convaincre en examinant b figure XI.
Gratiolet ne range pas ce pli au nombre des plis de passage internes, dout il ne compte que deux ; il m'a paru naturel de le placer à côté de ceux-ci.
Le second (lig. XI, 5), ou pli de passage interne pariéto-occipital, est tort réduit et forme uu médiocre relief au fond de la scissure perpendiculaire. Il descend du lobule quadrilatère vers le sommet du lobule occipital interne.
Enfin, le troisième pli de passage, qu'on peut nommer pariéto-temporul inférieur, profondément caché dans la scissure des hippocampes chez l'homme, superliciel chez les singes, où il forme une partie du bord supérieur de la >a>sure des hippocampes, unit l'extrémité du lobule occipital interne à l'angle posté ro-inférieur du lobule quadrilatère, ou plutôt au prolongement de la circonvolution crètée qui le dépasse. C'est le second pli de passage interne de Gratiolet, le gyrus cunei (Zwickelwindung) de Ecker, qu'il a fort bien figuré et décrit.
En somme, ces trois plis de passage internes peuvent être considérés cornuie des dépendances de la circonvolution crètée, ou grand pli commissural interne, ainsi qu'on pourrait appeler cette circonvolution. En effet, le pariéto-temporal supérieur en est la continuation inférieure; quant au pli pariéto-occipital, il provient de l'étage inférieur du lobule quadrilatère, qui est en grande partit' une expansion du pli du corps calleux ; enfin, le pli pariéto-tcmporal inférieur, ainsi que je l'ai dit, va directement au prolongement de la circonvolution creV au-dessous du lobule pariétal interne.
Eu terminant, je consigne ici une anomalie curieuse, observée par M. Maliu* verni, ri qui est. unique jusqu'à ce jour en ce quelle porte sur le cerveau (lui1 homme qui avait paru jouir pendant sa vie de l'intégrité de ses faculté intellectuelle*. Le corps calleux n'existait pas, et les hémisphères étaient écarta l'un de huître; la circonvolution crètée manquait d'une manière absolue. Ladspunition de* j»lm mir la lace interne était la suivante : A la partie moyenne, ou votait qunli" circonvolutions volumineuses, dirigées de haut en bas, séparé* |mi (Ich mili/M Innmlcu profondes, et dont le bord inférieur recouvrait, à tapi** du roipM nillein filment, les \entricules latéraux, les couches optiques, lescorp «trié» H lu voiile m quatre piliers. Les quatre circonvolutions nioyeunes paru*-
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (anatomib). 375
eut constituées par le groupe moyen des circonvolutions (lobule quadrilatère) mt pris un développement considérable. En avant de celles-ci, étaient trois convolu fions représentant le groupe antérieur (lobe frontal) et très-grosses, arrière, cinq petites circonvolutions.
Ce fait si singulier méritait une mention spéciale. Malinverni le regarde comme exemple d'un arrêt de développement correspondant à l'état de l'encéphale quatrième mois de la vie intra-utérine; il compare celte anomalie à la dissition normale du cerveau chez les ovipares.
g 11. An Atonale. ÉPAISSEUR ET SUPERFICIE DES CIRCONVOLUTIONS. Votf. En- >HALE.
Structure des circonvolutions. Voy. Cerveau.
Rapports des circonvolutions avec la surface interne et la surface ex-
RHE DU CRANE. Voy. CRANE.
Vaisseaux des circonvolutions cérébrales. Cette étude touche par trop de unis à celle de la circulation de l'encéphale, en général, pour que je puisse »xposer ici avec tous les détails qu'elle comporte. Je renverrai donc à un article itérieur (voy. Encéphale) pour toutes les particularités anatomiques qui, précitées à cette place, seraient exposées à faire double emploi. Je me contenterai d'envisager les terminaisons vasculaires dans leurs confions immédiates avec la substance corticale. Un important travail, publié îcemment par un anatomiste distingué, M. Duret (Archives de physiologie, îars-mai 1874), nous fournit sur ce point délicat des indications très-précises. ' citerai le plus possible textuellement cet auteur en abrégeant un peu sa desription.
Avant lui, on n'avait pas essayé de tracer les limites de la distribution des 'tères à la surface du cerveau. M. Duret pense pourtant, avec toute apparence ? raison, que le territoire de chacune d'elles est constant. Le champ de distribution des artères cérébrales est indiqué sur les figures XII, III, XIV et XV, empruntées au mémoire de cet auteur. Il a, en outre, étudié avec beaucoup de soin les ramifications ultimes des 1ères et des veines dans la substance corticale.
Si Ton soulève doucement, dit-il, un lambeau de pie-mère injectée, on voit >mme une pluie de fines artériolcs, qui tombent perpendiculairement dans la nlpe cérébrale. Si on arrache complètement le lambeau, la surface des circonvoluons dénudée apparaît criblée de petits pertuis qui ne sont pas distants les uns des itrcs d'un millimètre. Ce sont les artères terminales. Elles naissent non-seument des arborisations dont les dernières ramifications se recourbent pour pé- Hrer dans la couche grise des circonvolutions, mais encore des troncs artériels, lelque soit leur volume : les plus fortes semblent venir de préférence de raeaux artériels d'une certaine grosseur.
Lorsqu'on a arraché complètement une branche artérielle de la pie-mère, ou ttunait déjà que les artériolcs terminales peuvent être divisées en deux classes iprès leur volume :
Les plus volumineuses sont aussi beaucoup plus longues que les secondes. Une de ces artériolcs, enlevée délicatement de la pulpe cérébrale, parait ettre latéralement de très petites branches qui se résolvent aussitôt en mailles lillaires et se terminent par quatre ou cinq petites branches, qui se comporit de la même manière, ce sont donc des artères pénicilléeSé Toutes rentrent
574 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (uiitomïc).
dons la classe des capillaires, si l'on adopte la nomenclature établie bit
H. Robin (voy. Gg. XVI).
Les coupes histologiqucs perpendiculaires et parallèles à la surface des circonvolutions permettent de se rendre facilement compte de leur vascularisatkn.
Sur les coupes perpendiculaires à la surface libre des circonvolutions, la substance grise forme une sorte de feston épais de deux à trois millimètres qui bode
Arttrrt. t" l* ligne ( — )dmmicrit la di
lu eilé gaurhe Je la ligure limite la diilrib nferieure; II, artère pariétale intérieure; Il lile; S'il li.pc( tdncoU droit d« la
n de la cérébrale lolérktn; t* la ligne ( l'irlen ijlTienne ; I, arlèra fr~— " ' pnriéiale postérieure : IV, arten. , nile la diatribuiion de la cérébral
la substance blanche, et qui, au fond dessillons, se replie en présentants la nV stance blanche un bord convexe, mais assez étroit; le sillon n'est pas en gfoftr! aussi arrondi que le dos de la circonvolution. Les deux faces cou ligues des circonvolutions voisines sont planes et très- rapprochées ; la pic mère envoie des rrjJ* entre elles jusque dans l'angle du sillon. La substance blanche, semble, a de faible grossissements, former un faisceau central de fibres nerveuses qui, vers la partir moyenne de la circonvolution, s'épanouit vers les deux angles latéraux de 1» bordure grise de la face supérieure ou libre de la circonvolution. Au niveau dl ff pli de la couche grise, on observe des faisceaux de libres blanches, coeectriri***», qui décrivent une courbe dont la concavité embrasse l'angle du sillon, et «V
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (aiutohik). 375
« m blent (lasser d'une circonvolution dans l'autre: ce sonl les fibres commissuales décrites pour la première fois par Leurel et Gi-atiolet ; elles établissent les communications entre les couches grises des* circonvolutions voisines. On distingue sur ces coupes deux ordres d'artères qui pénètrent dans la sublance cérébrale ; les unes très-longues, traversent la couche grise pour se rendre ians la couche blanche, les autres, plus petites, se ramifient dans la couche grise
e pir li ligne ( ) répond à lu distribution de 11 rérébrale m<£-
la ligne ( j en liant, représente 11 distribution de 11 iiliienne;
!t inférieure; II, arien ppriétaka antérieure; 111. artère pariétale poiiérieum; le tpbéaoldale. La ligne ( ) poilérieure répond a l'artère cérébral* poatérienre.
■Hisur la limite de la couche grise et de la couche blanche. Avec If. Durel, nous nommerons les premières, artère» médullaire», et les secondes, artères corticale*. Les artères médullaires se détachent de petites branches de la pie-mère, el du tronc des arborisations dont elles constituent souvent le rameau terminal. Sur h «wpe d'une circonvolution de volume moyen, on en rencontre dix à quinze ; ellessnnl à peu près réel tlignes chez l'adulte; celles qui pénètrent parla surface litre des rîrconvolutions au nombre de trois ou quatre, lui sont perpendiculaire» ; l'une d'elles traverse la couche grise, se rend dans la couche blanche où die reste très-voisine de l'axe central de la circonvolution ; on observe aussi des •rlères médullaire!', qui pénètrent obliquement les faces contiguës des circonmlulions ; eu dedans de la couche grise elles se recourbent |H>ur devenir parallèles aux principaux faisceaux de la substance blanche ; quelques-unes suivent Il direction des fibres commis* rn-ales de I.euret et Graliolcl ; enfin, près du sillon, on observe souvent un groupe de cinq ou six artériolos médullaires qui s'écartent en divergeant, pour se répandre dans la substance blanche. Les artères iné-
376 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (ikitovii).
dullaires se divisent rarement en rameaux collatéraux volumineux ; ta Inversant la couche grise, elles lui abandonnent quelques ramuscules Ires-délicats; elles donnent aussi quelques branches sur les limites de la couche grise et deb couche blanche ; dans la substance blanche elles émettent des ramuscules qui forment par des anastomoses Irès-m ni tin liées des réseaux capillaires dirigés ilw le sens des faisceaux blancs.
Hg. XIV. — Oi.iih;.. bV tliitribulinn d>i arltrtâ mr la ft
frontale de |a face citerne ; (F(, &I pirfois opjelé gyrut rtetio) ; Pj, plii du lobule orfeiuin <•■ •■
une d^pendjnee de 11 seconde cirtonvululinn [moule eiterne ; (t, scisaure olfacliie ; /|, rfinnrt ■*
tpbénoldal; T*. premiéie circouvoluiLon lemporo-occipiiale ;Tln tecoiW
ipilale ; po, Kiv«n fff > hippocampes; H, partie antérieure de 11 aeconde eim»ibna m de lobule de l'In ppocimue ; U, partie de celte minw riieountaia a de> Mrb optique-; rc, tubercule» mimillairee j KK, ptaur*
ll.porale posl
n; 111, ai
a térèhnle p«i«*r«n ■
On peut suivre les artères, médullaires très-bien dans la substance blandx- BUes n'ont pas moins de trois ;'i quatre i cuti métrés de largeur et sont loin <k- Jv minuer de volume en raison du nombre de ramuscules qu'elles émettent *w tout leur parcours.
Les artères médullaires l'on ri lissent de liquide nourricier Ut «ibsbu* blanche.
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (axatokie). 377
Les artères corticale» sont la terminaison des arborisations de la pie-mère; les naissent et se développent avec la couche grise ; elles président aussi à nutrition ; elles lui apportent le liquide nourricier par les artères corticales. » rameaux des arborisations se recourbent pour constituer les artères corti- :/«, dont les plus fines s'arrêtent dans la couche grise, tandis que les autres irviennent jusqu'aux limites de la couche grise et de la couche blanche; elles résolvent rapidement en mailles capillaires.
Fig. XT. — Champ* de diUriliulion da arltrct dt la fate -.C. Corp. ci Uni i ; T,, première cirromoluiion lemporo -occipitale; Tj Booro-oocipilale (drcon«olu1ion de l'hippocampe cl pli uiici forme) ; cm, Kiimre feMonnér, terminée
itipond i ki terminaison >ur 11 face «terne de la Mïtture de Italando ; A, fl, points rorrcepondania
■ l»rminii»n de 11 quatrième circoniolulion frontale et de II circoniolulion pariétale attendante r la Face citerne de llicniipbere (lobule oviliire); F,, première circoniolulion fronlile interne: , «ronde circouiolulion franule interne, ou circoniorulion crftte de Rolindo ; F,' , lobule quadri- *rr; po, tcitiore o«ipftile interne, ne, witsure dei hippocampei; oc', oc", rameau tuperieur n ta-
■ iateiieur de relldcii.ure; Oi, lobule occipital interne; B, loft ului cxtrtmia.
irlira. V Lti règiona circonscrites par la ligne ( ) repreaenicni le champ de distribution de
"ira rirébrale anlérieun : I, mère frontale interne ei antérieur*! Il, ertere frontale interne et Ibm; III. irtere frantalr interne et postérieure. !■ Le» région» cireonicriie» par la ligne (....) repré- «lut 1* champ de dinribution ne la cérébrale postérieure : II, artère temporale poilérieure ; 111, artère
Le* réteaux capillaires des circonvolutions se présentent sous quatre aspects Bfants:
I* Tout à faità la superficie de la couche grise, il existe un réseau capillaire mailles quadrangulaires, très-larges et parallèles à la surface. Ce réseau ne se il bien que sur des coupes horizontales ; il forme de très-fines anastomoses itrt les diverses artères qui pénétrait dans les circonvolutions. Il n'occupe 1ère qu'un demi-millimètre de la couche grise.
!■ Les deux millimètres subjacents de la substance corticale sont remplis par s mailles capillaires, polygonales, assez fines. Ce réseau est surtout formé par i artères corticale», qui se répandent dans toute son étendue par leurs remugles collatéraux et plus encore par leurs ramuscules terminaux. Les artères cor-
■■78 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (aratomir).
ticalcs sont innombrables cl, toutes les deux ou trois mailles capillaires, on micontre un de leurs ramuscules.
Ou sait que celle région de la couche grise répond surtout aux grandes cellules corticales. Cette vase ularisat ion, plus intime au niveau des régions cellulaires, n'est pas spéciale à la couche grise des circonvolutions; elle a été enslalée pour les noyaux du bulbe et les cornes de la moelle épinière.
5" 1-e dernier millimètre environ de la couche grise est occupe par un mai capillaire de transition ; ces mailles sont plus larges que celles de la couche supérieure ; mais elles sont beaucoup moins allongées que celles de la subslinc blanche dans laquelle il se prolonge un peu, jusqu'à ce qu'il s'y confonde iiilièremeul.
Certaines artères centrales un peu plus longues et plus rares que les aulm viennent mourir dans ce réseau, dont on comprendra mieux l'importance Inrsqnr nous allions indiqué la disposition des veines terminales. 4° Le réseau capillaire de la substance blanche est constitué par des miifle<i parois plus fines, mais plu»
allongées que celles des réscaui de la couche grise proprement dite. Leur longueur esl trois ou quatre fois celle du diamètre des mailles de b couche grise.
Le réseau de la substinft blanche est disposé dans V sens des principaux faismw de fibres nerveuses que W mailles semblent entourer.
Les veines sont de dent ordres comme les arières : b
veines màlullairet et les veines corticales.
Les veines médullaires nù Fis. m naissent des" petites brawaei
A, Art™ principale; B, irhoritaiioii primai»; C. irborto- veineuses de la pie-mère et *■
lioni ucondlir*»;!, irtém mrdullaircs; 3, ttVra corlicali-; r, .
S. leur- re«im dim h puipo cérébrale. tronc des arborisations «■
seulement de six à huitd* la coupe d'une c i reoi i vol u lion de volume moyen. Elles n'accompagnent ptsw artères correspondantes. Généralement on en trouve mie ou deux qui descende»! perpendiculairement par le dos de la circonvolution. 1
Quatre ou sis pénètrent par les faces latérales ; elle ont un diamètre triple k , celui des artères correspondantes, Dans leur trajet à travers la couche grise, rllri ' donnent peu de ramuscules collatéraux; mais il est fréquent do leur voir don»- ' snrles confins de la couche grise et de la couche blanche, trois ou quatre bn> . ehes récurrentes do ni les racines semblent puiser le sang artériel dans le rés* capillaire de transition. Sur un cerveau où M. Ituret avait très-bien réussit injedtf ■ les artères et tes veines, les deux premiers réseaux de la couche grise étiieat ( remplis par la solution de gélatine colorée avec le carmin, tandis que le rt»* île trawitim et les veines médullaires étaient dessinées en bleu. Quant » nV
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (néviaoppEiiRST). 570
eau do la substance blanche, certains points étaient injectés en bleu et (Taures en rouge.
La conclusion qu'on peut tirer de ce fait, c'est que le retour du sang des uailles capillaires de la couche grise se fait surtout par le réseau des capillaires le transition et, en partie, par les branches récurrentes des veines médulaires.
Les veines corticales sont plus volumineuses et moins nombreuses que les artères correspondantes ; on en trouve rarement qui se terminent dans les premiers réseaux capillaires de la couche grise. Elles viennent se ramifier presque exclusivement dans le réseau capillaire de transition. Le volume plus considérable des veines corticales, leur nombre plus restreint, concordent avec le développement et la rareté plus grande des arborisations veineuses, si on les compare aux arborisations artérielles correspondantes.
Un autre fait découle de l'étude des arborisations des artères et des veines corticales, c'est qu'il semble possible de juger de la richesse de la vascularisation intracérébrale par l'observation des arborisations de la pie-mère. On conçoit tonte l'importance de cette déduction anatomique.
{! III. Développement. Pendant le développement excentrique des hémisphères, qui sera traité plus tard daus son ensemble (voy. Encéphale), une portion de leur face externe, intimement unie au noyau extra-ventriculaire du corps strié, ne peut suivre le mouvement d'expansion rapide des parties libres ; elle reste ainsi déprimée et comme cachée au fond d'une gouttière dont les bords se rapprochent de plus en plus et constituent enfin une scissure, la scissure de *vlvius.
C'est la seule des anfractuosités de la substance corticale pour laquelle on puisse, à la rigueur, invoquer une influence mécanique. La fixité du type cérébral que Leuret a démontrée dans chacun des groupes des vertébrés constitués par lui d'après ce seul caractère , non moins que l'étude de l'apparition des scissures, chez le fœtus, d'après une évolution identique, démontrent d'une manière péremptoire que la formation des circonvolutions n'est pas due à un chif- Ibnnement aveugle de la substance corticale dans un espace trop étroit.
Ici, comme dans toutes les dispositions de l'organisme animal, intervient évidemment une tendance générale et impérieuse qui imprime sur chaque individu le cachet spécifique avec ses détails infinis. Cette force, cette attraction vers le type de l'espèce, suivant l'expression de M. Vilmorin (voy. Atavisme), est la cause supérieure et primitive, aussi bien du plissement de l'écorce cérébrale que de la régularitéqui y préside. Ce n'est pas à dire cependant qu'on doive renoncer à découvrir uu jour les conditions immédiates du phénomène. S'il faut rejeter U théorie grossière que nous venons de rappeler, il n'est pas impossible qu'on arrive à reconnaître qu'une grande part revient aux vaisseaux, par exemple, dans l'ordre d'apparition des scissures. U serait intéressant d'étudier à ce point de vue les artères de la surface du cerveau chez l'embryon, aux différents âges, et de Rechercher s'il n'y a pas un certain parallélisme entre le développement d'une branche vasculaire et la formation d'une scissure. A priori, la chose ne paraît pas improbable, et serait digne d'attirer les observations.
J'exposerai sommairement le développement des scissures et des plis cérébraux, d'après Ecker, et aussi d'après les pièces du musée d'anthropologie créé par M. Rroca, à l'Ëcole pratique.
1*6 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES {néTKLorrKMKHT).
Je lions :\ l'aire remarquer, tout d'abord, que ce sujet est encore loin d'être di:liiiiti\t'ment élucidé. Des observations plus nombreuses sont nécessaires pour qu'on puisse établir des règles précises, placées au-dessus des variations individuelles, ou, tout au moins, tenant un compte raisonné des divers éléments de variation (race, sexe, intelligence des ascendants, etc.) qui peuvent intervenir et compliquer le problème. Actuellement, avec le peu de documents que nou$j>o*- Hédons, toute affirmation doit presque être considérée comme provisoire.
Quoi qu'il en soit, voici quel est à peu près, sur ce point, l'état actuel de n«* connaissances.
Si nous laissons de côté la scissure de Sylvius et la scissure des hippocampe* (voy. Encéphale) les autres anfractuosités commencent à se former, en général. du quatrième au cinquième mois; cependant, il semble y avoir une certaine latitude dans l'époque de leur apparition. La formation d 'anfractuosités ou scissures persistantes serait précédée (Reichert), aux troisième et quatrième mois, par la formation d' anfractuosités transitoires ou primitives, qui occupent au*s bien la région latéro-supérieure que la région médiane; dans la première de ces régions, ces anfractuosités présentent en général une disposition rayonnée. La plus postérieure est souvent très-profonde et persiste parfois fort longtemps.
La première disposition des scissures persistantes est relativement très-symétrique. L'asymétrie n'apparaît qu'avec la formation des sillons et des plis aavy soircs. Une grande symétrie dans la disposition définitive des scissures et fa circonvolutions doit donc être considérée comme l'expression d'un arrêt ik développement; et en effet, on trouve cette symétrie sur l'encéphale de certains idiots (Gratiolet, mémoire cité, p. 60).
Gratiolet prétend que les scissures et les circonvolutions de l'hémisphère gauche précèdent dans leur développement ceux de l'hémisphère droit. Cette opinion ne repose sur aucune preuve, d'après Ecker. Ou ne peut guère, en eSA jusqu'ici, établir à cet égard de règles fixes ; ainsi sur un fœtus de quatre roo» et demi du musée anthropologique de M. flroca, la scissure parallèle existe salement à droite, et Gratiolet dit aussi l'avoir vue se montrer à droite, avant d'apparaître à gauche. D'autre part, sur le lobe frontal, d'après les pièces du même musée, ce serait le lobe gauche dont l'évolution serait la plus précoce; la délimitation de l'étage supérieur du lobe frontal s'y montre toujours de ce côté- C'est encore à gauche que sur ces mêmes pièces se dessine d'abord la scissure festonnée de la face interne.
Entre les encéphales de différents fœtus de même âge, et même de jumeaux on olœerve de grandes différences, non-seulement eu ce qui a trait à l'epoy* de l'apparition des premières anfractuosités, mais encore en ce qui en regarde la forme. Ces différences individuelles mériteraient d'être l'objet d'une étude spéciale, qui n'est encore pas même ébauchée.
La fosse de Sylvius se forme au troisième mois sous l'apparence d'une gw* tière ; au quatrième mois, elle prend une direction obliquement inclinée en arrière et commence à se limiter. Au cinquième mois, la limitation devient plus nette, les bords se relèvent davantage et une faible inflexion sur le bord antérieur»' clique la naissance de la branche antérieure. Au sixième mois, elle a la fofltt d'un triangle équi latéral, au septième mois, la branche antérieure se développe davantage, mais la partie inférieure de la fosse reste ouverte jusqu'au ncimefl* mois, tandis que les branches se ferment.
La scissurequi .se développe ordinairement la première est la scissure perpefl-
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (dkvklopfkmkkt). 381
liculaire interne ; elle se prolonge dans la partie antérieure de la scissure des ûppocampes. Quelquefois aussi, celte dernière parait partir de la scissure perxnidiculaire, mais c'est l'exception. Les branches postérieures de la scissure des ïippocarapes semblent fréquemment se développer isolément et ne se réunir au xirps de la scissure que postérieurement. L'anfractuosité qui se développe ensuite ni cinquième mois ou seulement au commencement du sixième est la scissurede
ijj. \V||. — Cerveau d'un fœtus de A mots, face latérale (d'après Eckcr).
S, Fosse de Sylvius.
Fig. XVIII. — Cerveau d'un fœtus de 5 moi», face supérieure (d'après Ecken.
c, Scissure de Itolando.
olaudo, qui d'habitude débute par une dépression, véritable point de se issu- Uion, qu'on me passe ce barbarisme, situé au milieu de ce qui sera son parmrs ultérieur; elle se prolonge graduellement en bas et en haut. C'est elle qui acupe la position médiane parmi celles qu'on a appelées les anfractuosités raîaires primitives (Reichert). Les scissures qui se développent ensuite sur la surce latérale affectent, comme Heichert l'a vu le premier, une disposition radia ire e dirigeant en rayonnant vers la fosse de Sylvius), mais cette disposition n'est eu leuue façon aussi constante, aussi régulière et distincte qu'on pourrait le croire, irtout d'après les planches de Reichert. L'antérieure de ces aufractuosités qui a la fine d'une ligne anguleuse ou d'un Y , est la scissure parallèle frontale avec scissure frontale inférieure. L'anfractuosité qui apparaît ensuite d'habitude 4 la partie postérieure de h scissure interpariélaleyanïvsLciuosiié qui se confond rec la scissure occipitale supérieure. Elle limite latéralement le premier pli de usage ci la première circonvolution occipitale. Cette scissure peut être appelée nfractuosité radiaire primitive postérieure (Bisehoff) et, surtout, quand elle pparait de bonne heure et s'incline latéralement, contribue essentiellement à i formation de la disposition radiaire des sillons primitifs. De l'extrémité antéeure de cette scissure part une anfractuosilé transversale que Ecker désigne mis le nom de suie us poslcentralis , à cause de son analogie avec le sulcus rœcentralis (ou scissure parrallèle frontale), qu'elle est loin d'égaler en im- Mianee. Sur la surface médiane naît au sixième mois la scissure festonnée ou deus calloso-marginalis. A peu près vers la même époque, apparaît en général i scissure parallèle (ou scissure temporale siqxrieurc) qui commence à se outrer eu un point qui sera plus tard sou extrémité supérieure, et progresse
Fig. MX. — Cerveau d'un fœtu* de o moi*, face interne (d'après Ecker).
382 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (développement).
de là vers la partie intérieure. Elle peut naître beaucoup plus tôt à quatre mois et demi, comme on le voit, sur un fœtus du laboratoire de M. Broca. Sunvent la seconde scissure temporo-occipitale ou sulcus occipito-temporalis mferiar (Ecker), se forme déjà au sixième mois. Au septième mois, la scissure frontale supérieure y au huitième la scissure occipitale transverse. Si bien qu'au neuvième mois, les scissures et circonvolutions principales existent. Comme à cette époque, les sillons et plis secondaires manquent eu grande partie, l'encéphale presenU alors véritablement une image schématique des circonvolutions cérébrales.
Certaines particularités donnent, en outre, au cerveau du nouveau-né, contint une physionomie spéciale. C'est ainsi que , suivant la judicieuse remarque A
M. E. T. Hamy, le sillon de flolaudo, limite postérieure du lobe frontal, est beaucoup plus oblique ci**/ l'enfant né à ternie que chez l'homme complètement développé, (ùttt disposition parait avoir échappé i Ecker, et n'est pas accusée' sur \t figure XXI, que nous lui aw*b empruntée). Sur l'adulte, le sillon l'orme avec la grande scissun médiane un angle aigu qui peut ètn en moyenne évalué à 70 degré* eu-
p.o, Scissure perpendiculaire interne; O.C, scissure viron. Le même angle, mesurv >UT
de, hippocuipri; f.x. forai, j 0.». lobule occipital in- , ; 110„lbre (|e jcu|le, îUJt|.
terne; l, crochet de (hippocampe. On voit aussi les * . ,'
premiers linéaments de la sci-sure festonnée et de l'os par H. Hamy, descendait jusquà'-
scissure fronto-pariétale. degrés CeUe obHquité du si||0I1 fc
Holando est en rapport avec un développement proportionnel beaucoup moindre de la seconde et surtout de la troisième circonvolution frontale. Cette dernièreft effet, déborde chez l'adulte la suture coronale d'une quantité que M. Broca évalt* de 15 à 22 millimètres. Chez de jeunes enfants dont la ligne suturale, qui vieat d'être nommée, différait assez peu dans son inclinaison de celle de l'adulte, M. Hun? a constaté que le sillon rolandicn passait en avant de l'articulation, de telle sorte que l'os frontal, dans ses parties latérales et inférieures, se trouvait recouvrir uik petite étendue du lobe pariétal. Ce lait anatomique semble venir confirmer les&il* pathologiques sur lesquels s'appuie la doctrine de la localisation du langage articulé. L'évolution tardive de l'organe est corrélative à l'absence de la fond** pondant le premier Age. M. Hamy a, de plus, constaté que la suture lambdofc qui chez l'adulte sert de limite exacte au lobe occipital à sa partie postérieunr. correspond souvent à quelques millimètres en arrière de ce lobe , chef le iw* veau-né. S'il est donc vrai , ainsi que l'a indiqué Gratiolet, qne les parties po^ ricures de l'encéphale sont refoulées en arrière par le fait du développement. ■ résulte des observations précédentes- que cet anatomiste a été induit en erreur orsqu'ii a avancé que la réduction du lobe occipital est plus apparente dan* k fœtus humain que chez l'adulte (op. cit. p. 59). M. Hamy semble avoir dénwotrf au contraire, que ce lobe occipital occupe pendant la croissance une étmd* proportionnelle de moins en moins considérable.
Suivant un grand nombre d'auatomisies, le cerveau de l'homme, pendant *» développement embryonnaire reproduit les principales dis|»ositions «les aiiinijat qui lui sont inférieurs. Pour Tiedeinanu, eu particulier : « les hciuiftphftrv* *■
CIRCO.W'OLUTIO.VS CÉRÉBRALES (ne vnion^-HNi). 303
■\kh\i s'arrêtent pendant toute la vie, dans les différentes espèces, aux divers grés du développement que ceux du fœtus parcourent dans leur évolution sucaive. ■ Il établit la môme assimilation en ee qui touche les autres parties de ucéphale, le bulbe, le cervelet, les tubercules quadrijumeaui, de sorte que, ur l'analomiste allemand, le cerveau du fœtus humain est tour à tour un ■veau de poisson, de reptile, de mammifère, (ïraliolet, dans son A natomie comparée, a longuement combattu cette opinion.
- Crrvrau d'un firtut de ■re, leconde et Biwme eircon ; f, Kibnrc ptnllèle frnnUle
ice latérale (i'jprvt Etlerj frontale! ; f, f, «iisitres f
r. de Rolindo; I".
D temporale ; T,
■e ie Sjliin» ; S', brioche poatérieu T;. , seconde circoniululion letnfK
a; T|, prernit'ie
animal quelconque, dit-il, peut être envisage sous deux points de vue dillc- >t>; eu tant qu'animal vertébré, il peut être considéré sous le point de vue ; attributs généraux du type auquel il appartient, abstraction faite des caraces propres qui en font nu poisson, un mammifère, un homme. Ce qu'il y a commun à lous ces animaux, se formant et s' achevant par des voies parallèles tt l'empire d'une loi commune, tous les animaux vertébrés se ressemblent et firent à la lois a toutes les phases de leur développement. Tiedemaun a
le lorl de négliger les différences pour ne s'attacher qu'aux analogies, (analogies n'impliquent aucune identité actuelle, un animal délini, difféitdès le début de la \ie embryonnaire de tout ce qui n'est pas lui, aucune aswallon absolue n'est possible entre les formes achevées cl ces formes transi' res qui préparent une forme future.
Jne différence fondamentale, suivant Gratiolet, distingue les formes urimi* s de l'encéphale de, l'iiommc à l'élal d'embryon, de celles que présentent les maux inférieurs, arrivés à leur état définitif; elle consiste dans ces incurvais particulières à l'axe nerveux du capuchon céphalique de l'embryon, alors que
584 CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (DàveLorrBVBiiT).
sou encéphale est composé d'ampoules résultant de la dilatation du tube ceulcd. Le redressement de l'axe indique, eliez le poisson, que l'âge fœtal est dépassé. Ou ne peut davantage, ajoute l'émincut authropolugistc, assimiler le ccrtciii de l'embryon au cerveau complètement lisse des rougeurs, par exemple. CIm le premier, les hémisphères, absolument dépourvus de plis, sont très-mince-, membraneux, dilates eu ampoules, remplis par des plexus choroïdes énormes le centre ovale de Yieusseus n'existant pas ; le corps calleux est à peine imlup.
FiK. XX]. - fermait ifuu fœUt de 9 moit, (ace Mirait (d'.pri» Eclcr). [Vmj. la It'gemle de la lij. XX.)
la commissure antérieure Ircs-grélc, la masse des tubercules quadrijumaui, simplement divisée eu deux moitiés par un sillon médian. Dans les rougeur», lu hé mi sphères, a peu près lissscs, recouvrent incomplètement les tubercules^ drijumeaux, comme chez l'embryon, maïs le corps calleux bien que fort mil**' recouvre le troisième ventricule ; la voûte est complètement développée, m* que la commissure antérieure, les quatre tubercules quad ri jumeaux soûl b* distincts, les ventricules ont les dimensions réduites de l'âge adulte; le cerveR chargé de plis, est remarquable par le développement de ses vermis latérjui.d lieux lobes olfactifs énormes donnent à tout l'ensemble une physionomie jwrlr
Mais, continue l'auteur que je cite, laissant de côté des êtres trop éloigné?,* peut se borner à comparer le cerveau de l'homme à celui du singe, a causr»* ressemblances plus grandes qui les rapprochent, au point de vue de l'orgai* lion cérébrale. C'est eu etïel la même forme générale, les mêmes groupes dt f"* or, hs singes présentant dans ces plis moins de complication, quelques-uns «** même les hémisphères presque absolument lisses, on pouvait s'attendre à In*" parmi les états successifs du cerveau humain certaines formes voisines de ""* que prcseiilcul certains singes, cl, d'autre [part, à distinguer dans la suite àrn» dévclop|>cmeulï successifs, une série d'étals intermédiaires, reproduisant Wl« les formes que révèlent les hémisphère» dans la série des singes.
CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (développement). 585
Chez le ouistiti, le cerveau n'a ni plis ni anfractuosités ; il en est de même, mf une ou deux: anfractuosités, des pinches, des sagouins, des saïmiris; le entre ovale est constitué, la fosse de Svlvius est oblitérée.
Chez l'embryon, dont les hémisphères sont encore lisses, ceux-ci sont dilatés ar des ventricules énormes ; la lbsse de Sylvius, encore béante, laisse voir le )bule de l'insula, et alors même que le système des plis est complet, ce rapprohement des lèvres de la scissure de Sylvius n'est pas achevé.
Dans lu série des singes, continue Gratiolet l'achèvement delà forme générale wveède les premiers vestiges de plis; chez l'homme, ils apparaissent et se multiplient longtemps avant. Mais ces plis apparaîtront-ils dans le même ordre, chez l'embryon humain et dans la série des singes? Telle est la question que se pose l'illustre naturaliste, et qu'il résout par la négative.
Le premier sillon qui apparaît dans la série des singes, dit-il, est la scissure parallèle (temporale). Cette scissure, nulle dans les ouistitis, à peine indiquée dans le pinche, acquiert dans les douroucoulis, les callilriches, les saïmiris, une profondeur singulière, alors que le reste du cerveau est presque absolument
lisse. Ainsi, les premiers plis qui se distinguent ici sont inférieurs à la scissure
de Sylvius.
Dans le fœtus humain, au contraire, d'après Gratiolet, la scissure parallèle apparaît en dernier lieu. Vers le septième mois elle est à peine indiquée, surtout à gauche, bien que les régions qui sont au-dessus de la scissure de Sylvius soient déjà chargées de plis. Ainsi à aucune époque, le cerveau du fœtus humain n'est absolument semblable à celui d'aucun singe ; loin de là, il en diffère d'autant plus qu'on se rapproche davantage du moment où ses premiers plis apparaissent. H résulte de ce fait une conséquence naturelle ; si le cerveau humain s'arrête à quelque étage inférieur de son développement, il a dans ce degré de réduction des caractères propres à l'homme (microcéphales).
Gratiolet résume la discussion par cette proposition finale : • A toutes les époques de la vie fœtale l'homme est homme eu puissance, des caractères définis le distinguent et s'il est soumis aux lois générales qui domi- Oent le développement de tous les mamifôres, il a, en tant qu'il est une espèce distincte, un rang de privilèges et de droits qui sont son partage exclusif ! »
Ces distinctions sont assurément beaucoup trop absolues. Pour n'en citer qu'une preuve, contrairement à l'assertion de Gratiolet, la scissure parallèle Wmpo.ale commence déjà à se montrer sur le fœtus de quatre mois et demi du Uboratoire de M. Broca, ainsi qu'il a été dit plus haut. Bien d'autres remarques pourraient être encore présentées à ce sujet, pour montrer que les règles sont encore fort difficiles à établir en pareille matière. Mais cette discussion nous entraînerait trop loin, et ne nous amènerait d'ailleurs à aucun résultat positif. Qu'il nous suffise donc d'avoir formulé nos réserves; l'avenir seul apportera 1* lumière dans ces questions difficiles et encore trop peu étudiées. Déjà, du *wle, certains auteurs n'ont pas hésité à attaquer les propositions de Gratiolet. vest ainsi que Richard Wagner dit avoir reconnu une analogie bien décidée eotre la série successive des phases embryonnaires et les degrés de développement des singes les plus inférieurs jusqu'aux singes supérieurs anthropomorphes. H y a pour lui une ressemblance très-marquée entre le cerveau presque làse du cerveau humain, à vingt semaines et les hémisphères privés de plis des ouistitis. 11 reconnaît la ressemblance des cerveaux de fœtus humains de six à «ept mois, avec un grand nombre de singes supérieurs.
mct. ne XVIL %
586' CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES (bibliographie).
C. Vogt fait observer que nul observateur n'a encore étudié le développement des embryons nègres du cinquième au septième mois; ce qui est vrai pour notre race n'est pas nécessairement vrai pour d'autres. Uue simple remarque à a propos : Gratiolet a découvert deux rapports de la plus haute importance, tutre l'intelligence des races et l'état des sutures crâniennes; en premier lieu, dans ta races supérieures, les sutures crâniennes se referment beaucoup plus tanlqut dans les races inférieures ; la deuxième découverte est relative a Tordre suivait! lequel s'effectue l'oblitération des sutures dans les diverses régions du crâne: ce di Ile renées sont commandées, dit Gratiolet, par des différences corrélatives dau le développement des régions fondamentales du cerveau. Dans les races intë rieurcs, chez les individus dégradés de la race blanche, la suture fronto-parit talc se soude d'abord, puis le pariéto-occipitale ; mais dans les hommes blanc normaux, le plus souvent l'inverse a lieu et l'ossification de l'occipito-pariétak précède la frontale ; chez les premiers, la soudure marche d'avant en arrière, < chez les seconds d'arrière en avant.
Les groupes de circonvolutions qui doivent prédominer plus tard apparaisai les premiers, n'est-on pas en droit de se demander avec M. Gromier, en présem de cette marche inverse dans la soudure des os du crâne, si les plis cérébrat suivront également un ordre différent dans leur apparition ? C'est a l'obserratk qu'il appartient de confirmer cette ingénieuse hypothèse.
§ IV. Anatomie comparée. L'étude des circonvolutions dans la série d vertébrés m'entraînerait trop en dehors du cadre naturel de ce Dictionnaire: ne l'entreprendrai donc pas ici. Du reste, je n'ai pas négligé de signaler, chenu faisant, dans l'exposé qui précède, quelques-unes des particularités les plus iot ressaut es, au point de vue de la comparaison des plis cérébraux des singes v ceux de l'homme. Je crois devoir me borner à ces indications sommaires. Pot les lecteurs qui auraient le désir d'entreprendre des recherches sur cet intére: sant sujet, j'ai pris soin de placer à la suite de cet article des indications biNn» graphiques étendues. Cette tâche m'a été facile, grâce à l'excellente bibliographi annexée à l'ouvrage de Ecker, par son savant traducteur anglais. Je n'ai eu <p fort peu d'additions à y faire.
§ V. Physiologie. Voy. Encéphale.
g VI. Pathologie. Voy. Aphasie, Cerveau, Encéphale (Pathologie), Fout. Méninges, Paralysie générale. Samuel Pozzi.
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CIRCULATION. Historique. Les anciens médecins de la Grèce savaient que le sang*est contenu dans un système de tubes membraneux. Ils connaissaient la saignée qu'on pratiquait déjà à l'époque de la guerre de Troie.
Hippocrate (460, av. J.-C.) distinguait les veines des artères. Suivant lui, les artères ne contenaient que de' l'air ; les veines seules renfermaient du sang et conduisaient ce liquide aux différentes parties du corps. Il enseignait de plus que le cœur est un organe charnu creusé de cavités.
Aristote (384, av. J.-C.) montra, le premier, que [le cœur communique avec les veines. On lui doit aussi d'avoir rapporté le phénomène du pouls au mouvement du sang.
Hérophile fut conduit par une étude comparative des battements du pools et de ceux du cœur, à établir leur isochronisme.
Érasistrate, contemporain d'Hérophilc et petit-fils d'Aristote (304 av. J.-G, découvrit le jeu des valvules de l'intérieur du cœur. Il entrevit ainsi la circulation dans cet organe; mais deux erreurs considérables l'empêchèrent d'aller plus loin. La première de ces erreurs consistait à croire que les artères ne contenaient que de l'air, la seconde que les veines conduisaient le sang aux diverses parties du corps. Pour détruire celte double erreur, il a fallu deux hommes : Galien et Césalpin.
Galien (151 ap. J.-C.) démontra, par des vivisections, que les artères ne sont pas des conduits à air. 11 suffit, en effet, d'ouvrir une artère sur un animal vivant pour en voir sortir du sang et rien que du sang. Il ne s'en tint pas là et distingua deux espaces de sang, l'un spiritueux et l'autre veineux. Le premier était celui des artères et du ventricule gauche, le second celui des veines et du cœur droit.
Suivant Galien, Y esprit du sang spiritueux se formait dans le ventricule gauche, et il fallait une partie de cet esprit au sang veineux pour qu'il put remplir convenablement ses fonctions. Partant de cette idée, et pour faciliter la communication entre les deux espèces de sang, l'illustre médecin de Pergame imagina les porosités de la cloison. 11 désignait ainsi les trous qu'il supposait devoir exister dans la paroi interventriculaire, et qui étaient destinés i laisser passer l'esprit de l'un à l'autre ventricule. Ce n'est que quatorze sied** plus tard, que Vésale put détruire cette erreur de Galien.
Vésale (1547)) montra clairement que le tissu compacte de la cloison inUfventric ulaire ne laisse pas passer une seule goutte de sang ; mais il ne tira aucune conséquence de ce fait.
Servet (1555) se basa sur l'imperméabilité de la cloison pour affirmer que fc* sang passe du coté droit dans le coté gauche du cœur par la voie des vaisseaux pulmonaires. Malheureusement il développa ses vues sur la petite fin»lalion dans un ouvrage de théologie qui lui valut la haine de Calvin et le bt brûler vif.
Colombo de Padnue et Césalpin de Pise confirmèrent, peu de temps après Servet, la découverte de la circulation pulmonaire.
Césalpin (1595) ne borna pas ses études à celle de la circulation pulimniji" Il est le premier «jui ait cherché l'explication du goiiflcmeuieiit qu'on obs-r* au-dessous de la ligature, dans la saignée. Ku formulant le trajet eentril»1* du sang dans les veines, Césalpin posait les premières bases de la découvert <le la circulation générale.
Fabrice d'Aqua|KMidente (157 V) aurait pu donner la preuve niutomique *'
cette circulation. Il découvrit en effet les valvules des veines, mais il laissa à son élève Harvey, la gloire de démontrer leur rôle.
Guillaume Jlarvey ramena la question sur le terrain de la vivisection. Il utilisa la résistance vitale des reptiles et des poissons pour observer longuement les mouvements du cœur chez ces animaux. En liant les artères, il montra que le sang s'accumulait entre la ligature et le cœur; en liant les veines il fit voir qu'il empêchait le retour du sang dans l'organe central de la circulation. Ainsi se trouva démontré le passage du sang des veines dans le cœur et du cœur dans les artères. Harvey étudia ensuite le rhythme des contractions du cœur. 11 vit que les deux oreillettes se contractent d'abord simultanément, puis les deux ventricules, et que le choc du cœur correspond à la systole des ventricules. 11 démontra que la contraction des oreillettes vide leur contenu dans les ventricules et que ceux-ci, à leur tour, chassent dans les artères le sang qu'ils viennent de recevoir. Ce n'est pas tout encore. Le jeu des valvules du cœur est déciit avec soin, le rôle des valvules veineuses est expliqué, la petite circulation est nettement séparée de la grande, l'ébauche de la circulation est faite, le mécanisme en est compris.
Harvey fut surtout conduit à sa grande découverte par les recherches qu'il entreprit pour savoir la quantité de sang qui traverse le cœur et les poumons. Une telle quantité ne pouvait être fou mie exclusivement par l'élaboration des sucs digestifs, et il était difficile d'admettre que les artères pussent résister, sans se rompre, à l'afflux continuel du sang, si elles n'étaient pas disposées pour se vider au fur et à mesure qu'elles se remplissaient. Les artères devaient donc 8e continuer avec les veines, et le sang se mouvait dans un cercle.
La rigueur du raisonnement d'Harvey nous entraîne bien loin des théories plus ou moins bizarres de ses prédécesseurs, et l'on se demande, par exemple, comment Servet a pu entrevoir la petite circulation avec l'idée que les artères devenaient des nerfs à leur terminaison. La marche qu'a suivie Harvey pour arriver à la découverte de la circulation, doit être regardée comme un modèle de raisonnement expérimental. II eut à lutter toute sa vie contre de nombreux contradicteurs, et il mourut en 1657, près de trente ans après la publication de ses idées, sans avoir pu constater, par lui-même, le passage direct du sang des artères dans les veines.
Ce spectacle était réservé à Malpighi qui, en 1661, vit, au microscope, la circulation capillaire sur le poumon de la grenouille. La découverte de Malpighi mit lin à tous les débats qui s'étaient élevés au sujet de la grande vérité établie par Harvey. Descartes n'avait pas attendu cette preuve pour proclamer la circulation du sang. Louis XIV fonda en 1675, au Jardin des Plantes, une chaire d'anatomie qui fut occupée par Dionis et qui était instituée spécialement pour la propagation de la découverte d'Harvey.
En 1668, Leeuwenhoeck répéta l'expérience de Malpighi sur l'aile membraneuse de la chauve-souris et les nageoires de différents poissons.
A défaut du microscope, les injections vasculaires qu'on commençait à pratiquerà cette époque suffisaient pour démontrer l'existence di's capillaires. BukcIi, Swammerdam, Lieberkuhn, etc., excellèrent dans l'art des injections. Dr, si l'on pousse dans les artères une préparation convenable, elle traverse les apillaires et apparaît dans les veines. Il y a donc continuité entre les voies cenrifuges et les voies centripètes ; le cœur est l'organe d'impulsion, l'agent
*M CIRCCLATHH.
CV*t d>m le -v-if mi' capillaire que le san? se trouve en rapport intime a*« In iir-m., rJHÏÏcl, le* parois des vaisseaux capillaires sont Irès-iuiiicesetdépnurvim uV Ij plupart des tuniques que. nous aurons à signaler plus tard dans les vai^uin irléiieltcl t ci lieux.
Km même temps que la division du travail setablit dans l'appareil de latin* l.itiou, un autre appareil, celui du la respiration, se développe eu suivant, pour ain-i dire, nue évolution parallèle ( Voy. Potmoas, Respiration).
f.incci.Aiin.i du b»sg chez les vertébrés. Dans l'embranchement des wrtélin-s, le système, lacunaire disparaît pour faire place au système vasculaire ifa atteint chez ces animaux son plus grand degré de jierfecltou.
Chez les invertébrés, le coeur, lorsqu'il J existe, est toujours artériel et chargé ti'en- /wV^MN y voyer aux diflcreuls organes le sang réiiïiit
A1', y V, VjS au'ii reçoit.
Chez les vertébrés, le cœur est, avant bol, veineux et a pour mission de chasser le fluide sanguin qui a servi à la nutrition (sang m- 1 neux, sang noir), du côté de l'appareil mpiraloire. Ce n'est qu'en se perfeclionumt ^■■\ I que le cœur veineux se complique d'un cou
fil Wl annexe ou artériel qui a pour but de pous»
vers les organes le sang qui vient d'être revivifié par la respiration {tang artériel, m) rouge). Ce cœur n'existe pas ctiei les poisson et il apparaît, pour la première fois, cha quelques reptiles. Les batraciens, au point de vue de la circulation, forment pour ainsi dot le truît d'union entre les deux classes pré» g ...i3 dentés. Chez eux, en effet, le cœur seoa>
\ \ 1 1 / If P0* UL' *m's tavïtés dont deux oreillclles tt
'■■ / \||/ f un ventricule. Les deux premières eafllfl
sont, l'une artérielle et l'autre veineuse; » troisième reçoit le mélange des deux siaa- Ou pourrait dire que chez ces animaui, k cœur est artérioto-veineax. Chei les ois*» et les mammifères, il y a deux cœurs srpntt et distincts composés chacun d'une owilW* et d'un ventricule. L'un de ces cœur* & veineux et l'autre est artériel.
\-S~^ A ne considérer que l'appareil circolitoi".
Pi* i — i)i|mvii iirruiMBirr Jo t*ninm. on voj| mit, |w poissons sont caractérisés r*
1, Wrrlwaarh.*lr:«. hnllv jrtrrirl; ■ , - > . ■ j
\ iTBii.nii-; i. «mum-; :>. -ibii, a* «"i cœur umqih' et veineux, les batraueiBi fmm-i*. f.i* n *. «.r |-ntr : t, immw; ,rrtains reptiles par un cœur plus wmpl(« lu. «n.>, ll.rwn; iï «,«ir. el a rterioso- veineux, les oiseaux et les ma-
niilèivs enfin |ar un cœur double dont l'«* île» inmlic* est artérielle et l'antre ifiiifiue. Qui ce* derniers, le cœur vri»« îvenit le, sili|i de» iii-iMiie* et l'envoie aux poumons, tandis que le cœur artériel n\int le sjMfj de% poumon* et l'emoie aux autres orçancs. 11 y a donc ici •* i iivulniioii*. l'inie destinée aux poumons et l'autre aux organe». LapreBÙrn1
En physiologie végétale, on appelle circulation le mouvement de la sève, jitin, les physiologistes qui ont suivi les modifications de la matière, qui l'ont ne, empruntée au règue minéral, passer dans les végétaux puis dans les animaux et revenir enfin au règne minéral dont elle était partie, ont appelé circulalion ce mouvement perpétuel de la matière. L'objet de cet article est seulement de décrire la circulation du sang.
La circulation a pour but de distribuer le sang ou liquide nourricier à toutes les parties de l'organisme et de fournir les matériaux nécesssaires à l'accomplissement des fonctions de la vie; mais celte circulation ne s'accomplit pas toujours de la même manière, et l'appareil circulatoire varie beaucoup dans la série des êtres.
Tout au bas de l'échelle zoologique, on trouve des animaux constitués uniquement par un parenchyme qui, pour se nourrir, absorbe les fluides ambiants. Chez d'autres, d'un ordre plus élevé, on voit une cavité digestive dans laquelle s'agitent des cils vibratiles qui sont les agents moteurs du liquide nourricier. Ce liquide est ensuite absorbé par le parenchyme. Ainsi, le même appareil et le même llnide servent à l'accomplissement des phénomènes de la circulation et de la digestion.
Un peu plus haut dans la série, l'appareil irrigatoire n'est plus constitué uniquement par le tube digestif, mais par un système de cavités qui ne communique pas directement avec le dehors. Dans ces cavités, auxquelles Milne-Edwards adonné le nom de lacunes, h circulation se fait, non plus à l'aide des seuls liquides alimentaires, mais au moyen d'un fluide spécial qui porte le nom de tang. Bientôt on ne tarde pas à voiries cavités de distribution empruntées aux parties voisines faire place, dans une certaine étendue, à de véritables canaux indépendants qui prennent le nom de vaisseaux. En même temps apparaît un agent moteur spécial qui détermine le courant circulatoire. Tantôt c'est un segment du canal conducteur qui se renfle et devient contractile, tantôt c'est un coq* spécial qui se montre sur le trajet des vaisseaux. Ce corps, à parois contractiles, qui communique avec les canaux d'irrigation, qui se remplit et se vide de sang, c'est le cœur.
Chez les* invertébrés, ce n'est que dans les annélides qu'on voit la circulation lacunaire se séparer nettement de la circulation vasculaire. Ces animaux présentent en cflet deux appareils d'irrigation : 1° le système ravi taire général et ses annexes où se trouve un liquide séro-sanguin ; 2° le système vasculaire où circule fe sang proprement dit. Ces deux appareils ne communiquent pas entre eux.
Lu animal fort singulier, VAmphioxus, qui est le représentant le plus dégradé [«e la classe des poissons, montre, dans son appareil circulatoire, le passage du groupe des invertébrés à celui des vertébrés. Chez cet animal, le cœur manque et le sang est mis en mouvement par les parois des vaisseaux qui, sur beaucoup de Joints, se dilatent et deviennent contractiles. Il y a, comme on le voit, une ïrande analogie entre la circulation de ce vertébré et celle des annélides. Chez k'us les autres vertébrés, l'appareil de la circulation du sang se compose d'un >rçane d'impulsion (le cœur), et de canaux ramifiés (les vaisseaux) ; ceux-ci sont le trois sortes : les artères, les veines et les capillaires (voy. ces mots).
Par sa contraction, le cœur pousse le sang dans les artères, et celles-ci le wduiseiit dans toutes les parties du corps. Le sang revient au cœur par les eiues après avoir traversé les capillaires. Ces derniers rampent dans la trame ta organes où ils établissent la communication des artères avec les veines.
3<W CIRCDLATIOS.
sons, se rapproche, à l'âge adulte, de celle; des reptiles. Pour opérer celle traisformation, -In nalure produit simplement une dérivai ion dans le cours du arc. filant diurnes deux organes inégalement développés, l'un transitoire el d'aUj Ires-important, l'autre appelé à le remplacer cl d'abord rudimeulairv, t'ai pour ainsi dire aux dépens du premier que se dévelop|>cra le second. A misait eu effet que la vaseiihirisatiou de l'organe temporaire diminue, «die de l'nr^nt rléunilif a il g meute. Si le tronc sanguin du premier dounaît une brantht m second, celle brandie ne larde pas à devenir le tronc principal, et le couini change de lit.
C'est par ce procédé ijue s'effectue la transformation de l'appareil cii-eubt«i:>; chez les batraciens, el ce n'est pas sans raison nue nous insistons, sur ce puni particulier il'analomie comparée. Nous verrons eu effet, ijuc la nature o|ièn Je la même manière pour amener, chez le fœtus humain, la forme déJîmtivc de répare il circulatoire. C'est égalemeul à la dérivation du courant sanguin et m développement des vaisseaux collatéraux qu'il faut attribuer le rélablisseroeDl k la circulation et la persistance de la vitalité dans un membre dont on a bel* 1ère principale pour une cause pathologique, un anévrysme par exemple. [4 expériences laites sur les animaux ne laissent aucun doute à cet é^ard.
Le cœur des batraciens se compose de trois cavités contractiles correspondait à l'oreillette, au ventricule et au bulbe artériel des poissons. An moment drli respiration branchiale, la cavité auriculaire est simple ; mais quand a ppa raient les poumons, elle se divise en deux loges par une cloison verticale. Il y a alwi deux oreillettes, lune à droite, qui reçoit le sang veineux des diverses jartirt tin corps, cl l'autre à gauche, dans laquelle se déverse le sang qui airiic il-» poumons. Os deux oreillettes s'ouvrent dans le ventricule unique, par le ihum d'un ou de deux orifices très-voisins l'un de l'autre el gamis de valvules. 11 \ 1 donc mélange des deux sangs dans le ventricule.
lujiHhiti uù « ■iMrihiwnl les arlèn» cl loi vciup> hiam-hi:ik'i (o, ») ; r, viit^iu rnitllail Jt "
H1" Il d*« ilmt H.Tnipm ïrinr- hrmcliinlcj ; il sn réuni! S «nu «uni'Iriq'K p-ilir («THItr !'*«*• «*
lui' fur); lu ïi-iii* l,raiHliiik <l« li pn-inirrcr jaire ,le hrintbin fournit le taog k la tut \t. tuf. m. ti-i |iu liminaire rutlimciilairi-s; 1, î. !i, firliLrï lirani Iicj .-iinsloniuliijue» cipilliirç» rMiL-Jii!, il* '!<«]«- bnnrhie, Nrtrn el la n-i.ie bimrhialt».
Ouarid l'uni I ne respire que par des branchies, le sang, après s'être distti-
Imé a as organes, est ramené dans une artère doisalequi l'envoie aux diflenul" parties du ciirjis. Mais bientôt, en même temps que les poumons se déirlopiint (harpie artère branchiale subit le siège de la dérivation sanguine à laquelle iw» atous l'ait allusion plus liant.
A l'époque, di' la circulation branchiale, une branche anaslomotique capilbiff téuuinsuil, à la base des branchies, l'artère et la veine qui s'y distribuaient- A
3tt7
jwque du la circulation pulmonaire, ces anastomoses se sont développées en ilahles canuur de traverse que le sang parcourt, au lieu du taire le tour des inclues, pour revenir à l'artère dorsale. Les vaisseaux branchiaux, ahundouiiés r li' liquide nourricier, s'atrophient, et ce sont les brandies pulmonaires (qui lient au début des rameaux insignifiants des artères branchiales) qui s'accroisit, i/finune si elles bénéficiaient du sang dont sont maintenant privées les brunis. Souvent même les artères pulmonaires, ainsi que cela se voit cliez lu
Fi g. t. — nepreso
transition OÙ !'.'• brandi llIluCDICM cli'-lilllLlf (le la
(ami et la [rretioiiille, se divisent en deux brandies dont l'une se rend au 11 non et l'autre se ramilie dans la puau pour y soumettre le sang à l'influence l'air atuiospliériqiic. Celle disposition anatomique permet de comprendre muent une grenouille peut résister à l'arrachement de ses poumons. La peau vient alors, le siège de l'hématose.
Le système artériel des batraciens n'offre de particulier à considérer qu'une ulili- crosse aortlquc dont une partie est conslik par les anastomoses de la base des branchies. ' deux crosses se réunissent eu arrière du
mer l'aorte ventrale, veineux des batraciens rappelle
ions et offre, comme lui, une veine
mais une particularité remarquable insiste dans les battements rbylhmiques que «sentent plusieurs gros troncs veineux. Ces lli'uients sont faciles à observer, chez la gremille, dans les veines cuves, les veines pulmotires, les veines iliaques et les veines axillaires. Le schéma de la ligure 5 a pour but de faire ttqhreiidie le mécanisme de la circulation chez s batraciens à l'état partait.
C. Appareil circulatoire des reptiles. Le sur des reptiles a toujours au moins trois calé) formant deux oreillettes et un ventricule, ainsi que cela est représenté
■Jfpour fui
■rie rninli' ;
sur la (igurc fi qui a liait à la circulai ioii du lézard. D'une manière géiiénlr, un peut due que, chez ces animaux, l'appareil circulatoire oilre, dans lixi> I.-. cas, un mélange des deux sangs, soil en dedans, soit ctt dehors du cœur.
La circulation des reptiles, pour être bien comprise, doit être étudiée sëpaié-
meut chez les chélouiens, les ophidiens, les sauri eus ordinaires et les crocodilniiv
1° Chétonient. Le cœur ik-
,0 tortues se compose de deui \*#V
leltes séparées chacune d'un ï*
trieule unique par une valvule
quadrilatère. Ce ventricule oûrt
iï une particularité interessantr. U
trouve dans son intérieur oV> i>
j- lonucs musculaires ou iii$ceaui
il charnus qui, par leur union. Ir
15 divisent en deux cavité» mm*
16 daires, cousidéi-ées à tort couidc des ventricules distincts parle»
coup de zoologistes, et jtuiiHitJln Milue Edwards a donné le uw de loijet. L'une de ces luges, * tuée à droite, est la loge leineux:
.. l'autre, siluée à gauche, tH h loge artérielle. Chacune dVIln
18 communique avec l'oreillette <|iu lui est superposée ; mais, Uinlu que la loge gauche n'est yetiâ d'aucun orifice artériel, la \«j
Fig. 1. - SstfaT-mi Je la
clii'i Ici rrpLIei.
T. cJ|>ill»irts prm-rjut; I1. [
d, e", orrilellb gMrhc cuirai'
hçt* fauche el limite du Wi
h'pum |«r ui» cloî-oa ih.
r-M'iite Irais dotil un pulmonaire et le« den\ auto-* itnv*poitiloiit ans crosses de l'aorte qui, cIki k* de tk'iK et se réunissent en arrière du cœur, jW
for i l'aorte ventrale.
La présence des loges vcntrieulaires établit une différence entre la circulation )s chéloniens et celle des batraciens, au double point de vue de l'anatomie et de physiologie. Brùcke a parfaitement observé que le ventricule de la tortue ne se mtractepas d'une manière synergique dans toutes ses parties. La loge veineuse contracte d'abord et lance le sang qu'elle contient vers les trois orifices du ntricule, mais ce sang ne se répartit pas également entre eux. Il existe en effet, l'intérieur du ventricule, une éminence ostéo-musculaire ou tubercule de yjanus qui s'oppose au passage du sang de la loge veineuse par les orifices •rliqucs, favorisant ainsi son introduction dans l'artère pulmonaire. Celle-ci fre à son origine un anneau de fibres charnues qui lui permet de rétrécir son iiiee, une fois que les voies pulmonaires sont gorgées de sang. .C'est à ce moent, qui correspond au milieu de la contraction de la loge veineuse, que la gc artérielle commence à expulser son contenu. Les seuls orifices aortiques ut béants pour le recevoir, et c'est le sang artériel de la loge gauche, mélangé une très-petite quantité de sang veineux provenant de la loge droite, qui va intenter les vaisseaux de la grande circulation.
2° Ophidiens. Le ventricule du cœur, chez les ophidiens, est divisé en deux •ges principales par une cloison charnue incomplète. Ces deux loges sont iné- Jcs. L'une, gauche ou artérielle, est petite et indivise ; l'autre, droite ou veieuse, est vaste et partagée en deux compartiments secondaires, un supérieur t un inférieur. Aucun oriûce artériel ne s'ouvre dans la loge gauche, et il y 11 a trois dans la loge droite, comme chez les chéloniens. Seulement ici ces trois rifices sont : l'un, pulmonaire situé dans le compartiment inférieur appelé pour ela vestibule pulmonaire ; les autres, aortiques percés dans le compartiment upérieur ou vestibule aortique. De plus, c'est dans ce dernier vestibule que 'ouvre le pertuis de la cloison interventriculaire. Il résulte de cette disposition oatomique que le sang veineux passe seul dans l'artère pulmonaire, taudis que i système aortique reçoit le mélange du sang artériel et du sang veineux contenu ans le vestibule aortique.
o° Sauriens ordinaires. Chez la plupart des sauriens, comme les lézards, les urans, etc., on trouve, pour le cœur, une disposition analogue à celle que nous enons d'étudier en dernier lieu. Le ventricule est divisé en deux loges par une loison incomplète; mais, tandis que le sang veineux est chassé de préférence srs l'orifice pulmonaire, le sang artériel, au contraire, passe presque en totale par les orifices aortiques. Chez les iguanes, bien que la cloison ventricuîlairc soit aussi incomplète, on peut dire néanmoins qu'il y a deux ventricules, n effet, chacune des loges ventriculaires communique, d'une part avec l'oreilite correspondante, et, d'autre part avec le système artériel. C'est ainsi que la •ge artérieuse donne naissance à la crosse aortique gauche, pendant que la loge ineuse présente l'orifice de l'artère pulmonaire et celui de la crosse aortique roito. Il y a donc ici un progrès accompli. Le sang artériel, chez les iguanes, est pas obligé de sortir de la cavité qui le contient pour en traverser une Ure et passer dans l'aorte.
\° Crocodiliens. Ici les deux ventricules sont distincts et séparés, comme s oreillettes, par une cloison imperméable. Le mélange du sang artériel et du ng veineux ne se fait plus dans le cœur, mais en dehors de cet organe et effectue de la manière suivante. Les deux aortes naissant, l'une du ventricule uche, et l'autre du ventricule droit se croisent à leur origine et la cloison i les sépare en ce point ne descend pas jusqu'à leur embouchure dans les vcn-
FiB. 8 -
Iriculcs. Il en résulte un trou qui fait communiquer, à la sortie du cœur, les dm crosses de l'aorte. Ce trou est désigné par les aualomistes bous le nom deprrhrii de Paaizsa. Une autre communication a lin ]dus loin, par le fuit de l'anastomose des dm crosses de l'aorte. La crosse aorlique droite «I encore appelée quelquefois canal artériel pnr rappeler l'analogie qui existe entre ce conduit et celui qui, chez le foetus humain, relie l'vlèro pulmonaire à l'aorte. Or, le canal artériel, chez les crocodîlicus, ne rencontre l'aorte nôtres que celle-ci a fourni les troncs rhirpt e distribuer le sang à la tète et aux membre antérieurs. Ces parties reçoivent donc du su{ artériel mélangé d'une très-petite quantité k sang veineux qui s'est introduit par le trou it : Paiùna. Le reste du corps est alimenté para «a»] artériel; 0,0'. otciiieuei gauche a mélange de ce sang déjà mélangé avec et*
dioile; s, s1, iciUriculai gauche cl droil. ... , .,-, , ,? ,
qu amené le canal artériel dans 1 aorte. Pour terminer celle histoire rapide de la circulation chez les reptiles, dise* encore que l'artère pulmonaire n'est plus, comme chez les batraciens, uiiesiofb branche de l'aorte (voy. fig. 6 et 7). Elle naît de la loge veineuse du ventricalt unique ou du ventricule droil par un orifice distinct. Enfin, le système veiomi des reptiles ressemble beaucoup;! celui des batraciens, sauf que le système tfcb veine porte rénale perd, chez les premiers, beaucoup de son importance. D. Appareil circulatoire des oiseaux. Nous voici arrivés à l'instant où la deux circulations vont se séparer l'une de l'alto. et où il n'y aura plus mélange des deux espèce) i sang. Chez l'oiseau, le cœur a quatre cavités, H îc ventricule droit est exclusivement réservé au *ni« de la circulation pulmonaire, contrairement à ce ni se passe chez tous les vertébrés à sang froid. U canal artériel s'oblitère à la naissance, et il;), a réalité, chez l'oiseau, deux cœurs accolés et distincts, de chacun desquels émane un tronc artériel M>f- Celui qui part du ventricule gauche charrie toujwn du sang rouge et l'autre toujours du sang nuir.
Le système artériel n'offre de particulier qtf l'aorte unique et le système veineux se distingue if celui des reptiles par la réduction considérable c* S.h'ina <lç i» riri'iiiitian rhet les subit la veine porte rénale. Constituée par lesvtw* c ca illi" 10l*aut- ,|Uj ;,rrivt.„i ,1,, )a région anale, elle traursï 1"
mon; 0, u. orcilicttei gauche ei substance des reins sans lui fournir de bnud»-*
K. Appareil ci iicui. atome de l'iioiie cc.isikm couhe tïpe iie la classe des HAMNiFÈiiRS. Chez les mammifères, le sïslènu'it la veine porte rénale a coin pi élément disparu, mais nous trouvons eio-irr* comme clic* les oiseaux, un cœur double à quatre cavités : une oreillette rt n ventricule de chaque côté. Cette disposition du cœur, représentée par lali.'-'a fait donner aux mammifères et aux oiseaux le nom d'animaux à circulait*
double et complète. L'appareil circulatoire atteint ici sa plus grande complexité, nais le fonctionnement n'en est que plus régulier et plus facile à saisir. Un ;oup d'œil rapide jeté sur l'analomic de cet appareil nous suffira pour eu ex- •oser l.i physiologie. Le loueur se rejiorlcra aux mois
IrTERES, OW'IU.AIIIES (vais-
wmuxj,Cœiib, Veines, pour les létails ijui ne peuvent Iron- ; ht place dans cet article.
Sans entrer dans des déails analomiques qui oui ' eur place marquée aux wms des organes apparliîaitt à l'appareil circulatoire, nous devons pourtant donner une idée générale des disposions île eet appareil. ;
I" Système artériel. Les artères de toules les parties du corps, excepté celles "des poumons, sont des brandies d'au Irone artériel unique, l'aorte, qui pari du ventri- a cale giiuclic du cœur. On appelle artères coronaires ou cardiaque* celles de ces broiclics qui, émanant du tftmc aorlique dès son origan', se distribuent au cœur «t suit destinées à sa nutrition- Après avoir fourni les artères coronaires, l'aorte immle vers la base du cuu, se recourbe en crosse (crosse « F aorte), passe derrière le «eur, Iraverse la poitrine ... „ . ...
. . . „ . F|8- l0- — Sj*lème erlénel Je l'homme.
(aorte thoracique), puis 1 an- lp lnirt ttmrorlit; %anirr(lroLiil,. SiUtè„ „llt, *, „te™
«Muni foorfe abdominale) **»■"! 3. "Lire Ul*qo*j O, artère fémorale; 1, iretra tibiale
et, arrivée au bassin, se ili- 'J^^"iJ:*^i^ZMl^'*^M^1^^à^.'^
nsei'H deux branches lerilli- "eliique; il. irlére radiale; 15, irtêre libitle potiérlture;
"les. les iliaques primitives. ' * " P"00""'
Pemlaiit ci: trajet, l'aorte a fourni un grand nombre de bra.iches.
De la crosse émanent les artères carotides qui distribuent le sang à la tète et les tovt-clavières desliiiées aux membres supérieurs. Celles-ci donnent de chaque côté l'artère brachiale qui se subdivise eu cubitale et radiale. C'est an point de cette dernière que l'on explore quand on laie le pouls.
L'aorte thoracique fournit des brandies à l'œsophage aux bronches cl aux espaces intercostaux.
L aorte abdominale donne le tronc coeliatpte qui se mid à l'estomac, au oicr. suc. XVII. 36
^ -an. je> xrttres mésentériques qui se distribuent aux intestins et nu & escribuent dans les reins.
« iiainiif* primitives ou branches terminales de l'aorte elles se divi-
-în. ir i^.iir nid. eu iliaque interne ou hypogastrique, qui dessert le bassin,
n ùànnu: zzzdrwe qui fournit successivement, sous différents noms, lr>
j'rfT- ir ii :ui!«*. de la jambe ou du pied.
--. i^iri iJ -e*t la représentation de cette esquisse du système artériel de
r* Sfctfc?/itf ««ntr. Le système veineux suit en général, pour ramener Ir -ji^. 2 iircetùra que le système artériel affecte pour le porter aux organe», •mnniimnait* dans le tronc et les membres, chaque artère est accompagna; w jkux. -<*ine$ satellites. Quelques veines, souvent assez considérables, «ta- *ai int HKitum superficielle que les artères ne présentent jamais. C'est à l'une de -> yuk* superficielles que Ton s'adresse pour pratiquer l'opération de la saignée, juvi (il il eu soit de leur position profonde ou superficielle, les veine* dt vuit^ «s parties du corps, excepté celles du cœur, des poumons et des viscère ajuutnuiiutt moins les reins, vont s'ouvrir, en (in de compte, dans deux gn» D'uor veineux, lesquels débouchent dans l'oreillette droite du cœur. Ce* deui !»uv> smt appelés, l'un la veine cave supérieure t et l'autre la veine cm me? vw*.
t.jvuos maintenant comment se comportent les veines des organes quia iotrso.it pas leur contenu dans les veines caves.
„„> H*ctte$ du cœur (veines coronaires ou cardiaques) débouchent direetettt'u -tatts l'oreillette dmite par des orifices sur lesquels nous aurons à avenir »«t» .uni.
Lv^ n-tnes des poumons (veines pulmonaires) sont au nombre de quatre, auv pour chaque poumon. Elles naissent du réseau capillaire des alvéole* puliiooairvs et viennent s'ouvrir, par quatre orifices distincts, dans l'oreillette gauche.
les *ciue> de tous les organes contenus dans la cavité abdominale, excepte c* oi^anes ^êuito-urinaircs, forment un système connu sous le nom dvtytièmt it- .'u reiW /*>#**«>. Le tronc de cette veine, au lieu de se jeter dans la *eii* cuve mfcrieuie, pénètre dans leloie en s'y ramifiant comme une artère. LàeDt h: tact eu com mu n iea t ion a\ec les capillaires de l'artère du foie, et le saiif'A" cvt organe est versé dans la \eine cave inférieure par les veines hépatique*** mfrÀtpaliquts qui naissent du réseau capillaire des lobules du foie.
5" (.'uwr. Maintenant que nous savons quelles sont les veines qui se jette* duus le avili* et quelles >oot les artères qui en émanent, il nous reste, pourbki tvtupivmliY le> pliènouiènes qui s'y passent, à dire ce que c'est que le cœur. \titx ou comprend que nous uVu puissions pas donner ici une description détaille*. >o *> di*po*ition> aiutomiques sont eu rapport étroit avec la fonction cira* îulouvt elle* le sont aus>i a\ee d'autres faits physiologiques, liés sans ttoutel U> ovulation* nui* qu'il importe d'étudier séparément (les bruits du ctfUf, tsu exemple » cl qui. surtout, doivent être rapprochés de la pathologie cardia- <j**e \oun tvu\o\ou* donc, jvnr I étude complète de l'anatomie et delà pfcjxKdv^ie du v\vut» au nom de cet organe froy. Cœur)* Nous allons seulem*1 eu indiquer, comme nou^ venons de le faire, pour les artères et les veine*. I* Uv*foixtito»t* principales eu tant qu7iW> s*» rapportent A la circulation. U*i>HkHY À l'iiilcitcur, le eveur de l'homme, double poche uiuscttUire-
nprend quatre compartiments, deux supérieurs (oreillettes), deux inférieurs fîtriciiles), séparés par une cloison verticale complète et tapissés par une memme interne (endocarde).
L'intérieur des ventricules présente de nombreux filaments ou piliers [colon' ' charnues) y dont les unes adhèrent à la paroi ventriculaire sur toute leur gueur, tandis que les autres n'adhèrent à cette paroi que par leurs deux rémités ou par une seule. Les plus gros d'entre eux (piliers) s'attachent par \ cordages tendineux à des replis membraneux et mobiles (valvules) qui tarent les oreillettes des ventricules.
Chaque ventricule s'ouvre en haut par deux orifices dont l'un donne accès dans reillette correspondante, l'autre étant l'embouchure même du tronc artériel ecté à l'une des deux circulations (circulation générale et circulation pulmoire). Les valvules sont disposées de manière à permettre le passage du sang l'oreillette dans le ventricule ou du ventricule dans l'artère, et à empêcher retour du sang dans la direction contraire. La valvule auriculo-ventriculaire uelie, formée de deux voiles membraneux, a reçu le nom de valvule mitrale; valvule auriculo-ventriculaire droite, composée de trois languettes terminées pointe, s'appelle valvule tricuspide. Les valvules placées à l'orifice de l'aorte de l'artère pulmonaire, sont formées chacune de trois replis et portent le nom valvules sigmôïdes. Elles représentent trois petits nids de pigeons (Winslow) d, en s'adossant, ferment l'entrée du vaisseau.
Chacune des oreillettes présente un appendice appelé auricule, dans lequel » trouve un certain nombre de colonnes charnues adhérentes dans toute leur ligueur. Outre l'ouverture auriculo-ventriculaire, on remarque trois orifices ms l'oreillette droite et quatre dans la gauche. Ce sont : en haut, l'enibouwre de la veine cave supérieure dépourvue de valvule ; en arrière et en bas, die do la veine cave inférieure offrant une valvule, la valvule d'Eustache, lus développée chez le fœtus que chez l'adulte et qui n'obture que très-incomlétement la lumière du vaisseau ; l'orifice de la veine coronaire, situé auttsous du précédent et présentant une valvule dite de Thébésius. Us quatre ouvertures que l'on rencontre dans l'oreillette gauche, indepenamment de l'orifice auriculo-ventriculaire, sont les quatre embouchures des unes pulmonaires. Celles-ci sont dépourvues de valvules. Enfin Lannelongue a décrit, sous les nom de foramina et foraminula des Nos auriculaires qui sont les orifices des veines coronaires accessoires. Il y a totre foramina principaux et à siège constant dans l'oreillette droite. [Un fora- Gl observé dans l'oreillette gauche permet le mélange d'une très-petite quaue de sang veineux avec le sang artériel qui revient des poumons* Quelle est la structure de ces quatre cavités? Cruveilhier a très-bien dit : «cœur ventriculaire est formé de deux sacs musculeux contenus dans un troittie sac commun aux deux ventricules. » Chacun des deux premiers sacs est stilué par les fibres propres; le sac commun est constitué par "les fibres is unitives, les unes et les autres naissant des anneaux fibreux qui entourent quatre grand* orifices cardiaques. Les fibres unitives ou communes descendent tquemeut à la surface des parois, en convergeant vers la pointe de l'organe elles s'enfoncent, eu formant un tourbillon, deviennent profondes de superfille» qu'elles étaient, et remontent vers les anneaux fibreux, embrassant si dans leur double couche les fibres propres. En se réfléchissant comme ifl venons de le dire, les fibres unitives forment tantôt de simples anses,
untôt des huit de chi lires. Un certain nombre servent à constituer les colonne» charnues; ajoutons que ces libres, dans le mouvement de réflexion qu'elles juibinscnt, passent de la paroi antérieure d'un ventricule à sa paroi postérieur*. Quant aux libres propres, attachées également aux zones fibreuses par leur* (Unix extrémités et dirigées plus ou moins circulairemeut, elles forment, pur chaque ventricule, une sorte de baril, dont l'orifice inférieur reçoit les film communes au moment où elles passent de la paroi extérieure du ventricule à II paroi profonde. Par leurs fibres propres les deux ventricules sont indépendant l'un de l'autre et ont pu être comparés à deux canons de fusil juxtaposés.
Les fibres du cœur communiquent souvent entre elles, en formant de «entables anastomoses ; sorte de solidarité qui permet de prévoir la synergie physiologique des différentes parties du cœur.
Les parois des oreillettes sont essentiellement formées par une niembr» qui peut être considérée comme la continuation et l'épanouissement des venei qui y aboutissent. Nais elles ont aussi des fibres musculaires communes et è» fibres musculaires propres. Les premières s'étendent transversalement sur b face antérieure des deux auricules, recouvertes ainsi eu avant par un wèaÊ\ faisceau. Les libres propres de chaque oreillette s'insèrent sur la zone auri% culo-ventriculaire correspondante, et y reviennent ; celles de l'oreillette droite décrivent, les unes un trajet circulaire, les autres un trajet oblique eu format des. anses ; celles de l'oreillette gauche, qui fout défaut au confluent des veina caves, se composent de deux faisceaux qu'il serait peu utile de décrire ici.
Les fibres du oœur sont striées comme celles des muscles de la vie animale.
Tel est l'appareil de la circulation. Au moment d'étudier le fonctionnel de cet appareil, bien des questions se pressent dans l'esprit eu ce qui coût surtout le cœur, questions tellement connexes, qu'on serait tenté de les trail toutes dans cet article. Sous quelle incitation le cœur se met-il en mouvement «l quelle est la nature de sa contraction, comparée à celle des autres muscles fc| l'économie? Dans quel ordre se succèdent les mouvements des différentes p*4 tics du cœur, et quel est le jeu des valvules dans ces mouvements successif îl Qu'est-ce que la pulsation cardiaque? A quoi tiennent les bruits qui accompagne^ les mouvements de l'organe? Quelle peut être la force de pression du cœurtfl comment la mesurer? Comment le mouvement de la circulation produit-il M phénomène du pouls et quels sont les caractères de ce phénomène, etc? Toutod ces questions devraient entrer dans un ouvrage spécial sur la circulation ; M plupart doivent être écartées d'un article destiné à un Dictionnaire où (W place est réservée à ranatomie et à la physiologie du cœur.
La contraction du cœur étant donnée, avec les caractères qu'on trouvera «M terminés au mot Cardiographe et au mot Cœur, nous nous bornerons ici à eo4 miner les effets de cette contraction sur la colonne sanguine qui doit traverHn les cavités cardiaques. Nous serons beaucoup plus explicites à l'égard de la cifculatiou dans les artères, dans les capillaires et dans les veines.
ClItCtt.VTIOK CARDIAQUE. PROGRESSION DU SANG DAMS LE CSCR. La CanliognH*
phie a |h unis d'apporter dans l'étude de la circulation centrale une précision jbk qu'alors inconnue. Le lecteur trouvera à l'article Cardiographie la description ilen instruments enregistreurs du cœur, avec leur mode d'emploi. 1
CV*| la systole auriculaire qu'on est convenu de choisir pour le début d'uflff isivlmion du corur. Ou appelle ainsi la série de mouvements qui s'accompSl
depuis une phase donnée jusqu'au retour du cœur à la même phase, par exemple, depuis une systole auriculaire jusqu'à la systole auriculaire suivante. Au moment où commence cette systole, les deux oreillettes sont remplies , la droite du sang venu par les veines caves et les veines cardiaques ; la gauche du sang déversé par les veines pulmonaires. Pendant que la systole auriculaire, qui a débuté par les auricules, se propage jusqu'à la base des oreillettes proprement dites, les ventricules se remplissent; mais ils ne 'reçoivent pas tout le contenu de la cavité auriculaire. Une portion du liquide reflue par les orifices >ïneux, et il en reste une certaine quantité dans l'oreillette, qui ne s'affaisse complètement. On peut s'en convaincre directement, ainsi que l'a fait niveau, en introduisant par une petite plaie, le doigt dans l'une des oreillettes. On sent alors parfaitement que l'oreillette n'est jamais entièrement revenue elle-même. De plus, la systole auriculaire ne communique au fluide sanguin 'une faible impulsion; car le doigt, maintenu au niveau de l'orifice auriculoîculaire, ne sent point le frottement du sang au moment de la systole. Une expérience de Chauveau est d'accord avec la précédente : si l'on coupe la ite du cœur de manière à ouvrir les deux ventricules, le sang ne s'échappe en qu'au moment de la contraction ventriculaire ; il s'écoule en nappe pendant contraction des oreillettes.
^hiand les ventricules sont remplis ils se resserrent, et le sang soulève les
îles auriculaires. Celles-ci se ferment en se relevant comme des voiles du
de l'oreillette et s'affrontant par leurs bords. 11 n'y a donc pas de reflux du
des ventricules vers les oreillettes' pendant la contraction ventriculaire,
is seulement augmentation de la pression dans la cavité auriculaire, dont la
:ité est légèrement réduite par l'espèce de hernie des membranes valvu-
. Ces membranes élastiques entrent en vibration sous le choc du liquide
B subit alors des oscillations plus ou moins marquées (voy. Cardiographe).
Le sang ne pouvant pas, au moment de la systole ventriculaire, s'échapper du
de l'oreillette, s*élance par les orifices artériels dont il soulève les valvules ;
ici encore, la cavité ne se vide pas complètement. La poche musculaire que
mte le ventricule retient une certaine quantité de sang (Chauveau). Quand
la systole ventriculaire, le sang projeté dans le système artériel tend à
dans les ventricules; mais il rencontre, dans son mouvement de retour,
valvules sigmoîdes qui se développent et lui barrent entièrement le passage;
«de même que les valvules auriculo-ventriculairet, les valvules sigmoîdes en
J^fckmt saillie dans la cavité ventriculaire sons le choc en retour du sang arté-
^^ 1, arnènent dans cette cavité une légère augmentation de pression.
Tel est le cours du sang dans le cœur depuis le moment où il sort de l'oreil- " pour entrer dans le ventricule jusqu'à celui où il sort du ventricule pour jtMrer dans les artères (voy. Cœur). Il reste à dire comment le sang rentre dans l^%ttillette quand celle-ci s'est vidée.
T Après la systole du ventricule, quand le le cœur est en repos, et pendant que
•* ventricule est relâché, l'oreillette se remplit graduellement, recevant à me-
^^ft qu'il arrive, le sang qui lui est amené par le système veineux. C'est une
^Hbtation passive qui dure jusqu'à l'instant où une nouvelle systole auriculaire
la fin du repos et le commencement d'une nouvelle révolution car-
jue. Pendant la durée très-courte de la diastole générale du cœur, le sang
a coulé des veines dans l'oreillette tombe aussi de celle-ci dans le ventri-
» et se répartit à peu près également entre les deux cavités. La systole
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te
ure à celle de l'atmosphère, ne fera qu'appliquer plus intimement la memii r la surface métallique, mais ne pourra produire aucune compression ' qui y est contenu. Au contraire, si la pression est inférieure à celle de phère, il se produira, dans le système clos de l'ampoule, du tube et du ir à levier, une aspiration qui amènera un décollement de la membrane aire. Ce décollement, d'autant plus considérable que la pression intra- (ue sera moins forte, produira une aspiration de l'air contenu dans le tamîregîstreur et un abaissement de la courbe tracée (voy. Cirmoghaphii). racé représenté par un Irait plein dans la figure ci-jointe a été obtenu eu lisant la sonde trouée dans l'oreillette droite. On voit que les oscillations ourbe sont tronquées dans leur partie supérieure, et que les indications Uniment s'arrêtent au niveau d'une ligne horizontale ponctuée 0. Cette narque le moment où la pression devient positive, c'est-à-dire égale ou inrc ;'l celle de l'atmosphère. A cet instant, en effet, la membrane de caout- »l appliquée exactement sur la carcasse de l'ampoule, et de la résulte ibilité du levier.
lessous de la ligne 0, toutes les parties de la courbe répondent à des preségatives, c'est-à-dire inférieures à la pression atmosphérique, lésais delà ligne 0 on a figuré, par des lignes ponctuées, la forme ipproxi-
-. qu'aurait la courbe dans les instants où la pression in Ira-auriculaire esl e.
recherchant dans les différentes cavités du cœur l'état positif ou négatif pression, on voit que, pour j l'oreillette droite, la pression est presque rs négative pendant toute la durée du tracé, cl rarement supérieure à celle .mosplièrc. Les instants où la pression est positive correspondent à la fin éplétion et à la contraction de l'oreillette.
rie ventricule droit, l'ampoule indique que la pression n'est jamais néga- ■'au début du relâchement.
s le ventricule gauche, la pression, au moment du relâchement, tombe te toujours d'une manière sensible au-dessous de la ligne 0, mais s'élève iTablemcut au moment de la systole.
r déterminer les pressions active', c'est-à-dire celles qui tiennent au restent des cavités du cœur, il faut cliercber eipéri mentalement quelle presoil être appliquée sur les ampoules exploratrices du cardiographe pour r les différents degrés d'élévation de la courbe graphique au-dessus de la du zéro. En évaluant ces pressions au manomètre à mercure, Chauveau et ont vu que, chez le cheval, la force du ventricule gauche était à peu près le de celle du ventricule droit. Les valeurs réelles de la pression maximum
■•M- ."u millimètres et 93 iniHimètiw ,».
* «maisons déjà la ilis|M)silion geiitT.il*- i: nmitré que ce système corn |> m ni un \.v. ~ « ■■ridant de la partie vcntriculairc du mur >. •ri -riant, l'un du sang rouge vif, et l'.iiitp •! ■«•■!•■< ilos artères de la grande et de la j»"
- - ;:-!<ent on branches, puis en rameaux et enfin • !.; -ir se distribuer dans tous les organe*. |k jn
■ • i du eaMir auv capillaires, parcourant li ■*■■.! r h; ■. •î^dont l'une déjà nous est comme, la ftrtf m-
- i c*t pas la seule ; il y en a deux autres qui \ ■■.■ . >ntion. Ce sont VélasticitévX la contraclilite «iH-
. ."■!«■■>. Cette l'orée résulte delà mise en jeu de* ■'N ■ :■■ u'.if a découverts dans la tunique moyenne des ;irtt)r. i. •■■■•. c.ir : 1° elle rend continu et uniforme l'écoul'in* v ! .■-■-*: «° elle favorise Tact ion du cœur en dinihuun! *. ■ •■* tiit> est conmi depuis longtemps déjà. C'est à Sir--» s-i'mii du second.
. ***«»*- iwvrlle supprime V intermittence du mouvement donurjc . .m-:~< termes, elle permet aux différents organes du cnrj- •:■ ii- -m l viiiLiuin régulier et parfaitement uniforme. S'u.n [m.* ^^irtii.Mt.<ir la tunique élastique des artères au ressort du «UI1'* ^ -.v^ t'I1^ ianl, E. H. NVcImt, avec beaucoup de justesse, mnip.*: * ..»vin-ic irtérielle à l'elTet produit par la compression de l'air *»■.• :n ••iiiiik* à incendie. En vertu de sa foire élastique, l'air rli.« ■[ ouitinu, malgré le mouvement intermittent du ni«! ■■:. î'ism* dans le système artériel, au^si, lorsqu'on evuu::;' : * nl.ition dans les vaisseaux capillaires, on voit les Julml^ » .l'un moim-mcut uniforme, malgré la contraction iiitiin:'-
• monument continu du sang dans les capillaire* iùiiihï
• -:li(iiiu s'effectuait dans des vaisseaux à paroi* rigide*. Lï\| - .'•*..• \ M.uvy le prouve suffisamment.
> iv de M.uiottc, duquel se détache un tube muni d'un pdiiu- 1 ■pu* et M-»» branches se continuent, l'une avec un tube uV wn . i:m tulv de caoutchouc mince. Ces deux tmVs se termin-nt ]-•' ..ti-% .-•\'it*. l'iie Miupape, placée à l'origine du tube élastique I."" '• j:ndc librement dan< sou intérieur, mais s'oppose à tout reflux ■
> %■,- \\ m l'on tenue alternativement le robinet, de façon «ju- I \. .1 une in.iuicie iiitermitteute dans les deux tulns. on imi ■] ■■ in li- tube inerte e<t intermittent comme le« aOlux. tawli" -p11 • |> m !•' luhe cl. Nique.
„,.i (m| ,ut i'iiMv. mii- un animal vivant, des artères plus mi m '-' ,!■■,, nu. I.- pi ^.m^iiiti obtenu sera d'autant moiu< <accai)i. <| = I |X ,M( < y du «iciii et il ^'écoulera en nappe dan< le ca< di I" &
[y un de I uiiciiuiHeiire décroisante du jet sanguin à mesure qu'on oU'1'1
une artère plus éloignée du cœur, montre que le mouvement à l'intérieur des vaisseaux, n'est pas simultané, mais progressif. Il se transmet de proche en proche, chaque couche étant poussée par celle qui la précède et poussant celle qui la suit. Quand un battement est déterminé dans l'artère radiale par une systole cardiaque, aucune des molécules du sang que cette systole a expulsées du coeur, ne se trouve à ce moment dans l'artère; il n'y a que le mouvement transmis sous forme à' onde. C'est là un phénomène analogue à ce qui se passe quand on jette une pierre dans l'eau. Il se développe immédiatement des ondes qui se suivent et s'étendent de plus en plus, sans que l'eau participe à leur mouvement : « Unda non est materia progrediens, sed forma materiœ progrediens. » On conçoit que ce mode de progression soit beaucoup plus rapide que ne l'est le cours du sang lui-même ; aussi, les artères battent-elles presque en même temps que le cœur. Cependant il y a une différence appréciable entre ces battements et, par suite, la vitesse de l'onde sanguine peut être calculée. E. H. Weber a trouvé que l'artère pédieuse retardait d'un septième de seconde environ sur la maxillaire externe, et il attribue à l'onde une vitesse moyenne de 9 mètres par seconde. Marey a pris simultanément, sur le cheval, les tracés sphygmographiques de l'aorte et de l'artère fémorale. Il a ainsi trouvé, entre les deux courbes, un défaut de concordance qui s'accusait par un retard d'une seconde environ entre la courbe fémorale et celle de l'aorte.
Czermak enfin a prouvé, par une série d'expériences très-ingénieuses, que la vitesse de propagation de l'onde n'est pas la même dans les différentes artères et qu'elle va en augmentant du centre à la périphérie. Il a, de plus constaté que, dans le jeune âge, la vitesse de propagation de l'onde était moins grande qu'à l'âge adulte, ce qui tient à la diminution de l'élasticité artérielle dans le dernier cas. Reprenons maintenant l'exemple de la pierre qui détermine des ondes à la surface de l'eau. Si ces ondes viennent à rencontrer un obstacle, elles éprou- Tent des réflexions qui donnent naissance à de nouvelles ondes allant, cette fois, en sens inverse des premières. Ce phénomène se produit dans le système vasculaire, au niveau de tous les obstacles que le courant sanguin rencontre sur son passage, et particulièrement aux points où les voies artérielles diminuent de volume pour devenir des artérioles. Alors se forment des ondes qui vont de la périphérie au centre. Ces ondes s'arrêtent aux valvules sigmoïdes qui, formant un nouvel obstacle, donnent lieu à une troisième série d'ondes allant en Sens inverse des secondes et dirigées, comme les premières, du cœur vers les extrémités. C'est cette troisième série d'ondes qui donne lieu au phénomène du «Ocrotisme sur lequel nous aurons bientôt l'occasion de revenir.
2° L'élasticité artérielle favorise l'action du cœur. Cet effet de l'élasticité artérielle fut longtemps contesté par tous les physiologistes. Les uns disaient, avec Bichat, que la circulation se ferait aussi bien dans des tubes rigides et inextensibles que dans les vaisseaux, sauf qu'on ne sentirait pas de pulsations dans ces artères inertes. Les autres, se basant sur l'expérimentation, disaient que deux tubes, l'un élastique et l'autre rigide, laissent couler la même quantité de liquide , s'ils ont le même calibre. Or cela est vrai- si l'écoulement se fait sous une charge constante, mais non si l'afflux du liquide se fait d'une manière intermittente, comme c'est le cas pour la circulation du sang.
Enfin, certains physiologistes avaient considéré l'élasticité artérielle comme une force qui s'ajouterait à celle du cœur, et pousserait le sang dans les artère* pendant le repos du ventricule. Bérard réfuta cette opinion, en disant que la forw
élastique des artères n'est qu'une force iï emprunt, et que le cœur est le seul agent impulsif qui ait un rôle actif dans la circulation. L'élasticité des artères n'agit donc pas comme force impulsive, et cependant elle est favorable au cours du sang, ainsi que l'a démontré Marey.
Reprenons l'appareil que nous avons décrit tout à l'heure, et dans lequel un vase de Mariotte verse son liquide par deux tubes, dont l'un est rigide, et l'autre élastique. Les orifices de terminaison de ces tubes sont, de plus, égaux en diamètre. Si Ton ouvre le robinet et qu'on laisse couler l'eau, les deux tubes ont le même débit. Mais, si l'on ouvre et ferme alternativement le robinet de manière à obtenir des afflux intermittents, le débit devient inégal de part et d'autre, et le tube élastique verse plus de liquide que le tube rigide. II suit de la, que l'élasticité des artères permet à ces vaisseaux de recevoir plus facilement le sang que leur envoie le cœur. Autrement dit, le cœur éprouve moins de peioe à se vider dans les artères, lorsqu'elles sont élastiques, que lorsqu'elles ont perdu leur élasticité.
De ce fait physiologique ressortent des conclusions qui s'appliquent a la pathologie. On sait que lorsqu'ils éprouvent une résistance à leur raccourcissement les muscles s'hypertrophient. Si un rétrécissement de l'orifice aortique gène la systole du ventricule gauche, celui-ci s' hypertrophie. Or il est parfaitement démontré que, dans les cas d'ossification des artères, on rencontre aussi une hypertrophie constante du ventricule gauche. A l'état normal, chez les vieillards, l'élasticité des artères diminue, et le cœur, éprouvant un surcroît de résistance, s'hypertrophie normalement sous l'influence d'un travail plus considérable.
11 est intéressant de connaître la répartition de la force élastique dans le système artériel. Or c'est à l'origine du circuit vasculaire, dans les gros troncs, que cette force atteint son maximum. Elle diminue à mesure que l'on observe une artère plus éloignée du cœur. Ce sont donc les premières parties dr l'arbre artériel qui ont pour mission de transformer le mouvement du sang, dr - régulariser son cours et de diminuer la force de dépense du cœur. Mais là ne * borne pas le rôle des artères. Elles doivent encore envoyer aux organes le sani en quantité variable ù divers moments. Ces variations locales de la circulation ne peuvent évidemment dépendre de l'action plus ou moins énergique du cœur: celui-ci accélérerait ou ralentirait le mouvement dans tout le système artériel à h fois. Elles ne peuvent tenir qu'à une cause locale, siégeant dans l'organe où U circulation s'accélère ou se ralentit ; elles sont dues à la propriété qu'ont h* vaisseaux de devenir plus ou moins étroits, grâce à la contractilité de leur* parois.
B. Contractilité des artères. La première démonstration de cette propre des vaisseaux est due à John Hunter. 11 remarqua d'abord que si l'ou prend ui* artère d'un animal qui vient de succomber à une hémorrhagie brusque, cett* artère est très-contractée. Dilatant ensuite le vaisseau, il obtint un calibre plu* large que le calibre ordinaire. L'auteur en conclut que, par la distension du vaisseau, il avait détruit l'effet delà contractilité, et que l'artère était revenue i son calibre normal, par le fait seul de son élasticité. Hunter ne se borna pa>> prouver que les artères sont contractiles, il mesura expérimentalement leur contractilité dans difléreuts points de l'économie, et déduisit de ses expérience comparatives que la contractilité est très- faible dans les gros troncs artériels ri qu'elle croît à mesure qu'on observe un vaisseau plus éloigné du cœur.
"*a découverte de Hunter mit quelque temps à s'imposer. Cependant k>
chirurgiens étaient tous les jours à même d'apprécier les effets de la contractilité artérielle. Quand, dans une opération chirurgicale, on vient à sectionner une artère, elle donne un jet de sang qui souvent s'arrête presque aussitôt pour reparaître quelque temps après. Celle simple observation suffit à démontrer la contractilité artérielle. Si l'hémorrhagie cesse après la section, c'est que la lumière du vaisseau est obturée par la contraction de l'artère, ainsi qu'on peut facilement le vérifier. Cette contraction est déterminée, tant par l'action de l'instrument que par le contact de l'air froid, et le vaisseau ne reprend sa perméabilité qu'au moment où la contraction épuisée par l'effort prolongé, cesse de se manifester.
Comment expliquer, après cela, que Bichat, Cuvier, Hagendie, etc., aient pu s'abuser au point de nier la contractililé des artères?
Une preuve physiologique du mode de distribution de la contractilité dans les artères, a été donnée par Wedemeyer. Ce physiologiste ne put obteiûr, chez la grenouille, une contraction de l'aorte, avec une pile de 50 couples ; mais il vit les artères mésentériques se rétracter jusqu'aux trois quarts de leur diamètre, sous l'influence de 15 couples seulement.
L'histologie enfin, est venue ajouter ses lumières à celles de la physiologie : die découvrit des fibres musculaires de la vie organique dans la tunique moyenne des artères et montra que cet élément contractile, très-abondant dans les artérioles, diminue, à mesure que l'on considère un vaisseau plus rapproché du cœur. L'élément élastique suit une marche inverse. Si donc l'origine du système artériel est chargée de modifier le mouvement du fluide sanguin et de régulariser la circulation générale,, c'est la terminaison de ce système qui règle la quantité de sang que doivent recevoir les organes et qui préside aux circulations locales.
Voyons maintenant comment la contractilité artérielle agit pour régler la distribution du sang dans les orgaues.
On connaît l'expérience par laquelle Cl. Bernard a prouvé que, dans une glande qui fonctionne, il y a un afflux sanguin plus considérable que lorsque la sécrétion est suspendue. L'éminent physiologiste a parfaitement démontré que cette augmentation dans l'apport du sang, tient a un accroissement du diamètre des petites artères.
C'est ici un point qui mérite de nous arrêter. On a cru en effet, pendant longtemps, que le resserrement des vaisseaux activait la circulation. C'est le contraire qui est vrai. Poiseuille, en effet, a démontré que l'écoulement, dans les tubes capillaires est proportionnel à la quatrième puissance des diamètres des tubes traversés.
La cause de l'erreur si longtemps accréditée parmi les physiologistes, était la fausse interprétation d'un fait exact. 11 est parfaitement vrai que si un tube offre des renflements et des reserrements successifs, c'est dans les points resserrés que le liquide coulera le plus vite. Hais il faut bien faire attention que la quantité totale du liquide qui s'écoule par le tube est diminuée par le rétrécissement. On conçoit, d'après cela, que l'augmentation du diamètre des capillaires activera la circulation, et qu'au contraire leur diminution de diamètre la relentira.
Cl. Bernard a montré que ces phénomènes de contraction et de relâchement des vaisseaux étaient sous l'influence du système nerveux.
Dans les glandes, à ces changements dans la circulation, correspondent
élastique des artères n'est q„ agent impulsif qui ait un m\ n'agit doue pas comme lui,.
du sauf:, ainsi que l'a déni .. •
Méprenons l'appareil qi> vase de Mariotte verse <r.\\ ' élastique. Les orifices il- • mètre. Si l'on ouvre le .même débit. Mais, si ! .
à obtenir des afflux i!;:.
le tube élastique verl'élastieité des .-irit-i- Kiiig que leur nnni.
à se vider dan- jperdu leur éhisfi,;.
I)e ce fait plu-., thologie. Ons;ii» .
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t ces vaisseaux, devenant plus étroits, se laisseront traverser plus difficilement lar le courant sanguin.
G. Pression artéiuelle. Ce que nous avons dit du rôle de l'élasticité des irtères montre que l'action impulsive du cœur se transforme, dans ces vaisseaux, !ii une autre force qui a pour caractère d'être plus constante. Cette force a reçu e nom de tension ou mieux de pression artérielle. 11 est important de bien se rendre compte de la manière dont elle se produit.
Supposons que le système artériel soit vide de sang et que le cœur se mette à battre, de façon à envoyer dans les artères des ondées égales en volume, en force impulsive, et revenant à intervalles réguliers. Les premières ondées qui pénétreront dans les artères commenceront à les remplir, mais les distendront peu, à cause de la grande capacité que ces vaisseaux offrent dans leur ensemble. Ce sang se logera donc à peu près tout entier dans le système artériel, et il ne s'en écoulera par les capillaires qu'une très-petite quantité, parce que la force de retrait des artères sera encore très-faible. Mais, à mesure que les artères se rempliront, leur force élastique ou la tendance qu'elles ont à résister à la distension et à revenir sur elles-mêmes, ira en augmentant. Alors se développera une force, qui est la pression artérielle, et cette force ira en croissant jusqu'au moment où elle deviendra suffisante pour faire écouler par les capillaires, entre deux systoles du cœur, une quantité de sang égale à celle que lui envoie chacun de ses afflux. Ace moment, la pression aura atteint un degré auquel elle s'arrêtera, ou plutôt autour duquel elle oscillera, s'élevant légèrement à chaque nouvelle ondée qui arrive, pour s'abaisser ensuite par le fait de l'écoulement à travers les capillaires.
L'action que la conlractilité des petits vaisseaux exerce sur le passage plus ou moins facile du sang des artères dans les veines nous fait prévoir que, sous l'influence de cette propriété, la tension des artères variera beaucoup. Si les petits vaisseaux se relâchent, le sang s'écoulera des artères plus facilement et, dès lors, la pression artérielle sera moindre. Si les petits vaisseaux se contractent, le sang les traversera moins facilement et la tension artérielle s'élèvera.
La pression artérielle n'est, en définitive, que la force déployée par le cœur, fuite mise en réserve dans les grosses artères, puis régularisée par l'élasticité de ces vaisseaux.
Haies, le premier, essaya de donner une mesure de la pression artérielle eu notant la hauteur à laquelle le sang s'élevait dans un tube adapté à une artère. Le physiologiste anglais vit que, dans cette expérience, la colonne de suig s'élevait à huit ou neuf pieds environ, et que, par conséquent, la force avec laquelle le sang tend à s'échapper des artères fait équilibre à la pression d'une colonne de sang de cette hauteur.
Celte manière d'évaluer la pression du sang à l'intérieur des vaisseaux est identique à celle qu'on emploie journellement en physique pour mesurer la pression des liquides dans les conduits qui les distribuent. Les appareils dont on
* sert s'appellent manomètres: ils ne sont autres que des tubes recourbés en U *t contenant un liquide. La pression appliquée sur l'une des branches du tube produit, dans l'autre branche, une élévation de niveau du liquide qui exprime -Ucteinent l'intensité de la force qu'il s'agissait d'évaluer.
L'emploi du manomètre eu physiologie est aujourd'hui très-répandu. C'est à 'oiseui lie qu'on doit les premiers travaux faits au moyen du manomètre a mercure.
* physiologiste voulait rendre plus facile la mensuration de la tension artérielle Q substituant au long tube que Haies avait employé, un tube beaucoup plus court
■,:«. -u uniiiJe d'une Ircs-yi-aiiilc iltu-ii.
•: -; ! dmil uni.' des branches était inliu-
.iiL.p transversalement. I.;i pression >in
.fep-ureri le tiaçaiX à sYleverdiiiisl'aïui
- :: Mesurait l'intensité de lit (ires-ion.
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!'sf rapidement chacune d'elles.
temomètre) cumposé [l'un llat-nn [ih-in ilr
.-: !u :ube ascendant. On mel l'oiivii'lurr mi|*>
■.i«n avec l'artère dont un veut mesurer Ij
j--.i]i< à lu surface du menai re contenu dmi- •<
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> > vaisseau exploit1.
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.-es vaisseaux en eoiniiiiiiiieatiim avec l'ii '•-
brandies d'un tulle en I' omlfitiinl-i': mercure. Ile ii'lle façon, le iurrmn était pimssé de la pivssiun la |<l>foile vers la pression la plu* tiïJ.I- ■ " la ditlércuce île» niveaux exprimai) I ilillën-iiiv de lu pivssiiiii ilu miii' lU les deux artères, l'et B|i]«n'il a n-t-. rk- si m iiiileiir le ntini de mauomiln différentiel.