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Ces deux succès autoriseraient-ils à pratiquer la ligature des deux carotides imitives? En aucune façon. D'abord l'opération offre, quant à la possibilité des cidents cérébraux, des dangers sur lesquels je n'ai pas besoin d'insister. En coud lieu, les résultats ne sont pas en rapport avec les périls encourus par >péré, et nous allons voir que d'autres méthodes promettent et donnent un ré- Itat plus sur et moins chèrement acheté.
Ligatuke du tronc brachio-céphàliqce. Je ne parle de cette opération que
us l'espoir d'arrêter au passage une erreur qui va se répétant dans plusieurs
émoires. C'est à tort qu'on attribue à Peixoto la guérison d'un malade opéré de
ligature de l'innominée. Cette ligature n'a réussi que dans un seul cas, celui
Smith, et après que ce chirurgien, pour arrêter l'hémorrhagie consécutive à
section de l'artère par le fil, eut lié, comme j'avais conseillé de le faire en
59, l'artère vertébrale. Peixoto retrouva, a Rio-Janeiro, le médecin portugais
docteur Moura auquel Nélaton avait lié, en 1845, l'auriculaire postérieure,
m pour une tumeur cirsoïde, mais pour une tumeur éreclile de l'oreille droite.
•ixoto, le 14 novembre i85i,lia la carotide, puis appliqua, le 27, une ligature
rculaire à la base de la tumeur. Le 4 décembre, avant même que le fil placé sur
carotide fût tombé, il se fit au niveau de l'artère une hémorrhagie, Peixoto plaça
us bas sur la carotide une seconde ligature et le 8, il mit sur l'innominée une
pâture d'attente qui ne fut pas serrée et fut retirée quelques jours après. La
ii'rison fut complète en deux mois (American Journ. of M éd. Sciences, 1857,
>1. 35, p. 255). Ce qui rend plus singulière cette erreur persistante des auteurs
ant la mauvaise habitude de ne pas recourir aux sources bibliographiques, c'esl
leVelpeau, dans sou rapport à l'Académie, discute l'influence qu'a pu avoir, sur
guérison et peut-être l'oblitération de l'innominée , l'inflammation déter-
inée par le voisinage ou le simple contact d'un fil non serré.
MoYLJs THKKU'El TIQUES APPLIQl ES SUR' LA TUMEUR ELLE-MÊME. ÏJll aSSeZ grand
>mbre de procédés ont été employés dans le but d'agir directement sur la tumeur A pour en modifier la structure, soit pour la détruire. En dehors de la ligature s artères afférentes, opération qui pourrait être rangée dans cette classe, nous »u vous ranger ces procédés eu trois groupes. Le premier, comprenant le séton
l'incision, a pour but de modifier la tumeur en y éveillant une inflammation ppurative. Le second, plus radical, a pour objet l'extirpation par la ligature t masse ou l'anse galvauo-caustique, la cautérisation, l'excision par le bistouri. ; troisième cherche à coaguler le sang contenu dans la tumeur, à le solidifier tr l'action chimique de l'électricité, l'application extérieure ou l'injection terstitielle de perchlorure de fer. Etudions successivement la valeur de ces vers procédés :
1° Séto>. Southam (65), après avoir pratiqué la ligature de la carotide prilitive, vit les pulsations, disparues tout d'abord le premier jour, reparaître vers
sixième. Il passa successivement huit sétons au travers de la tumeur qui s'enamma, se gangrena par places et finit par guérir. C'est le seul cas où ce procédé télé employé et, malgré le résultat obtenu, on ne pourrait le conseiller. Le ton, employé seul et primitivement à la manière ordina're, causerait trèsrobablement, pour ne pas dire certainement, une hémorrhagie. Dans le cas do outhain, la ligature de la carotide, bien que n'ayant pas amené la guérison, vaitau moins diminué l'activité de la circulation dans la tumeur. Lier la caro- I(k, comme premier temps du placement d'un séton, ne serait pas admissible. Le l*ûger d'hémorrhagie évité, et peut-être l'éviterait-on eu craxsroX YbVt«y\ta\
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séton par le galvano-cautère, resterait celui de toît l'inflammation suppwatm de tissus très-vasculaires devenir le point de départ d'une infection parulok. C'est un procédé qu'on ne saurait conseiller.
2° Section circulaire a la base de la tdmeur. L'incision circulaire, faite das le but de pratiquer autour de la tumeur une sorte de tamponnement destiné à provoquer la suppuration, et par suite des modifications dans toute l'étendue & l'angiome, ne saurait être employée primitivement, car ou provoquerait tm une hémorrhagie fort difficile à arrêter. Décès (15) veut recours, mais aprè qu'il eut lié dix artères afférentes et comme complément de la première opération, afin d'amener l'oblitération par section des vaisseaux trop petits pour pouvoir être liés, mais capables d'amener une récidive, et qui du reste suffisant par leur présence pour entretenir encore dans la tumeur des battements et m mou veinent d'expansion mauifestes. C'était cette fois une opération complém* taire, une sorte de procédé mixte, qui réussit à amener une guérison satisfont* quoiqu'iucoinplctc, puisque si la tumeur persistait encore quatorze ans plus Uni. du moins les battements ne s'y étaient pas reproduits.
Nous retrouvons un cas analogue de guérison dans une observation de Von Gnefe (Journ. fur Chirurg. von Grœfe und Walther, 1852, vol. 1$. p. 20) que je n'ai pas fait figurer dans mes tableaux, parce que la tumeur parait avoir été seulement érectile. L'incision avait trois pouces de longueur ; le ta» jKmnement fut fait avec de l'amadou et des éponges. Il y eut une abondant' suppuration et la cicatrisation fut assez rapide pour qu'en quatorze jours la p rison complète fut obtenue.
Dangereuse et ;\ repousser comme procédé employé seul et* priraitivenhul, l'incision pourrait être utile comme moyen adjuvant de la ligature dcsarttn* afférentes, si cette méthode elle-même ne devait pas être abandonnée pour d'au- ; très, moins dangereuses peut-être, et certainement plus efficaces.
5° Cautérisation. Ce mode de destruction des tumeurs n'a été qu'eut^ tionnellement employécontre l'angiome artériel rameux. Bonnet (Gaz. hebdonuri-, 1858, p. 55SQ commença par chercher l'oblitération des artères afférente, pu* cautérisa la tumeur au moyen du chlorure de zinc. La malade était une jeun* tille de 19 ans portant sur le sommet de la tête une tumeur cirsoïde de 15 estime très de diamètre, présentant les battements et le bruit de souffle ordinaire- Cette tumeur était alimentée par sept grosses artères d'un volume a peu pi** égal à celui de la brachiale. Ou avait tenté antérieurement la compression*11 moyen d'une sorte de calotte métallique munie de sept pelotes solidement dx*** par des vis de pression. Ce traitement prolongé pendant un an n'avait doni* iiuetin résultat et Ton songeait à la ligature des deux carotides lorsque la malt*** tint A l.ynu. Consoiil et ttonuet commencèrent à appliquer sur les sept artèf*" •li*» morceaux de pâte au chlorure de xi ne. Malgré la destruction de ces vaisaa»1* Im tumeur no diminua [vas de volume, et il n'y eut aucun changement nid**' le* ItitltntuciiK ni dans le souffle. On appliqua alors sur toute la surface de *■ hltiioui une eouelie de pâte de Vienne que l'on remplaça par de la pâte au (tot° une de fine, et iliaque jour* pendant six jours, on enleva l'escharre formée p^" tippliquer une nouvelle couche de pâte. L'on alla ainsi jusque sur les os, et con&* \v\* lit ciivitnréreiice existaient encore quelques points douteux, on les cautère lentement nu chlorure de aine. Il n'y eut aucun accident et la guérison fflf eontpIMe,
Wimivii jhH) h employa la cautérisation que |KHirajri^terun€iwidiw|»ru>wf
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qui s'était montrée après l'extirpation de la tumeur et sur un point très-limité. U se servit de potasse caustique et eut une hémorrhagie qu'on arrêta par une forte compression. Trois jours après, nouvelle application de potasse. La tendance à la récidive persistant, VVarren fit appliquer chaque jour par la mère du malade trente centigrammes de sulfate de cuivre. Après quinze jours de l'emploi de ce moyen, la guérison était complète et définitive. Si Ton voulait employer la cautérisation, il faudrait avoir recours aux caustiques coagulants comme le chlorure de zinc. L'usage des flèches, en nécessitant l'emploi du bistouri, exposerait à une hémorrhagie qui pourrait être grave, et il serait prudent de lier d'abord sur des épingles les artères afférentes. Peut-être aussi pourrait-on se servir avec avantage de Télectrolyse, moyen dont j'étudie aujourd'hui l'application, que de nouveaux appareils rendront plus facile et auquel je dois la guérison récente d'une volumineuse tumeur érectile de la lèvre inférieure, de la joue et du menton, sans avoir jamais eu, dans de très-nombreuses séances, le soupçon même d'une hémorrhagie.
4° Ligature en hasse. La forme que présente d'ordinaire l'angiome rameux, rend difficile l'application stricte de ce procédé. Cependant, au dire de J.-L. Petit, Foubert l'aurait employé dans un cas où il parait bien s'agir d'une tumeur cirsoïde, occupant une partie du col, couvrant l'acromion , la clavicule, une partie du sternum, « Elle était noueuse, on y sentait une pulsation sourde, et en y approchant l'oreille, on y entendait ce bruit que l'on entend lorsqu'on approche des tuyaux des fontaines, tel qu'on l'entend aussi dans les anévrysmes. M. Foubert entoura la tumeur le plus près de la base qu'il lui fut possible avec un cordon très-fort et assez mince pour qu'il eût prise sur la tumeur et s'y fit une espèce de gouttière ou de logement; il serra ce cordon avec un petit bâton en forme de garrot qu'il tourna avec douceur. Chaque jour, il le serrait davantage et peu à peu il parvint à faire tomber cette tumeur en pourriture , il l'emporta , et le malade fut parfaitement guéri. »
Le placement préalable d'aiguilles passées sous la tumeur rend l'opération beaucoup plus facile en fixant le fil constricteur à la place qu'il doit occuper; aussi celte précaution a-t-elle été employée par presque tous ceux qui ont eu recours à la ligature de ces tumeurs. Machlachlan (62) en plaça huit; Brodie (52) se servit de deux épingles en croix, mais son malade avait déjà subi, deux ans auparavant, par À. Cooper, la ligature des artères afférentes. Baum (66), avant de tenter la striction en masse, fit la ligature des artères alimentant la tumeur. Prescott Hervett (67) avait essayé, au préalable, mais sans succès, de détacher la tumeur par l'anse gai va no-caustique ; Chelius (70) avait inutilement lié les artères afférentes, fait sept séances d'électro-puncture et réséqué une partie de la tumeur.
Quels résultats a donné ce procédé? Sur nos neuf observations, nous pouvons éliminer celle de M. A. Petit (54), car en se reportant au texte de l'auteur, il semble qu'il s'agit plutôt d'une tumeur érectile. Le fait de Cutler est trèsbrièvement rapporté. Peut-être cette observation fait-elle double emploi avec celle de Travers (28) et de Hewett (67), et s'agit-il du même malade qui fut traité à Saint-Georges , par Cutler et Prescott Hewett, par une combinaison du cautère électrique, des styptiques et de la ligature d'une portion de la tumeur. Opérations qui ne donnèrent qu'une guérison momentanée, suivies trois ans après de '^cidive. Les succès sont ici en majorité, ce qui n'a rien qui puisse surprendre, Puisqu'en définitive la ligature en masse est un procédé d'extirpation. Geçeudasv^
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