‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 5)Chapitre 49 sur 68 · CISNEROS · texte numérisé non relu

CISNEROS

tion du bistouri : ce double mouvement a pour résultat de tirailler les les arracher, de les violenter en un mot et par conséquent de déter- 3 de douleur.

vait avance que les ciseaux ne divisaient qu'en pressant et occasionjours une certaine contusion des parties coupées qui étaient alors plus la suppuration ; de là la proscription de l'emploi de cet instrument par lirurgiens dans les cas où Ton tenait à obtenir une réunion par première Il est bien reconnu aujourd'hui que les solutions de continuité proies ciseaux sont très-nettes, aussi nettes môme que celles qui sont le i bistouri ; aussi en fait-on usage même dans les anaplasties, opérations indiqué, comme on le voit, d'éviter le plus possible la suppuration. ts sa description du bec-de-lièvre et de son traitement, avait du reste titré que la réunion immédiate à la suite des sections faites par les [lit loin d'être un fait rare. Halgaigne va même plus loin en disant que la pression est dans certains cas le meilleur moyen d'obtenir des •Mes.

les ciseaux n'exigent pas, comme le bistouri, que les parties soient indues; aussi doit-on les préférer quand les tissus sont isolés, plus ou biles et ne présentant pas de point d'appui (langue, lèvres, filets, dons, tissu conjonctif et aponévroses, brides cellulcuses et fibreuses* intestin sphacelé). Nous n'insisterons pas sur l'emploi que l'on fait de» jits pour tailler les diverses pièces de pansements, préparer le linge icouper les emplâtres, etc. Quant aux ciseaux courbes dont Louis a montré l'utilité dans l'extirpation du globe oculaire, ils ne peuvent que parallèlement à une surface cutanée ou muqueuse et trouvent par : leur indication dans l'excision des petites tumeurs, pédicules exté- ;itués dans les cavités naturelles ou artificielles (végétations, épulis, iCS mousses s'emploient surtout quand on veut compléter un avives pointus pour obtenir un avivement délicat (fistule vésico-vaginale). ne, nous devons regarder les ciseaux comme un excellent instrument qui peut aider le bistouri ou même le remplacer avec avantage dans irconstances : si les tissus sont trop résistants le couteau est sans aucun irablc, mais préférables sont les ciseaux quand les tissus sont suscepc tranchés d'un seul coup sans le moindre ébranlement: aussi croyonsercy, auquel ils ont fourni le sujet d'un si remarquable mémoire, a été ers eux quand il dit : a II faut convenir qu'à quelque degré de perfeo on puisse porter les ciseaux, ils resteront toujours fort au-dessous du quel on les préfère trop souvent et ils n'égaleront jamais la netteté et edesa coupe. »

ix usages des ciseaux en particulier, ils doivent être décrits à l'occasion îuscs opérations qui en nécessitent l'emploi. Gillette.

(JBS. Yoy. Cuivre.

LOS (Diego). Né à Madrid, ilorissait au commencement du dix-sep-* 3. Après avoir fait ses études médicales et pris le grade de docteur à ratiqua pendant quelque temps la médecine à Tolède, puis il s'emr le Mexique cl se fit agréger à l'Université de Mexico. Cisneros profita ur dans cette ville pour en étudier la géographie et la météMftta^*

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Il a fait connaître les résultats de ses études dans une très-intéressante topo phie de Mexico, qui eut alors un grand succès et lui attira les éloges 1» flatteurs (Morejon).

Voici le titre de cet ouvrage :

Sitio, naturaUza, y propriedades de la ciudad de Mejico; aguas y viettlo*, «te 1 1018, in-4-. K. Bc».

ClSSAMPELOS (L.). Genre de plantes, de la famille des Ménispera*

série des Cissampél idées, dont les fleurs sont unisexuées, dioîques. Les n sont régulières et tétramères, avec un double périanthe, un extérieur, le a formé de quatre sépales valvaires, et un intérieur, qui est une sorte de en courte et d'une seule pièce, entière ou crénelée ; on Ta décrit comme une cor I/androcée comporte une courte colonne, dilatée en un plateau qui porte m bords quatre loges horizontales d'anthères, déhiscentes en travers. La fleoi me) le se compose d'un petit sépale unilatéral, d'un seul pétale (?) supoj entier ou bifide, et d'un carpelle dont l'ovaire uniloculaire est surmonté « style à trois divisions stigmalifères, dont deux sont superposées au sépale. I côté, l'ovaire renferme un placenta pariétal qui supporte un ovule descend incomplètement anatrope, à micropyle supérieur, tourné du côté opposé 10 centa. Le fruit est une drupe globuleuse ou aplatie, campylotrope, dont lent comprimé est incomplètement divisé en deux par une fausse cloison et reofe une graine courbée en fer à cheval, dont l'embryon est entouré d'un aibaa Les Cissampelos sont des arbustes presque toujours grimpants, originaire toutes les régions tropicales du globe; leurs fleurs sont disposées en gnf axillaires ou latérales, les mâles plus ramifiées que les femelles. La plus cflè des espèces de ce genre est le C Pareira L. (Spec., 4475), qui a été ob* dans les deux mondes, et auquel on a attribué, mais peut-être sans raisons n santés, la production de l'Écorce de Pareira-brava (voy. Pareira) des phifl cies. On appelle encore cette écorce Butua, et elle vient principalement, ditdu Brésil et des Antilles, mais on pourrait tirer un produit analogue à la ne du véritable C. Pareira de toutes les variétés ou formes, connues sous des w différents, de cette espèce. Les principales sont les C. Caapeba L., cm vulacea W., pareiroides DC, orinocensis K., clematidea Pbesl., hertumàift Wall., nephrophylla Boj., subreniformis Tri., discolor Gray, etc. On cite esc comme utiles, amers, toniques, digestifs, le C. mauritiana De p. -Th. et le Ce /i/b/taDC, du Brésil. H. Bu.

L., Gen., n. 1138. — J., Gen.t 285.%— Sw., Qbê.t t. 10, flg. 5.— Dtrr.-Ta., in JwmL I II, 05, t. 3, 4. — DC, Prodr., I, 100. — Esdl., Gen., n. 4695. — Bnmi. et H«i.t 6« 97, 962. — Méh et Del., Dict. Mat. méd.t II, 295. — Rosehth., Syn. pi. dimpkar.. *U Gujb., Drog. simpl., edit. 6, III, 730. — H. Bâillon, Histoire de* plantes, III, 16, 30. fig. 22-30.

1 ISSUS (L.). Genre de plantes dicotylédones, appartenant à la famille Ampelidées. Trois genres de plantes rapproebés les uns des autres, réunis ■> par certains auteurs, et outre autres par MM. Beutham et Ilooker, dan Gênera plantarum, les Cissus, les Ampélopsis et les Vitis ou vignes ordhn se font remarquer dans la famille par leur corolle polypétale et leurs étm opposées aux pétales. Les Vitis se distinguent par la manière dont s'ouvra1 pétales, qui se séparent de bas eu liant et restent réunis par leur sonnet : Ampélopsis et les Ci*su*,dout les uétales s ouvrent de haut eu bas, cm** <

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a plupart des fleurs, diffèrent presque uniquement par le nombre des pétales qui st de quatre dans les Cissus et de cinq dans les Ampélopsis.

Ces plantes sont des arbrisseaux grimpants, à feuilles simples ou composées, nunis le plus souvent de cirrhes, au moyen desquels ils s'attachent aux appuis jui les supportent : les fruits sont des baies globuleuses plus ou moins grosses, ' contenant de quatre à cinq semences, à albumen charnu, dur.

La plupart des espèces de Cissus ont des feuilles ou des racines d'un goût acide, acre, et même caustique : on les a, à cause de ces propriétés, employées à titre de dérivatif ou de révulsif. Les principales sont les :

1° Cissus vitiginea L., à feuilles simples, cordées, presque arrondies, peu profondément lobées, de couleur de rouille à la face inférieure : c'est une plante des Indes, dont on applique les feuilles et les racines écrasées sur les bubons.

2° Cissus rotundifolia Vahl., à feuilles également simples, glabres, dentées, à ombelles simples. Forskal, qui Ta décrit sous le nom de Sœlanthus rotundifoliusy rapporte que ses feuilles sont très- acides, mais qu'on les mange en Arabie, quand elles sont cuites : on ne peut manger ni les pousses, ni les racines.

3° Cissus quadrangularis L. (Sœlanthus quadragonus Forsk). C'est encore une espèce de l'Arabie, à tige tétragone ailée, à feuilles ovales, subcordées, dentées en scie, charnues. On la trouve aussi dans les Indes-Orientales et jusqu'en Cochinchine : ses feuilles écrasées sont acres et caustiques. D'après Forskal, les Arabes les appliquent entières le long du rachis dans les douleurs de celte région. Aux Indes-Orientales, on les emploie sèches, d'après Ainsi ie, dans diverses maladies de l'intestin.

4° Cissus glandulosa Gmelin, à feuilles simples, ovales, aiguës, charnues, glanduleuses sur les pédicelles et à la base du calice. Cette espèce d'Arabie, a des racines tubéreuses, d'abord douceâtres, mais qui laissent dans la bouche une saveur brûlante.

5° Cissus acida L., à feuilles composées, trifoliolées, glabres et charnues, à. folioles obovales, dentées au sommet, entières à la base. Plante des parties chaudes de l'Amérique, à racines acides. Le Cissus setosa Roxb., qui vient dans les Indes-Orientales, a aussi des racines d'une saveur très-acide, qu'on applique, parait-il, sur les bubons et aussi sur les hémorrhoïdes.

6° Cissus caustica Tuss., à feuilles trifoliolées, si acres qu'elles enflamment la bouche, si on les mâche. Elle croit aux Antilles.

7° Cissus ternala Gmelin, à feuilles également trifoliolées, sessiles, à folioles ovales, cordées, glabres. Elle vient en Arabie où, d'après Forskal, ou mange ses feuilles cuites.

8° Cissus salutaris Kunth, à feuilles trifoliolées, à folioles oblongues, ponctuées, recouvertes en dessous de poils couleur de rouille. Elle croit du côté de Cumana, où sa racine est employée contre l'hydropisie sous le nom de Vehuco de Chine.

9° Cissus digitala Lam., à feuilles palmées, à cinq folioles glabres, ovales, dentées en scie. C'est une espèce de l'Arabie, où on l'emploie cuite dans les cas de fièvre.

L'espèce cultivée si fréquemment dans les jardins, sous le nom de Vigne vierge t vient du Canada et des États-Unis. C'est Y Ampélopsis hedevacea Micli., le Cissus quinquefolia de Persoon. On sait qu'elle est d'ordinaire an^lu^x&ç&vtafc

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