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m CLAVICULE (pathologie).
Si ou examine en particulier tes résultais de chaque opération, on recoudl que
7 Opération» par abrasion ont donné 4 guéri sons. 0 mort 3 résolL imam
8 Résections de la partie moyenne 8 — 0—0 -
7 — de l'extrémité acromiale 5 — 1 — 1 —
11 — du corps et de l'extrémité acromiale. . . 9 — 2 — 0 -
5 — de l'eitrémité sternale 4 — 1 — 0 -
9 — du corps et de l'extrémité sternale. ... 8 — 1 — 0 —
f I Ablations totales 14 — 6 — t —
|| ' — de l'omoplate ou du bras avec résection
partielle ou totale de la clavicule 11 — 1 — 0 -
Comme on le conçoit sans peine , la plus grave de toutes ces opération* al l'ablation totale, qui donne 30 morts pour 100. La mortalité des résections pt* tielles, sans distinguer l'espèce de la résection, a été de 5 sur 39 opérations» 12,82 morts pour 100.
Les guérisons sont à peu près aussi nombreuses, que l'opération soit exécutée pour une tumeur, pour une nécrose ou pour une carie. Mais les résultats, annotai de vue de la forme de l'épaule et de la conservation des mouvements duroembe supérieur, sout moins satisfaisants dans le premier cas que dans les deux derniers. En effet, lorsqu'il s'agit d'enlever une tumeur de la clavicule, l'obtigatia où se trouve le chirurgien de ne rien laisser du tissu morbide, lui fait une loi è ne point chercher à obtenir une reproduction osseuse par la conservation <b périoste. Du reste, le plus souvent celte conservation est impossible, parce qœk périoste est confondu avec la masse morbide. 11 y a donc perte irréparable de h substance osseuse et déformation, d'autant plus grande, que la portion de clavicule enlevée a été plus considérable. 11 en résulte une altération très-sensible <b* les fonctions du membre supérieur. Toutefois, Walters, Travers, V. Mott et Deto disent que leurs opérés avaient retrouvé l'usage du bras.
Au contraire, lorsqu'on opère pour une carie, et surtout pour une necroie," conservation du périoste est facile et doit toujours être tentée. Le décolkoot minutieux de la membrane périostale a , non-seulement , pour avantage à rendre l'opération sûre eu ménageant tous les organes qui entourent la eb* cule, mais encore de placer le patient dans les meilleures conditions pour qui obtienne une régénération osseuse. On trouvera dans les tableaux précédents, f* sur 26 observations de résection ou d'ablation totale pour carie et nécfffc dans lesquelles l'état de la clavicule a été constaté quelque temps après IV* ration :
14 foi* la reproduction de l'os a été. . . . Complète.
3 fois (obs. 28, 70 et 75) Probable.
2 fois (obs. 42 et 76) Iucomplèle ou douteuse.
7 fois (obs. 36, 41, 44, 56, 69, 72 et 73). Nulle.
Dans les cas de nécrose, l'opérateur n'a pas grande peine à conserver le oér** car celte membrane est ordinairement décollée par la suppuration. L'inter* tion chirurgicale est alors réduite à une simple extraction de séquestre. 0* cutivement la gaine périostique fournit les matériaux d'une clavicule nooi* Depuis Moreau et d'Angerville, on sait que l'extirpation de la clavicule néfl** est presque toujours suivie dune régénération complète. L'expérience p*^ même d'avancer qu'aucun os du squelette ne se régénère d'une façon aussi p* faite que la clavicule.
Le bras du côté opéré rentre, peu à peu, en possession de ses priucipaui a* vements. Dans queUwrcs ça» 4* ^4\\mi\ou da la tige clavicuiairt, • ■*
GLEGHORN. 775
lionne même que les fonctions du bras se rétablirent d'une manière complète. Toutefois le résultat n'est pas toujours aussi heureux : les mouvements peuvent Tester difficiles et bornés. Parmi eux le mouvement d'élévation est celui qui s exécute le plus péniblement. Chez l'opéré de Blandin, l'adduction et l'abduction se faisaient aisément, mais l'élévation était gênée et la circumduction très* restreinte. Chez le malade de Liston Robert, les mouvements vers la tête étaient impossibles, et le bras dans sa totalité était dévié en arrière. En résumé, on peut dire que le rétablissement des fonctions de l'épaule est lié à la régénération osseuse ; si celle-ci est très-incomplète ou nulle, le fonctionnement du membre
sera forcément plus ou moins altéré. Polaillo.x.
CLAYTONIA. L. Genre de plantes dicotylédones, appartenant à la famille des Portulacées.
Les espèces de ce groupe sont des herbes glabres, à feuilles épaisses succulentes, très-entières sur les bords. Les fleurs blanches ou roses, disposées en grappes terminales, ont un calice à deux sépales opposés, persistants ; une corolle à cinq pétales obeordés ou oborés, cinq étamines insérées à l'onglet des pétales et opposées à ces pièces de la corolle. L'ovaire est sessile, et donne, après la fécondation, une capsule uniloculaire, à cinq valves et à cinq graines.
L'espèce la plus intéressante est le Claytonia perfoliata Don., (Cl. Cubensis Bonpl.,) dont les feuilles supérieures, opposées et sessiles, forment deux à deux une sorte de disque arrondi, perfolié. C'est une plante de l'Amérique du Nord. On la mange en guise de pourpier.
LimrfE. Gênera, 287. — Aug. Saint-Hilaire. Mémoire* du Muséum, II, p. 197, tab. 4, fig. 15. — De Caudollb. Prodromut, III, 560. — Bertium et Hooibr, 1, 158. Pl.
CLEF. On a donné en chirurgie ce nom à des instruments de destination diverse, qui ont pjus ou moins d'analogie avec la clef ordinaire. La clef du trépan sert à séparer la pyramide de la couronne ; celle du forceps, à monter et à démonter l'instrument. Mais la plus connue de toutes est la clef de Garengeot, employée pour l'extraction des dents.
La clef dite de Garengeot, et que quelques personnes croient d'origine anglaise, se compose d'une tige droite d'acier, dont une extrémité est montée sur un manche qui lui est perpendiculaire, et dont l'autre se termine par un panneton à mortaise. Cette mortaise reçoit le talon d'un crochet d'acier à bec bifide, qui est fixé au panneton tantôt par une vis, tantôt par une pompe. L'instrument étant tenu de la main droite, le chirurgien applique, avec les doigts de la main gauche, l'extrémité du crochet sur la face interne de la dent malade ; puis fait subir à la tige un mouvement de rotation sur elle-même, qui a pour effet d'appliquer fortement le panneton contre le bord externe de la gencive et de renverser la dent de ce côté.
On a fait subir à la clef de Garengeot un assez grand nombre de modifications. Comme ces modifications répondent à des indications spéciales, il en sera question en même temps que de l'extraction des dents (voy. Dents). D.
CLEGHOBN (Georges). Né le 18 décembre 1716, à Granton, près d'Edimbourg; mort en décembre 1789. Après des études très-sérieuses sur les langues et les mathématiques, Gleghorn étudia la médecine à Edimbourg sous le célèbre Monro. En 1736, il fut envoyé à Minorque comme médecin militaire et y fit un séjour de treize ans. De retour en Europe en 1750* il réunit «re&
l'aide de FothergiN , son ami , les notes , les observations, les documente qu'il avait amassés sur le climat et les maladies de Minorque et publia, * 1751, un ouvrage extrêmement remarquable, consulté encore aujourd"kii avec fruit et qui consacra sa réputation. Il étudia avec soin la flore du pays, ^ constitution, sa météorologie et ses maladies endémiques et épidémiques; il s'occupa d'une manière spéciale d'une classe d'affections, que nous rangerions aujourd'hui parmi les fièvres pernicieuses, et contre lesquelles il préconise, avec juste raison, l'écorce de quinquina. Cleghorn se fixa à Dublin où il fît des cours d'anatomie; au bout de peu d'années, il fut admis à l'Unirasité comme professeur d'anatomie. En 1784, le collège des médecins de Dublin le reçut au nombre de ses membres honoraires. Il était membre correpondanl de la Société royale de médecine de Paris. Il avait, avec Fothergill, Russe! «-t Cuming, jeté les bases d'une association d'où est sortie la Société royale d'Edimbourg, si célèbre par la suite. On a de lui :
I. Observations on the Epidemical Diseases of Minorca from 1744 to 1749 ; io wkkk ù prefixed a Short Account of the Climate, Productions, In habitants, and Endemial Dutmpers of Minorca. Londres, 1751, in-4°; ïbid., 1763, in-8° ; Ibid., 1768, in-8*. Trad. « allemand par Ackermann. Gotha, 1776, in-8°. — II. Index of an Annuel Course of btetum Dublin, 1707, in-8«. H. Mm.
CLEÏDOMANCIE (de xÀei;, clef). Divination par la clef. C'est une pratique du moyen âge (voy. Divination). D.
CliÉMATlNlNE. Principe amer retiré de Y Aristolochia Bœtica (Walz).
CLÉMATITE (Clematis L.). Genre de plantes, de la famille des Renonculacées, tribu des Clématidées, dont les caractères sont les suivants. Les fleur? sont polygames ou plus souvent hermaphrodites. Leur réceptacle convexe ne porte souvent qu'un seul périanthe pétaloïde, qui est un calice à quatre sépales, libres et disposés dans le bouton en préfloraison val va ire induplicative. Les éUmines sont nombreuses, hypogynes et formées chacune d'un filet libre et d'une anthère basifixe, à deux loges adnées, latérales, s'ouvrant suivant leur longueur par une fente à peu près marginale. Les carpelles sont également en grand nombre, composés chacun d'un ovaire uuiloculaire, surmonté d'un style que parcourt un sillon vertical dans toute la longueur de sou bord interne, et dont l'extrémité est légèrement renflée. Les lèvres de ce sillon sont, dans toute leur portion supérieure, recouvertes de papilles stygmatiques. Dans l'angle interne de l'ovaire est un placenta vertical qui supporte un ovule fertile, descendant, avec le micropyle tourné en haut et en dedans, et, au-dessus de lui, deux série* verticales d'ovules peu nombreux et réduits à un très-petit nu celle celluleia stérile. Le fruit est multiple ; il se compose d'autant d'achaines qu'il y avait àt carpelles, avec une graine qui, sous ses téguments, renferme un albuma charnu, enveloppant un petit embryon. Dans d'autres espèces du même genre, comme l'Herbe aux gueux, le nombre des sépales peut encore être de quatre, mais aussi de cinq, six ou davantage. On trouve presque constamment de six i huit ou dix sépales, dans les belles espèces à grandes fleurs, telles que les C. Jf* nuginosa, patens, florida, etc., qui sont cultivées dans nos serres. La prêfleraison y est la même, en somme, que dans le C Vitalba, mais la porta* amincie et rentrée des séçales ^ nrésente une bien plus grande largeur. 11 en esi
de même du C. Viticella L., et des espèces qui, avec celle-ci, ont été réunies en une section particulière. Elles se distinguent encore par un autre caractère : leurs achaiiies ne sont surmontés que d'une pointe courte, formée par la base persistante du style. Dans les autres espèces, au contraire, telles que le C. Vitalba, le style persiste au sommet des fruits, sous la forme d'une longue aigrette couverte de poils qui la rendent toute plumeuse. Il y a des espèces enfin qui servent d'intermédiaires entre les unes et les autres, attendu que les poils que porte le style ne se développent que dans sa portion inférieure, et laissent à nu sa portion stigmatique. Les Clématites sont des plantes ligneuses, ordinairement grimpantes, rarement suifrutescentes ou herbacées, dont les feuilles sont constamment opposées et dépourvues de stipules, tantôt simples, tantôt composées, ternées ou pennées, à pétiole plus ou moins long et parfois volubile. Dans les Naravelia, il porte deux folioles, puis s'allonge en une vrille qui soutient de même les rameaux. Nous verrons plus loin que la structure de ceux-ci et des tiges offre des caractères très-particuliers. Les fleurs sont terminales ou axillaires, tantôt solitaires, comme dans le C Viticella, tantôt disposées, comme dans le C. Vitalba, en cymes qui sont elles-mêmes réunies en grappes à ramifications opposées. Dans certaines espèces à floraison précoce, comme le C. montana, les fleurs sont à l'aisselle, non pas des feuilles, mais des bractées qui en tiennent lieu dans la portion inférieure du bourgeon ; après quoi le rameau porte, au-dessus des fleurs, des feuilles véritables ayant des bourgeons à leur aisselle. Ce genre compte une centaine d'espèces qui habitent toutes les régions tempérées des deux hémisphères, ou même des contrées plus chaudes, l'Amérique méridionale, les bords de la merdes Indes, l'Asie orientale, l'Australie, et jusqu'à la Nouvelle-Zélande et la terre de Van-Diémen.
La plus commune et la plus connue des Clématites de notre pays est probablement aussi l'espèce la plus active et la plus dangereuse. C'est XHerbe-auxgueux (Clematis Vitalba L., Spec. plant., 435), encore nommée C. blanche, C. Viorne, C. brûlante, Vigne blanche, V. de Salomon, Aubervigne, Vigne de la Vierge, Berceau de la Vierge, Cranquillier, Vioche, Marsille, Barbe-deckêne, B. à Dieu, Connotation. C'est un arbuste sarment eux, à tige trcs-ramifiée et très-flexible, à rameaux grêles très-allongés, flexibles, anguleux, légèrement pubescents et cannelés dans leur jeune âge. Us sont chargés de feuilles opposées, imparipennées, formées d'un pétiole très-long, dilaté à la base dépourvue de stipules, et s'enroulant une ou plusieurs fois en forme de vrille autour des objets voisins, avec cinq folioles pétiolulées, ovales-aiguës, subcordiformes, entières ou grossièrement incisées ou dentées. Les fleurs sont disposées, dans l'aisselle des feuilles supérieures et au sommet d'un pédoncule commun, en cymes plusieurs fois composées, avec une feuille simple ou une bractée allongée au point d'insertion des divisions du pédoncule. Le calice est formé de quatre sépales blancs, très-odorants, surtout le soir, elliptiques-allongés, obtus, tomenteux, étalés, puis caducs. Les étamines, nombreuses, rapprochées, dressées, un peu plus courtes que le périanthe, sont blanches et jaunes. Les carpelles, également en nombre indéfini, sont surmontés d'un petit style soyeux, et ils deviennent des achaines réunis en capitule, surmontés chacun d'une longue queue plumeuse, qui n'est autre chose que le style persistant et accru en forme d'aigrette, tout chargé de poils soyeux, blanchâtres. Le C. Vitalba croît dans les haies, le long des murailles et aussi dans les bois, où il s'accroche aux arbres jusqu'à une assez grande hauteur. Ses branches âgées sont légères, extrêmement 90-
reuses, en partie dégarnies de leur écorce grisâtre, qui s'en détache aillera* a lambeaux irréguliers et allongés. Ses parties vertes ont d'abord une saveur astm» génie et légèrement acide. Elle devient promptement acre. La langue et la gorp qui ont été en contact avec les feuilles deviennent le siège d'une sensation et brûlure cuisante. La dessiccation et l'action de l'eau bouillante détruisait a grande partie cette propriété. Le contact prolongé des parties fraîches avee la peau produit de la rubéfaction, puis des phlyctènes, surtout si ces parties sont broyées et réduites en pâte humide. Les phlyctènes s'ouvrent et s'ulcèrent, et c'est de là qu'autrefois les mendiants qui voulaient exciter la pitié publique avaient, dit-on, pris l'habitude de se servir de cette plante pour produire de ulcérations de mauvais aspect, mais qui se guérissaient facilement dès qu'ils suspendaient l'usage de YHerbe-aux~gueux. Cette action topique a été mise i profit en médecine, notamment pour le traitement topique de la goutte et de* rhumatismes. Haller cite déjà les habitants des îles Hébrides comme employant le C. VUalba, de cette façon, contre les douleurs de la tête et des membres. N. Cheneau traitait ainsi les goutteux, en leur appliquant sur les pieds les feuille* broyées de la Clématite. Cazin (PL médic. indig., éd. 3, 329) rapporte qu'il a employé cette plante pour produire la vésication, et « qu'elle a un effet torsprompt et dont on peut tirer un grand parti à la campagne. » Jadis on la recommandait contre les affections cutanées chroniques, notamment contre la lèpre et la gale. Pline, Dioscoride, Galien, ont vanté ses vertus antipsoriques. Dans le* campagnes, on traite encore de nos jours la gale avec de l'huile daus laquelle oo a fait macérer des feuilles broyées de C. Vitalba; mais ces frictions ne sootpt* sans danger : elles brûlent et enflamment la peau et produisent de la fièvre. Vicari et Schwilgué ont indiqué la Clématite comme antipsorique. D'après Waiiters, Curtcl traitait la gale avec de l'huile dans laquelle on faisait bouillir on nouet de l'écorce intérieure. On frictionnait avec le nouet imprégné de cette huile le malade placé près d'un feu clair. Après deux ou trois frictions sur tout? la surface du corps, la peau était enflammée et devenait le siège d'une éruptiou douloureuse, mais la gale la plus invétérée était guérie. En thérapeutique vétérinaire, la Clématite sert encore aujourd'hui comme révulsif. A l'intérieur, ce>\ un médicament actif, mais dangereux, et qu'il ne faut essayer qu'à petites do**. Celles-ci sont, d'après Cazin : infusion, de 5 à 12 grammes par 500 gramme* d'eau bouillante, à prendra en plusieurs fois (comme diapborétique). Extrait alcoolique (1 gramme d'alcool sur 1 gramme d'herbe et 8 grammes d'eau), 5i 20 centigrammes. Poudre, de 5 à 15 centigrammes (comme purgatif). LeC. IVtalba a été vanté par les anciens médecins comme fébrifuge (Matthiole), antihydropique (Lebouc), purgatif, diurétique et diapborétique. On l'a préeoni* contre les accidents secondaires et tertiaires de la syphilis, et contre les scrofule*, l'albuminurie, etc. Cazin a employé les jeunes bourgeons en infusion (à la do* de 1 à 3 grammes pour 150 à 200 grammes d'eau), pour produire une punition assez abondante, et il a guéri avec la poudre des feuilles sèches, des ao>sarques, suites de fièvre intermittente. Il compare l'effet de cette plante à celui de la Gratiole.
De même que l'espèce suivante et plusieurs autres de ce genre, cette plantr renferme dans ses fleurs une huile essentielle suave, mais d'une conservation très-difficile, et dont souvent le parfum change de caractère suivant les brun* de la journée et surtout de la nuit. 11 y aurait intérêt à extraire ce parfum* nwi> la distillation au contact 4e Y*w\ ta d&taût eu çartie.
Le C. Flammula L. (Spec, 766) a aussi une tige grimpante. Ses branches demi-herbacées, anguleuses, légèrement pubescentes, forment de grosses masses vertes. Ses feuilles sont pennées, à segments entiers ou trilobés, orbiculaires, ovales oblongs ou presque linéaires, un peu aigus, lisses. Ses fleurs sont petites, blanches, très-odorantes, disposées en cymes ramifiées lâches. Les sépales, linéaires, obtus, pubescents, sont beaucoup plus longs que les étamines. Les carpelles sont analogues à ceux du G\ Vitalba. Cette espèce, qui habite l'Europe tempérée et méridionale, et l'Afrique méditerranéenne, est aussi extrêmement acre, vésicaiite. Elle a les mêmes propriétés que l'espèce précédente.
Le C. erecta AU. (F/, pedemont., n. 1078), espèce herbacée, dressée, de 1 mètre de haut environ, à tige striée et presque lisse, a des feuilles pennées, à folioles peu nombreuses, ovales, acu minées, entières, pétiolulées. Quelquefois les feuilles sont simples. Les fleurs sont disposées en cymes composées, ombelliformes, blanches, et les acharnes, peu nombreux, lisses, sont surmontés d'une queue plumeuse. Originaire des bois et des collines de l'Europe méridionale, cette espèce (Herba Clematidis s. Flammulœ Jovis OIT.) est acre et purgative. Ses feuilles, pulvérisées, ont été employées comme escharrotiques, et à l'intérieur comme purgatives; Storck en a vivement préconisé l'usage dans les cas d'affections cachectiques invétérées et rebelles, contre les douleurs ostéocopes de la syphilis, etc.
Le C. dioica L. (Spec, 765), espèce des Antilles, a des propriétés drastiques. A la Jamaïque, on emploie comme purgative sa racine traitée par le vin ou l'eau de mer. On l'administre surtout sous cette forme aux hydropiques. On traite aussi les taches de la peau par une infusion des feuilles et des fleurs en lotions (Sloane, Jam., t. 128, fig. 1. — Macfadyen, FI. jam., 1, 2).
A l'Ile de France, les nègres emploient le C. maunitiana Lamk. (C. triflora Vahl), à la place de cantharides, pour établir des vésicatoires. En Grèce, le C. cirrhosa L. qui, d'après Sibthorp, est le K/q/xarrri; de Dioscoride, s'emploie comme évacuant. Les graines s'administrent dans du miel comme purgatif, et les feuilles contre les céphalalgies. Le C. angustifolia Jaeq. (C. hexapetala Pall.) sert, dit-on, en Sibérie, à préparer une infusion théiforme. Plusieurs espèces asiatiques, telles que les C. bilernata DC, sinensis Lour. et minor Lour. (FI. cochinch., 345), sont employées eu médecine. Le C. sinensis est diurétique, diaphonique et sert, dit le P. Loureiro, à activer la sécrétion lactée. Les C. Vtticella L., repens L., integrifolia L. en Europe, et en Amérique les C. V borna L. et crispai*, ont la même réputation que notre C. Vitalba. V Atragene alpina L. (A. austriaca Scop.), qui est pour nous un Clematis, passe dans les Alpes de l'Europe moyenne pour un poison très-violent. Quand les pousses des Clématites sont très-jeunes et surtout quand ou les a fait cuire, ou peut les manger, dit-on, sans inconvénient. Dans le premier cas, leur principe acre ne s'est pas encore développé; dans le dernier, il a disparu par l'action de la chaleur. On le croit identique à celui des Renoncules. H. Bu.
L., Gen., n. 696. — Joss., Gen.t 232. — DC., Prodr., I, 2. — Spach, Suites à Bu/fort, Bot., VII, 257. — Endl., Gen.} n. 4768. — Mér. et Del., Dict. Mat. méd., H, 311. — Gotb., Drog. ëimpl., éd. 6, III, 745. — Lindl., FI. mcd., 1 ; Veg. Kingd., 427. — Rosenth., Syn. plant, diaphor., 60t. — II. Bâillon, Histoire des plantes, I, 52, 72, 79, 87, fig. 89-96.
FIS DU DIX-9EPTLBVB VOLUME DB LA PftKMlKRE SERIE.