V. Pàijlbt
CMftoiMEXNES (Toiles). Voy. Ventricules.
CMRTET (J.-F.). Ne se recommande guère a nous qu'au point de vue pun>
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dorique, en raison de l'espèce d'acharnement avec lequel il soutint, à s de son émule Weikart, le système de Brown. 11 était né vers le milieu dernier, et remplit pendant quelque temps les fonctions de médecin de première classe, puis il alla exercer la médecine à Martelauze, dans ice de Luxembourg. Ce médecin mourut dans le courant de juillet i8ii, «triait gémir la presse avec une incroyable fécondité pendant l'espace de ; annëes.
le donnons ici que les principaux des nombreux ouvrages qu'il a publiés :
f où Von démontre philosophiquement que le système de V immortel Brown est le m physiologie. Paris, 1803, in-8°. — II Réfutation de la doctrine des crises, des t, des forces conservatrices et medicatrices de la nature. Paris, 1804, iu-8°. — rckes sur la pathogénie ou introduction à la médecine pratique, renfermant, etc. i, in-8°. — IV. Traité de pharmacologie ou matière médicale, basée sur la théorie . Ibiil , 1806, in-8°. — Y. Philosophie médicale ou vérités fondamentales de la tmoderne. Bruxelles, 1811, in-8°. — VI. Il a publié pendant quelques années à 1803 une sorte de journal intitulé : 1a. vraie théorie médicale, ou Exposé pério- .; il a travaillé avec Kluyskejs aux Annales de littérature médicale étrangère; entin traître une traduction de l'ouvrage de Weixart. E. Bgd.
r. - Brassica L. g I. Botanique. Genre de plantes Dicotylédones, apt à la famille des Crucifères. Tel qu'il est limité maintenant par la plubotanistes, ce genre contient un certain nombre de plantes très-intéresir leurs usages médicaux et alimentaires; tels sont les Choux proprement Baves, les Navets, la Moutarde noire, qui est aussi un Brassica. Toutes tes présentent comme caractères communs : Des fleurs formées d'un caitpales, dont 2 un peugibbeux à la base; d'une corolle à 4 pétales onguie 6 étamines tétradynames; de 4 glandes placées, 2 en dehors des groupes des étamines, 2 eu dedans des petites étamines. La silique est allongée, à invexes, marquées d'une nervure dorsale droite et saillante et de nerérales flexueuses et anastomosées. Les graines sont globuleuses, dispoune seule série ; elles contiennent sous leurs enveloppes un embryon amen, dont les deux cotylédons, plies en gouttière sur leur nervure renferment la radicule ascendante.
incipales espèces sont :
Cuoc potager et ses nombreuses variétés. C'est le Brassica oleracea. L. espèce est caractérisée par une grosse tige rameuse, garnie de feuilles , glabres, d'un vert glauque. Les inférieures sont amples, pétiolées, roncii base et plus ou moins sinueuses ; les supérieures sont oblongues, enasiles et amplexicaules. Les Heurs sont grandes, en grappes lâches et es ; elles sont jaunes, rarement blanches. Les siliques sont presque [lies et plus ou moins étalées.
st introduite depuis longtemps dans les jardins et y a donné un grand de variétés.
Chou vert (Brassica oleracea acephala).C est la forme qui représente le î type normal ; l'évolution des feuilles s'y fait, comme elle doit se prons la nature, et la sève se distribue à peu près également dans toutes les e la plante. La tige s'élève sans beaucoup s'épaissir et les feuilles, larges , se développent successivement et à distance les unes des autres, lans la plupart des variétés, la sève s'accumule dans des points détere la plante qu'elle développe d'une façon anormale. Telles sont : Chou de Bruxelles, qui appartient au groupe des Choux bouillonnes
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[Brassica oleracea bullata), dans lesquels les jeunes feuilles sont plus ou moins rapprochées en tête, pour s'étaler ensuite. Le chou de Bruxelles montre aussi à l'aisselle des feuilles de nombreux bourgeons latéraux, qui forment tout le long de la tige et des rameaux de petites têtes comestibles, de la grosseur d'une noix et au delà.
3° Le Chou pommé ou Chou cabus (Brassica oleracea capitata). Dans cette variété, les sucs nutritifs se portent, pendant la première année, sur la tige, les pétioles, les côtes et les nervures des feuilles. 11 en résulte ce qu'on appelle une tête, formée par les feuilles épaissies se recouvrant les unes les autres et entourant le haut de la tige.
Une forme de chou pommé prend une couleur d'un rouge un peu violacée ; elle est connue sous le nom de chou rouge. C'est le chou qu'on emploie plus spécialement en pharmacie pour faire le sirop qui porte son nom.
4" Le Chou rave (Brassica oleracea caulo-rapa). Les sucs affluent ici à la base de la tige ou à la souche qui se renfle considérablement , devient tubéreuse, succulente et bonne à manger.
5° Le Chou fleur (Brassica oleracea botrytis). Dans cette forme, c'est, au contraire, au sommet de la tige et sur l'inflorescence que se portent les sucs nourriciers. Les branches deviennent épaisses, ramassées, charnues, tendres, et forment une grosse masse mamelonnée.
Les Choux brocolis diffèrent des choux fleurs, parce que les jeunes rameaux, au lieu de former une masse arrondie et ramassée, sont longs de plusieurs pouces et terminés par un groupeile boutons à fleurs.
B. Le Navet ou Chod navet (Brassica Napus). Cette espèce se distingue surtout par ses jeunes feuilles inférieures, lyrées, dentées, glabres et glauques. Le* feuilles supérieures sont oblongues, auriculées et embrassantes. Le calice est peu ouvert; la corolle est jaune et les siliques sont étalées.
Cette espèce comprend deux variétés bien distinctes. Dans l'une les sucs nutritifs se portent sur la racine et lui donnent un développement considérable: c'est la forme qu'on appelle le Navet ; dans l'autre, les graines contiennent une quantité considérable d'huile ; c'est le Colza.
1° Le Navet (Brassica Napus esculenta). Dans cette variété, la racine devient charnue, tubéreuse, fu si forme. Elle a une saveur douce et sucrée, un peu piquante. On l'emploie beaucoup comme aliment, soit pour l'homme, soit pour les animaux.
2° Le Colza (Brassica Napus oleifera). Dans cette variété, la racine reste grêle; la tige s'allonge et porte à son extrémité de belles grappes de fleurs jaunes. Les siliques contiennent des semences noires, assez grosses, arrondies, non chagrinées à la surface, et sans brillant particulier. Ces graines ont un goût de navet. Elles donnent, par expression, Y huile de colza. On la cultive en grand, pour cet usage, dans diverses contrées de l'Europe , mais particulièrement dans le uord de la France et en Belgique.
C. Le Chou rude ou a feuilles rudes (Brassica asperifolia, Lam.). Cette espèce est caractérisée par ses feuilles inférieures lyrées, pinnatifides, recouvertes de poils rudes. Les caul inaires sont ovales ou oblongues, auriculées, embrassantes, glabres et glauques.
Comme la précédente, elle comprend deux variétés. Dans l'une le suc nutritif porte surtout sur la racine, qui devient comestible : C'est la Grosse rati, I* Babioule ou Tu nu eps. Dans l'autre, les graines sont oléifères : c'est la Navette.
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i# La Rabioule (Brassica asperifolia csculenta). Cette plante a été aussi déte sous le nom de Brassica Râpa, L. La racine est charnue, orbiculaire, le is souvent déprimée ; elle peut prendre des dimensions considérables et deve- • aussi grosse que la tête d'un enfant. Elle a, lorsqu'elle est cuite, une saveur nce. Elle est employée comme aliment pour l'homme et les animaux. 2° Là Navette (Brassica asperifolia oleracea, D C). Elle a été décrite sous le m de Brassica campeslris, L. Cette plante croit spontanément dans les amps ; mais on la cultive aussi soit pour la nourriture des bestiaux, soit pour wlter ses graines et en extraire l'huile. Sa tige porte des grappes de fleurs pe- !$, jaunes, et dont le calice est à demi ouvert. Les semences sont plus petites ? celles du colza, elles sont sphériques, un peu allongées, souvent ridées et igrinées à la surface ; elles ont une saveur uu peu acre et mordicante. [?. La Moutarde noire (Brassica nigra, Kocb.). Cette espèce, qu'on nomme si Sékevé, a été longtemps rapportée au genre Sinapis et décrite sous le n de Sinapis nigra, L. ; mais les caractères de ses fleurs et de ses fruits en t bien un Brassica. Elle est caractérisée par ses siliques oblongues lancéos, courtes, à nervures latérales peu apparentes, qui se distinguent bien des ques linéaires longues, à nervures latérales saillantes qu'on remarque dans
espèces précédentes.
Cette espèce croît dans les lieux pierreux et dans les cultures d'une grande rtie de l'Europe. On la cultive dans plusieurs contrées et particulièrement en sace, en Flandre, en Picardie. La plante est rameuse; ses feuilles inférieures ut hrées, les supérieures lancéolées, entières et pétiolées, tiges et feuilles pornt des poils épars, qui la rendent rude au toucher. Les fleurs sont jaunes, assez ti les, acépales, étalées et disposées en grappes, qui s'allongent beaucoup pen- Jit la fructification.
Les graines de moutarde, qui sont la partie intéressante et utilisée de la aille, sont petites, rougeâtres et non pas noires, comme semblerait le faire croire
nom spécifique qu'on leur donne, Elles sont globuleuses ou un peu oblongues, nbiliquées. Elles ont environ un millimètre de diamètre. Parfois elles sont rouvertes d'une sorte d'enduit crétacé blanc. Examinées à la loupe, elles missent chagrinées a la surface, au moins lorsqu'elles sont sèches. Mises dans eau, l'enveloppe extérieure se gonfle et la graine se recouvre d'une sorte de evêtement transparent, qui -égalise toutes les petites saillies de la surface.
La graine de moutarde est inodore, tant qu'elle est sèche. Broyée avec une cerline quantité d'eau, elle développe immédiatement une odeur très-piquante, jui est due à la production d'une huile essentielle.
Cette essence de moutarde n'existait pas de toutes pièces dans la graine, mais •lie s'est formée par l'action de la myrosine sur le myronate de potasse, en présence de l'eau.
LnnsÉE. Gênera Plantarum. Species. — Exdlicher. Gênera. — Hoocker el Bentham. Gênera planfarum. — Baillok. Histoire des plantes, III, 188. — Grekier et Godrox. Flore de France, I. — Gcuourt. Drogues simples, 6* édit., III, 684. — G. Plahchox. Traité pratique de la détermination des drogues simples, I, 378. G. Pl.
\ II. Bromatologle et emploi médical. Le chou renferme des sels de polasse, de chaux, de magnésie, des chlorures alcalins, une forte proportion d'albumine végétale. A cet égard, il pourrait passer pour jouir de propriétés tempérantes, et pour être d'une digestion facile; mais il contient aussi de l'oxyde ferreux, de l'oxyde manganeux, du soufre, du phosphore, une rcsiue, \hy ev»
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tract if amer solublc dans l'eau et dans 1" alcool, enfui une huile essentielle (Muller et Berzélius). Cette composition, en même temps qu'elle rend compte de l'odeur forte du choux eu décoction et de sa fétidité extrême à l'état de putréfaction, explique pourquoi sou usage alimentaire amène souvent de la flatulence et de la pesanteur d'estomac. Joignez à cela que la fibre végétale du chou, abondante et ferme, le rend assez réfractai re à l'action des sels gastriques s'il n'a subi une cuisson prolongée. Du reste, on ne mange pas indifféremment, dans toutes les variétés, toutes les parties du chou. Dans le chou pommé, le choux pommé frisé, dit de Milan, le chou vert, ce sont les feuilles qu'on con- *ommc; dans le chou de Bruxelles, les bourgeons; dans le chou-rave, la racine devenue charnue ; dans le chou-fleur et le brocoli, les boutons de fleur elle sommet des tiges.
En thérajKMitique, la présence de principes amers et de soufre dans le chou en indique remploi dans les affections herpétiques et daus celles des voies respiratoires, et M. Gubler croit qu'on a tort de n'y pas recourir plus habituellement (Commentaires du Codex). En cela, d'ailleurs, on ne ferait que revenir aux anciens usages. La décoction de chou, additionnée de miel, était autrefois vantée contre l'anhélation et contre l'herpès. 11 est vrai que le chou passait alors pour posséder bien d'autres vertus, à ce point qu'on en lit, dit-on, à Rome, in» remède presque universel après que les médecins eurent été chassés de la République. Pris à l'intérieur sous forme de décoction (feuilles ou semences), ou sous forme de suc, ou bien appliqué localement soit eu nature, soit après incinération, il augmentait le lait des nourrices, il abstergeait les vieux ulcères, il hâtait la résolution ou la maturation des tumeurs phlegmoneuses ; il guérissait les rhumatisants, les teigneux, les cancéreux et les lippeux; il convenait aux maladies des reins et de la vessie, à la dysenterie, aux coliques. C'était un vermifuge, c'était un antidote contre l'empoisonnement par les champignons, etc.
Ces traditions, quoique affaiblies, ne sont pas tout à fait |>crdues. Le chou passe encore pour un léger stimulant, un tonique, un dépuratif et un anti-scorbutique : avec le chou rouge qui est très-mucilagineux et renferme, comme le* autres variétés, du soufre, on confectionne un sirop qui a été autrefois connu sous le nom de Sirop de Doërhaave et dont la formule est au nouveau Codex. 11 est spécialement usité contre le catarrhe et la phthisie pulmonaire. Ce recueil indique aussi le mode de préparation du suc de chou rouge. On pile les feuilles fraîches dans un mortier de marbre jusqu'à réduction en une sorte de pulpe; on ajoute le cinquième de leur poids d'eau pour pouvoir en extraire le suc; oo exprime et l'on filtre. Cette préparation s'administre surtout comme dépuratif, ou, en tant que suc végétal frais, comme anti-scorbutique. On en prend quelques cuillerées le matin à jeun. On s'est quelquefois servi du suc qui s'écoule d'incisions faites en automne à la tige du chou, et qu'Hoffmann considérait comme laxatif.
Topiqucment, les feuilles de chou peuvent rendre d'assez grands services. Eu double ou en triple, elles forment de véritables épi thèmes, doués de quelques propriétés résolutives, et qu'on applique avec avantage sur la poitrine dans les affections respiratoires ; sur l'alxlomeu , dans l'entérite ; sur les engorgements des parties molles, principalement des mamelles; sur les articulations enflammées et douloureuses. On sait que Récamier en faisait un grand usage dans les cas de goutte et de rhumatisme articulaires. C'est, suivant Hufeland, un bon moyen pour détacher les croûtes de teignes rebelles et pour moditier la
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vitalité des parties malades. On obtient des effets analogues sur certaines plaies italiques et, selon une pratique populaire, sur les croûtes laiteuses (pour cet usage topique, il est bon de débarrasser les feuilles de leurs plus grosses nerrures et de les soumettre entre deux linges à l'action d'un fer à repasser). Enfin e suc obtenu par incision aurait, suivant Pauli et Geoffroy, la propriété de aire tomber les verrues.
Le sirop et la teinture de chou rouge sont des réactifs très-sensibles des acides t des alcalis.
Nous ne disons rien ici de la Moutarde et du Navet (Voy. ces mots), mais ions ne potirons nous dispenser de nous arrêter un instant à la conserve connue ous le nom da choucroute (en allemand, Sauer Kraut, chou acide).
La choucroute se prépare en plaçant dans un tonneau des couches de chou ncisé (ordinairement le chou cabus), mêlées de sels et de divers aromates. 11 'établit une fermentation lactique. On se sert même du liquide exprimé de la houcroute pour obtenir de l'acide lactique, après avoir préalablement déterainé, par l'addition de carbonate de zinc, le formation d'un lactate. La chousoute est un aliment indigeste. Néanmoins, il est des estomacs paresseux aux- {wls il convient, en raison même de son acidité et de la présence de principes iromatiques. A. Dechambre.
CHOU CARAÏBE. C'est un Arum, l'Arum sagittœfolium (Voy. Arum). D.
CM13 ■ABHV. On appelle de ce nom la Soldanelle. D.
CSOIJAIV. Nom donné à une substance, qui venait autrefois du Levant dans le commerce, et qui rappelait un peu le semen contra. Il était formé de fleurs et de pédoncules brisés, d'un goût salé et aigrelet. On l'employait à la préparation du carmin.
Celte substance, longtemps indéterminée, a été reconnue par Desvaux comme le produit d'une Chénopodée, VAnabasis tamariscifolia, L. (Halagetum tamarisàfolium, Meyer).
Dtmux. Journal de pharmacie, II, 539. — Gdibodrt. Drogue* simples, 6* éd., II, 440.
Pl.
CMtJFUBUK (Pathol.). Voy. Condylomes.
CMCCBMJTE. Voy. Chou.
CMUULAMS (Les). Voy. Berbers, p. 107.
cnESTlEN ou CHRÉTIEN. Plusieurs médecins ont porté ce nom. Le premier en date est :
Chrestlea (Gervais). Plus connu sous le nom de maître Gervais, vivait au milieu du quatorzième siècle ; il était de Vendes, en Normandie, et fut médecin de Charles V; il est surtout célèbre pour avoir fondé, en 1370 , le collège qui porta son nom. Maître Gênais, suivant l'usage d'alors, était dans les ordres et cumulait les canonicats des églises de Paris et de Bayeux ; c'est dans cette dernière ville qu'il mourut en 1383.
Chmtleo (Guillaume). Était natif d'Orléans; il lit ses études médicales et prit ses degrés à la Faculté de Paris, puis il s'en retourna dans sa ville natale
*T CHRESTIEN (les).
#l 7ck!i*jua sou art avec beaucoup de succès dans la première moitié du jKix»ic*r siècle. Il eut, dit-on, occasion de donner des soins à François Iw et à fcari II. Il était le père de Florent Chrestien, qui s'est rendu célèbre dans les Ittirr» et qu'Éloi regarde comme ayant exercé la médecine ; mais il est beaucoup plus connu comme l'un des auteurs de la satire Ménippée (Florent Chrestien Mourut eu 4550 à l'âge de cinquante-six ans).
Guillaume Chrestien était également fort instruit, et on lui doit les ouvrage •q traductions suivants :
L PkrfareU». sur le» erreur» anatomiques de quelques partie» du corps humai*. Lyon, ISîrt. ifir-*\ — II. De* fractures de la tête par Hippocr., Irad. franc. Rheims. 155 -, in-lî.— III. !m In nature dr t enfant au ventre de la mère. Ibid., 1553, in-8°. — IV. Trad. des Traité* ée* **** d* ta femme et de la génération de Vhomme de Jacques Stlyius. Paris, 1556. *-♦»* Itwi.. 1561 v in-8*.
(Je45-Ahdré). Célèbre médecin de Montpellier, naquit le 2 juin J75*, a Sommières, où son père exerçait la médecine avec distinction. C'est a*»«i renient ;i cette circonstance qu'il faut attribuer le parti auquel il se décide d* **■ livrer à {'t'M'Vvur de la médecine, contrairement au penchant qui le portait **r* !•-• arme^. Il fit donc ses études à Montpellier, sous la direction de de L*r/»'jr»:, qui l'avait choisi jM>ur son secrétaire, et il prit le grade de docteur eu I77y \ U mort de >on maître, airivée en 1787, il hérita en grande partie de t* 'Ivutirl*'. Pendant la tourmente révolutionnaire, investi, par la confiance de t*-« 'oo/itoK'Ms des fonctions municipales, il eut à lutter contre les violences *fcV* *'-ffof i*l«'», en même temps qu'à l'hôpital militaire il combattait un autre fl**u une affection Uphique dont il subit lui-même les atteintes. Peu de temps 4^tn . un*- mus*: épidémie de variole lui donna l'occasion de composer un 4jpr*i"jJ'' *ur I ino< nl.itioii de la petite vérole, qu'il fit paraître en 1801, et dans V*\ *t <U>* -niant la \aleur de la vaccine dont la découverte venait d'être promï,U*tt+.- il m- demandait si la propriété de cette dernière ne se bornait pas} Wt'tit*. w-ub-ffi'-fit pour un temps indéterminé, l'aptitude à l'action variolique. M*.* *,ttt* >ti*'ii *M surtout connu par ses travaux sur la méthode iatraleptique, et I Jtj.-tfM «'Mploi qu'il fit des préparations d'or dans la syphilis et les aflections stfÀ-foiiH'.*. Apurement l'idée de faire pénétrer des médicaments dans réconotu.* \>4t \ttit' d'absorption, à l'aide de frictions sur la peau n'était pas nouvelle, fhÀif h- in*'<U( fit de Montpellier a l'incontestable mérite d'en avoir fait une t\H*U' \*\\i* approfondie, d'avoir essayé un plus grand nombre de substances, en u/i mol , d'avoir élevé ce moyen d'introduire les médicaments au rang d'une itft'M*' méthode thcrajieutique. D'un autre côté, ayant lu dans plusieurs auv.,f » *\w h' mercure ne devait son action qu'à sa pesanteur spécifique, il jiensa, }v /*#/*■ eu* oie, que l'or, plus lourd que le mercure, devait avoir plu* deffi- *«r>V \) 4n\tê>* médecins avaient également pensé à l'or pour combattre la *■■,*', .t tt,4it MiffM'/ire, (Chrestien eut le mérite d'avoir trouvé, après de nom- £••..*.- *t.-4ir. h« meilleures préparations (l'or divisé, l'oxyde précipité par ; <• . > 'i,j//fh>di-jli;, et le meilleur mode d'administration (les frictions sur .s, ,. a, . .«.■ >,*$ tut la brigue, comme Clare le faisait pour le calomel). Ce pra- ..» +a t.->r>,/ij mou/ul le \\ mars 1840. Il était membre associé libre de l'Àca- M,.» ,* c* fjj'k/ih* depuis l'origine de cette société, en 1820, chevalier de U h,-'* Cl*/t;t**u . *n 1H5I, du Collège royal de médecine de Stockholm, de jt é. u.<4J;M *U udA**M de Madrid, etc.
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Voici ses principales publications :
I. De signis graviditatis. Thèse inaug. Montpellier, 1779. — II. Opuscules sur l inoculation de la petite vérole avec quelques réflexions sur celle de la vaccine, suivie d'observations pratiques sur la méthode par absorption. Montpellier, 1801, in-8° ; trad. allem. Berlin, 1805, in-8*. — III. De ta méthode iatroliptice ou observations pratiques sur l'administration des remèdes à V extérieur dans le traitement des maladies internes. Ibid., 1804, in-8», trad. ail. par Becaorr. Berlin, 1805, in-8*. — IV. De la méthode iatroleptique ou observations pratiques sur Vefflcaciti des remèdes administrés par la voie de V absorption cutanée dans le traitement de plusieurs maladies internes et externes; et sur un nouveau remède dans le traitement des maladies vénériennes et lymphatiques. Ibid., 1811, in-8*, et 2**édit. Ibid., 1815, in-8°: trad. allem. par Kustee. Gœttingue, 1813, in-8*. — Y. Bech. et obs. sur les prép. d'or du Vf Chrestien, etc., par J.-G. Riel (publ. par Chrestien). Paris, 1821, in-8*. — VI. Lettre à M. Magendie sur les préparations d'or et les différentes manières de les administrer. Paris, 1828, in-8*. — VII. De V utilité du lait administré comme remède et comme aliment dans le traitement de l'hgdropisie ascite. In Arch. gêner, de méd., 1" sér., t. XXVII, p. 329, 484; 1851. — VllI. Quelques faits intéressants relatifs à remploi thérapeutique des préparations aurifères. Montp., 1835, in-8*. E. Bgd.
(Andrk-Thérèse-Fulcrand). Né à Montpellier en 1802, neveu du précédent ; cette parenté contribua sans doute pour beaucoup au parti qu'il prit d'embrasser la médecine. Après de solides études dans les hôpitaux de Montpellier, où il conquit le titre de chef de clinique adjoint, il prit le grade de docteur en 1829, et entra immédiatement dans la médecine navale de l'État. Après cinq années d'exercice, surtout dans la Méditerranée, il revint en France en 1834, et tint passer plusieurs mois à Paris. Définitivement fixé à Montpellier, il entreprit cette lutte acharnée pour le professorat qu'il poursuivit jusqu'à la suppression du concours. C'est ainsi qu'il se présenta deux fois à l'agrégation à laquelle il parvint en 1842, et jusqu'à six fois pour le professorat, sans compter une sorte de tournoi qu'il vint soutenir à Paris en 1842, pour l'honneur de Montpellier, lors de la compétition pour une chaire de clinique chirurgicale, et jlan« laquelle il fit preuve de connaissances solides et d'un talent remarquable pour l'enseignement. Ces travaux n'empêchaient pas Chrestien de se livrer à d'importantes publications sur la médecine et la chirurgie, il rédigea même, pendant quelques années, un journal, la Gazette médicale de Montpellier, mais sa polémique ardente et trop souvent personnelle lui suscita des inimitiés qui expliquent ses échecs successifs dans cette longue série de concours. A ces cruelles déceptions vint se joindre il y a une dizaine d'années, une douleur profonde, irrémédiable, qui devait empoisonner le reste de sa vie, la perte d'un fils qu'il adorait, qu'il avait consacré à la médecine, et qui donnait déjà de brillantes espérances. À dater de ce moment, Chrestien abandonna presque toutes ses relations, renonça à la pratique et se jeta dans les bras de la religion avec cet entraînement passionné qu'il mettait à toutes choses. Ce médecin distingué, à l'existence si tourmentée, succomba presque subitement le 28 décembre 1873, à Tige de soixante et onze ans (Vailhé, Montp. méà.y février 1874).
On a de lui, outre un grand nombre de notices éparses dans divers recueils les principaux travaux qui suivent :
I. Lettres sur la Faculté de médecine de Montpellier (signées û). In Nouv. bibl. méd., 1826. — II. Essai sur les maladies laiteuses. Th. de Montp., 1829, n* 12. — III. Mém. sur temploi de la digitale pourprée.. In Rev. méd., 1834, t. II. — IV. Mém. sur un nouveau cm de trachéotomie pratiquée avec succès, etc. In Arch. gén. de méd., 2« série, t. V; 1834. — V. Nouvelles recherches sur les préparations d'or. In Gaz. méd., 1834. — VI. De Vemjbids* préparations dor, etc. In Bull, de thérap., t. VII, 1834. — VII. Parallèle des affections inflammatoires et des affections catarrhales. Th. de conc. (A^rég. méd.). Montp., 1^4. — VIII. Ligature et résection d'un polype utérin très-volumineux. In Bull, de l'Acad. k méd-., t. III, 1839. — IX. Influence des travaux et des découvertes anatomiques depuis