L. Hn
MYncBIftIJE (AcroE). Sponymcs : Acide styphnique^ Trinitrorésorcine. liérivé nitré de la réiorcine, dont il n'a pas été parlé à sa place dans ce Dictionr laire ; nous en dirons quelques mots ici.
AÉMRCiaK ou Hétadioitdekzol. C*HH)*=C*H^(01I)^ Homologue inférieur ^ Torcine et isomère de la pyrocatéchine et de l'hydroquinone. Elle se 'orme dans la fusion potassique d'un grand nombre de corps, entre autres les résines telles que le galbanum, l'asa fœtida, le sagapenum, la résine acatMde, etc., et dans celle des trois acides bromosulfobcnzolique ou disulfobenzoi^ie« des chloro- et bromo-phénols, etc. Pour extraire la résorcine, on reprend ^TaeidesnlfQrique étendu, on épuise par Téthcr et on puri&o]^ à\%\\\Vi&nck.
533 éTXïPOHPHVIUOUE.
la manière la plus simple de la préparer consiste i soiimeUi^ de'lt br&XM ou eilruil sec du bois de Brùsll h la dislillatîon »èclie. Pour l'avoir completemenl pure, un la fait sublimer, puis crislalliser dans la beniine Wuitlaiile.
Li l'csorûne est eu cristaux rhomboïdaui incolores, trèâ-so lubies daos l'eti), l'alcool et l'ëllier, peu dans la benzine froide, fusibles â 110 degf^ eu na liijuide «lui bout à 271 degrés, mais se volatilise déjà è une lempératurc ioTérieure. Le perchlorure de fer coliire s^i soluliou aqueuse en violet foncé. Odi signalé comme une réaction ti-ès-sensible sa conversion en fîuoretcéineftt l'ncide pLtalique ï chaud,
La résorcjne fournit des dérivés bromes, nitrès, etc., entre autres la trinitrorésnrcine dont il doit être ijuestion ici.
TiuMTROiiÉsoiiciNE, C'H{,AzO')''(Oll)'. Ce corps se produit par ractioti de l'iicide nitrique sur l'iicide mui'inlannique, sur un grand nombre de gammeS' rù^iiues telles que le ^albanum, le sagapénum, la gomme ammoniaque, elc, et sur divers eitraits de plantes des bois de Sapan, de Feniambouc. etc. One sert ordinairement, pour le préparer, de la résorcitie qu'on traite par l'iôle nitrique i une basse température.
L'acide oxypicriquc est en prismes hexagonaux, jaune pSIe, peu solubln dans l'eau, plus sotubksdans l'alcool etl'éther, d'une saveur aslringeute. sublimables à une température modérée, fusibles à 17S*,5. Les solutions colorail l'épidârme eu juune. Bibasique, il fouiuit des sels bien cristallises, dillomot par la chaleur. L. ILi.
•XTPiKOTANiVIQtiE (Acide). C"H"0' + 2H'0. Corps assez mal défini, extrait pour la première fois par Kawalier des aiguilles du l'inus iyivetlrit. Pour l'olitenir on fait une décoction des ait^uilles avec de l'alcool k 40 degrt'S, pii oo laisse refroidir, on filti'e et ou distille; le résidu aqueui obtenu, traita ptf l'e^u, laisse déposer une masse verte résineuse renfermant de Tacidi! qniaatiqu et de l'acide cérop inique, tandis que l'acide oxypinotannique reste en solotin avec l'acide pinilannique et l'acide pinipicrique. Ou ujoule quelques giiulUi d'acétate neutre de plomb, puis on filtre et dans la liqueur filtrée on ptiàjilt l'acide oxypinotannique par un excès d'acétate neutre de plomb. On Ini"'' dépôt pai' de l'acide acétique dissous dans 8 parties d'eau, ou liltre et on pr^ pite par le sous-acétate de plomb; le produit est bien lavé i Teuu et débmat du plomb pur l'acide sullhydriquc; le liquide fil ti-é est évaporé au ktin-roArit,i dépose de l'acide o xyp i no Um nique pur. Il est bon de remarquer que T " oxypino ta unique n'existe dans les aiguilles de pin que vers le nouvel m trouve remplacé au printemps par de l'acide taunopinique qui se pi^pjire ment de la même manière. Poudre grisâtre ou brunâtre, inodore, trèsgente, soluble dans l'eau et l'alcool. Le peiiililorure de fer colore i» «di aqueuse en vert; l'acétate de plomb la précipite eu jaune, le sous-acétd couleur Isabelle; l'eau de baryte et l 'ammoniaque la colorent enjiuuti solutions brunissent â l'air en absorbant de l'oxygène; l'émi-tique el U ne les précipitent pas, à l'ébullition avec l'acide sulfurique étemlj, il se une substance rouge non encore étudiée. L. tlx-
•XTPORPaVRIQUB (Aciue). Se forme en mâme Umps que Va atypicrique dans l'action de l'acide nitrique bouillant sur reuianUioiM. f taux microscopiques jauucs. L. U»-
OXYSACCHARDM. 537
•XYPK^PMMQIJES (Acides). (?H*0^. Parmi les acides isomères répondant i cette formule, nous mentionnerons Vacide lactique de fermentalion ou MylidèHe-lactique inactif ^ Vacide paralactique, sarcolaclique ou éthylidènehctique actif et Vacide hydracrylique ou étliylène4actique {voy. Lactique [Acide] et Hydracrylique [Acide]), L. Hiv.
•XTFTKOLIQUE (Acide). CH'H)*(?). Se produit, diaprés Arppe, à cdté de Tacide succinique/ dans l'action de Tacide nitrique sur l*acide sëbacique. Pour séparer les deux acides, on chauiTe pendant quelques temps vers 170 degnéi et on purifie par cristallisation.
Lames solubles dans Feau froide, plus solubles dans l'eau bouillante, fusibles à fSO degrés, puis brunit et donne une huile qui se concrète par le refroidissement. Décompose les carbonates. Le perchlorure de fer donne avec les sels loliiblea un précipité jaune brunâtre. L. Hx.
lOTARTRiQCJCS (AciDRs). C'H^. On connaît quatre acides vépondant à cette formule, deux dérivant de Tacide pyrotartrique normal, deux dt Tacide pyrotartrique ordinaire.
" j. A nii/A.,v ( CH».CO.OH ^
; i* Acide oxypyrotartrique proprement dit. GH(0I1) J p„, rnon* ^ f^
pare par ébullition de l'a-dicyanhydrine avec de la lessive de potasse. Crista» incolores, solubles dans l'eau, I alcool et Tétlier, fusibles à 135 degrés et •B décomposant à une température plus élevée. Ses sels alcalins précipitent le perefalorure de fer en brun-clair. Bibasique.
a. A PII. I CH(OH).CO.OH ç. . . ^ , » . „ m
V Acide oxtglutarique. GH* j p,.^ p^ ^.. • S obtient en traitant I acide
glatamique par Tacide azoteux. G*esl un sirop, difficilement cristallisable. Bîbasique, forme des sels inscristallisablos. ChaufTé avec l'acide iodhydrique» H ett rMuit i l'état d'acide glutarique.
S^ Acide itamalique {voy. Itamalique).
. 4^ Acide citramaliqub (voy. Gitramauque). L. Hii.
•XTf inwiNE. C*^H**AzH)>. Alcaloïde renfermant un atome d*oxygène de ^os que la quinine et obtenu par Scbiitzenberger en faisant bouillir le sulfate de quinine avec une solution d*azotite de potassium ; on précipite par Tammo- ■iaqae, on reprend par l'eau et on a roxyqiiinine en grains cristallins, subissant la fusion aqueuse à 100 degrés, perdant leur eau de cristallisation à 130 degrés H fendant à 200 degrés. L oxyquiuine est peu soluble dans Teau, assez soluble dans l'alcool et l'éther. L. Hn.
•KYAACXnABlQUB (Agide). Syuonyme d*acide Saccharique (voy* ce )• L. Un.
MLTSJLCCHABVM. On donnait jadis ce nom à un mélange de vinaigre et de ancre. Les Anciens, en faisant dissoudre dans ce mélange du verre d'antimoine ou de la scille, oblenaieut Voxysaccharum vomitivum eiVovysaccharum êciliitieum. Ge dernier est avantageusement remplacé par Toxymel scillitique. On emploie quelquefois encore un oxyuLCcharum dedigitale^ composé de vinaigre de digitale au huitième 195 et de sirop de sucre 300, et vanté par le docteur
HarUn contre la phlliisie pulmonaire. On prescrit de préférence le tiropKJâpc de digiule, peu diFTërent du reste, et composé de vinaigre de digitale tO, sucre 18. C'est une préparation diuréti'|ue assez énergique. Le vinaigre, d'après les auteurs, coiTJge l'Ucreté de la digitale et en fait dispara1tM.J| propriétés vomitives. L tti.j
«XTBVBUN. C"H"0". Corps brun, amorphe, formé par l'aclioa J I*?ssiïe de soude bouillaute sur le chhrrubian G"II"CIO". L. Ita.|
OXYSALICYLIQUE (Acide). CII'O':
: C'iF
Cet acide, l
( (0H)> appelé genihique, est isomérique avec les acides protocatécbique, vanîlli([ dimélhjlprolocali5chique et eu outre avec l'acide hypogallique, auquel il M même identique selon certains auteurs. Il se produit dans la fusion de h gentisine ou de l'acide bromo- ou iodosulicvlique avec la potasse ou U maie. On Bureature ensuite par l'acide chlorhydrique, on filtre et on agite atec lit l'élher, qui dissout l'acide oxj-salicflique: on décolore au mo^en de l'acétilc de plomb, puis on décompose le sel de plomb par l'hydrogène sulfuré.
Aiguilles dures, brillantes, rayonnécs, assez peu soluLles dans l'eau fnûde; bien solubles dans l'eau chaude, l'alcool et l'étlier, et ne renlcrmanl pas il» de cristallisation. Fond ï 190-107 degrés, se décompose ven 210 degrés a acide carbonique et en pyrocatécliine mêlée d'iiydroquinone . Le perchlofure it fer colore sa solution eu bleu foncé, qui passe au rouge^ang par l'ailditioi d'ammoniaque ou de carbonate de sodium. 11 réduit à chaud le nitrate d'urgCBt et le lartrate cupro-potassique. L. Ib.
OXTHTELIUA (O.n/irMma R. Br.). Genre de plantes DJcotjlédoott, dt la famille des Asclépiadacées {voy. Asa^ptAOB).
Les O.Tijatelma sont des sous-arbrisseaux volubiles qui présentent les cin^ lËres suivants : feuilles glabres, opposées; fleurs disposées en grappes siui|4ct. axillaires; calice quinquepartito; corolle rotacée, à cinq lobe^ irianguLuR^ ciliés sur les bords; couronne stamiaale composée de cinq folioles entiêm. élargies à la base, puis atténuées peu à peu eu forme de lanières ; anlliércs «f ' montées d'uu prolongement membraneux du connectif; masses pultiai<|>0 , comprimées, fixées par leur sommet aminci, et pendantes; stigmate inu(iq>'< , follicules ovales ou oblongs, lisses, renfermant un grand nombre de pdi» , graines surmontées d'une aigrette.
Des six espèces ooimucs, la plus importante est l'O. esculnUum R. &■ (Aiclepiat rosea Itoxb-, Periploca eKulenta L. f.). qui croit dans lliA parmi les broussailles, sur le boid des fleuves. Ses tiges sont grêles. Mapl* grimpantes, et garnies de feuilles allongées, linéaires-lancéolées et muuante Ses Heurs, blanches ou un peu jaunâtres, sont raai-quées de veines purpoô* qui s'élèvent du centre et s'étendent jusqu'à la circonférence. A GeylinBl" Malabar, où on l'appelle vulgairement Ourrii palag. ses jeunes pousses «n^ d'aliment aux indigènes. On fuit, avec ses feuilles, des gargirismes lêgèftsw astrin^jents, employés surtout contre les apbthes. En. I-
BuLiDGMrmt. — R. Bnows, iaVem. Wcmer. Soc., UM. — TiouvMn. Carom., I, I3.I'"< el FI. ind.. Il, 40. — 'VJvu.OTBW.Sp, pt ,AÏ50. — Eroueai». Gtn. pL, SM, tfWl'