II. Bn
BiBUOGBAPm. ^L„ Mantiêê., 7, 52. — Uich., Rubiac, 114. — DC, Prodr., TV, 471. — Kn»L., Gen., n. 3180. — B. H., Gen„ II, 133. ~ M£r. et de L., Dia, Mat, méd., Y, 159. — BoKm., Sun. pi. diaphor,, 330. — H. B.t, Hi$t. de$ ;i/., Vil, 273, 404, fig. 248-250; in Bmll, Soe. Linn, Par., 190. H. Bx.
PJBMOHftTas (noitdfov, enfant, et ficrpov, mesure). Instrument destiné à mesurer la taille des enfants aux diflerentes époques de leur accroissement.
PABNU. Nom donné au Malabar au Vateria indica L., qui fournit une sorte de copal. Pii-
WM&MïïA, Nom latin des Pivoines (voy. ce mot).
FA.CA1VICA (NicoLo Di). Astrologue médecin de la seconde moitié du quatonième siècle. II appartenait à Tordre des Dominicains. Il fut appelé à Paris par le roi Charles V, qui était adonné ù Tuslrologie, comme la plupart des souirerains de son temps, et il prédit la naissance du duc de Bourgogne Jean sans Peur. Un historien célèbre, Simon de Phares, dit en parlant de Paganica : c Cestui de Paganica estoit à merveilles expers es jugement particuliers; car de c son temps il n*étoit ne meurtrier, ne larron, ne malfaitteur, qui se peust f abficondre, ne larcin, ne Iraicté qui se peust devant ses jugements ne défendre. « Cestui descouvrit et dévoila plusieurs grans empoisonneurs en France, qui f SToient intoxiqué plusieurs grans personnages, et calcula de nouvel lesestoiles € fiies, ou il print moult grand labeur. » 11 est Tauteur d'un traité conservé ■aniiserit à la bibliothèque Saiul-Marc de Venise, sous le titre de : Tractatus mttrologiœ medicinalis (vers 1330). A. D.
PJLfiAArilill (PiETRo). Né en 1782, à Oieggio, province de Novare, fils d*un médecin de Rome, il étudia d*abord la médecine à Turin, puis à Pavie, en 1799, lorsque la province de Novare eut été séparée du Piémont. H reçut le gndede docteur en médecine en 1800, et celui de docteur en cliirurgie en 1801. 11 devint propriétaire et directeur d'un institut balnéaire à Oieggio, sa ^e natale, où il est mort le 21 mars 1839. On cite de lui :
L JVmooo itabilimento di bagni d'acqua minérale e medicalo in Olrggia Lugano, 1881, la-8*. ^- II. Qtiadro clinico délie malaUie citrate co' bagni artificiali in Oleggia. Milan, i8f 8, ia-8*. — III. Délia maniera de fondare, dirigere e conservare un inttUuio balneoio, con oeeervazioni cliniche induttive sopra molle malatlie, che vennero preferibil' ewrate con êoceorei balneari a seconda delta nuova doltrina medica. Turin, 1822, *. *- IV. Rieerche fiêico-patologica cliniche corrélative aile piit recenti cognizioni ed mUo^^irilo filoeofico délie antecedenii mediche ecuole, Tortona, avec préface de Fr. Kossi, inS, in-B*. — Y. Kune Sachrieht ûber einige wâhrend 1825 in teiner Rade-HcUantlalt èêkmndelle Krankheiten. In Hufeland'ê Journ. der HeUkunde, t. LXIII. p. 119 à 125, 1826. — TL Syr Us bainê cyanhydriques. In Annali univers. dimedicina,'iS^6, — Vli. NotiUa compenéimtm di Imite le acque minérale e bagni d'Italia, con rieerche analitiche eulla loro natura 9 êmiia médicinale loro applicazione. Milan, 1827, in-8^ — VIII. Note sur ton établissement halméo-êonitaire. In Journ. complémentaire du Dict. d. mc, médic., t. XXXUl, p. 59 à 07, il». k. V^.
650 PA6ËNSTECUER.
PAGBL. Cuvier a désigné sous le nom de Pagels des Sparoîdes {voy. ce mot) à molaires arrondies, ayant les dents anlérieurcs en velours ou en cardes fines, et non fortes et coniques, ce qui les sé|>are des Daurades et des Pagres (voy. ces mots) ; les molaires, disposées suivant plusieurs rangées, sont généralement en séries moins nombreuses chez les jeunes que chez les adultes.
Nous avons six espèces de Pagels sur les' côtes de France. Le Pagel commun (Pagellus eryihrinus Lin.), rare dans TOcéan, commun dans la Méditerranée, se reconnaît aux bandes verticales rougeâtres qui ornent les flancs; le Pagcl mormyre [P. monnyrua Lin.) a le corps allongé, d*un gris argenté, traversé par des bandes noirâtres verticales; chez le Rousseau (P. centrodontu» Del.), il existe une tache bien marquée à Torigine de la ligne latérale, tandis que cette tache se trouve à la base de la nageoire pectorale chez i*Acarne (Pagdlui acarneKiss,),
Les Pagels se nourrissent principalement de coquillages qu*ils broient avec leurs molaires ; ils se trouvent par petites troupes et s'approchent généralement des côtes vers le printemps; toutes les espèces sont comestibles.
Il.-E. Sauvage.
BiBLiocRAPHiE. — CiTicn. Règnc animal, t. II, 1829. — Cdtibr et Y&LExciE^nnts. Hiti. nat, des poissant y t. YI, p. 1G9, 183U. — Coucu. An Uittory of the Fitheê of ihe Brilith Mand, 1868. — E. MonEAU. Uitt. nat. des jwissons de ia France^ t. III, p. 22, 1881. E. S.
PAGEWSTECHER (Alexander) Célèbre ophthalmologiste allemand, naquit à Wallau, dans le Nassau, le 21 avril i828. Il fit ses premières études à Dillenburg et à Weilburg, puis de 18 47 à 1851 fréquenta les universités de Giesseo, de Heidelberg et de Wurlzbourg. Il fut reçu docteur dans cette dernière ville en 1851 et à la un de la même année subit sou premier examen dVtat à Wiesbaden; il passa ensuite à Berlin, où il se lia avec Albreclit de Graefe et se décida à étudier rophlhalmologic. De retour à \Yiesbaden, il fut nommé deuxième médecin assistant à riiôpital civil, soutint un deuxième examen detat en 1851, puis fonda à Wiesbaden un dispensaire pour les maladies des yeux; ce dispensaire ne tarda pas à prendre une telle importance qu'il dut, en 1856, renoncer à son emploi à Thôpital.
Pour se perfectionner, Pagenslecher faisait de fréquents voyages à Berlin, à Paris et à Londres, et suivit les leçons de Graefe, Sichel, Desmarres, Bowman, etc. Sa réputation allait en croissant et les maliides aflQuaientà son dispensaire de tous les pays de Ttlurope. En 1857, il fut nommé conseiller auliijue du duché de Nassau et successivement il obtint une foule de litres honorifiques.
La santé de Pagenslecher était assez délicate; il souffrait fréquemment d^aiïeetions pulmonaires et il dut maintes fois chercher du soulagement dans les climats du midi. En 1877, il fut atteint de glaucome de Tun de ses yeui; son jeune frère Hermann, l'un de ses élèves, Topera avec un entier succès. U 29 décend)re 1879, il se fît à la chasse une blessure au crâne et mourut deux jours après.
Pagcnstecher était un opérateur remarquable; il avait surtout acquis une grande réputation pour Topération de la cataracte sans incision de la capsule aistallinienne.
Ënfîn, il a formé un grand nombre d'élèves distingués tels que Saemiscli.
PAGRE. *65i
Berlin, Hirschmann, son frère, etc. Ce savant ophthalmologisle a peu écrit; on peut cependant citer de lui :
I. Avec Th. Sdmisch : Klinische Beobachtungen auê der Augenheilan»tali %u Wiesbaden, 1^. Heft. l^'iesbaden, 1861-1867, gr. in-8". U 3* livraison est de Pagenstecher seuf. — II. n a laissé un grand nombre de matériaux que son frère Uermann a uliiisés déjà pour pluaieurs publications. L. Uw.
PAfiÈS (Louis-Jean-François). Né à Alais (Gard) en France, était le fils d*iin diinirgien de ce nom, chirurgien de Thôpital de cette ville, et mort en 1886 à quatre-vingt-sept ans. 11 étudia la médecine à Montpellier où il fut reçu docteur en 1790. En 1792, il fut envoyé comme médecin militaire à Tarmée d'Espagne, puis il fut nommé médecin de Thôpital de Narbonne. Une grave ^idémie de typhus sévissait alors. Pages fut atteint par la maladie, et transporté quasi-mourant à Montpellier, où des soins éclairés lui furent prodigués. A pdne convalescent, on le renvoya à Alais qu*il ne quitta plus. Il devint chirurgien de l'hôpital et acquit bientôt une grande réputation. Ardent propagateur de la vaccine, dans une région où l'ignorance et les préjugés s'opposaient à sa diffusion, Pages n'hésita pas à vacciner ses deux enfants, presque publiquement. 11 est mort le 17 septembre 1825. Nous connaissons de lui :
I. De» maiadiet héréditaire: Thèse de doct. Montpellier, 1702, in-4*. — II. Mémoire sur im vaccine, Alais, 1801, in-8". A. D.
(Charles-Frakçois). Né à Pont-de-Vaux, reçu docteur de la Faculté de Paris en 1815. Il est mort en 1835. Nous connaissons de lui :
L Phénomènes produit» par tintroduction de» liqueur» alcoholitée» dan» le» voie» é»§e»îive». Thèse. Paris, 1815, in-4*. — II. Obsei'vation d'une gastro-entérite opiniâtre eurwmae peu de jour» après la naissance. In Journ. complémentaire du Dict, d. se. médic, t. XUV, p. 162 à 165, 1829, décembre. A. D.
PACIIHIRIOBA. PAIoniRlOBA. Nom donné au Brésil, d'après Pison^ I deux plantes de la famille des Légumineuses, qui sont probablement deux eapèoes de Cassia. Les habitants s*en servent en lavements pour chasser les ascarides du tube intestinal. Pi..
BuuocRAPiui. — Piso2f. Bra»il., 86. Pl.
PACMIlliETOlV. Nom grec donné au Tussilage (Tiissilago Farfara L.).
Pl.
PA€RE. Cuvier et Valenciennes ont séparé des Daurades les Spnroïdes («oy. Poissons), qui présentent comme celles-ci des dents fortes et coniques en ÉviDt des mâchoires, mais qui n'ont sur les côtés de la bouche que deux rangées de dents arrondies ; les Pagres ont les dents antérieures en cardes fmes. Tous pm poissons qui se ressemblent, du reste, beaucoup, ont le corps ovalaire, iseofert d'écaillés ciliées; leur chair est, en général, très-estimée.
Le genre Pagre comprend, sur nos côtes de France, deux espèces très-distinctes, le Pagre ordinaire (Pagrus vulgaris Cuv. Val.), chez lequel l'espace qui sépare hs jeux est de teinte uniforme, et le Pagre orphc (Pagrus orphus Risso), qui porte un croissant bleuâtre entre les yeux. H.-E. Sauvage.
BiBUO«u»aiB. — RiMO. Ichthyologie de Nice, 1810. — Coviek et Valekciexï^ks. (lût. nal.
659 PA6URIDËS.
deê poissons, t. VI, p. 141, 18^. — E. Mobeau. Histoire des poissons de la France, t. III, p. 401, 1881. E. S.
PAGURIDÉS. Famille de Crustacés-Décapodes^ placée par Milne-Edwards dans son groupe des Ânomoures, mais réunie maintenant à celui des Macroures, par suite de la découverte faite, dans ces derniers temps, du Pylocheles Agoisizii Alph. Milne-Edw., espèce de la mer des Antilles, qui, par son abdomen formé d*anneaux solides et réguliers et terminé par uue nageoire symétrique, forme le passage aux Thalassinidés.
Les Paguridés sont remarquables autant par le défaut de symétrie de leurs appendices que par la conformation singulière de leur abdomen. On les désigne indistinctement sous le nom vulgaire de Bemard-V Ermite. Leurs pattes-mâchoires inférieures sont conformées comme des pattes ordinaires et leurs deux premières pattes, en général très-grandes, sont pourvues de pinces presque toujours inégales. Les larves, encore symétriques, ont été considérées pendant longtemps comme des animaux adultes et rangées parmi les Thalassinidés sous la dénomination générique de Glaucothoë,
Ils comprennent trois types bien distincts : les Pagures^ les Cénobites et les Birges.
Les Pagures ont les antennes externes très-courtes et le palpe des pattesmâchoires inférieures terminé par un fouet multiarticulé. Leur abdomen, le plus ordinairement membraneux, mou, contourné sur lui-même, sans anneaux bien distincts, parfois plus développé du coté droit que du côté gauche (dans les Mixlopagurus, par exemple), se termine par deux appendices latéraux grêles, charnus, d'inégale grandeur, composés d'un article commun qui porte deux autres petits articles en forme de doigts. Les femelles sont pourvues, souvent sur un seul côté, de fausses pattes plus ou moins développées, destinées à soutenir les œufs. Dans certaines espèces, les Ostraconotus notamment, Tabdomen est tellement réduit que, a pour soutenir ses œufs, la femelle se sert de ses pattes de la quatrième paire dont le pénultième article, élargi en palette, forme une sorte de plancher au-dessous du paquet d*œufs » (voy. Alph. Milne-Edwards, in Compt. rend. deVAcad. des se, t. XCll (1881), p. 586).
Pour protéger leur abdomen, qui est la partie vulnérable de leur corps, les Pagures se logent en général dans des coquilles vides de Mollusques-Gastéropodes (quelques-uns, mais en petit nombre, dans les coquilles tubulaires des I>entale$),. auxquelles ils se cramponnent solidement à l'aide de leurs quatre dernières pattes et des appendices latéraux de l'abdomen. Lorsque leur corps a acquis plus de volume, ce qui arrive chaque année, à l'époque de la mue, ils abandonnent la coquille qui leur a servi de demeure, en cherchent une autre plus vaste et s'y installent jusqu'à ce qu'ils soient obligés de la quitter pour le même motif. Par suite, une même espèce de Pagure habile souvent des coquilles très-différentes. Certaines espèces, comme les Catapagurus, qui ont l'abdomen très-petit, se logent dans des coquilles minuscules dont les dimensions contrastent avec la taille de la carapace et des pattes qui restent au dehors.
Quelques Pagures toutefois vivent dans des trous : tels sont notamment le Pylocheles Agassizii et les Xylopagurus, de la mer des Antilles et du golfe du Mexique. Ces derniers, dit Alph. Milne-Edwards {loc. cU.^ pag. 387), n'ont jamais été trouvés que dans des trous creusés dans des morceaux de bois. Qu^ ce soit un roseau, un jonc ou une branche quelconque, ces cavités sont toujoun
PâIGÂ. 653
ouvertes aux deux bouts, et l'animal ne s'y introduit pas à reculons, comme le fimt les Pagures ordinaires; mais il y pénètre directement, et, quand il est dans son logis, les pinces se présentent toujours à l'un des orifîces, l'autre étant complètement fermé par l'extrémité de l'abdomen, transformé en un bouclier operculaire.
Oo connaît actuellement un grand nombre d'espèces de Pagures, répandues dans presque toutes les mers du globe. Celles qui fréquentent les côtes de France •ont: le Pagurtu Bemhardus L., qu'on rencontre communément sur les côtes foebeuses de la Hancbe et dé l'océan Atlantique, logé le plus ordinairement dans des coquilles vides de Buccinum undaium; les P. misanthropus Riss. et p. meiiculosus Rom. , qui habitent la Méditerranée et les côtes du sud-ouest ; le P. hafonli Fisch., spécial au golfe de Gascogne ; en6n les P. Prideauxii Leacb, ^. eaUdui Roux, P. piclus Miln.-Ëdw., P. angulatus Riss., P. striatus Latr., et Paguriêtes mactdatm Riss., qui habitent la Méditerranée. Tontes ces espèces tout comestibles et aussi estimées que les Écrcvisses.
Les Birges, qui constituent le troisième type de la famille des Paguridés, sont nettement caractérisés par leurs antennes internes très-longues, par le palpe des pattes-mâchoires dépourvu de fouet terminal, et par leur abdomen Offbicnlaire, crustacé en dessus et divisé en tablettes transversales comparables I des rudiments d'anneaux. L'unique espèce du gi'oupe, Birgus latro L., m rencontre sur les côtes du grand océan Indien. Elle vit à terre dans des tnms* on dans les fentes des rochers ; elle en sort la nuit pour chercher sa aonrriture.
. Comme la plupart des Pagures, les Cénobites ont l'abdomen mou, contourné, diasjmétrique, et se logent, comme eux, dans des coquilles vides de Mollusques ; pais leurs antennes mtemes sont conformées comme celles des Rirges. Ils forment donc le passage entre les derniers et les Pagures. Toutes les espèces connues ■ont propres aux mers des pays chauds. Ed. Lefèvre.
On appelle de ce nom, dans le Scinde, un des nombreux aluns, ou moins impurs, qui se vendent dans les bazars sous les noms de Meth, Sa- 9 etc. (voy. Salajet). Celui-ci contient du protoxyde de fer. D.
PAHOnvs (Les). Tribu du Gabon. Il sera traité du Gabon au mot Goinéb*
" WhMWSQ. Nom donné par les indigènes de l'Amérique du Sud aux premiers findaits des incisions pratiquées sur l'alibouûer pour obtenir le benjoin (voy. AuaounBR, Bbrjoix et Reiizoi?i). D.
^, rAIARiELU. D'après Ray (HUt. plant.) ce nom est donné à un arbre du Mihlini, dont l'éoorce broyée dans du vin est vulnéraire : on l'applique sur les iJ^lBapures et aussi sur les fractures. La décoction de la racine est employée -^cbntce Thydropisie. Pl.
k*^ BuuoGBjunm. — Mûut et db Likb. Dictionnaire de matière médicale, V, 163. Pl.
PAICA. Nom donné au Pérou au Chenopodium ambrosioides L. ou Thé du ■^yiexique. Pl.