PALAIS ARTIFICIEL
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WAMJkWB ABTIFICIEli. Les pertes de substance de la voûte palatine sont lues à trois causes principales : 1° celles qui tiennent à un arrêt de développement et qui compliquent le plus souvent un bec-de-lièvre, et alors on peut observer plusieurs variétés dans la fissure : ainsi la division du bord alvéolaire n'occupe que la partie antérieure, se dirige obliiiuement en arrière et en dedans latre Tes incisif et le maxillaire supérieur; d*autres fois, Touverture est plus (tendue; elle se prolonge en arrière à travers la voûte palatine et intéresse mèuie e voile du palais^ constituant alors une complication grave, contre laquelle il y lum lieu» après la guérison de la division labiale, de chercher des moyens l'action; 2^ souvent les perforations de la voûte palatine ne sont pas congénialee» mais apparaissent plus ou moins tardivement à la suite de nécroses ou de aiies syphilitiques ou scrofuleuses ; 5'* enfin, elles peuvent être dues à des anses traumatiques, telles que l'action d'une balle lancée de bas en haut dans une eutative de suicide, voire même aux suites d*une opération telle que celle (}u*a ftréoonisée Nélaton, pour aller chercher à travers la voûte palaticv^ wxv ^^V\>^^
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fifcreai implanta sar TapcfiliTse basUaire. Qaoî qu'il en soît, toole oommimicitifla anomule entre b boocfae et les fosses nasales à tniTers le palais entraiiie des désordres importauls dans plusieurs fonctions. La prooonciatioa est altérée, h ToU oasillank souvent inintelligible; les mnoosités des fosses nasales pnKirt dans la boudie, la dé;glotition est entraiée par le reflux des aliments d des iMMssons de lus en hant, et l'odorat est vicié.
Lef moyens à Taide desquels on peot remédier à cet état de choses sont de deux genres : les uns empruntent leur action à la chirurgie opératoire, à une opération sanglante qui sera décrite aux articles UaAiiorLÂsnK et STArvruNLtaAPHii. Les autres sont des appareib mécaniques appropriés i Tétendoe, i la AnDe et à la nature de la perte de substance, et dont nous avons à noos «coper
On peut ranger en deux classes principales les différents obturateurs connus, suivant qu'une de leur portion pénètre à travers la perforation au-dessus di plancher des fosses nasales, ou que, restant tout entiers dans la boudie oà ils prennent un point d*appui, ils se moulent exactement de bas en haut au poartour des perforations qu*ils recouvrent hermétiquement ; ajoutons qu*en génénl la subsUiDce dont ils se composent a subi un changement très-heuienx, et qa*m lieu de. métaux dont le contact n*était pas sans inconvénients on se sert aQJoord*hui presque exclusivement dans leur fabrication de caoutchouc vulcanisé.
Première classe. Les premiers connus remontent i A. fîné. Le gnod chirurgien en employait deux : Â, obturateur à éponge ; il se composûl : 1* d*unc plaque de métal destinée à s'appliquer sur la Toute palatine au-dessous de la perforation sur laquelle elle devait se mouler; 2* pour fixer cette pièce principale, sur sa face supérieure s'offraient deux tiges merles et élastiques qui étaient introduites de bas en haut è travers la fistule jusqu'au-dessus do plancher des fosses nasales où elles servaient à retenir entre elles un morœan d*é|ionge qui, en augmentant de volume par l'imbibitioa qu'elle subissait, grâce à Tliumidite de la muqueuse, donnait à l'appareil la fixité nécessaire. Il parait que la présence de Téponge dans la fosse nasale devenait très-pénible et que son séjour prolongé donnait à l'haleine une fétidité extrême ; B, deuxième obtU" rateur d\\. P/ire; qu'on se figure un bouton de chemise en métal, dont l'une des plaques beaucoup plus petite est mobile sur la grande qui doit s'étaler sur la Yoûte palatine. La plus petite plaque a la forme et les dimensions de la perforation, ses diamètres sont un peu moindres que ceux de celle-ci. On prnseote d'abord à l'ouverture la |ietite plaque, en ayant soin de diriger son grand diamètre parallèlement à celui de l'ouverture qu'il doit franchir, puis on l'engige assex profondément pour que la plaque soit arrivée au-dessus du plancher des fosses nasales; alors, à l'aide d'un bec-de-corbin, on faisait tourner le pivot sur son axe, de manière que la plaque nasale fût dirigée perpendiculairement au grand axe de la |)erforation et maintînt le tout.
En 17^8, Fauchard fit faire un progrès notable à la prothèse palatine, eo inventant des obturateurs à ailes qui ont été perfectionnés par Gharrière.
La figure i le montre an moment où il va être introduit dans la perforatioD. 11 se compose : I* d'une plaque palatine an centre de laquelle est un pivot semblable à celui d'une montre; 2^ sur la face supérieure de cette plaque se voit une sail ie quadrilatère constituée ^^v quatre petites lames, dont les deoi latérales sont mobiles et articulées à charnière; au centre de cette saillie existe une vis mue par le çivot avec lequel elle se continue et qui fait ouvrir on fenner