P&L&I8 ARTIFICIEL
à Tolonté iea ailes de Ii charnière. Pour introduire l'iDstnimeat, ou les relève tertîcaleinent, puis on les eagage dans la perùtnliou, et, quand elles sont en place, on fait jouer le pivot et ia vis pour écarter les ailca. Alors la Todte palatine est compiise entre oelle»ci en haut et la plaque qui s'est appliquée contre la paroi supérienre de la bouche, de telle sorte que l'appareil a acquis la fixité nicestaire.
Pour le retirer, il n'y a qu'à redresser les aile*, ce qui s'obtient par le sujet lui-mâme,
par l'emploi d'une clef particulière, à l'aide de laquelle il fait jouer k vis de nppel.
■ Les c^turateura à ailes, lisons-nous dans VArienal (Gaujot et SpiUmanii), sont encore recommandés de nos jours par qiieli|ues chirurgiens distingués ; ils présentent cependant de si sérieux inconvénients, que nous n'Iiéaitoni pas à les proscrire. La présence d'une lige traversant la perforation rend impossible la goériton ; or on sait que les perforations palatines ont une certaine tendance à dimîniier d'étendue et même i guérir. Non-senlemenL l'obturateur ^ ailes s'oppose à une cicatrisation spontanée, mats bien plus il tenil par la pression qu'il eurce à atrophier et même i ulcérer les bords de la solution de continuité. Plus d'une foia on a vu ces appareils passer par le trou qu'ils avaient d'abord comblé *. A cAlé des obturateurs à ailes, il convient d'indiquer ceux qui sont muais de Terrous, que l'on fait jouer sur le plancher des lusses nasales, mais ■eulement pour faire observer qu'ils ont les mêmes inconvénients.
On prél%re généralement l'appareil en caoïitciiouc de 11. Larrcy; il représente OD Tni boulon de chemise, dont la plaque supérieure s'engage dans le nex par la fiitnk, tandis que la plaque inférieure se colle l'Ia voCito. Il va sans dire que, cunnne dans les instruments déjà décrits, une ti;je traverse la pcrforulion.
Il n'enest plus deméme des obturateurs de la deuxième classe, ils ne s'cnga^jcut pu dans la perte de substance.
D'après HH. Gaujot etSpillmann, ■ ce fut Dourdi't, le premier, qui imat{inu de ne plus mettre aucun corps étranger dans l'intériour do la perlorutioii, mjis de fermer le passage entre la boude et les fosses nasales, au moyeu d'une simple plaque attachée aux deoU Toisioes par des Gis mélaltique* >.
C'était un grand pn^r^a, mais le moyen de fixation était loin d'être perfait; il était réservé! M. Desbarrcit d'en appliquer un bien supérieur en fixant fa plaque aux dents voisines par des crocheta remblahles i ceux mis en usage pour les dentiers artificiela. Il va sans dire que ces obliirateors. pour bien fonctionner, doivent £lre faits mt des muules repi-c sentant eiacti-mcnt la forme Ai: h niJi:li»ire. La figure 3 ou MO de i' Artaud représente l'obturateur 1 cnxtliettt A/f. Uw\t..
750 PILAIS ARTIFICIEL.
Pour prévenir raccumulation de amcofiités, il t paru utile dans quelques cârcoastances de bomber légèrement le centre de la plaque.
Les appareils qui viennent d*être passés en reTue servent seuiemeni à remé* dier aux perforations osseuses; mais celles^ sont moins fréquentes que celtes qui atteignent le voile du palais, et la prothèse palatine a £ût on progrès immeose quand elle est parvenue à s'adapter aux divisions de oelot-ci où anjourdlmi elle rivalise avec la chirurgie sanglante à laquelle die est sapérieare dans un bon nombre de cas.
Le premier voile palatin artificiel fut celui de Nasmytb» chinirgiea de h reine d'Angleterre ; il était formé de deux portions, Tune rigide, fixée au pilsM et constituée par une lame d*or; Tautre postérieure» articulée airec la première» sous-jacente au voile, et composée d'une foule de lamelles imbriquées oommeki écailles de poissons ; son poids trop considérable entravait son fonctionnemeot
En 1842, M. Schange {Précis sur le redressement des dents. Paris) en proposa deux nouveaux.
Ces appareils, se bornant à empêcher le passage des aliments et des boissons dans les fosses nasales, ne modifiaient pas les vices de la prononciation.
En 1845, un médecin américain, Ch.-K. Steam (the LanceL London, 1845), atteint lui-même de division congénilale du voile» s'adapta un appaieiJ de son invention, dans lequel la portion mobile répondant au voile« était en caontcbouc. Suivant Vidal de Cassis» quand l'instrument était en place» Steam parlait absolument comme si le voile du palais eût été complet; quand l'appareil étût enWvé, la parole devenait inintelligible; mais le mécanisme était trop compliqué* d'une grande délicatesse et sujet à se déranger. PfuUihen, Blandy» Otto (de Bile) et Duliler, Gion, Kinsgley (de New-York), Désirabode, indiquèrent de nouvetox appareils.
Enfin, disent les auteurs de V Arsenal, entre les mains de Préterre, la prothèse palatine est arrivée au degré de perfection qui, probablement» ne sers, pas dépassée.
Les premières tentatives de M. Préterre furent dirigées de manière k perfectionner les appareils de Slearn; il y entrait plusieurs pièces, des ressorts métalliques...
Le deuxième groupe de ses obturateurs est tout différent : c ici (fig. 3), Tinstrument est comi)osé d'une seule pièce de caoutchouc, molle en certaines parties, dure en certaines autres et présentant divers degrés d'épaisseur; si on ressort est nécessaire, il est aussi en caoutchouc et fait corps avec l'apparél (Gaujolet Spillmann). Ce qui caractérise Tappareil de Préterre, c'est qu'il repose sur le principe de prendre le point d'appui non plus sur les dents, mais seulement sur le pourtour de la division, fait important, puisqu'il permet la pose de rinstrument, alors même que manquent les dents.
Lettre Y, portion du voile artificiel comblant la solution de continuité; cette portion est surmontée par une saillie creuse (probablement* une gouttière) g, dans laquelle pénèti*ent les portions restantes du voile et de la Toùte palatine, (le manière à ne former qu'un seul bout avec la pièce artificielle. La lettre P indique une saillie de caoutchouc qui contribue à maintenir l'appareil sur le bord postérieur de la voûte; en avant, l'appareil se termine en G, par un ressort (ixé sur la partie antérieure du maxillaire, en supportant une dent artificielle D.
Dans le but de donner plus de souplesse et d'élasticité i l'appareil, H. Pré-
terre a imagiaé de placer nir sa face aupërieure un ressort de caoalehouc fùsanl corps arec le voile artificiel auquel il est soudé. La lettre R indique le ressort de caoutchouc. Les auteurs de VAnenal insistent, avec mison, sur la nfeessité de Tatre subir au sujet une Mucatîoa gymnastique de la parole, pour l'amènera tirer tout le parli possible de l'appareil; il ne laut pas non plus exagérer la portée de ce précepte, de manière i entraîner un ddplacement trop prolongé ou nne augmentation trop considérable d'honoraires.
Fig.5.
En somme, ce serait se faireune grande illusion que de croire que par l'emploi da mullenr de ces obturateurs on puisse rendre à la voix son timbre, aux paroles leur netleld, et ft la prononciation sa pui-eté; une oreille exercée reconnallra toujours, en entendant parler les personnes, l'existence d'une division dn TOÏle du palais, mais enfin le sujet se fait comprendre.
[I eit un prânt de pratique qui se lie intimemenl à la question de la prothèse palatine... SI l'on a aiTaireùun enfant, û quel ài^e doit-on lui en iâire l'application? Le bec^de-liërre concomitant a été opéré avec snccès... L'enfant, que nous sopposons arrivé k sa sixième ou huitième année, a une prononciation trèsimparftite.
Faut-il attendre le complet développement du sujet? Faut-il agir de suite, •auf à renouveler plusieurs fois l'appareil suivant les dimensions de la perte de •nbalance? Avec sa voix nasillarde, son défaut de prononciation, l'enfant ne fait ■ucoo progrès i l'école, il est timide, gi!né devant ses camarades, pour lesquels il est souvent un sujet de moqueries qui peuvent avoir sur son caractère nne fielleuse inllnence. Il y a donc tout avantage à remédier le plus Ht possible îi MM infirmité.
C'est parce que, dans une carrière chirurgicale de plus de quarante ans, nous avons été k même d'apprécier les inconvénients de la temporisation, ijue nous ïnsistous fortement pour que l'on agisse sans retard. J. Ansni.
PAiiUB BE L.IÈYKE. Nom donné au Laiteivn {Sonchim oleraceiit 1..).
PALAH. Non) indien donné au Nerium linctorii
rAMJLLA. Nom donné aux Holuques au Muteadier {Myriitka numrhala L. ).
75i PALATINS (NERFS).
PALAHBTimai. Nom donné aux Indes an Myriitica tomenUna ou M»cade longue (vùy. Muscadier). Pl.
PALAHPlSSik. C'est la poix noire. D.
PALiUil. Nom donné, dans le Malabar, au Bananier [Musa paradisiacah,).
Pl.
PALAKBER (Lars-Adolph). Né à Kôping le 13 mars 1758, fit ses premières éludes à Aabo, fut élève en chirurgie à Stockholm en 1 775, et se reudit à Upsal en 1779 pour y suivre les cours de TDniversité. De 1780 à 178i, il serrit dans la marine, fut nommé en 1782 médecin à Westenrik, et en 1785 clûnirgien en second de l'hôpital des Séraphins à Stockholm. En 1787 il fut Dommé médecin des manufactures de Skedbo et de Forsbo (Roslageo), et en 1793 premier chirurgien de l'amirauté, en 1794, chirurgien sur la flotte; en 1797 directeur du lazaret de Garlskrona, poste qu'il occupa jusqu'en 1837; en 1803 il avait été chargé de cours à l'Hôpital de la marine. Il est mort le 8 mai 1840.
Nous citerons de lui :
I. Breftill fram. Prof. Bergiuê. In iMkâreochNtUurfonkning, 1. 1, p. 1&4. — II. EmhU- Relalion, Ibid., t. IIII« p. 389. —III. Sjvkdorm ïlândeUer, In Svenêka Làkare Saiàkspet Handlingar, t. VII, p. 243 à '262, 18i0. — IV. Auizug aus einem Briefe an Uf Mmk mu Rosentchotd, die merkwûrdigslen KrankheiUtufâUe helreffend, die im Jakrt 11)9 ûufder ehirurgiêchen Seite des AdmtraliiâUSpiialeê zu CarUhrona vcrgefalUn sind. \a Svrd. Arch. fur Nalur- und Anneiw., t. III, p. 29 i 44, 1802. A. D.
PAliASA. Nom donné aux Indes au Butea frondoM, Roxb. Pl.
PALATIIVS (Nerfs). Nervi palatini de Meckel, Sœmmerring, etc., gvltuiih palatins de Chaussicr.
Origines, Naissant du ganglion sphéno-palatin, dont la description se nlladie à celle du maxillaire supérieur, deuxième branche du trijumeau, les filets dont se composent les palatins ne font que traverser ce ganglion et se continuefitavec ceux dont se compose son système allèrent (Longet), dont il est indispensable de rappeler ici lorigine. Ces nerfs afférents viennent de trois sources et jouissent d'autant de propriétés distinctes. Le premier forme plusieurs faisceaux qui sortent du maxillaire supérieur, c'est la racine sensitive; le second renferme des libres motrices qui se détachent du nerf facial par Tinterraédinire du grand nert pétreux superûciel ou rameau crânien du nerf vidien; enûn le troisième (racine sympa tlii(jue) provient du ganglion cervical supérieur du grand sympathique ; c'est le rameau carotidieu du nerf vidien.
Les nerfs palatins faisant suite à ces trois ordres de fibres participent de leur triple nature; ils renferment des filets sympathiques, des filets sensilifs et des filets moteurs; mais dans leur mélange et leur entre- croisement aucune particularité de volume, de forme ou de couleur, ne peut servir à les reconnaître les uns des autres. Il y a bien dans le ganglion sphéno-palatin des fibres nerveuses qui y prennent directement naissance, puisqu'elles émaneraient des cellules de la substance grise (Prévost, Recherches sur le ganglion sphéno-palatin [JrdL de phys, \ 868J), et ces fihres, d'après le même auteur, iraient se répandre dans le nerf sphéno palatin; mais je ne sache pas qu'aucun anatomiste ait afaitf que des filcls de celte nature aient pu être suivis dans les palatins. Nous deroc?
constaler par cootre, avec Longet» que ces derniers nerfs reçoivent plusieurs filets du maxillaire supérieur» qui n*ont pas ti*aversé le ganglion.
On reconnaît l'existence de trois nerfs palatins : l'antérieur, le moyen et le postérieur.
Situation^ trajet, terminaison. Palatin antérieur. Ramus nervi palatini major et anterior de Meckel. Plus volumineux que les deux autres au devant desquels il est situé, il occupe le conduit palatin postérieur, descend verticalement et sort par l'orifice inférieur de ce conduit pour se terminer par des branches antérieures et des branches postérieurs; les premières, au nombre de deux, se distinguent en interne et en externe; la première, se rapprochant de la ligne médiane, va se distribuer dans la muqueuse et les glandules de la voûte palatine; la seconde se perd dans la muqueuse des gencives.
Les branches postérieures qui naissent quelquefois dans Tintérieur même du canal palatin se dirigent d'avant en arrière et vont s'épuiser dans les glandules du voile du palais ainsi que dans sa muqueuse.
Enfin le palatin antérieur, avant de sortir du conduit osseux, donne une branche collatérale désignée sous le nom de nasale postérieure et inférieure, pour la distinguer du nerf nasal postérieur et supérieur provenant du nerf sphénopalatin.
Le nasal postérieur et inférieur, destiné surtout à la muqueuse du cornet inférieur, peut être suivi jusqu'à la partie antérieure de ce cornet, ainsi que dans le méat moyen et le méat inférieur, voire même à la muqueuse du sinus maxillaire.
Nerf palatin moyen. RamiUm minimtu exterior nervi palatini de Meckel. Moyen par sa situation, ce nerf est le plus petit des trois : tantôt contenu dans le canal palatin proprement dit, tantôt dans un conduit accessoire, il se porte en arrière et va se distribuer aux glandules et à la muqueuse du voile du palais.
Nerf palatin poUe'rieur, Ramulus minor posterior nervi palatini de Meckel, tient par le volume le milieu entre les deux précédents; il est contenu dans un conduit qui lui est propre, puis se réfléchit en arrière et se divise en deux ordres de filets dont les uns se rendent aux glandules et à la muqueuse du voile du palais, tandis que les autres, plus importants, se distribuent à deux muscles élévateurs de ce voile : le palato-slaphyiin et le péristapbylin interne, ainsi que Longet, le premier, i*a très-bien démontré.
Physiologie. Il est à peine nécessaire de dire que les filets sensitifs et sympathiques des palatins président : les premiers à la sensibilité des muqueuses auxquelles ils se distribuent, les seconds à la sécrétion et la nutrition des glandules.
Quant aux usages des filets musculaires, ils occupent une place plus importante dans la physiologie de ces nerfs, et nous nous y arrêterons plus longuement. Et d'abord, quelle est la provenance de ces filets? A M. Longet revient le mérite d'avoir résolu ce problème; avant lui tous les auteurs admettaient que le grand nerf pétreux superficiel, filet crânien du nerf vidien, marchait d'avant en arrière du ganglion au facial, et Cloquet, Hirzel et d'autres anatomistes, ajoutaient même que certaines fibres, quoique situées dans l'intérieur du névrilème du nerf facial, ne faisaient que s'y accoler pour s*en détacher plus loin et former
MCT. ixc. r s. XIX. 48
Î51 CALXTIKS (NERFS).
la corde du tympan. Hais, grâce i une dissection mimitieuse el i l'usage de l'rtu acidulée avec l'addn axolii|iie. Lim<[e( reconnnl que le fadal, au tiiteau it l'hialiis de Fallope, envoyait un certain nombre de filais qui, dirigés d'arrière en Bvjinl, concourent i rormcr le grand nerl pélreiix (1-onget, Analomic et phfihloffie du lyilfme nervntr, l. II. \>. il i) « el, msrdianldu racial »crs leganglioa spliâno-palatin, représentent la racine motrice de ce ganglion, le Iratersent pour s'unir aux nerr» palatins poster leurs et se terminer dans les muscles périslapln&i interne et palato-staplijilin. c'est-à-dire dans les éliivalenrs du voile du pabk. Les tilets qui animent ces mttsctes ne sauraient provenir des palatins poff.nam eui-mêmes, et ils m'ont paru devoir appartenir au Tacial. puisque sa ptraljncl une certaine hauteur entraîne en elTet («lie des agents a>ntr.ibtil«s qui éièialU voile du palais et meuvent In luelle. »
A l'appui de cette manière de voir universellement admise de nos jour», eUnu encore ce passage où le proresseurSnppey.dans son Ànalomie Uencriplipe, dédin qu'à l'aide de dissections attentives on parvient, sans beaucoup de dilticullài i conslaler lu continuité des lilets nerveui du )ialatin [loslérieur qui se dii>tnlMdtt ant muscles pulctlo-siapliylio et péristapliylin interne, arec le grand nerf pdtraii superficiel.
Longct invoque encore certains fait* pnlliolo<;iqiies : I- une obserration npporléc par H. Montanll (Thèse inuugui'^lc. I8r>l, □" 3U0), concernant u«liémFplégie raciale recueillie dans le service dcM. Itaîlh, et curieuse en ce kos qu'il y avait une paralysie concomiUinte de la luette et d'une moiiii! duvoîleiln|iibii: 2° un cas pareil, tu par M Lon^et don» le service de M. Cboiuel;3*deuiiuln9 eieinples analogues observés, l'un |iar M. [)iJay, l'autre par M. Cnivcilbicr. « Uaiis tous ces cas et dans plusieurs autres vus par M, Sôguin, la luette a toajours offert une déviation i gauche, si h paralysie était à droite, et vice varuf (Longel). // est bien évident que ta jjaralyiie de la luette ne devra «mnai/hirr que si la coûte paralytante liége tur le nerf facial avant ton premier cwJt el l'hialu» ik Fiillope; en d'autres tiTmes, entre l'origine du grand otrfjéutfa suiierficicl et le bout central du nerf facial.
Les idées nouvelles alors de M. Longet trouvèrent des contradicteurs. II. Mmi (Thèse inaugurale, 31 ao))! 18il) lit observer que la luette est naturellcnenl déviée elque. par conspuent, on a pu prendre ces déviations iiaturellei pour un étal pathologique. Cet arjjument ne me parait pas d'une grande valeur. Il a'tn est pas de même de celui qui suit, au premier abnrd du moins : Ayant gainai)' le nerf facial dans le crAne, M. Oehruu a constaté que presijue joujoun les muscles anvquels se. distribuent les filets du palatin postérieur restent iniiM^ biles, tandis qu'il est établi que ce mode d'expérimenUtion, appliquai an ttaf moteur, détermine des contractions dans les muscles où il se répand : ainsi. U galvanisation de l'hypoglosse, celle des racines antérieures des ocrfg radûdiaii, donnent constamment ce résultat. M. Lon^et fit observerqiie le même iilalwinifir ne se produit plus quand on agît sur des filets nerveux qui travtfstol tn ganglion du grand sympatlûque ; qu'ainsi la galvanisation du nerf moteur oculaire commun reste sans effet sur la pupille, quoiqu'il soit bien reconnu que V nerf, par l'intermédiaire de la racine grosse et courte du gan<:lion ophlhalmiqut. tient sous sa dépendance la contraction des libres circulaires de l'iris, ainsi <p* cela résulte de la paralysie de ces libres, soit à la suite de la section du noUtf oculaire commun chez les animaux, soit par suite des paralysies si fràfiKoUt chez l'homme de c« m&me nevf, cas dans lesquels on constate toujours la i^
talion de la pupille, en même temps que le strabisme en dehors et la chute de la paupière.
Les fibres motrices qu'envoie le facial au nerf palatin postérieur et, par son intermédiaire^ aux muscles élévateurs du voile du palais, traversant le ganglicm fphëno-palatin comme celles du moteur oculaire commun traversent le ganglion opkthalmique, il n'est pas surprenant que la galvanisation n'agisse pas sur elles» el, par cela même, l'objection de M. Debrou ne prouve rien contre les idées de M. Longet. Disons de plus que des expériences d'un autre ordre viennent enocve fortifier ceIle:HÛ : quand on arrache le facial, les fibres du palatin postërieuc affectées au palato-staphylin et au péristaphylin interne subissent une d^énéretoenoe complète, tandis que l'extirpation du ganglion sphéno-palatin (Prévôt) B*eiilraine pas l'atrophie des filets du grand nerf pétreux superficiel; nouvelle preuve que œ nerf ne se dirige pas du ganglion au facial, mais bien de celui-ci fers le ganglion.
U reste à rechercher à quelle fonction se rattache la contraction des rouaolcs élévateurs du voile du palais. M. Longet la croit surtout destinée à obstruer rorifice postérieur des fosses nasales pour prévenir, sur le sens olfactif, la répé^ tiliou d*nne mauvaise odeur. « Si nous nous observons attentivement, ditce physiologîsle, au moment oîi une odeur désagréable nous impressionne, nous reconnaissons qu'une forte expiration s'efTectue d'abord, dans le but d'expulser Tair odorant, puis que Tinspiration, au lieu de se faire par les narines, a lieu par la boudie. Alors les muscles palato-staphylin et péristaphyfin internes élèvent le voile du palais qui, placé horizontalement, ferme en arrière les orifices des fosses nasales en empêchant la circulation de l'air dans leur iotérieur, et par conséquent prévient de nouvelles impressions sur la membrane ollSictive. »
Tout en admettant volontiers cette interprétation, elle nous parait bien exclusive. L'élévation du voile palatin joue un rôle plus complexe et contribue certainement aussi à la déglutition et à la phonation. J. Aobry.
PALATINS (Os). Les os palatins appartiennent à la région faciale, tout ea ayant aussi des connexions avec le crâne. Quoique étant d'un petit volume, leur rUe est important, car ils font partie de la voûte pahitiue dont ils constituent envinm le tiers postérieur ; ils contribuent à former la paroi externe des foaies nasales, ainsi que l'arrière-fond de la cavité zjgomatique ou fosse ptérjgo^ maxillaire, espèce de carrefour si remarquable par les cinq orifices qui viennent s'y ouvrir et qui donnent passage à autant de nerfs ou de vaisseaux du plut kant intérêt; enfin ces petits os, car ils sont pairs, prennent encore part à la formation de la cavité orbitaire, du sinus maxillaûre, du sinus sphénoïdal et de la fosse plérygoïdienne. Aussi, avant de les étudier à l'état d'isolement, importe-t-il d'en bien constater les connexions et rapports généraux. C'est alors, aenlement, qu'on peut aborder l'étude des particularités relatives à leur forme, leur dimension, leurs faces, leurs bords, etc., pour envisager encore en détail leur union avec les autres os voisins.
Ce sont donc des os plats, minces, fragiles, trop souvent livrée à l'élude de Tobservateur avec quelques mutilations résultant de la préparation. Leur forme est celle de la lettre L; comme cette lettre, ils ofTrent i considérer une brandie horizontale ou palatine, et une branche verticale ou naso-orbitaire.
^^ Portion horiwntak. Si Ton jette un coup d'œil sur la voOiU ^^Wviwv^^
on y distingne deux Ugnes droites qui se coupent à tngle droit; Tune d^elles occupe la ligne médiane et se diiige dans le sens aniéro-postérieur; l'antre est transremle et rencontre la première vers la réunion de ses deux tien antérieurs a^ec son tiers postérieur : eh bien, tout ce qui se trouTe situé en arrière de la ligne transversale fait partie de la portion horixootale; il nest peut-être pas inutile de rappeler qu*au point d*intersection des deux lignes ou sutures, si Ton enfonce la pointe d'une aiguille, on touche diiq os â h fob. On n*a aperçu jusqu'alors que l'une des faces de la portioa horiioiitale de
l'os palatin.
Mais cette portion a en réalité deux faces et quatre bords.
La face supérieure fait partie de la paroi inférieure de la fosse nasale correspondante; elle est lisse, un peu excavée et légèrement indinée en arrière.
La face inférieure ou palatine est plus rugueuse, hérissée de crêtes dont roue, plus marquée et située vers la partie postérieure et externe, donne attache au muscle péristaphylin externe; au devant de cette crête est une édiancrure qui, réunie à une semblable échancrure de la tubérosité du maxillaire supérieur, constitue un oriûce arrondi qui n'est autre que la terminaison du canal palatin postérieur. Au reste, ces deux faces de la portion horisontale de l'os sont quadrilatères et un peu plus étendues dans le sens transversal que dans le sens antéro-postérieur.
Des quatre bords, Tun antérieur est taillé en biseau aux dépens de la face inférieure, et s'appuie sur le bord postérieur de l'apophyse palatine du maxillaire supérieur en se soudant, ou plutôt s'engrenant avec hii.
Le bord postérieur plus uni, moins épais, décrit une courbe légère : à soo extrémité interne, on voit une petite languette osseuse aplatie, qui, soudée avec celle du côté opposé, forme l'épine nasale postérieure. Ce bord donne attache à rapoiiévrose du voile du palais.
Le bord interne est le plus épais, il est inégal, hérissé de pointes destinées ï la suture des deux congénères : sur la partie supérieure de ce bord se voit une petite crête qui forme avec celle du coté opposé uue gouttière qui reçoit le bord inférieur du vomer.
Le bord externe forme avec la deuxième portion du palatin, portion verticale ou nasale, un angle droit rentrant en liaut, saillant en bas.
Dimensions. Portion horizontale. Grâce à l'obligeance de M. A. Éloffe, naturaliste, rue Monsieur le Prince, 65, qui a bien voulu mettre cinq crânes à ma disposition, j'ai pu me livrer à quelques mensurations sur la face palatine de cette portion. J'ai pris, en travers, la distance comprise entre la salure médiane et la partie externe de l'orifice inférieur des conduits palatins, puis, d'avant en arrière, la distance du bord postérieur â la suture transversale, et, ce qui donnera peut-être de l'intérêt à ces recherches, c'est que, parunpureflet du hasard, chacun des cinq crânes appartenait à un peuple diflerent. Quoi qu^il en soit, sans y attacher une importance exagérée, nous consignons dans le tableau suivant les chiflres obtenus :
i<^ Crâne de Français, tête assez volumineuse, doUcocéphale :
TransTersalement 18 mUliinètres.
D'avant eo arrière 11 —
2® Crâne de Tunisien, peu volumineuse, brachycéphale :
TransTersalement 17 BnOlioièU^
D'aTaot en arrière 6
3" Crfloe de naturel des îles 8andwicli, volume moyen, brachycéphale
4* Crâne d'Indien de Pondichéry :
Tranmmlemunl.
D-BTiDi emmf'rB,
5" Crdne de Cbinois, volume moveii, forme ovale
Prenant h moyenne, nous obtenons Itî""",! pour le diamètre transversal, et pour le diamètre antéro-postérieur 8'"'", 8.
Portion verticale de l'os palatin. Placée de champ et ï peu près verticalement, elle est aplatie et quadrilatère: sa hauteur ou diamètre vertical maximum est de 55 i 40 millimètres; sa largeurou diamètre antéro-postiVicur 12 à 15miU liniètres, son épaisseur très-peu considérable. On lui considère deux Faces et quatre bords. La face eiterne forme le sommet de l'arrière-fond de la fosse zygomalique. Un y remaivjue trois particularités : en avant, une surlace lisse, en rapport avec le sinus maxillaire et tapissée en partie par la muqueuse de ce sinus; plus en arrière, et dans tonte la hauteur, une surface rugueuse destinée à l'union de l'os avec une sorlace semblable, située à la partie postérieure de la face interne du maxillaire supérieur; enfin, plus en arrière encore, la gouttière si importante qui, en s'unissant avec une gouttière analogue, creusée sur le bord postérieur du maxillaire supérieur, constitue le conduit palatin postérieur.
Face interne. Elle contribue i former la paroi externe de la fosse nasale, présente deux crêtes antcro -postérieures et deux larges gouttières ou surfaces concaves.
Des deux crêtes, la plus élevée, située immédiatement nu-dessous de l'apophyse orbitaire et peu développée, est destinée fi s'unir ù l'extrémité postérieure du cornet moyen; l'autre crête, beaucoup plus manjuéc, s'articule aveclecornet inférieur. Quant aux deux gouttières, elles font partie des méats moyen et supérieur; la supérieure occupe l'espace qui sépare les deux crêtes; l'inlérieure, située au-dessous de la crête destinée au cornet inférieur, se termine à ta jonction de la portion verticale avec la portion horizontale du jialatin. Leur hauteur est de 8 ï 10 millimètres.
Bord*. L'antérieur, vers sa partie moyenne, offre une sorte d'éperon aplati qui rétrécit l'orifice du sinus maxillaire en s'engagcant dans la fissure qu'on remarque h la partie inférieure de cet orifice ; la l'ace externe de cet éperon est tapissée par la muqueuse du sinus.
Le boi'd postérieur, légèrement courbe, s'articule avec le bord antérieur de l'aile interne de l'apophyse plérygoïde; en bas, il s'épaissit, se recourbe eu haut, en arrière et en dehors, et constitue i;e qu'on a nommé l'apophyse pyramidale ou ptérygo'idienne qui s'interpose dans l'échaucrure intermédiaire, aux extrémités inférieures des ailes des apophyses ptérygoides, et complète la fosse ptérygoïdienne. Sur cette apophyse pyramidale du palatin, trois fossettes sont nettement marquées : l'une externe, rugueuse, articulée avec le bord antérieur de l'aile externe de l'apophyse ptérygoïde: l'autre interne, également inégale, unie ■u bord antérieur de l'aile interne. Enfin la dernière, an milieu, contribuant i former la fosse, entre les deux ailes.
fli PALATINS (VAISSEAUX).
La surface inférieure de l'apophyse pyramidale appartient i li »oftte pilstÎM. ' On y remnn|ue les Jeux orîQi^ des conduits palatins acecssoîret; enfin sa r«e externe est dentelée pour s'articuler avec la lubérosilË maxillaire.
Bord mpérietir. Moins long que les prL^c^ents, oblique d'avant en arrière et de haut en bas. il présente à étudier deux aiwpliyscs et une échaocnire.
Des deux apopliyses, l'aotérieuie ou orbitaire est sur un niveau plus âe^i, et offre i considérer cinq lacettea distinctes : 1° la facette orbitaire ou supérieoiF. qui constitue i la partie la plus reculée du plancher de l'orbite un petit ilol triangulaire: 2< facette zygomatiqne ou externe, faisant partie de la fosse ptéiygo-maxillaire, et sépaiëe de la préirédcitte par une petite crête mousse qui contribue J former la fente sphéno-maxillaire; 5° la facette maxillaire on anlérieurc, rugueuse et unie au maxillaire; 4" la facette elhmoTdaie ou tUlJ:nie. en rapport avec l'ethmoïde et creusée d'une cellule; 5* enfin, la facette aplt^naîdik ou postérieure, en rapport avec la prtie inférieure du sinus sphéno'idal: qnind le sinus palatin s'ouvre sur celle fatelle. il communique avec le précédent
t'apopliysc postérieure, séparée de la première par l'âchaDcnire sphéno-pahtine, porte le nom de sphéuoidale; on y trouve trois facettes : l'une interne, eoncouranl A la formation de la ibsse nasale ; l'autre externe, regardant du eA\i de l'arri^re-fond de la losse lygomatiqtie ; enfin une supérieure, renur^uable par l'eitislence d'une petite gouttière qui contribue il former le conduit plàigops latin.
Quiint â l'échancrure de ce même bord supérieur, son importance attire tout parliculiiTcnienl l'attention, puisqu'en e'unissaut avec le sphénoïde elle contribue & former le fameux trou sphéno-palalin, indispensable à connaître pom l'étude des nerfs crSnicns et de l'artère maxillaire interne.
Tour lerrainer ce qui a trait à la portion verticale de l'os palatin, rappe que son bord inférieur se confond avec le bord externe de la porlion liurituntl
Conae.rion. Le palatin s'articule avec deux os du crine et trois os Sa^ face, s.-ins compter son articulation avec son congénère. 1° II est en contactit retlimoide par son bord supérieur (spopbysc orbitaire] et sa face interne ; S'il le spbénoï'le pur son boi'd postérieur, l'apophyse pyramidale et les deni l| physes de sou bord supérieur: Z" avec le maxillaire supérieur par MD I antérieur et l'apophyse orbitaire; i- avec le cornet inférieur par sa face inta enfin, avec le vomer par la cr^te du boni interne de sa portion boriEontale.
Développent enl. Il ne possède qu'un seul peint d'ossification aitui 1 la jl tioQ des deux perlions : tout d'abord il se développe plus rapidement dn à la porlion horizontale qui se prolonge davantage; plus tard, il s'ctablitfl deux portions une sorte d'égalité (Safipey, Anatotnte dacriptive) . A» hrlt mesure que le sinus maxillaire se développe, le bord postérieur <Iu miiUll s'agrandissant considérabkment de bas en haut, on voit In portia s'allonger aussi et devenir prédominante. J. Acht.
rAl.ATINS (VàissEA'ix). I. Artère fautine. Lb supérieure parld l'ertère maxillaire interne au niveau du sommet de la fosse xygomatiqui porte verticalement en bas et pénètre dans le conduit plalin postérieur qW^ pai-courl dans toute son étendue, puis, après avoir franchi l'orifice iiifénaarelle se Téflèchit d'nmète en avant, marche, en décrivant des sinuositiSs entre h Voûte du palnis cl U mw^ueuse. et arrive jus<iu'au conduit palatin ■iitéHew, dans lequel eHe s'e\iç.aftti çout ^ Mvas.Vnva'iWM asw. \% v«meau exterue <I*'|S
PALATO-PUARYNGIEN (MUSCLE). 759
branche Interne de la sphéno-palaline, lerminaison de l*artère maxillaire interne.
Dans ce trajet, l*artëi*e palatine supérieure fournit : 1^ un ou deux rameaux qui péuèti'ent par les conduits accessoires du canal palatin postérieur, et se r^Mindenl ensuite dans l'épaisseur du voile du palais.
2"" Des rameaux destinés aux glandules palatines et à la muqueuse.
3* Des rameaux gingivaux qui se distribuent aux alvéoles et au périoste alTéolonfentaire.
La palatine inférieure nait de la faciale dans la région sous-maxillaire, d'où elle se porte en haut, et vient se terminer dans le voile du palais en s'anaslomosant avec la pi*écédente et les pharyngiennes inférieures, branche de la carotide externe.
IL Vbihb PÀLAniiB supÉRiBUAR. I«a veine palatine supérieure vient de la région palatine. Elle suit le même trajet que Tartère palatine supérieure dont elle est satellite, et se jette dans le plexus alvéolaire qui est situé sur la tubérosité maxillaire.
Les veines palatines inférieures suivent le trajet de Tarière du même nom et aboutissent à la jugulaire interne.
UL Vaissbâux lymphatiques. La muqueuse palatine est recouverte par un riche réseau de capillaires lymphatiques extrêmement déliés; ils se réunissent aux vaisseaux lympliatiques du voile du palais et se jettent dans les ganglions cervicaux. J. Aubrt.
PALATO-CILOSSE OU «L09S0-STAPHYLIK (Huscle). Il forme la charpente musculaire du pilier antérieur du voile du palais; fascicule dans sa portion moyenne, ses deux extrémités s^iriadient, la su|iérieure dans la portion postérieure du voile du palais où elle se fixe sur la face profonde de la mu(|ueuse, et rinférieare sur le bord de la base de la langue, immédiatement en arrière du Y des papilles caliciformes, entre les fibres les plus élevées du pliaryngo-glosse et du stylo-glosse d'une part, et les fibres les plus externes du lingual supérieur de l'autre. Les nerfs proviennent du plexus pharyngien.
Action. Prenant leur poiut d'appui à la langue, ils ont pour effet d'abaisser et de tendre le voile du palais, mais, si leur fixation se fait eu haut, ils élèvent la base de la langue et poussent le bol alimentaire vers le pharynx. J. Aubry.
PAliAT^-PHAATivCilBN (Muscle). Il offre trois portions : l'une supérieure ou palatine, disposée en éventail; une moyenne, fasciculée, occupant l'épaisseur du pilier postérieur; la dernière, divergente, située dans les parois du pharynx. Sa direction générale est oblique en bas, en dehors et en arrière. Par sa portion palatine, il contribue à former la couche musculaire inférieure du voile du palais, où il présente trois faisceaux convergents qu'on distingue en faisceau accessoire externe, faisceau accessoire interne et faisceau principal : le premier s'attache au cartilage de la trompe d'Eustache ; le second au bord externe de l'aponévrose du voile du palais, mais plus superficiellement que le muscle péristaphylin interne. Le faisceau principal, plus profond, se glisse sous ce dernier muscle et vient aboutir à un raphé fibreux, pour s'entre-croiser avec son congénère. Ces trois faisceaux d*origine se réunissent en une masse unique, comprise dans l'épaisseur du pilier postérieur et formant une partie rétréciequi ne tarde pas à se dissocier dans la paroi latérale et ^sUti^xkY^ ^^ol ^\v^\kv ^n.
760 PALATO-STAPHYLIN (VUSCLE).
plusieurs ordres de fibres : les plus élevées se portent presque horizootalement en arrière pour 8*entre-croiser sur la ligne médiane. Les moyennes se rapprochent successivement de la direction verticale pour s'attacher, les unes au cartilage cricoïde du larynx, les autres à son cartilage tliyroïde. Tapisse k sa face interne par la muqueuse du pharynx, ce muscle est en rapport, en dehors, avec lestrob constricteurs et le stylo-pharyngien. En avant, il est séparé du palato-glosse oo glosso-staphylin par Tespace qui se trouve entre les deux piliers et qui loge Tamygdale.
Il reçoit ses filets moteurs du nerf glosso-pharyngien et du spinal.
Fonctions. Ce muscle a des attributions multiples et très-importantes.
A farticle DéGLUTirioif, on a fait ressortir un fait capital : dans le deuxième temps de cette fonction, il est de toute nécessité qu'au moment où le bol alimentaire franchit le pharynx pour passer de Tisthme du gosier dans l'oesophage rorifice postérieur des fosses nasales soit fermé. On a recherché le mécanisme de cette fermeture, et, après avoir écarté les théories anciennes, c'est-ânlife Télévation du voile du palais horizontalement ou même son renveisement complet en haut, à la manière d*un pont-levis, on est arrivé à admettre ropioion de Gerdy et Dzondi, c'est-à-dire la formation d'une sorte de diaphragme oblique dont les agents principaux seraient les deux muscles palato-pharyngieos (soy. Ph. Bérard, Court de physiologie^ t. H, p. 25, et Hathias Duval : Court de physiologie d'après renseignement de Kûss^ p. 344). Suivant Gerdy, ces deox muscles peuvent être considérés comme formant un sphincter obliqœ qù, venant à se fermer par leur contraction, divise le pharynx en deux portions : l'une supérieure, qui communique avec les fosses nasales; l'autre inférieure, par laquelle passe le bol alimentaire. M. Diondi compare chacun des deox muscles à un rideau dont le bord interne est tiré vers la ligne médiane, et dont l'intenalle est peu à peu comblé en arrière par la contraction du pharynx, et en avant par la luette.
On peut voir à la page 5i5 de la Physiologie de M. Malhias Duval oo schéma qui donne uue bonne idée du phénomène.
On a pu au reste vérifier de visu, sur l'homme, le mécanisme indiqué cidessus : dans les divisions congénitales du voile du palais, on Toit les deux lèvres de la fente marcher Tune vers Tautre quand les deux palato-pharyngiois se contractent.
Pour compléter ce qui se rapporte à l'action de ces derniers muscles, il importe d'ajouter que par leurs fibres obliques et voiîcales, dont rinsertion a lieu sur les cartilages cricoïde et thyroïde, ils participent à Télëvation do lannx et au raccourcissement du pharynx, pendant îe deouème temps de b déglutition: enfin dans la phonation, le chant, l'action de jouer d'un instrument à vent, ils sont encore utiles. J.
PAlAT^-STAPHTLnî (MrscLs). Deux bisoeaux musculaires placés de diaque côté de la ligne médiane du voile du palais portent ce Bon; ik ont à peine r> oiillimètn» d'épaisseur. Tantôt les deox laisoeaux sont distincts, et alors le muscie est pair: tantôt ils sont confondus, et les deux rends premeot le nom d axy^ de la luette.
Ou les trouve immédiatement au-dessous de la mnqoense de la bce supérieure du uMle du i^lais. Rir leur extrémité supérieure ils s'atlacbent, par llatemiédiair^' d une petite Umie açoufèTrolMiue^ à Tépiae nasak postérieure» puis après