XXXVII
Femme.
Homme, archi tecte;
38 ans.
Homme.
39 ans.
Homme.
55 ans.
Homme, 30 ans.
Femme.
40 ans.
Homme, 36 ans.
Mère ti-èsnerveuse.
Néant.
Mère tr^sviolenlt , père goutteux.
Néant.
Mère nerveuse, sœur atteinte de chorée.
Néant.
D'une famille nerveuse.
— ' UJ
as
Vers l'àpe de 20 aus, vertige?, étourdissemenls ot, balteincnls de cœur.
Néant.
Néant.
Enfance triste.
Attaques d'hystérie, cauchemars poussés jusqu'au somnambulisme.
Cauchemars pendant l'enfance, fièvres intermittentes, céphalalgies.
Néant.
Néant.
Néant.
Néant.
Néant.
Néaut.
Chagrins.
Travaux intellectuels excessifs, excès vénériens. Travaux intellectuels excessifs.
Contrariétés, excès véné riens.
Émotions vives, veilles prolongées
Travaux intellectuels excessifs, veilles prolongées.
Brusque.
Brusque.
Brusque.
ca s
GuérisoD,
GuèriGon,
diaque se produisait cliez les chloroliques ; il est nécessaire de joindre alors aux médicaments appropriés une nourriture substantielle. Je dirai à cette occasion que les troubles dyspeptiques, presque constants au début de la maladie, sont utilement combattus par les alcalins, mais notamment la craie prépavée, et le bicarbonate de soude. Les eaux de Vichy et de Vais sont prises avec avantage. Dans les cas où la digestion est particulièrement troublée, j'ai fuit prendre 2 litres de lait par jour, et même davantage, et six à dix œufs crus. Cette alimentation, qui au besoin peut être exclusive pendant plusieurs semaines (observ. XXVUI), réussit d'une façon étonnante eu égard aux troubles digestifs.
La noix vomique, la strychnine, augmentent invariablement les accidents nerveux.
Les solanées vireuses (je n'ai expérimenté que la belladone et la jusquiame) augmentent le vertige, sans bénéfice pour les autres symptômes.
La médication palliative n'est pas moins difficile à tiouver que la médication curative. L'opium et ses alcaloïdes deviennent bientôt impuissants, à moins d'en augmenter successivement la dose, et alors, si l'on parvient à amoindrir un peu les névralgies et à combattre l'insonuiie, on augmente les troubles sensoriels et l'état vertigineu.N'.
CERÉBRO-GiVRDIAQUE (névropathie).
SYMPTOMES PAR QUATRE GROUPES
« Troubles des sens, troubles psychiques et troubles du sommeil.
-[yperesthésie de l'odorat, de la vue et do lie **, cauchemars, sensation de vide et resse, travail intellectuel très-difficile, bnnruernents d'oreille, irritabilité, conceptions verlies conscientes, se sent entraînée sous ■e, alalie, amnésie par moments.
rritabililé *, sensation d'ivresse, diverses salions étranges, croit marcher dans l'air.
'ravail intellectuel impossible, sensation d'isse, sensation pénible dans la tête.
mpossibilité de tout travail intellectuel, senon d'ivresse, irritabilité *.
.ecture et écriture impossibles, diplopie, rdonnemeuts d'oreille, irritabilité, tristesse, ie de pleurer, antipathies et colères non nioes, sensation d'ivresse, cauchemars, troubles s la notion du temps et des lieux, pereepis perverties conscientes, iiotophobie, hypercousie, impossibilité de ou d'écrire, sensation d'ivresse, conceptions verties conscientes, irritabilité *, insomnies, ■ie de pleurer, tristesse constante, antipathies colères non motivées, idées de suicide.
'Iiotophobie, liyperesthésie auditive *, bourincmciits d'oreille, lecture et écriture impos- Ics, sensation dévide *, d'ivresse*-}- et de
e, irritabilité * *, insomnies * * -| 1-,
L's de suicide; alimentation lactée exclusive ir plusieurs mois.
2» Troubles
de la locomotion,
vertiges
et étourdissements.
Vomissements.
Vertig-os, dissements.
étour-
Vertiges avec perte de connaissance, titubations.
3° Troubles
de la circulation,
angine de poitrine
état syncopal.
4» Troubles
secondaires
et aspect
du malade.
Angoisses épigastriques simulant la forme d'accès d'angine de poitrine,douleurs, sensation de mort imminente.
Stranguiation
Vertiges, titubalions.
Étourdissemonls.
vertige *-j-.
Vertiges, tilubation.
Vertiges * * étourdissements.
Palpitations * .
Palpitations.
Palpitations * avec anxiété précordiale, dyspnée □ et strangulation -j — (-, accès d'angine de poitrine * * -|-, lipothymies.
Dyspepsie.
Dyspepsie.
Diarrhée, mai greur, pyrosis.
ce o
Maigreur.
.aspect normal.
Pâleur, maigreur.
Sciatique -t- -|-.
Encore en traitement.
Encore en traitement.
I.e bi'oiTiiire de potassium et le chloral agissent approximativement dans le même sens ; ils m'ont paru cependant préférables à l'opium et à ses alcaloïdes, et dans quelques cas ils ont donné de bons résultats. Dans les moments de la plus grande intensité des accidents douloureux et des insomnies, il serait pre.sque impossible de ne pas employer les narcotiques, mais il importe toujours de le faire avec modération, attendu que l'on est en face d'une maladie chronique, et qu'il s'agit de ne pas épuiser trop vite l'action des narcotiques.
Ce sont les antispasmodiques .seuls qui m'ont donné de véritables résultats.
L'assa-fœtida fut employée à la dose de 2 s 10 grammes, administrée de préférence en lavements ; on peut lui associer d'autres gommes-résines des ombellifères (pilules de Murray, par exemple), à peu près aux mêmes doses, et ajouter quelques gouttes de laudanum lor.-;qu'elles tendent à produire la diarrhée, ce qui est ti'ès-fréquent. Le musc et l'ambie gris (25 centigrammes à i gramme) offrent des avantages incontestables. La potion avec les substances fétides du Codex, prise par cuillerée loiites les heures au moment des grands accès, produit aussi une sédation marquée. Comme boisson, l'infusion de lortes doses de fleurs d'oranger, de tilleul, de racine de sumbiil, ne sont pas sans action. L'étlier m'a réussi quelquefois; d'autres fois, au contraire, il produit de l'agitation; le cliloroforme en
Ul CERF.
inhalation a été employé par uii de mes malades qui, de cette façon, parvint, non sans danger, il est vrai, à apaiser lui-même ses accès d'angine de poitrnie (obs, XXXVlll). De tous les antispasmodiques, c'est la valériane que j'ai le plus souvent conseillée ; trois ou quatre tasses d'infusion de racines concassées prises habituellement, et l'extrait ou la poudre à la do^e de 2 à 10 gramme's, administrés seulement au moment des recrudescences, ont bien réussi. Un de mes malades, dans un moment de violent accès, prit à la fois onze gros bols d'extrait de valériane dont l'ensemble représentait 44 grammes : il n'y eut presque pas de phénomènes d'intoxication ; l'accès fut apaisé. La pondre de valériane est plus active que l'extrait, mais à haute dose elle cause de la pesanteur d'estomac et de l'inappétence ; c'est pour obvier à ces inconvénients que j'emploie un saccharure fait avec la macération éthérée de la poudre, qui garde toutes les propriétés de la substance, mais dégagée de son ligneux indigeste, et qui m'a donné de bons résultats.
Ici se termine mon exposé. J'ai cherché dans un grand nombre d'auteurs anciens et modernes des faits analogues à ceux que j'ai recueillis (voy. Recherches historiques au sujet de la névropathie cérébro-cardiaque . In Gaz. Iiebdom. de méd. et de chir. , sous presse) ; il résulte de l'ensemble de mes recherches que, sous desdénominations très-diverses, on trouve des observations ou parties d'observations rappelant d'une manière plus ou moins éloignée les miennes. L'affection nerveuse que je viens de décrire est relativement fréquente ; des malades comme ceux dont j'ai relevé l'histoire, et d'ailleurs les miens eux-mêmes, ont été vus par d'autres observateurs, mais ce que je peux affirmer, c'est que chacun de ces malades pris isolément, a rencontré autant d'interprétations que d'observateurs.
Je termine cette description en concevant l'espoir que l'attention une fois éveillée sur ce sujet, il sera aisé à tout observateur attentif de reconnaître que la maladie nerveuse dont j'ai fait l'histoire, sous le nom de névropathie cérébro-cardiaque, est une entité morbide, typique et constante, nettement caractérisée.
M. Krishaber.
CÉRÉBRO-SPIIVAL (Liquide). Voy. Céphalo-rachidien.
CÉRÉIiÉOI\I (Cerelœum, de xïjpô;, cire, et slaiov, huile). Mélange de cire et d'huile, qui ne diffère du cérat qu'en ce que la cire y entre en plus grande proportion. F. G.
CERF. {Cervus L.). Genre de mammifères bisnlqueset ruminants, formant le type de la famille des Cervidés, nettement caractérisée par les cornes pleines, caduques, dont la tête des m.àles est pourvue. Les Cervidés ont, en général, la taille svelte, les jambes fines et la queue courte; un pelage fauve en dessus et blanc en dessous. Plusieurs de ces animaux offrent des larmiers, cavités formées par un repli de la peau, au-dessous des yeux, et où s'amasse une humeur jaunâtre, dite larmes de Cerf.
Le Cerf ordinaire, ou Elaphe (Cervus elaphus Linné), est un des plus beaux animaux de nos forêts ; la description en serait superflue. La femelle, connue sous le nom de biche^ est toujours plus petite que le màlcj et ne porte point de bois. Le jeune a le nom spécial de faon jusqu'à six mois; à cette époque, son pelage est parsemé de taches blar.ches sur un fond varié de fauve et de brun.
L'étude des bois du Cerf et celle des mœuis de cet animal, aux divers âges, remplisseni les ouvrages de vénerie; en voici un court apurçu.
CERt\ UÔ
Vers les mois d'octobre et de novembre, le faon mâle prend le nom de hère et l'os frontal se développe latéralement en deux, bosses ou pivots. Cbez le cerf d'r.n an, les élévations frontales et prolongées, d'abord cartilagineuses, s'ossifient et elles ont huit à dix pouces de longueur. Ces élévations sont simples sans ramifications (ou andouillers) , et portent le nom spécial de dagues; une peau velue les recouvre, cette peau tombe et le cerf y aide en la frottant contre les arbres. Le cerf est alors un daguet, et cette désignation lui reste pendant un an.
Vers le mois de mai, chez le cerf de la troisième année, les dagues se détachent du pivot, tombent, et le cerf renouvelle son bois ou sa seconde tête (en vénerie, la lètc du cerf est composée des deux bois, la boîte osseuse du crâne et de la face jorle le nom spécial de massacre). Les bois de seconde poussée sont munis de trois à quatre branches ou andouillers, et la base du pivot est élargie par un bourrelet ou meule. Chaque année, le Cerf renouvelle sa tète et en prend le nom jusqu'à la cinquième année où il a sa quatrième tète; à six ans, il est appelé Cerf dix cors jeunement; à sept, il reçoit le nom de dix cors, et, passé cet âge, il est dit vieux Cerf.
Les Cerfs mettent bas au printemps, ce qui veut dire que les ramures ou têtes, se détachent soit spontanément, soit par efiort de l'animal contre une branche d'arbre. Les vieux Cerfs perdent le bois en février, les Cerfs dix cors \ers la fin de février ou mars, les jeunes Cerfs en mai et les daguets en juin.
Pendant l'hiver, les Cerfs se rassemblent en troupes, ou hordes, dans les endi oils fourrés ; au printemps, ils gagnent le bord des forêts et les taillis clairs. La tête se refait, et à cette époque elle est douloureuse ; plus tard, les Cerfs la frottent contre les arbres, et la peau recouvrant le bois se détache après l'ossification ; on dit que le Cerf a bruni sa lête.
Peu après, en septembre et octobre, les vieux Cerfs commencent les premiers à rechercher les biches, et pour cela ils rayent ou brament d'une voix forte, ils courent le pays, ils traversent des amas d'eau à la nage ; leur naturel doux est change, ils sont farouches et querelleurs. Le rut est luii en novembre, et les Cerfs, fatigués et maigris à celte époque, sont plus faciles à chasser et à forcer.
Les biches portent huit mois environ et produisent au commencement de juin un seul faon, rarement deux. Les biches infécondes qui ne portent jamais sont appelées bréhaignes ; elles sont plus grosses, plus chargées de chair ou venaison. Les daguets peuvent engendrer à dix-huit mois, et on croit que le Cerf vit de trente à quarante ans.
Le Cerf, qui n'est point inquiété par les chasseurs ou les chiens, ne paraît point très^défiant ni rusé, il ne fuit point de très-loin, il s'arrête et considère avec assvirance ce qui frappe ses regards. Il mange lentement, vit exclusivement de matières végétales, et lorsqu'il s'est repu (ou qu'il a viande), il se repose pour ruminer à loisir. La course du Cerf est d'une légèreté proverbiale, il saute et nage parfaitement.
La chair, ou venaison, du faon est très-bonne; celle de la biche et du daguet l'est également, mais celle des Cerfs a toujours un goût prononcé de venaison. La chair des vieux Ceris, à l'époque du rut, a une odeur forte et n'est point agréable à manger ; on dit qu'elle se corrompt plus facilement.
Le bois et la peau du Cerf sont depuis longtemps utilisés par l'industrie humaine. La peau tannée produit un cuir excellent et de bonne durée. Le bois est employé par les couteliers, les fourbisseurs, etc.
Les anciennes pharnr'copées ont retiré du Cerf de nombreux produits : sa graisse,
lu CERFEUIL.
l;i moelle des os, la verge (priapiis cervi), l'os du cœur {crux cervi ou os cordis cervi), et ses bois connus sous le nom de corne de ceri' {cornu cervi).
L'ancien genre Cerf de Linné est aujourd'hui sous-divisé en un grand nombro de sous-genres, Daim, Axis, Chevreuil, etc., et la famille des Cervidés comprend comme genres ceux des Rennes, Elans {voy. ces mots), qui diffèrent des vrais Cerfs : les premiers par la production des bois chez les deux sexes; les seconds par la disposition gigantesque des ramures, dont la partie médiane ou emp:iuninre est Irès-étalce et garnie au bord externe de pointes ou d'andouillers nombreux.
Le Cerf élaphe et la famille des Cervidés n'intéressent pas seulement le médecin par leurs représentants vivants, mais les débris retrouvés dans les cavernes et les couches du sol prouvent que notre pays a nourri des espèces disparues ou reléguées sous d'autres climats. Le Cervus megaceros a existé en France comme eu Irlande. Pendant Tépoque glaciaire, le Renne vivait dans les parties centrales de l'Europe, et les débris de ses ossements gisent à côté des silex taillés et des autres instruments des premières sociétés humaines.
Nous avons vu, h la dernière Exposition universelle de Paris, l'image du Renne parfaitement représentée sur des fiogmenls préhistoriques de bois du mènfie animal {voy. Mammifères, Ruminants, etc.). A. Laboulbène.
i ERFEUIL. § L Botanique. Sous le nom de Cerft'uil on désigne d'ordi' naire une espèce d'ombellilère, cultivée dans nos jardins, et qui appartient à un genre de la tribu de Scandicinées désigné sous le nom à' Anthriscus . Lamarcket, après lui, de Candole, dans la Flore française, la désignaient sous le nom de Chœropliyllum salivum, et ils groupaient dans ce même genre Chœrophylluin {cerfeuil), un certain nombre de plantes vidgairement dénommées de ce nom générique de cerfeuil : le Cerfeuil sauvage {Chœrophyllum sylvestre, Lam.), le Cerfeuil odorant {Chœrophyllum odoratum, Lam.), le Cerfeuil peigne de Vénus {Chœrop.'iyllum rostratuni, Lam., Dict.). Toutes ces p'antes sont généralement considérées aujouid'hui comme appartenant à des genres distincts, mais comme ces genres sont très- voisins les uns des autres, il y a un intérêt à les étudier en même temps, et c'est pourquoi nous allons les passer successivement en revue.
Leurs caractères communs sont : un fruit pyramidal comprimé par le côté, atténué au sommet ou terminé par un bec : des carpelles à côtes primaires égales, toujours marquées au moins au sommet, filiformes ou ailées; enfin des graines à face interne creusée en canal longitudinal.
A. Deux des genres qui nous intéressent ont le fruit prolongé en bec : ce sont les Scandix et Anthriscus.
l. Le genre Scandix est caractérisé par un fruit à bec très-long, muni sur chaque carpelle de 5 côtes obtuses.
1" Ainsi limité, ce genre ne contient qu'une espèce qui mérite d'être signalée; c'est le Scandix Pecten Veneris, L. {Chœrophyllum rostratuni, Lam. Dict. cncycl.), Peigne de Vénus, Cerfeuil à aiguillettes, Aiguille de berger. C'est une plante à feuilles Irès-divisées en lanières linéaires; à ombelles munies d'involncelles à cinq folioles, larges, acuminées, bi-trilides. Elle est commune dans les moissons de toute la France et de l'Europe, de l'Orient, de l'Afrique boréale et de Ténéiiffe. Elle est inusitée maintenant, mais était employée autrefois comme dépurative de la même munièrc que la Fumeterre (Louel, Advcrsaria, 524).
C'est dans le genre Scandix de Linné que rentrait autrefois le Cerfeuil cultivé., dont on fait maintenant un Anthriscus.