‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.14Chapitre 55 sur 77 · COEFFICIENT DE DILATATION PRESSION. S013S PRESSION CONSTANTE · texte numérisé non relu

COEFFICIENT DE DILATATION PRESSION. S013S PRESSION CONSTANTE

Air atmosphérique .

Acide carbonique. • ■ j 2520 0,003846

Acide sulfureux . . . j ggQ 0,003980

Le coefficient de dilatation de l'hydrogène sous pression constante a une valeur sensiblement indépendante de la pression. Pour tous les autres gaz, le coefficient augmente avec la pression et d'autant plus rapidement que le gaz considéré est plus rapproché de son point de liquéfaction.

Il n'est évidemment plus permis d'admettre que tous les gaz ont un même coefficient de dilatation, indépendant de la température et de la pression. Mais on est autorisé à conclure de la comparaison des résultats des recherches de M. V. Regnault que :

« Sous la double influence de lararéfaction et de l'élévation de température, chaque gaz tend à se rapprocher d'un état gazeux parfait, où il suivrait rigoureusement la loi de Mariette, où son coefficient de dilatation sous volume constant et son coefficient de dilatation sous pression constante seraient égaux, indépendants

delà température et de la pression. A cet état parfait, la valeur commune de ces deux coefficients de dilatation serait la même pour lous les gaz.- »

Thermomètre à air. Nous avons déjà dit (p. 630) que, comparables à des températures inférieures à 100 degrés, les divers thermomètres à mercure ne donnent plus d'indications concordantes pour les températures supérieures au point d'ébuUition de l'eau. Quand il s'agit donc de définir exactement des températures élevées, il y a nécessité de renoncer au thermomètre a mercure; dans ce cas on a recours à l'emploi du thermomètre à air.

Dans le thermomètre à air adopté par M. V. Regnault, le gaz est constamment maintenu sous le même volume, et l'on mesure les forces élastiques qu'il présente dans diverses circonstances. Dès lors, on procède pour l'évaluation des températures comme pour l'évaluation du coefficient de dilatation des gaz (p. 680, fig. 28). En substituant à « la valeur connue du coefficient de dilatation de l'air sous volume constant dans l'équation de la page 682, on obtient la valeur cherchée de la temfiérature T du ballon du thermomètre. Cette forme du thermomètre à air a deux avantages : d'une part le manomètre à air libre conserve des dimensions qui le rendent facilement maniable ; d'autre part, la presque totalité du gaz restant toujours exposée à l'action de la source de chaleur, l'appareil conserve la même sensibilité à tous les degrés de l'échelle thermométrique.

Quand la pression initiale est celle de l'atmosphère, il résulte de la deuxième conclusion de la page 683, qu'on peut substituer l'hydrogène ou l'acide carbonique à l'air dans l'appareil, en ayant soin de prendre pour a la valeur correspondante au gaz emprisonné.

Pour les hautes températures, on pourrait craindre une déformation du ballon ramolli sous l'influence de l'excès de pression. On peut, dans ces cas-là, emprisonner dans l'appareil, de l'air à une pression initiale très-inférieure à la pression atmosphérique; nous avons vu, en effet (p. 683), que le coefficient de dilatation de l'ail', sous volume constant, reste le même quand la pression initiale varie entre 400 et 1500 millimètres.

Kn raison de la grandeur du coefficient de dilatation de l'air, l'influence de la dilatation du verre est négligeable, et ne peut pas altérer l'exactitude des indications de l'appareil, quelle que soit la nature de l'enveloppe vitreuse. Il résulte de ce fait et de la constance du coefficient de dilatation de l'air, que tous les thermomètres à air sont parfaitement comparables. M. V. Regnault s'est en outre assuré directement que, jusqu'à la température de 350 degrés, le thermomètre à air est comparable au thermomètre à hydrogène et à acide carbonique.

Jusqu'à la tempéiature de 100 degrés, tous les thermomètres à mercure s'accordent sensiblement entre eux et avec le thermomètre à air. On peut donc, dans les recherches les plus précises, employer le thermomètre à mercure jusqu'au point d'ébuUition de l'eau.

Mais au-dessus de cette dernière température les thermomètres à mercure cessent de s'accorder entre eux et avec le thermomètre à air. Il faut donc, dans ce cas, recourir au thermomètre à air si Ton veut avoir des indications exactes, ou du moins comparer préalablement la marche du thermomètre à mercure employé avec celle du thermomètre à air, afin de pouvoir déduire, des indications du thermomètre à mercure, les indications correspondantes du thermomètre à air.

Le tableau suivant, emprunté à M. V. Regnault, donne la marche comparative du thermomètre à air et de divers thermomètres à mercure au-dessus de \ 00 degrés.

DICT. ENC, XIV. '14

TEMl'ÉRATURË

DU THERMOMÈTRE k AIR.

TEMI'ÉRATUUE DU THERMOMÈTUE A. MERCURE. 1

CRISTAL DE CHOISÏ-LE-KOI.

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