‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.14Chapitre 56 sur 77 · VERRE DE SUÈDE · texte numérisé non relu

VERRE DE SUÈDE

120,12 130,20 140,29 150,40 160,52 170,65 180,80 191,01 201,25 211,53 221,82 232,16 242,55 253.00 263,44 273,90 284,48 Ï'J5,10 50,5,72 516,45 327,25 538,22 349,50 560, oO

lOO'.OO 110,02

Pour les températures très-élevées, supérieures au degré de l'échelle où le verre commence à se ramollir, M. Pouillet à proposé de substituer un réservoir de platine au ballon de verre. Giît appareil qui a reçu la dénomination de pyromètre à air est inexact pour deux raisons : d'une part, au début de l'expérience aux températures ordinaires, les parois du réservoir condensent le gaz à leur surface et le laissent dégager à une température élevée ; d'autre part, il résulte des expériences dcM. H. Saiute-Glaire-Deville, que les enveloppes de platine sont perméables aux gaz et que, placées dans un fourneau au milieu d'une flamme contenant de l'hydrogène, elles déterminent l'endosmose de ce dernier gaz.

M. H. Sainte-Claire-Deville a construit et employé pour la mesure des hautes températures, un pyromètre à vapeur d'iode. Le réservoir de l'appareil est un ballon de porcelaine à col effilé. Nous donnerons plus tard la théorie, et nous expliquerons l'emploi de ce pyromètre, dans l'article consacré à la mesure des DENSITÉS des vapeurs.

III. Changements d'état des cofps. Les états physiques (solide, liquide, gazeux), sous lesquels les corps de la nature se présentent à nous, n'ont rien d'absolu, rien qui dépende uniquement, exclusivement de la nature de ces corps euxmêmes. L'état physique actuel d'un corps dépend bien moins de sa nature propre que des conditions ambiantes dépression, et surtout de température, auxquelles il se trouve soumis. Il suffirait de changer les conditions de climat pour que tel corps qui nous apparaît habituellement sous forme liquide, fût pour nous un solide ou un gaz ; pour que tel autre que nous sommes habitués à décrire sous forme solide revêtît habituellement la forme liquide ou gazeuse. Cependant ce li'est pas au hazard, mais sous l'empire de conditions déterminées, suivant des

lois déterminées aussi, que s'effectuent les changements d'état physique ; ce sont ces conditions, ces lois qui nous intéressent, que nous devons chercher à préciser.

A. Fusion. Solidification. Tout corps solide exposé à l'action d'une source de chaleur commence par se dilater ; son volume augmente ainsi graduellement à mesure que sa température s'élève. Lorsque le corps atteint une température déterminée, invariable pour chaque espèce chimique , appelée son point de fusion, il change subitement d'état, il passe brusquement à l'état liquide. L'expérience démontre encore que, tant que dure la fusion, le solide en train de changer d'état, conserve invariablement la même température: le nouveau liquide ainsi formé conserve la température du point de fusion jusqu'à ce que le changement d'état soit complet ; ajoutons cependant que le liquide provenant de la fusion ne manquerait pas de s'échauffer au-dessus de la température des masses encore solides, si l'on n'avait pas le soin de l'agiter constamment. De ces faits découlent les deux lois suivantes :

Première loi : La fusion d'un corps solide déterminé commence toujours à la même température. Le point de fusion est donc un bon caractère des espèces chimiques. Quelques corps solides, tels que les verres, les cires, les résines, les corps gras, certains alliages, etc., ne passent pas brusquement à Tétat liquide; ils deviennent pâteux avant de fondre. Dans ce cas, oîi le passage de l'état solide à l'état liquide s'opère par un ramollissement graduellement croissant, la fixité de la tempéiature de fusion ne peut plus être constatée.

Deuxième loi : Pendant toute la durée de la fusion la température du corps reste constante. En activant la source de chaleur, on peut sans doute précipiter le mouvement de fusion, mais la tempéiature du corps en train de changer d'état ne s'élève point au-dessus du point de fusion.

Que devient cette chaleur consommée pendant toute la durée du changement d'élat et qui ne se traduit pas par une élévation de température? Elle est tout entière employée à fondre le corps, à effectuer le travail nécessaire pour surmonter la résistance des forces intermoléculaires au passage de l'état solide à l'état liquide. Cette chaleur ainsi disparue, non détruite mais transformée, prend la dénomination de chaleur latente ; à l'article Galorimétrie nous indiquons les procédés qui permettent de la mesurer dans chaque cas particulier.

Si la température de fusion est fixe pour chaque corps solide, rien n'est variable comme le point de fusion, d'un corps à un autre. Ainsi :

1" Certains corps passent de l'état solide à l'état liquide à une température inférieure à zéro :

POINT DE FDSION.

Acide sulfureux — 100°

Acide carbonique — 'ÏS

Mercure — ■40

Huile de térébenthine Acide hypo-azotique .

Eau

POINT DE FUSION

2° D'autres corps solides fondent à des températures supérieures à zéro, mais qui ne dépassent pas 100 degrés.

POINT »E FUSION

Chlorure de calcium hydraté. . . +20°

Suif 33,5

Phosphore 4^,2

Acide azotique ^ï>

Stéarine de 43 à 49

Spermacéti : . ^^

Acide margarique de 55 à 60

Cire non blanchie 61

POINT

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