‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.14Chapitre 63 sur 77 · TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE

PBESSION.

RAPPORT

des volumes

du corps a i-'état

de vapeur et a

l'État liquide.

Éther ,

ns"

58 at.

Alcool

fusion du zinc.

indéterminée, ■îl

Eau

Sulfure de carbone . .

Dans ces dernières; années, M. Drion a fait des expériences de même nature; il a montré que le point de vaporisation totale est : à d57 degrés pour l'acide sulfureux et à 184 degrés pour l'ctUer chlorhydrique. Il a montré en outre qu'à des

tempéralures inférieures à ces limites, les coefficients de dilalation de ces deux liquides éprouvent des accroissements extrêmement remarquables.

Pour l'acide sulfureux, le coefficient moyen de dilatation du liquide a été trouvé représenté :

Entre 0° et 18", par les 0,00193 de son volume à zéro;

Entre 91" et 99%5, par les 0,00368 de son volume à 91»; le coefficient de dilatation du liquide est donc, à cette température, égal à celui du gaz;

Entre 108", 5 et 115%5, par les 0,00463 de son volume à lOS^S;

Entre 116" et 122», par les 0,00553 de son volume à 116°;

Enire 122» et 125», par les 0,00600 de son volume à 122».

L'éther chlorhydrique a, suivant M. Is. Pierre, à la température de zéro, m\ coefficient de dilatation égal àO,0OI57. Le coefficient moyen de dilatation de ce liquide est représenté, suivant M. Drion :

Entre 121» et 128», par les 0,00360 de son volume à 121°; le coefficient de dilatation de ce liquide est donc, à cette température, égal à celui du gaz;

Entre 128» et 134°, par les 0,00421 de son volume à 128";

Entre 144»,5 et 149»,25, par les 0,00553 de son volume à 144»,5.

Ajoutons que dès 1835, M. Thilorier avait conclu, d'expériences exécutées dans des appareils capables de supporter d'énormes pressions, qu'entre les tempéi'atures de 0 et de 30 degrés, le coefficient moyen de dilatation de V acide carbonique liquide est égal à 0,0142, c'est-à-dire à environ quatre fois celui de l'air et du gaz.

Ces faits autorisent à admettre qu'à une température suffisamment élevée un liquide peut se transformer toto/emeni en vapeur sans éprouver une augmentation considérable de volume, en conservant une densité comparable, sinon égale, à sa densité sous l'état liquide. « A ces températures élevées, dit M. Verdet, tonte différence semble disparaître entre l'état liquide et l'état gazeux... L'expérience paraît indiquer qu'au-dessus d'une certaine température il n'y a plus, à proprement parler, ni état liquide, ni maximum de tension des vapeurs; les variations de pression modifient sans doute d'une manière continue la densité du corps, mais sans jamais produire peut-être ces changements brusques qu'on désigne par les expressions de liquéfaction ou de vaporisation. »

Tensio7is des vapeurs émises par les solutions salines, les acides hydratés et les liquides analogues. Lorqu'on détermine les tensions des vapeurs émises par des dissolutions aqueuses, à des températures où le corps dissous n'est pas sensiblement volatil, on trouve que la tension de ces vapeurs est moindre que celle de l'eau à la même température. D'une série d'expériences intéressantes, M. Wullner a conclu que, pour le sel marin, le sulfate de soude, Tazotate de soude, le ciilorure de potassium, le sulfate de potasse, et l'azotate de potasse, la diminution de la tension de la vapeur émise par la dissolution est, à une température donnée, exactement proportionnelle au poids du sel anhydre dissous dans un poids d'eau constant. Mais la valeur absolue de celte diminution dépend de la température ; elle est d'autant plus grande que la températui'e est plus élevée. La loi de cette diminution peut d'ailleurs être représentée par des formules empiriques assez simples. Ainsi, si l'on représente par /"la tension maximum de là vapeur d'eau à la température de l'expérience, et par 3 la diminution de la tension de la vapeur fournie par la dissolution à la même température, on a, pour

chaque unité de poids du sel dissous dans iOO imités de poids d'eau, les formules empiriques suivantes :

Sel marin S = 0fi060if

Sulfale de soude 5 = 0,00'256/"

Azotate de soude .S = 0,00515/' + 0,00l«00907/'2

Chlorure de potassium i = 0,00590/' + 0,000000558p

Sulfate de potasse .î =0,00585/'+ 0,000001900/'-

Azotate de potasse. 4=0,00196/'+ 0,000001080/"-

Pour le phosphate neutre de soude, le sulfate de nickel, l'azotate de chaux, le chlorate de soude, les diminutions de tension sont aussi proportionnelles aux poids de chacun de ces sels anhydres ajoutés dans la dissolution à 100 parties eu poids d'eau.

Dans ses expériences, M. Wullner a constaté que la loi des diminutions de tension n'était pas aussi simple pour la potasse, la soude, le chlorure de calcium, etc. 11 faut admettre que ces substances existent, dans les dissolutions, à l'état d'hydrates définis ; c'est le poids de ces hydrates, et non des substances anhydres, qui régit la diminution des tensions.

Lorsque la volatilité du corps dissous n'est pas comparable à celle de l'eau, on observe aussi une diminution des tensions. Le tableau suivant fournit les résultats obtenus pour des dissolutions diversement concentrées d'acide sulfurique :

Page 1