MÉTAUX
OXtDES.
caLonuREs.
nnoMusEs.
lODUBES.
S0LFURE6.
Uv(U'0"'ène ■ . . .
Polassium
Sodium
Zinc
Fer
Cuivre
Plomb
Les nombi-es contenus dans ce tableau indiquent que les composés les plus stables sont ceux qui dégagent le plus de chaleur au moment de leur formation ; ainsi l'équivalent calorifique du chlorure d'argent, composé très-stable, est beaucoup plus considérable que celui de l'oxyde d'argent, très-facilement décomposable par la chaleur. L'équivalent calorifique de l'oxyde de zinc est supérieur à celui de l'eau; mais aussi M. Grove a démontré que l'eau se décompose sous l'action d'une température à laquelle résiste l'oxyde de zinc.
Dans ce tableau, l'équivalent calorifique de l'acide iodhydrique est affecté du signe — ; cela indique que la formation de cet acide s'accompagne d'une absorption de chaleur, quand le produit de la combinaison est ramené à l'état anhydre.
MM. Favre et Silbermann font observer que les quantités de chaleur mises en jeu lorsqu'un corps prend l'état solide, ont des valeurs variables suivant qu'il se constitue dans tel ou tel système cristallin, ou dans des états différents de cohésion. L'état solide des composés ne présente pas en réalité des conditions comparables; au contraire, tout tend à prouver que ces conditions de comparabilité se trouvent réalisées dans l'état de dissolution des corps. Ils ont déduit de leurs recherches le tableau suivant, qui met en lumière des résultats plus importants que ceux du précédent.
MM. Favre et Silbermann ont établi que, pour tous les composés solubles contenus dans ce tableau, la chaleur dégagée par la réaction est sensiblement la môme, quel que soit le bromure ou l'iodure soluble que l'on traite par le chlore. Il en est de même quand un métal en remplace un autre, quel que soit le composé soluble sur lequel on opère.