CALCULÉE
Entre les résultats de l'expérience et ceux du calcul il existe des différences qu'il n'est sans doute pas parmis de négliger; mais, en raison des difficultés de toute nature dont sont hérissées des recherches aussi difficiles, l'accord est assez complet pour justifier l'adoption de la formule de W. Thomson.
L'eau fournit le moyen d'obtenir une vérification bien plus complète de cette formule. L'expérience montre, en effet, qu'entre zéro et 4 degrés, le volume de l'eau diminue quand la température s'élève et qu'au-dessus de 4 degrés le volume du liquide varie dans le même sens que la température. Par suite, le coefficient S de dilatation de l'eau est négatif au-dessous de 4 degrés, positif au-dessus de 4 degrés et sensiblement nul aux environs de la température du maximum de densité. Or la formule de W. Thompson indique que la variation de température 9 correspondante à une augmentation de pression est proportionnelle au coefficient 5 de dilatation et change de signe avec lui. Il en résulte nécessairement que la compression de l'eau doit s'accompagner d'un refroidissement au-dessous de 4 degrés, et d'une élévation de température au-dessus de 4 degrés; la variation de température doit en outre être sensiblement nulle aux environs de 4 degrés. Le tableau suivant montre que ces indications de la théorie sont conformes aux résultats fournis par l'expérience :