‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.15Chapitre 2 sur 98 · DE L ANIMAL · texte numérisé non relu

DE L ANIMAL

Tigre

Cheval arabe .

Rat commun. , Lièvre commun •lackal . . . . ,

TEaPERATURE DE l'animal.

wou

DE l'oUSERVATEUR.

J. Davy.

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Prévost et Dumas id.

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J. Hunter.

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Delaroche.

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Desprelz.

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Pallas.

Martine.

Rectum, id.

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J. Davv.

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CHALliUR ANIMALE.

DÉSIGNATION

EE l'animal,

Chat commun.

Écureuil . . .

Chat commun.

Panthère. . .

Chien ....

Ichneumon .

Élan femelle .

Eouc châtré .

Singe adulte .

Mouton. . . .

Chèvre

Singe

Cheval

Chien

Cochon d'Inde. . . .

Lapin

Mouton

Chat

Chèvre

Cochon d'Inde adulte Cliien de tiois mois .

Chat adulte

Bœuf

Lapin

Ane ' •

Anesse

Cahiai

Lapin

Marsouin.

TEMPERATURE DE l'animal.

Lamantin

39 ,70 de5T,50à40°,00 de 59 .50 à 40 ,00 de 40 ,00 à 40 .50

T.IEU DE l'observation.

NOM DE LOESEKVATEfn.

Rectum.

J. DavY.

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Prévost et Dumas

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Id.

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Despretz.

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J. Hunter.

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Vagin.

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Rectum.

Delaroche.

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dans le foie.

J.Davy.

plaie du cou.

Brouâsonnet.

à la peau.

Martine.

dans le ventre.

id.

Dans un travail très-remarquable sur la température des oiseaux palmipèdes, M. le professeur Ch. Martins a voulu déterminer la température moyenne d'une espèce animale et les limites entre lesquelles elle peut varier. 11 s'est servi d'un thermomètre construit par M. Walferdin, assez sensible pour donner directement un cenlième de degré. L'instrument était introduit par l'anus, de manière que le réservoir se trouvât placé à peu près au centre du corps de l'animiil. M.-lVJlartins a pris ainsi, en hiver et en été, la température de 85 Canards domestiques des deux sexes, vivant dans les conditions les plus diverses, dans le nord et le midi de la France.

La température moyenne de l'espèce est de . . . 42°,11S La température moyenne des mâles est de. . . . 41 ,962 L(i température moyenne des femelles est de. . . 42 ,273

Les limites externes des températures observées sont :

Pour les maies 40«,97 i2«,47

Différence 1 ,^0

Pour les femelles .... 40%90 43 ,45

Différence 2 ,55

Ces résultats montrent que, dans l'espèce canard, la tempcralure des femelles est sensiblement plus élevée et aussi plus variable suivant les sujets, que celle des mâles.

La température moyenne de sept Eiders, sans distinction de sexe, dans des con ditions telles que l'air ambiant a varié entre 1°,7 au-dessous et 17" au-dessus de zéro, s'est élevée à 420,79.

Les températures observées ont varié :

Pour l'Eider, entre 42M0 et 43°,2'2

Différence • . . . . 1°,12

La température moyenne de l'Oie domestique adulte, conclue de cinquante observations portant sur des sujets de sexes diflérents, s'est élevée à 41°,477. Les températures observées ont varié :

Pour l'Oie, entre 40",82 et 42»,02

Différence 1«,20

Ce travail de M. Martins montre combieu il serait à désirer que les températures (les principales espèces animales fussent établies par des moyennes, déduites elUsmèmes d'un nombre considérable d'observations comparables. Les résultats précédents montrent, en effet, que les différences entre la température d'un sujet isolé et la température moyenne de l'espèce à laquelle il appartient peuvent dépasser un degré du thermomètre centigrade.

Température de l'homme. La détermination de la température de l'homme a beaucoup préoccupé les observateurs. Boerhaave est certainement resté au-dessons de la vérité, en la disant comprise entre 53", 33 et 34",44; Martine donna une bonne indication, en la fixant entre 36", 11 et 36",67..Plus tard, J. Hunter annonça qu'un homme bien portant a, dans le rectum, une température 36", 95, et enfin, dans ses leçons de chirurgie, il dit : « La température normale du corps Immain est d'environ 37", 22. » MM. Prévost et Dumas nous paraissent avoir adopté un nombre trop élevé, en indiquant 59" pour la température de l'homme. |.es résultats de M. Despretz et de J. Davy nous semblent de nature à fixer la science à ce sujet. La moyenne des dix-sept observations de M. Despretz sur l'homme adulte entre 18 et 68 ans donne 37", 09 pour valeur de cette température. La moyenne de quarante-cinq observations, faites par J. Davy dans des conditions de température extérieure qui ont varié entre 15", 5 et 27", 8, donne 37",30 pour la température de l'homme, prise à la racine de la langue.

Nous avons déjà dit combien il serait désirable que les divers observateurs se fussent accordés pour choisir une même région du corps comme siège de leurs recherches thermométriques ; les résultats seraient incontestablement plus comparables. Tout courant d'air, passant sur une surface humide, est une cause d'évaporation ou de réfrigération. Lorsque donc le thermomètre est placé dans la bouche, il- faut de toute nécessité que, sous peine de s'exposer à de graves erreurs, la respiration se fasse exclusivement par les narines; notre expérience personnelle nous a appris que cette condition indispensable est très-difficile à réaliser. L'anus n'expose pas aux mêmes erreurs, mais la difficulté de l'opération, et la résistance invincible opposée par certains sujets à une semblable manœuvre, ne permettent

pas de généraliser ce mode d'observation. La main embrasse tien le réservoir du thermomètre, mais elle est trop influencée par les variations du milieu ambiant pour que ses indications puissent être prises pour la traduction delà véritable température du corps. L'aisselle nous a toujours paru, et nous paraîtencorele lien que l'on doit choisir pour déterminer la température du tronc. Le réservoir du thermomètre s'appliquebien de toutes parts contre la peau, quand on a soin, ce qui est toujours lacile, de tenir le bras rapproché du thorax ; la lecturp se fait facilement sur place et sansqu'il soit besoin dedéranger l'instrument. Cette région estassez bienabritée contre les variations extérieures pour que les résultats obtenus représentent exactement la température du corps ; enfin, l'observation n'entraînant après elle ni fatigue, ni répngnance, peut être prolongée assez longtemps pour que l'équilibie s'établisse entre le thermomètre et la peau. Malgré les différences signalées dans le procédé opératoire suivi, en consultant les résultats de nos recherches personnelles et en les rapprochant de ceux des autres observateurs, nous croyons être dans la vérité en disant que, dans l'état physiologique, la température de l'homme adulte, prise sous l'aisselle, oscille, dans nos climats tempérés, entre 36°, 50 et 37", 50.

Les observations de W. Edwards et J. Davy montrent que l'état thermique du milieu ambiant exerce sur la température des nouveau-nés, des très-jeunes enfants et des vieillards, une influence beaucoup plus considérable que sur celle des adultes. Aux deux extrémités de la vie, l'homme ne résiste qu'incomplètement aux causes extérieures de refroidissement; la puissance de calorification est évidemment moindre qu'à l'âge adulte, alors qu'il est dans la plénitude de son développement. Quand les très-jeunes enfants et les vieillards restent, sans protection suffisante, exposés à l'action d'une atmosphère refroidie, leur température s'abnisse à un degré auquel ne tombe jamais celle d'un adulte bien constitué. Toutes choses égales d'ailleurs, le refroidissement constaté du corps est d'autant plus considérable que le sujet en observation est plus rapproché du moment de sa naissance ou est déjà parvenu à un âge plus avancé. Cette circonstance, dont les expérimentateurs n'ont pas toujours assez tenu compte, fournit l'explication des grandes divergences qui existent entre les résultats obtenus par les divers observateurs qui ont cherché à déterminer la température moyenne de l'homme aux divers âges de son existence. Tout concourt à démontrer que, dans un lieu à température douce , quand ils sont protégé par de bons vêtements, les enfants, les vieillards et les adultes se maintiennent sensiblement à la même température.

Invariabilité de la température des animaux supérieurs. Le trait caractéristique des mammifères et des oiseaux est d'avoir une température sensiblement indépendante des variations de celle du milieu ambiant. Il ne faudrait pourtant pas exagérer la résistance opposée par ces animaux aux influences extérieures. Indépendamment des refroidissements si fréquemment observés aux extrémités des membres, il est bien prouvé aujourd'hui que la température du tronc est légèrement modifiée par le passage des climats froids aux climats chauds, ou de la saison froide à la saison chaude. Ainsi nous trouvons dans un mémoire de J. Davy que :

Le 4 avril 1816, à midi, par une latitude Sud de 25" 44', le thermomètre à l'air libre marquant Sô",?, la température de six matelots bien portants, âgés de 20 à 28 ans, prise sous la langue, varia entre 37°, 5 et 38°, 3 ; la moyenne fut de 57°,7.

Le 5 mai 1816, à midi, par une latitude Sud de 35° 22', le thermomètre à

l'air libre marquant ISo.S, la température des mêmes hommes, prise de la même manière, varia entre 36»,6 et 37»,1 ; la moyenne ne s'éleva qu'à 56°,8.

Pour un abaissement de 11°, 2 de la température extérieure, la température moyenne des matelots s'était donc abaissée de O^jQO.

W. Edwards a constaté des faits du même genre sur les animaux. La température moyenne des moineaux soumis à ses expériences était moyennement :

En février de 40° ,80

En avril de 42 ,00

En juillet de 43 ,77

La variation de température de ces oiseaux s'est élevée à 2", 97 *.

Ces oscillations, surtout les dernières, ne sont sans doute pas négligeables; mais, quand on les compare à l'étendue des variations survenues dans l'état thermique du milieu ambiant, elles ne sont pas assez considérables pour jeter des doutes sur l'exactitude des résultats généraux précédemment exposés. La force de résistance des animaux supérieurs aux causes extérieures de refroidissement est suffisamment prouvée par la lecture des voyages vers les régions polaires, pendant lesquels l'homme a pu vivre dans une atmosphère à 70° au-dessous de zéro sans éprouver de changements notables dans sa température. Pour fixer les idées à ce sujet, nous rapportons ici les résultats obtenus par le capitaine Parry et par le capitaine Back dans leurs voyages vers le pôle Nord. Le premier a vu un Renard conserver une température supérieure de 76", 7 à celle du milieu ambiant; le second a constaté qu'un Lagopède des saules l'emportait de 79",! sur la température de l'atmosphère. Ces i'aits paraîtront sans doute suffisants pour nous autoriser à considérer les mammifères et les oiseaux comme des animaux à température physiologiquement constante.

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