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V. Poudreux ou CONIDI&CËS

Nous réunissons provisoirement, dans ce dernier groupe, les sporifications obscures, ou dont les rapports d'insertion et de situation entre les spores et les filaments mycéliens, ordinairement rares et débiles, ne peuvent être déterminés, les spores, ordinairement très-abondantes, étant toujours tombées et couvrant de tous côtés le substratum productif et les filaments (ou leur pied, s'ils sont dressés) quand on les examine.

* Voyez la note de la page 206.

2 Ce groupe correspond à peu près aux Dématiés de Fries et surtout de Berkeley ; mais cette dénomination est mauvaise à bien des titres : d'abord elle ne peut venir que de ài/ix, azoi, faisceau, et bien peu des genres qui composent le groupe de Fries ont ce caractère (aucun dans celui que je propose) ; ensuite cette racine ressemble trop à ieijj.a, aro;, chaîne également employée (Sporidesmiés, etc.), et à Sepij.a, aroç, peau, fort usité (Dermatés Fr.). Le vrai caractère du groupe ci-dessus se tire de la rigidité de ses filaments, le plus souvent bruns ou noirs comme les cheveux, ainsi que leurs spores, de là la dénomination que nous proposons (ïziïjpo;, rigide et t/si^oç), empruntée à deux racines fort connues en mycologie et qui peignent ces deux traits caractéristiques.

De même pour la famille n" 36, au lieu de Sporotrichés Fr., qui ne caractérise nullement le groupe, nous proposons Clinotrichés (x/tvw, j'incline ou je couche).

5 On ne confondra pas notre groupe desCoNiDucÉs avec les conidies de Tiilasne (§ 108) qui, produisant leurs spores sur les sommets et en des points bien déterminés des cellules mères, trouvent leur place parmi nos Muciîdinés ou nos SpoKiniisMiÉs, ou même nos Clinûw.i- CHÉs. On ne le confondra pas non )ilus avec les Comomycètes des auteurs, groupe beaucoup plus considérable, qui, outre nos Conidiacés, renferme les Si-méronémés et Mélancoxhîs, les Urédinés (ou Cœomacés), les Puccinés et les Eciuiés, entin nos Sporidesmiés (ou Torulacés), qui n'ont guère pour caractère commun qu'une abondante moisson de spores arec un système (ilamenleux relativement pauvre.

CHAMPlGiNONS. 209

t" Episaprophjtes.

(km, sur, o-an-poç, poum, yuTov, plante; j)rononcez donc : épi-saprophytes)'.

38. Spores éparses recouvrant le substratum et les quelques filaments mycéliens dressés ou couchés, mais sans que l'on puisse constater d'insertion déterminée des

spores sur les filaments; champignons ordinairement saprophytes

[38] GUNIODÉS.

Nota. C'est sans doute à ces deux derniers groupes, n»' 37 et 38, qu'il faut provisoirement rapporter les parasites de la peau ou des poils que j'ai cités § 142. Mais alors il laudcait, pour ces parasites de la peau, modifier les caractéristiques, de superficiels et d'épiphytes, que nous leur avons données, en ajoutant : et quelquefois sous-épidermique.

»" Parasites endophytes profonds et permanents (§ 135).

39 Spores nombreuses, cylindriques, nées et longtemps encloses dans des sporanges sphéroïdaux, pris pendant longtemps pour des spores, naissant obscurément sur des filaments rares, bientôt libres et restant immergés dans l'intérieur des tissus sous-épidermiques {Euphorbia, etc.). Les sporanges éclatent enfin et lancent leurs fines et innombrables spores, qui se conjuguent deux à deux en ?I avant de germer [39] protomvces *.

40. Spores innombrables, paraissant de bonne heure nues, arrondies, naissant obscurément sur les filaments endophytes dans l'intérieur même des tissus, le plus souvent dans l'ovaire; puis, par la destruction des tissus, enfin mises à nu sous forme d'une abondante poussière sombre, composée de spores sphéroïdales, rugueuses ' [40] USTiLAGllVÉS *.

226. Dans le tableau méthodique qui précède, le lecteur aura pu constater que, sur les quarante groupes naturels ou artificiels, que nous avons cru^devoir admettre pour ranger et ordonner les dix ou onze mille espèces aujourd'hui nommées [nomenclator de Streinz, 1863) , et aussi les formes principales que présente le monde des champignons, il est déjà 26 de ces groupes qui ont mérité d'avoir leur nom écrit en caractère gras, parce que nous les regardons comme définitivement admis ; mais 14, inscrits en lettres ordinaires, sont provisoirement constitués, ou ne sont, comme les Urédinés, que des groupes de formes transitoires.

Cependant, quelques soins que nous ayons mis à rédiger succinctement les caractères essentiels de chaque groupe nommé, nous ne nous dissimulons pas que beaucoup les trouveront trop longs pour la rapide détermination d'une espèce étudiée, et d'autres trop courts, laissant des incertitudes. A ceux-ci la réponse est facile : qu'ils se reportent aux articles où ces groupes sont décrits plus amplement, et nous espérons que, dans la grande majorité des cas, toutes les fois qu'il ne s'agira pas de ces espèces de transition, si précieuses pour la sériation des êtres, si embarrassantes pour la limitation des groupes, ces cas exceptés, dis-je, il sera toujours possible (avec beaucoup de labeur dans les commencements) d'arriver à la famille, puis au genre, et souvent à l'espèce. Cependant j'ai entrepris de donner aussi satisfaction à ceux qui trouveraient ce tableau méthodique d'un usage trop laborieux ; et, pour eux, nous l'avons encore réduit, sous la forme di- ou trichotomique. Nous nous flattons de lever ainsi toutes les difficultés, au moins pour la détermination des familles. Il est clair, d'ailleurs, que la plupart des organes spéciaux de ces existences éphémères, et assez souvent l'être tout entier, ne pouvant être nettement ^us qu'au microscope, c'est un instrument indispensable, et que supposent nos caractéristiques.

DICT. ENC. XV. 14

Sarcodés.

ACROSPORÉS.

Basidiés.

ECTORASIDÉS.

• Tableau dichotomique des familles et des groupes systématiques des champignons.

Dans ce tableau dichotomique des familles, nous avons écrit : 1° en petites capitales le nom technique final résumant les caractères, et constituant un des grands groupes que nous avons adoptes dans le précédent tableau méthodique des familles ; 2» en petites capitales denu-grasses ou égyptiennes, les noms des familles ayant des articles à part dans ce dictionnaire. Le n» [00] entre deux crochets est celui de la famille dans notre tableau méthodique précédent.

1. Champignons ayant un corps, charnu, coriace, rameux ou membraneux, composé de cellules tubuleuses ou filaments enchevêtréset soudés, ou agglutinés en corps par un même mucus., Sarcodés. 2

2. Champignons sans corps, exclusivement composés de filaments libres, isolés ou mêlés, mais non soudés, ou de spores tombées, éparses Asarcodés. 32

i. Spores attachées au sommet des cellules-mères, acrosporés. 3 2. Spores restant libres d'attache et prenant naissance dans l'intérieur des cellules mères dites asces ou thèques, Ascidés 17 {. Spores attachées en nombre pair au sommet des cellules mères plus ordinairement tétrasporées. . . . Basidés. 4 Spores attachées isolément sur le sommet monosporé des cellules mères tapissant la surface d'un stroma (si le stroma

est gélatineux, voyez aussi n» 6) Glinidés. 24

Basides et annexes étalées de bonne heure, extérieurement exposées et formant une couche continue basymène

°" ECTOBASIDÉS. 5

2. Basides et annexes agglomérées en basiglèbe, soit d'abord en petits noyaux péridiolés ou en une grosse masse entourée d'un péridium Endobasidés. 10

i. Basymène (hyménium basidé) lisse ou vaguement et trèsirrégulièrement costé ou papille 6

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