CHANCRE
thèque de l'institut. Montpellier possède aussi une collection de figures manuscrites exécutés sous la direction de plusieurs de ses professeurs de botanique, Delile, Dhnal. etc.
CHAinpioi\II\llÈRE!§> (Lucas). Voy. Lucas.
CHAnpoLËox (Eau minérale de), athermale, sulfurée calcique faible, sulfureuse et carbonique faible, dans le département des Hautes-Alpes, dans l'arrondissement d'Embrun, est connue aussi dans la contrée sous le nom de Fontaine de lait, parce ipe son eau n'est pas complètement limpide et qu'elle a un aspect blanchâtre comme celle de plusieurs des sources d'Ax, de Bagnères-de- Luchon, de Molitg, etc. {voy. ces mots) ; son odeur est manifestement hépatique; sa température est de 8° centigrade. M. Niepce a trouvé que 1,000 grammes de l'eau de la source de Champoléon contiennent les principes suivants :
Carbonate de chaux 0,003
— magnésie 0.012 •
Sulfure de potassium 0,007
— calcium 0,002
Sulfate de soude 0,025
— chaux 0,008
Chlorure de sodium 0,025
— calcium l .
. • 5 traces.
— magnésium )
Glairine - quant, consid.
Total des matières fixes 0,084
Gaz { ^"^^ sulfhydrique 0,001600
t — carbonique traces.
« C'est, si nous ne nous trompons, disent les auteurs du Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale, la première fois que dans une eau sulfurée calcique on voit le soufre combiné avec un alcali comme la potasse. » Cette remarque est parfaitement exacte et indiquerait peut-être qu'un nouvel examen chimique de cette eau sulfureuse ne serait pas inutile.
L'eau de la Fontaine de lait est employée à l'intérieur seulement, à la dose de deux à quatre verres pris le matin à jeun et de demi-heure en demi-heure, par les personnes des environs qui lui ont reconnu une efficacité marquée dans les maladies catarrhales des voies aériennes et dans les affections humides de la peau- A. R.
CHARICA (Diego-Alvarez) . Médecin espagnol qui vivait à la fin du quinzième et au commencement du seizième siècle. Il était de Séville et médecin de la famille royale. Il accompagna, par ordre du roi, Christophe Colomb, dans son second voyage aux Antilles. Là, le premier, il se livra à de curieuses recherches scientifiques, sur les productions du sol, et les mœurs des habitants des îles nouvellement découvertes. Ces travaux servirent de base à un rapport qu'il adressa au conseil de Séville et qui se trouve publié pour la première fois en 1825, dans la curieuse collection de D. Martin Fernando de Navarrete.
Chanca a aussi fait paraître un ouvrage dans le goût du temps; des commentaires sur les paraboles d'Arnauld de Villeneuve : Commentum in parabolis divi Arnoldi de Villanova ad ilhistrissimum, etc. Sevilla, 1514, in-fol.
E. Bgd.
CHANCALAGUA. Synonyme de CA!WCHALAGIJA {voy. ce mot).
CHANCRE. La signification la plus générale du mot chancre est assez difficile à déterminer; cependant on peut dire que ce mot a surtout été employé au-
trefois pour désigner une ulcération virulente ou spécifique quelconque de la peau ou des muqueuses, avec tendance naturelle à détruire, à ronger les tissus en surface ou en profondeur.
Le chancre par excellence pour les auteurs anciens c'était, comme on sait, le cancer ou le cancroïde ulcéré, non-seulement celui de la verge, mais encore celui de toute autre région. L'ulcère chancreux de la face comprenait même, avec le cancroïde et le cancer, le lupus ulcéré du visage. Plus récemment on a encore étendu davantage cette dénomination, surtout en médecine vétérinaire, en l'appliquant aux ulcérations morveuses des fosses nasales {voy. Morve).
Toutefois, c'est aux ulcérations vénériennes de toute nature et de tout ordre, entre autres au chancre simple et au chancre syphilitique, que ce nom a été plus particuhèrement donné, et c'est à ces deux dernières affections qu'il est à peu près exclusivement resté {voy. Chancre simple et Ch-^kcre syphilitique).