chie
a jeun.
à jeun, lemp. amb. 2S°.
3" chiet . . .
à jeun, tenip. anib. 28.
à jeun, vigoureux.
A' chien . . .
le lendemain, pleine dige^t.
5" chien .. . .
a jeun, vigoureux.
digestion, vigouieux.
6" chien . . .
le lendemain, fin digcjliiin.
Les expêences sur le mouton ont fourni des résultats du même ordre et tout aussi constats.
En résum ces faits établissent que ;
1" Le passée du sang dans les capillaires pulmonaires est une cause de refroidissemen^onv ce liquide ;
2» On ne put pas considérer le poumon comme un foyer de chaleur animale ;
5" La transVmation du sang veineux en sang artériel, chez l'animal vivant, ne coïncide pas vec une augmentation de chaleur dans ce liquide, mais au contraire avec un a^issement de température.
Nous devons lus contenter ici de ce simple exposé des résultats fournis par l'étude de la répétition de la température dans les diverses régions de l'économie; plus tard, lus les reprendrons et nous les discuterons. Nous montrerons
U CHALEUR animale!
alors que tous ces faits, loin d'être en contradiction avec la doctrine qui place dans les phénomènes physico-chimiques de la respiration la véritable source de la chaleur animale, sont au contraire, dans leur ensemble, une démonstration complète a posteriori de la vérité de cette théorie.
B. Température des animaux inférieurs. Sous cette dénomination d'animaux inférieurs, nous comprenons les deux dernières classes des vertébrés et tous les hivertébrés. Quoique très-différents par leur organisation, ces animaux se rapprochent par ce fait que leur température ne se montre pas, comme celle des oiseaux et des mammifères, sensiblement constante et indépendante des influences extérieures, mais est sujette à des oscillations considérables qui traduisent les variations de l'état thermique du milieu (air ou eau) dans lequel ils vivent; il ne s'agit donc pas de déterminer d'une manière absolue la température de ces animaux, mais de- chercher dans quel sens et de combien leur état thermique diffère, dans un moment donné, de celui des corps environnants. Cette recherche présente souvent de grandes difficultés ; il nous paraît nécessaire de passer d'abord en revue les procédés thermométriques employés; cette étude nous servira à déterminer le degré de confiance que méritent les résultats obtenus par les divers observateurs.
En général, c'est le thermomètre à mercure qui a été employé. Lorsque l'animal est assez volumineux poin- pouvoir introduire l'instrument dans les cavité' intérieures, soit par une ouverture naturelle, soit au moyen d'une incision c procédé donne de très-bons résultats. Encore, dans ce cas, s'expose-t-on à mécdnaître complètement la production de chaleur dont l'animal est le siège, sla boule du thermomètre est trop rapprochée des téguments et si l'expérienc» se fait en plein air. La peau de ces animaux, en effet, surtout de ceux qui on été retirés de l'eau, est le siège d'une évaporation qui, quelquefois, entraîne un déperdition de chaleur assez considérable pour que leur température tombe a-dessous de celle de l'air. Cela ne veut pas dire que l'animal ne produit pas de I chaleur, mais seulement qu'il n'en fournit pas assez pour compenser l'actio réfrigérante de l'évaporation. C'est surtout cette cause d'erreur qu'il faut s'atidier à combattre, et dont il faut tenir compte toutes les fois qu'elle n'est pas;cartée, sous peine de méconnaître la vraie signification des faits.
Pour les animaux de petit volume, les observateurs ont souvent emplyé un artifice particulier, qui consiste à en renfermer un certain nombre dans ii vase de verre de faible capacité, de manière qu'ils soient accumulés autour d réservoir d'un petit thermomètre. Cette pratique a l'avantage d'empêcher la détfdition de chaleur et le refroidissement qui en est la conséquence nécessaire. Quid il s'agit de prouver simplement que l'animal produit de la chaleur, ce procédé it suffisant, car il est bien certain que la température de l'intérieur du vase ne^eut s'élever au-dessus delà température extérieure qu'autant que l'animal est !i-même une source de chaleur. Mais, comme moyen de mesurer exactement ^température propre des animaux, ce procédé est lautif. L'air contenu dans lease, en effet, s'échauffe au contact de l'animal, celui-ci s'échauffe à son touromme cela lui arrive toutes les fois que la température s'élève autour de lui ; da* cette réaction réciproque de l'animal sur l'air et de l'air sur l'animal, ce der/cr s'élève à un degré qu'il n'aurait pas atteint si le milieu ambiant avait conserv sa température initiale. En comparant alors le thermomètre intérieur au thermmètre extérieur, on s'expose à attribuer à l'animal une température propre befcoup plus élevée
que celle qu'il possède réellement. Toutefois, nous le répétons, si ce moyen ne fournit pas une mesure exacte de l'intensité du phénomène, il n'en est pas moins excellent pour vider la question de savoir si l'animal produit ou non de la clia-
leui'- , . , ,
Newport, dans ses recherches sur la température des msectes, a employé un
autre procédé. L'animal, saisi avec une pince, était appliqué et maintenu contre le réservoir du thermomètre. En agissant ainsi, cet habile observateur pensait se mettre complètement à l'abri des perturbations causées par la chaleur communiquée parles mains, soit au thermomètre, soit à l'animal lui-même. 11 est douteux qu'avec quelque soin qu'il ait opéré, il soit parvenu à éviter complctomont cette cause d'erreur.' D'ailleurs, l'animal, saisi avec une pince, s'agite, frotte le verre de l'nistrument avec ses pattes, et les divers articles de son corps les uns contre les autres. La collision de toutes ces parties dures doit nécessairement développer de la chaleur et influer sur la marche du thermomètre. Pour se mettre à l'abri du rayonnement extérieur et de l'évaporation, Newport avait la précaution d'envelopper l'insecte et le réservoir du thermomètre avec une pièce de lame ; cette pratique est honne sans doute, mais elle a l'inconvénient de créer autour dos aftimaux une masse d'air confiné de très-peu d'étendue qui, en s'échauftant, peut, comme dans le cas de leur accumulation dans un vase fermé, réagir sur leur température propre.
Quand il s'agit de mesurer la température d'un animal isolé, d'aussi faibles dimensions qu'un insecte, l'emploi du thermomètre, quelques précautions que l'on prenne d'ailleurs, présente un très-grand inconvénient. Bien qu'on puisse choisir un instrument à très-petit réservoir, la masse du verre et du mercure qu'il contient ne peut jamais être négligeable par rapport à celle de l'animal. Celui-ci est donc refroidi par le contact du thermomètre qui, pour se mettre en équilibre de température, lui emprunte une portion sensible de sa chaleur propre. Cet inconvénient doit être évité avec d'autant plus de soin que, pour les animaux inférieurs, il s'agit de constater des différences de température ordinairement très-faibles et que, chez eux, toute perte de chaleur se répare avec une excessive lenteur. Toutes ces causes d'erreur réunies, font que le thermomètre à mercure ne doit être employé qu'avec une certaine réserve pour l'exploration de la tempéture des animaux inférieurs et qu'on doit complètement renoncer à s'en servu' quand l'observation porte sur un ammal de très-faibles dimensions.
Les appareils thermo-électriques, parleur sensibilité, la rapidité de leurs indications et leur faible volume qui permet de les introduire sans inconvénients dans les corps des plus petits animaux, sont destinés à rendre de très-grands services à la physiologie expérimentale. Ils ont été employés sous leurs deux formes principales; mais ce sont surtout les aiguilles thermo-électriques dont l'usage devrait être généralisé.
En 1831, Nobili et Melloni appliquèrent leur pile thermo-électrique à l'étude de la température des insectes ; à cet effet, ils fermèrent les deux appendices "'
prismatiques de l'enveloppe de la pile avec deux miroirs sphériques de cuivre poli A, A' (fig. 2); de cette façon, tout rayonnement extérieur était supprimé et, les deux faces de la pile étant dans les mêmes conditions, l'aiguille du galvanomètre testait à zéro. Si tout étant ainsi disposé, on place un insecte au fuijer piliicipal
16 CUALLUll ANIMALE.
de l'un des petits miroirs réilécliissauts, toute la chaleur rayonuéc par sou corps;est renvoyée vers la face correspondante de la pile, et si l'animal a une température supérieure à celle de l'atmosphère, la déviation de l'aiguille du galvanomètre l'indique. Ce procédé empêche l'évaporalion etle rayonnement extérieur; il indique si l'insecte est ou non une source de chaleur. Mais ici, comme sous la pièce de laine de Newport, la niasse d'air coniiné est beaucoup trop limitée, sa température peut s'élever sensiblement et réagir sur celle de 1 animal. D'ailleurs, on n'a ainsi que la chaleur émise par le rayonnement, et les résultats ne sont pas comparables à ceux que l'on obtiendrait par le contact de l'instrument et du corps de l'insecte.
M. Becquerel a appliqué les aiguilles thermo-métriques a la recherche de la température des animaux inférieurs : il prend deux boîtes de carton recouvertes de papier métallique en dedans et en dehors, afin d'augmenter leur pouvoir réfléchissant. Ces boîtes sont percées de trous qui permettent l'introduction des aiguilles. L'aiguille libre étant déposée dans l'une des boîtes ouvertes, l'autre est introduite dans le corps de Tanimal en expérience, préalablement logé dans la seconde boîte ; il place alors en même temps les deux couvercles et il établit les communications entre les deux aiguilles comme à l'ordinaire ; avant de faire communiquer les aiguilles avec le galvanomètre, il laisse écouler environ dix minutes pour leur donner le temps de perdre toute la chaleur qui aurait pu leur être communiquée parla main. De cette façon, l'une des soudures se maintient à la température de l'air de la boîte vide, qui est la même que celle de l'air extérieur, taudis que l'autre soudure prend la température de l'ammal. La déviation de i'aiguille du galvanomètre indique de quel côté est l'excès de température et la valeur de cet excès en degrés centésimaux.
Dans ces expériences, l'animal est bien mis à l'abri du refroidissement causé par l'évaporation, mais il est placé dans un espace trop limité; il peut, par la chaleur qu'il dégage, élever la température de l'air de la boîte et la sienne propre. Tout porte donc à penser que l'air de la boîte qui contient l'animal n'est pas à la même température que l'air de la boîte vide. Cependant, pour que les résultats de l'observation soient concluants, ces deux masses d'air confiné doivent, de toute nécessité, être maintenues à la même température, sans quoi le courant électrique produit ne proviendrait pas uniquement de la différence qui existe entre la température de l'animal et celle de l'air qui l'entoure. Dans des expériences oii les différences à constater ne dépassent pas souvent une fraction de degré centésimal, ces «auses d'erreur, quelque faibles qu'elles paraisseut, ne sauraient être né.;ligées. Pour toutes ces raisons, le procédé de M. Becquerel nous paraît mériter moins de confiance que celui de M. Dutrochet.
Ce dernier expérimentateur a d'abord rejeté, avec raison, l'emploi des aiguilles à soudurjg médiane [larce que, dans beaucoup de cas, il y a inconvénient à transpercer d'outre en outre le corps des animaux. Il leur a substitué les aiguilles à soudure angulo-termiriale qui n'ont besoin que d'être légèrement enfoncées par leur pointe dans les parties vivantes, et peuvent toujours èlre plongées à la même profondeur, à cinq millimètres par exemple, comme l'a constamment fait M. Dutrochet pour londre les expériences rigoureusement comparables.
Pour procéder à une observation, M. Dutiochet se procurait deux animaux de même espèce et de même grosseur. L'im d'eux, au moment de l'expérience, était tué par l'immersion dans de l'eau à 50 ', puis plongé dans do l'eau à la température ambiante pour le relroidir. L'animal Vivuut ut l'animal mort éLaient attachés
CHALEUR ANIMALB.
Fis
[fiq. 5), chacun à une tige de bois sec, d,à, et ces supports étaient implantés dans le sable fin dont était rempli un pot à fleurs aa; le vase élait recouvert d'une plaque de plâtre hh, percée en son centre d'une ouverture moindre (jue celle du pot. Les aiguilles à soudure a«^M/o-<ermma/e étaient alors enfoncées à cinq millimètres de profondeur, l'une dans le corps de l'animal vivant, l'aut'.e dans le corps de l'animal mort, et dans des points symétriquement placés. Avant d'établir les communications des aiguilles et du galvanomètre, il attendait un temps suffisant pour que la chaleur communiquée par la main eût disparu. De cette manière, rayonnement, action de l'air extérieur, tout était égalisé de part et d'autre ; la différence de température des deux soudures ne pouvait provenir que de ce que l'un des deux animaux était mort et l'autre vivant. Mais, rien ne prouve que l'évaporation soit la même chez un animal vivant que chez un animal de même espèce et de même volume récemment mort; tout porte à penser, au contraire, que le phénomène est plus intense d'un côté que de l'autre. Pour éliminer cette cause d'erreur, M. Dutrochet humectait le sable du pot à fleurs et recouvrait les deux animaux d'une cloche de verre; les fils de communication M,N passaient
entre la cloche et la plaque de plâtre bb. D'ailleurs, il rendait tout courant d'air impossible en accumulant du sable autour des jonctions de la cloche de verre, de la plaque de plâtre et du pot à fleurs. L'air de la cloche étant ainsi promptement saturé d'humidité, toute évaporation devenait impossible; la différence de température des deux soudures ne pouvait donc tenir qu'à ce que l'une plongeait dans le corps d'un animal vivant, l'autre dans le corps d'un animal' mort, et c'est précisément cette influence qu'il s'agissait d'apprécier.
Toutes les fois qu'il est possible de se procurer deux animaux de nicme espèce et de même volume, il vaut mieux opérer comme nous venons de le dire ; cependant cette condition n'est pas indispensable pour une bonne observation. Sous-la cloche, en effet, le corps de l'animal mort sert seulement à maintenir la soudure enéquihbrede température avec 1 air environnant, en la mettant à l'abri de tout rayonnement extérieur. Or, il est évident que cet office serait aussi bien rempli par un petit rouleau creux de papier sec dans lequel ou enfoncerait la soudure de l'aiguille. M. Dutrochet a souvent employé ce dernier moyen pour remplacer le corps de l'animal mort, et les résultats ont été les mêmes dans les deux cas. Il faut, dans ces recherches, avoir soin de se servir d'animaux tués au moment de l'expérience ; s'ils étaient morts depuis un certain temps, leurs corps deviendraient le siège de phénomènes de putréfaction qui dégageraient de la chaleur, altéreraient l'exactitude et pourraient même changer le signe dc^ résultats obtenus.
Le procédé de M. Dutrochet, quand il est pratiqué avec toutes les précautions convenables, est certainement le plus parfait de tous ceux qui ont été employés pour prendre la température des animaux inférieurs de très-petite taille.
Reptiles. La température des reptiles a été l'objet de recherches très-nombreuses ; nous avons réuni, dans un tableau général, les principaux résultats fournis par les observateurs :
IMCT. F.lNG. XV. - 2