‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.15Chapitre 71 sur 98 · ROTONDE. DE LA GARENNE · texte numérisé non relu

ROTONDE. DE LA GARENNE

Bièârljonate de soude 1,209 0 800

— potasse 0.664 '»

— <^haux 0,2S7 9,400

— magnésie 0,145 0,400

— protoxide de fer 0,028 0 100

ulfate de soude 0,296 0,266

— chauY , q'266

Chlorure de sodium 0,373 oiôOO

— calcium „ 0^200

Arseniate de ioude, lithine, aUimine, ciénale

^'^ ^^^' Iraces. 0,150

Total des MAxiiïiiEs fixes 5^069 5,052

DICT. ENC. XV. 55

514 CHATEÂUNEUF-LES-BAINS (eaux minérales de).

! Acide carbonique libre, en volume ... 0 lit. 873

on poids. . . . lgr.750 0,200 gr.

Azote i^-^O

Oxygène '

ToTAl DES GAZ, en volume 1 lit- *"^

— en poids 1 gr. 730

L'établissement Chambon-la~Garenne est le plus complet et le plus beau de Cbâteauneuf. Il se compose aurez-de-chaussée, de deux pièces contenant cbacmie une grande piscine, un cabinet de douches et un vestiaire. Cet établissement est non-seulement alimenté par l'eau de la source Chambon proprement dite, mais ■ encore par trois nouvelles sources découvertes par M. Ghafiray, qui en est le propriétaire.

L'eau de la source de la buvette Ghambon est particulièrement recommandée dans les dyspepsies les plus rebelles et les plus anciennes, dans les troubles nerveux des voies digestives liés à un état anémique, chlorotique, hystérique, ou qui sont survenus pendant la durée d'une fièvre intermittente paludéenne, ou consécutivement à cette maladie.

15» Source de Lacroix. 9*^ source de la buvette. Celte source est aujourd'hui perdue. Il est donc inutile d'en donner la composition élémentaire que M. I.efort avait fait connaître.

Ghàteauneuf-lcs-Bains est une station très-intéressante non-seulement au point de vue de la multiplicité de ses sources, mais eu égard encore à leur température si différente et à leur coniposition chimique si variée. Les renseignements sommaires que nous avons donnés sur leur action cnrative dans un cercle assez étendu d'états morbides, sulfisent cependant pour laisser entrevoir qu'un bel avenir peut être réservé à cette station thermo-minérale. Mais l'éloignement des sources, dont la première est à 2 kilomètres au moins de la dernière, en suivant leur ordre d'énumération ; la pénurie et la mauvaise disposition des moyens balnéo-thérapiques des maisons de bains dans lesquelles on ne trouve pas un cabinet de bains isolé, et où naguère encore hommes et femmes plongeaient ensemble dans une même piscine; l'uisuffisance des hôtels, le peu de confortable de la vie matérielle, l'aisance troj) bornée des propriétaires des sources, sont autant d'obstacles à la prospérité d'une station thermale qui doit prendre un jour pourtant, sous une direction intelligente et unique, une place distinguée parmi les eaux minérales du centre de la France.

Les eaux de Cbâteauneuf bicarbonatées sodiques, potassiques et ferrugineuses, carboniques fortes et aux divers degrés de l'échelle thermale, se prêtent merveilleusement à tous les usages thérapeutiques internes et externes auxquels le médecin, doit avoir recours dans certaines maladies chroniques ou contre certaines diathèses. 11 importe en effet alors de pouvoir modérer l'action débilitante, fluidifiante et hyposthénisante d'eaux hyperthermales ou mésothermales, bicarbonatées, par l'elfet tonique, reconstituant et analeptique de sources protolhermales ou hypotliermales, ferrugineuses, chlorurées et lotitement carboniques, comme le sont à la lois plusieurs de celles qui ont fait l'objet de cet article.

La durée de ta cure est de 20 jours, en général.

On exporte, niai-< en assez petite quantité, les eaux de certaines des sources de Chàteauneul-les-Bains. A. Rotureau.

BiBiiOGRAriiiE. — \\LLv:t. Aiialijse des eaux thermales et minérales de Cliâteauneuf. Riora 1809. — Salnel've. Essai sur les eaux minérales de Cliâteauneuf et sur leurs propriétés

CHATELDON (eaux minérales de). 5^5

physiques chimiques et médicinales Gannat 1834 — Dit mpmi. n»v ^ ,

r,ù,ierales à Ckâteauneuf. In Annales d'Auvent t Xml^^Tp- '^' 'T '""'"^^^ ««s.r<ïe. .«r te effets physiologiques et thérapcuîiques des eaux^et Châfe^T' rTZ '"'" 18o4 -LBroRT (Jules). Recherches sur la composition de l^ZnJcZsT"'^^^^^^

CHATELDOrw (Eaux MINÉRALES de), athemiales, bicarbonatées sodiaue, moyennes ou faibles, carboniques fortes, dans le département du Puv-de-Dôl dans 1 arrondissement de Thiers, est un chef-lieu de canton, peuplé de M74 l^bi: tants, a 350 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans une vallée étroite et profonde, dommee de toutes parts, si ce n'est à l'ouest, par des collines escarpées et rocheuses, sur le cours du ruisseau le Vanziro.i (chemin de fer d'Orléans Vierzon le Guetm Samt-Germain-des-Fossés et Vichy. Gbateldon est à 16 kilomètres de Vichy et a la même distance de Thiers). Les maisons de Chateldon, pauvres et délabrées, presque toutes en colombage, ont une forme qui annonce leur antiquite, L eghse, qui a ete bâtie au quatorzième siècle, la porte Nord témoigne aussi par sa isposit.on monumentale, de l'ancienneté des constructions de ce te station minérale. La topographie de Chateldon indique que son climat est très-d ux aussi la saison y commence-t-elle dès le 15 mai et ne fînit-elle qu'avec le mois d^ septembre. Les vents qui dominent dans la vallée, fermée par les pentes inférieures des mon.agnes du Forez sont ceux du sud et surtout du sud-ouest, qui 0 s oT eut des chaleurs plus fortes pendant l'été. La température moyen le'des m de

1 et bhssement de Chateldon se trouvent sur la rive droite du Vauziron Les eaux sont employées en boisson surtout, par 150 étrangers qui suivent chaque aJée «ne cure a Chateldon, et par les gens du pays, qui en font un usage qu " dm Ces sources au nombre de trois, ont leur point d'émergence dans labour située devant 1 établissement. Trois autres sources dites du Mont-Carmel à 600 mètres environ de l'établissement, sur la rive gauche du Vauziron et à 1 00 mètres de ce ruisseau, sur le versant de la montagne de Goutte-Salade sont abritées sous un pavillon construit sur leur griffon. Comme leur débit est trèsaibe elles ne sont pas employées sur place, mais on les exporte en presque

totalité. Les trois sources de l'établissement de Chateldon portent les noms de source du Puits carré, source du petit Puits rond, source Sainte-Eugénie ' 1 Source du Puits carré. Le Puits carré a été creusé à 1-,12 de profon deur, dans une roche granitique, sur les limites du terrain primitif et du terrain cle transition. L'eau, traversée par des bulles gazeuses assez rares, est trouble laiteuse, et laisse déposer sur les parois intérieures du puits, un sédiment ilune rougeatre assez abondant pour recouvrir ou entourer, au bout d'un mois environ les objets qu'on y laisse séjourner. Sans odeur, sa saveur aigrelette serait a^sez agréable, si cette eau n'avait un arrière-goût très-prononcé; elle rougit le panier de tournesol. La température de l'air extérieur étant de 24» centigrade celle de eaii n'ct que de 12o centigrade Cette eau n'est pas employée en boislon ; elle limente les deux baignoires de l'établissement, après avoir été portée dans la chaudière ou on eleve sa température. Nous donnons au tableau qui préc^ède la descrip ion de la source bamte-Eugénie, le résultat de son analyse chimique.

2 Source du Puits rond. Cette source est captée au bas et à droite de Tesca- '

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lier, dans un entourage circulaire de granit dont les parois intérieures sont recouvertes d'un enduit jaune rougeâlre foncé. Celte eau serait claire, limpide et transparente, si quelques corpuscules solides n'y étaient tenus en suspension ; elle est inodore, son goût est à la fois piquant et agréable, quoique sensiblement ferrugineux. Des bulles gazeuses assez grosses, surtout par les temps d'orage, viennent de temps en temps s'épanouir à sa surface et surtout à son milieu. Elle rougit promptement les préparations de tournesol. La température de l'air étant de 22°,5 centigrade, celle du Puits rond est de H»,5 centigrade.

Cette eau sert en boisson seulement.

M. Bouquet a trouvé, en 1854, dans 1,000 grammes de l'eau des Puits carré et rond, les principes suivants :

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