CARRÉ, ROND
Bicarbonate de soude 0.232 0,629
potasse 0,048 0,092
magnésie 0,247 0,567
— stronliane '
chaux 0,912 1,427
,1 — protosyde de fer 0,026 0,037
— protoxyde de manganèse. ... ? '
Sulfate de soude 0,035 0.035
Phosphate de soude 0,2S1 U,n7
Borate de soude ^ f„„ „,:,„
Chlorure de ,odiu. • 0,008 0,016
Arséniate de soude, matière organique .... tfces. tnces.
Total des matières fixes l.S''! ^'^"0
Gaz acide carbonique libre et dissous 2gr.429 2gr.308
5» Source Sainte-Eugénie. La fontaine Sainte-Eugénie est à 2 mètres du petit Puits rond. Son eau est limpide, claire et transparente, cependant des corpuscules rouilles nagent dans cette eau qui est inodore, d'une saveur aigrelette et surtout ferrugineuse. Des bulles gazeuses plus petites, mais plus nombreuses qu'au Puits rond, viennent s'épanouir en pluie fine à la surface de Peau qui rougit, plus légèrement que les autres pourtant, les préparations de tournesol. La température de l'air ambiant étant de 25»,2 centigrade, celle de l'eau est de 11° centigrade. Son analyse chimique n'a pas encore été faite.
Les personnes du pays ont le droit de puiser gratuitement, pour leur usage particulier, l'eau des sources minérales de Chateldon, et c'est à la source Sainte- Eugénie qu'elles viennent surtout s'approvisionner.
L'établissement minéral de Chateldon est très-insuffisant ; il se compose d une petite salle au rez-de-chaussée, servant à la fois de logement à l'employé prépose aux sources et d'abri pour les buveurs pendant les jours de pluie ou de chaleur excessive, et de deux salles de bains qui se trouvent à l'est de cette pièce. Chacun des cabinets de bains a une baignoire de zinc, munie de deux robinets donnant, l'un l'eau minérale chauffée, et l'autre l'eau minérale à la température de le source. Les dimensions de chacune de ces salles sont trop peu considérables. ^
Emploi thérapeutique. Les eaux de Chateldon s'emploient surtout à l'intérieur; leur usage extérieur est a peu près nul, car les moyens d'élever la temperature de l'eau sont tellement défectueux, que les bains minéraux n'y peuvent être guère plus actifs que les bains ordinaires. D'ailleurs, à quelles exigences pourrait répondre un établissement avec deux salles de bains sans système de douches? Ce que nous allons dire de l'action physiologique et de l'action therapeu-
CIIATELGUYON (ea.x minéuales de). 517
tique des eaux de ces sources doit donc s'appliquer exclusivement à leur adminis tration luteneure L'eau du Puits roud ou de Sainte-Eugénie se prend LnSt jeun, par verres de 25 grammes et à 1 quart d'heure on 20 minutes d'ntma le La dose vane de 4 a 8 verres par jour, en général, lorsque les malades ne re ' vent pas le conseil ce couper d'eau minérale le vin qu'ils boivent aux repas L'Tr tion physiologique de l'eau de ces deux sources participe des deux éléments chT miquesq.li lui donnent son efficacité , le gaz acide carbonique et le bicarbonat de fer. Elles ont pour effet immédiat d'être faciles à boire, faciles à digérer i' ment assimilables et légèrement excitantes. Elles ont pour effet consécutif d'êle toniques analeptiques et reconstituantes. L'eau de Ghafeldon produit surtout ces résultats lorsqu elle est ingérée à la source, car lorsqu'elle a supporté un tran.p même assez court, elle perd une partie de ses propriétés, ce qui s 'ex pli, ue dZ eurs par sa grande altérabilité et le précipité rapide qui enLîne aussitôt le si ferrugineux qu'elle tient en dissolution.
Les eaux de Cbatehlon rendent des services toutes les fois qu'une médication or^ment car onique et réparatrice est indiquée. Leur vertu a été constatée q'ï Il existe des états pathologiques ayant pour cause certains troubles de la di-^estion certains vomissements certains embarras gastriques, etc.. une anémie cons&utiv^ a une chlorose, à une hystérie, à un traitement énergique, à une diète longtem continuée. Les eaux de Chateldon, prétendent MM. les docteurs Desbrest, qui on sur les e fets airatifs de ces sources, ont une rare efficacité contre 1 stérilité t 1 s citent 1 un et 'autre, des exemples où la conceplion a eu lieu pendant le a te,en hydrominéral ou à la suite d'une cure à leurs sources. Il est'bien pr ! bable qu elles ne peuvent revendiquer cet effet spécial et que les femmes ne sont evenues mères qu'après que leur affection (chlorose et ses conséquences habitu 1 es, aménorrhée, dysménorrhée, leucorrhée, etc.) avait cédé à l'administration des eaux ferrugineuse carboniques de Chateldon. On a dit que l'usage interne de
t"te?dVse' '^'''^'''^^- T-^- 1- -- fortement Lboniqufs ^ nt exct tant s du sens genesiaque. et à cet égard ces sources n'ont rien de particulière-
ZTïTeT- '^""^ '"'" '" ""^ ''''^''' reconstituantes, ces ei: l La durée de la cure est de 30 à 45 jours
sZi^^z:,!::"" '^-™^ <>-■>=- «/» p-^^ «-a . a»
A. «OTUREAU.
CHATELGIIÏOIW (Eaux minérales de), hypothermales , polymétallites chlorurées sochques moyennes, bicarbonatées calcicjues, carboJXZe 2
ET' fp fP-^-^t/-^ Puy-de-Dome/dans l'arrondissement et conÎTr f ^ '"'" ^' ^'' "^^ ^'''' ' ^'°"'' d'«û «ne voiture publique
r„tlri n' ^7' '" ""' ^;T' ^ ^"^'^^^Ig^yo")- Au milieu des basses m n gnes dominant a 1 ouest tout le bassin de la Limagne, à 512 mètres audessus du niveau de la mer Châtelguyon possède 1,800 habitants. La climatologie de cette vallée ou coule le Sardon, est la même que celle de Glermont-
518 CHATELGUYON (eaux minérales de).
Ferrand [voy. ce mot) ; cependant la température y est peut-être moins variable, cette station étant garantie des vents de l'ouest par les montagnes voismes. La saison commence le 15 mai et finit le 15 septembre.
Il suffit de creuser jusqu'à la couebe de porpbyre qm se trouve sous le sol peur rencontrer à Châtelguyon des sources d'eau thermo-mmérale. LeSardon emporte dans sou cours l'eau chargée de gaz des nombreux gntious qui émergent dans son lit et sur ses bords. Mais l'eau douce ordinaire ne se découvre pas aussi facilement à Châtelguyon; les habitants sont obligés d'employer 1 eau thermo-minerale pour tous les usages domestiques, car on ne peut s'en procurer d au re qu a 4 kilomètres de l'établissement. Nous devons nous contenter d enumerer les onze sources principales de Châtelguyon; elles se nomment : la source Beval .^ source du Chaume, la source de la Planche, les deux sources duReservorr,h, deux sources du Sopinet, les deux sources du Gargouilloux, la source du Rocher la source du Sardon, la source des Yernes, la source de la Vermere, la source de la Cuvette de la Vernière. Six de ces sources sont seulement importantes à connaître, nous allons nous contenter d'en dire quelques mots et d indiquer qu'elles sont employées dans les deux maisons de bains qui ont reçu les noms de leurs propriétaires. L'une s'appelle V Établissement Brosson, et 1 autre
Y Établissement Barse.
1» Sources et Établissement Brosson. Les trois sources qm alimentent cette maison, à 4 mètres au plus les unes des autres, sont abiitées par un pavillon situe à 30 mètres de l'établissement et captées dans des puits isolés. Le puits circulaire de la source Deval contient l'eau la plus gazeuse et ses bouillonnements se font entendre à une certaine distance. Elle recouvre les parois internes du pu.ts d une couebe épaisse et très-dure d'un dépôt jaune rougeâtre qm y adhère tres-lortement L'eau de cette source est complètement incolore, sans odeur, claire, transparente, tout en ternissant le brillant des verres, qu'elle tache môme au bout d'assez peu de temps. Sa saveur est piquante, chlormée, bicarbonatée et un peu amère, sans être désagréable cependant; elle paraît plus chaude a la main quau palais. Elle rougit immédiatement le papier de tournesol, qui reprend sa cou eu aussitôt qu'il en est retiré. L'air extérieur étant à 17» centigrade, la tempe.-atme de l'eau est de 31%5 centigrade. Les corps en combustion s éteignent a 5 centimètres de la surface de l'eau du puits Deval.
La source du Chaume, à 3 mètres de la précédente, offre le même amena ment et les mêmes caractères physiques et chimiques ; mais son eau, beau up moins gazeuse, recouvre d'une pellicule irisée et miroitante les parois du bas n qui disparaissent sous une couche de conferves d'un vert fonce. La empm ure de la source du Chaume est de 29%5 centigrade, l'air extérieur étant a 14 cea-
^'^Us sources de la Planche et du Réservoir, à 1 mètre de la précédente, ont les mêmes caractères physiques et chimiques, à l'exception de la température qu est de 240 eentigrade pour la source de la Planche et de 32» centigrade pom ce e du Réservoir. Nous donnons l'analyse des principales sources de Châtelguyon, tableau qui suit la description des sources et de l'établissement Barse
L'établissement Brosson est le plus important et le plus complet de la s a o , il a vingt-deux baignoires, deux piscines, huit cabinets de bains ^sole av a F reils de douches et deux cabinets spéciaux de douches -.^-^an e. L eau c^ o sources de cet établissement est réunie dans un réservoir voûte ^t c mp ^ ' ^ fermé où aboutissent deux tuyaux, dont l'un se rend aux deux kio.ques qu.
CHATELGUVON (eaux minérales de). 5^9
tentles deux buvettes. La première est alimentée par l'eau à la températur,' de la source, et la seconde par cette même eau complètement refroidie. L'autre tuyau mène l'eau aux baignoires, aux piscines et aux douches. Les baignoires de la»e de Volvic sont dans des salles éclairées et ventilées par une fenêtre ; elles sont en caissées dans le sol et ont une saillie de 20 centimètres. Chacune d'elle est nmnlp appareils de douches descendantes et ascendantes. Les deux piscines où l'eau se renouvelle sans cesse, une pour chaque sexe, occupent deux salles éc'lairée. et ventilées chacune par six fenêtres. Un trottoir entoure ces piscines dont l'eau de couleur jaune est recouverte par une couche solide de carbonates qui réunissent leurs cristaux et forment une sorte de miroir {spiegel, comme disent les Allemands). Enfin le fond des salles, fermé par un rideau de toile, sert de vestiaire Les baignoires et les piscines sont alimentées par deux robinets dont l'un fournit l'eau minérale chauffée à la vapeur au moyen de serpentins, et l'autre d'eau minérale à la température des sources. Le premier étage de rétablissement Brosson se compose d'un salon de conversation et de chambres à l'usage des baigneurs et des employés.
Sources et Établissement Barse. Ces sources sont aussi au nombre de trois Les deux premières, connues sous le nom de sources de la Vernière sont employées à l'extérieur seulement, tandis que la troisième, ou source duGargouUloux, sert en boisson, en bains et en douches. Les sources de la Vernière émer-ent à 1 mètre environ l'une de l'autre, dans un réservoir clos établi dans rintérîeur même de la maison Barse, dont il sert à alimenter d'eau, à la température des sources, les piscines et les baignoires. Cette eau a les mêmes caractères physiques et chimiques que ceux des sources de l'établissement Brosson, mais sa saveur moins chlorurée, est plus alcaline. La température de l'air étant de 18° 5 centigrade, celle de l'eau est de 29°, 2 centigrade. '
La troisième source ou source du Gargouilloux est isolément captée à environ 2 mètres du réservoir des deux sources de la Vernière et un tuyau de plomb adapté à son griffon la monte par refoulement au robinet de la buvette. L'intérieur du bassin est incrusté d'un sédiment jaunâtre. L'eau inutilisée à la buvette continue son ascension dans le tube et se rend à deux cuves où elle est chauflée par des serpentins de plomb dans lesquels circule de la vapeur et alimente d'eau chaude les douches et les baignoires. Cette eau est un peu plus gazeuse que celle du réservoir de la Vernière. Elle est d'une limpidité parfaite et d'une saveur plus agréable. Sa température est de 3r,3 centigrade.
L'établissement Barse laisse beaucoup à désirer sous le rapport de la tenue et de l'importance des moyens balnéaires, qui se composent seulement de quatre cabuiets isolés et de deux salles de piscines, une pour chaque sexe. Deux de ces cabinets renferment des baignoires particulières de bois, surmontées d'appareils de douches descendantes. Le troisième possède une baignoire ordinaire de cuivre, et le quatrième un système de douches ascendantes. Les baignoires alimentées d'eau minérale chauffée et d'eau à la température des sources de la Vernière, par deux robinets laissés à la disposition des baigneurs, sont appliquées sur le roc et encaissées dans l'aire de pierre des cabinets. Leur intérieur est recouvert aussi dun sédiment jaunâtre. Les trois cabinets des baignoires sont voûtés; les deux salles des piscines sont pareilles. Elles occupent toute la longueur et toute la largeur de chaque salle ; huit personnes peuvent y prendre leur bain ensemble et à aise, assises sur des bancs de bois recouverts d'incrustations. Une crème de carbonates calcaires se forme sur l'eau jaunâtre de ces piscines, en face desquelle se
520 CIIATELGUYON (eaux muiéhales de).
trouve, du côté opposé au corridor, la porte d'un grand vestiaire chauffé et parfaitement approprié à sa destination.
Madame Bnrse, dans le but de reconstruire et d'augmenter son établissement, a fait entreprendre de nouvelles fouilles qui ont mis à jour deux nouvelles sources ayant l'une et l'autre une température de 29° centigrade. Nous pensons que les efforts des propriétaires de toutes les sources de cette station ne lui feront pas acquérir le rang qu'elle pourrait avoir parmi les principaux établissements de la France, par la richesse des éléments minéralisateurs et gazeux que renferment ses eaux et par sa position topographiqiie, tant qu'on ne dirigera pas les travaux de façon à poursuivre les sources jusqu'à ce qu'elles aient un degré de mésothermalité ou d'hyperthermalité convenable pour les bains et pour les douches. La superposition des terrains et le voisinage du granit semblent indiquer cependant que l'on pourrait, sans trop de difficultés et de dépenses, arriver à ce résultat nécessaire.
M. Jules Lefort a analysé, en 1865, les eaux des sources Deval des bains Brosson, du Rocher et des bains Barse; ce chimiste a trouvé dans 1,000 grammes les principes suivants :