CHÉLONIENS
Une différence très-importante se tire de l'état de la surface. Dans la chéloïde spontanée, celte surface est constituée par la peau elle-même, plus ou moins altérée sans doute, mais que l'on retrouve cependant avec les caractères particuliers qui la distinguent. Dans la chéloïde fausse, le tégument a été détruit et remplacé par un tissu de formation nouvelle.
La chéloïde diathésique est une affection pathologique, en voie d'évolution. Elle s'accompagne de démangaisons vives, de picotements et d'élancements trèsdouloureux. Elle peut se terminer par résolution.
La chéloïde cicatricielle, arrivée à un certain état, devient une véritab'e difformité. Elle est à peu près indolente.
Ici se termine ce que j'avais à dire de la chéloïde cicatricielle, et je renvoie pour plus de détails à l'article Cicatrice. B^2in
CHËLONÉES. Les chélonées (g. Chelonia, Ai: Brpng.), aujourd'hui parta-^ées mMydasea ou chélonées franches, Caretta ou chélonées à écaille fine et Thalassochelys ou caouanes sont des reptiles chéloniens qui passent leur vie à la mer ce qui a également lieu pour les sphargis {voy. ce mot) . '
Elles sont incapables de rentrer leur tète, leurs pattes et leur queue dans leur carapace, comme le font la plupart des autres chéloniens; leurs pattes sont disposées en forme de grandes rames natatoires, dont les antérieures dépassent notablement les postérieures en longueur : enfin leur corps est plus allongé et moins bombé que celui des tortues ordinaires. Ces animaux vivent de substances végétales, principalement d'algues; ils ne viennent à terre que pour déposer leurs œufs; encore ne s'éloignent-ils point du rivage, ce que d'ailleurs la conformation de leurs membres ne leur permettrait pas. Leur taille égale ou dépasse même celle des plus grandes tortues terrestres ; mais, ainsi que nous l'avons dit, ils ont une autre forme.
On les recherche non-seulement pour leur écaille, mais aussi pour leur chair et chaque année la navigation en apporte un grand nombre d'individus en Angleterre. C'est avec ces animaux que l'on prépare le Turtle soiip si estimé des An-raic qui lui substituent, faute de chéloniens véritables, le Mock Turtle soup dont là tête de veau fait tous les frais. On consomme aussi ces animaux dans quelquesunes de nos grandes villes, principalement à Paris, et depuis quelque temps on les y apporte surtout du golfe du Mexique. L'espèce de nos côtes est assez rare et ne peut donner lieu à une exploitation régulière ; c'est la caouane {Chelonia caouana). On la prend sur les côtes de l'Océan comme sur celles de la Méditerranée.
P. Geuvais.
^ CHÉLONIENS. Aristote réunissait sous le nom de x^^^vai, dont on a tiré la dénomination de chéloniens, les trois espèces de tortues qu'il connaissait, savoir': la tortue terrestre {Testudo marginala) appelée par lui ^s^c^vi, zspaâia; la tortue de marais {Cisliido europœa) qui était son sp^vç, et la caouane ou tortue de mer {Chelonia caouana) répondant à sa -/jIcLto Qala<7aix. Ce senties types principaux des trois grandes divisions d'un groupe spécial de reptiles que l'on a longtemps nommés tesiudines ou tortues, du mot latin testudo, synonyme lui-même de Zc^^y/j. Il lant toutefois y joindre pour avoir une idée plus complète des principales divisions de cet ordre, les trionyx ou tortues de fleuve, actuellement étrangères à nos pays et les sphargis. Les sphargis sont marines comme les caouaiics des tortues de mer, mais elles diffèrent assez du reste des chéloniens pour que l'on en fasse une division particulière parmi ces animaux.
DICT. EKC. XV. «r
674 ClIÈLONIliNS.
Il y a donc cinq giMiides familles parmi les cbéloniens. Duméril et Bibron ont appliqué aux quatre premières les dénominations de clicrsites, signifiant terrestres; élodites ou de marais; potamites ou flnviatiles; tluilassites ou marines : la cinquième répond aux sphargididés, aussi appelées athécés. C'est Al. Brongniart qui s'est le premier servi du mot chélonien dans le sens oij on l'emploie maintenant.
Les animaux auxquels ce terme s'applique rentrent dans la classe des reptiles et ils se distinguent des autres groupes compris dans cette grande division des vertébrés par des caractères importants. Les deux principaux sont l'absence de dents et la présence d'une carapace ou boîte osseuse servant de protection au tronc et dans laquelle la tèle, les membres ainsi que la queue peuvent aussi, dans la plupart des cas, s'abriter d'une manière plus ou moins complète.
Les mâchoires des cbéloniens ont leurs bords garnis d'un bec corné qui rappelle celui des oiseaux et peut déterminer des blessures graves. Quant à leur carapace, elle résulte de la fusion plus' ou moins complète du squelette tboraco-abdominal, (vertèbres, côtes et sternum), avec un système de pièces dures, se développant dans les parties correspondantes de la peau. Cette armature dermato-squelettique se complète avec l'âge, et, par sa jonction avec les os dépendant du squelette pio- ])rement dit que nous venons d'énumérer, elle constitue une sorte de boîte habituellement recouverte par des plaques épidermiques. Ces dernières forment l'écaillé des tortues. C'est chez les chersites ou espèces terrestres que son développement est le plus complet, et comme dans quelques tortues la carapace ou son plastron peut être mobile, ce qui a lieu pour le premier cas chez les cinixys, et pour le second, chez les pyxis ; il en résulte que toutes les parties du reptile peuvent alors rentrer au gré de l'animal dans un véritable coffre, qu'il lui est loisible d'ouvrir ou de fermer quand il le veut.
Les pièces appartenant au dermato-squelette qui concourent à former la carapace des cbéloniens n'ont pas toujours un égal développement et même chez les espèces ou ce développement s'accomplit entièrement, la carapace commence par être imparlaite. Chez le fœtus de la tortue terrestre, et chez cette espèce prise encore jeune, l'ossification du plastron est loin d'être terminée; la soudure des côtes avec la carapace dermato-squelettique ou leur fusion avec cette dernière ne s'achèvera que plus tard, ce qui permet de distinguer l'origine soit dermique soit nevrosqueletlique des deux sortes d'éléments dont elle est constituée. Mais peu à peu le travail de l'ossification se poursuit et la jonction des deux systèmes se réalise chaque jour davantage. Ces états successifs de la carapace des cbéloniens terrestres nous expliquent les différences que présente le système osseux des mêmes animaux dans la série des genres de cet ordre. Les moins solidement protégés, les chélonées ou tortues de mer, par exemple, sont aussi ceux qui occupent le dernier rang dans la série naturelle des reptiles qui nous occupent. Les extrémités de leurs côtes restent indépendantes des pièces dermato-squeletliques qui forment le pourtour de leur enveloppe osseuse, et les os du plastron au lieu de se souder en une plaque unique et de foi'mer une pièce résistante et sans intervalles ouverts restent disjoints, ce qui laisse entre eux des vides considérables.
Chez le sphaigis les os sternaux ont encore moins d'étendue, et la carapace est réduite à une pièce unique répondant à la plaque cervicale du dermato-squelette des autres cbéloniens. Le bouclier osseux qui recouvre le corps de ces grands cbéloniens est lormé d'une multitude de pelits compartiments osseux articulés les uns aux autres par engrenage, et dont l'ensemble ne se soude ni avec les arcs neuraux des vertèbres, ni avec les côtes comme cela a lieu pour tous les autres
CIIELONIENS. g75
chéloniens Cette carapace supplémentaire reste indépendante du névro-squelette ainsi qu on le voit également pour l'armature osseuse protégeant le corps des tatous La carapace des tortues nous offre donc l'exemple de l'une des particularités osteologiques des plus curieuses que l'on ait encore observées chez des vertébrés • mais lis en faut de beaucoup qu'elle ait toujours été bien comprise des anato' mistes. Ainsi l'on a dit quelquefois que les reptiles dont il s'agit étaient des ani' maux a corps retourné (corpore reverso) ayant le squelette à l'extérieur au lieu' delavoiralinténeuretlesmembresendedansdu corps; il n'en est rien la fusion des os cutanés avec ceux de laçage thoraco-abdominale ne chaïK^e pas les rapports des parties qui conservent ici leurs connexions habituelles et les membr ont les mêmes insertions sur l'épaule et le bassin, les vertèbres cervicales la même jonction avec la colonne dorsale, les coccygiennes les mêmes attaches su la région sacrée que cela a lieu chez les autres animaux aériens. Aussi renvoyons-nous ce que nous avons à en dire à l'article reptiles où les d.lférentes particularités offertes par les autres animaux de la même classe seront également enumerees. Qu il nous suffise de rappeler maintenant que les pattes des chél mens présentent oes formes tout autres suivant que ces animaux vivent à terre ou sont au contraire aquatiques. Au lieu d'être raccourcis et pour ainsi dire en moignons comme cela a heu chez les chersites ou chéloniens terrestres, ils sont aplatis et palmes chez ceux qui habitent les marais ou les fleuves, et leur forme est celle de rames allongées dans les chélonées et les sphargis qui se tiennent constamment a la mer.
On trouve les chéloniens dans les régions tempérées ec surtout dans les ré-ions chaudes. Il y en a dans les différents continenls, et beaucoup d'iles en possèdent aussi ; la mer elle-même en nourrit de plusieurs genres ; aussi leur histoire a-t-elle" donne lieu a de nombreuses publications. On les recherche pour leur chair qui constitue un bon aliment et est parfois prescrite aux malades. Leur écaille plus particulièrement celle des carets ou chélonées imbriquées sert à de nombreux usages et donne heu à une exploitation qui n'est pas sans importance. Ces animaux sont également connus à l'état fossile et il en a existé depuis la période jurassique jusque dans 1 époque tertiaire dont les espèces parfois même les genres se distinguent des chéloniens actuellement existants. La France est un des pays où l'on trouve en abondance leurs restes fossilisés. La tortue marginée ou tortue "recque parait avoir été elle-même plus répandue autrefois qu'elle ne l'est de nos jours et la cistude a vécu aux environs de Paris, en l'russe et jusqu'en Suède
On place les chéloniens en tête des reptiles, mais en les associant parfois dans une même grande division de ces animaux avec les crocodiles, avec lesquels ils constituent alors la division des émydo-sauriens (Blainv.), mieux nommés chélonochampsiens. Ce rapprochement estjnstifié par la conformation des organesgénihux qui se ressemblent chez les chéloniens et les crocodiliens. Quelques auteurs éloignent cependant, mais à tort suivant nous, les chéloniens des crocodiles pour les rapprocher des batraciens auxquels ils ne ressemblent que par leur apparence et point du tout par leurs véritables caractères anatomiques ; c'est ce qu'a lait Straus- Durkheim et ce que fait encore M. Gegenbaur. Straus a même proposé d'établir pour y placer les chéloniens, une classe particulière qui prendrait rang entre les batraciens et les poissons; mais cette dernière manière de voir est tout à fait in- ''^^^'^'^^^^- P. Gekvais.
B.nuoGBAPH.E. - Schneider (Th ]. Histoire générale des Tortues, in-4», avec pi. - CuVieK (t».)- Des Ossements de Tortues. In Rech. sur les Oss foss., t. V, 2« part., p. 175, pi. 11 ù 12;
076 CIIELTEiSll.VM (eaux minEuales et sels de).
— Bell iTli ) A Monograph of Ihc Testudlnate, in-rol. Londres, 1832. — Dlmeril et Ritnox. Erpclologiegén.. t. 1, p. 3i5, elc. 11834) et t. II, p. 1 à 570 (1805). — Gray (J.-E.). Calalog. of Sliield Rcpliies; in-4°, avec pi.' Londres, 18... — Ideji. Ouvrages divers et Mémoires spéciaux. — Gervais. Ostéologie de la tortue luth [Sphargis coriacea). P. G.
CHELTENHAM (Eaux MINÉRALES ET SELS de), (ithermales, chlorurées sadiques et sulfurées calciques fortes, carboniques faibles. Eu Angleterre, dans le Glocestershire, à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. est une grande et belle ville, de 45,000 habitants; ses rues larges, droites et propres, plantées de chaque côlé, ne sont pour ainsi dire que des promenades. Cette station est fiéquenlée surtout par la fashiou de la Grande-Bretagne. Pendant l'automne et l'hiver, les bals, les soirées, les spectacles et les concerts, y fixent les personnes du pays et y attirent les étrangers. (On va de Londres à Cheltenham en trois heures et demie par le chemin de fer de Great-Western dont Cheltenham est une station. Une voiture publique conduit en dix minutes de la gare à la ville).
Le climat de Glieltenham est très-agréable dans l'été ; l'air y est peu agité, et les arbustes de serre tempérée y viennent bien en pleine terre. Les malades doivent être prévenus que les variations de l'atmosphère sont aussi brusques dans les pl;iines de l'Angleterre que dans les pays de montagnes; ils doivent donc avoir à leur disposition des vêtements de laine, légers pour le milieu du jour, épais et chauds pour le malin et pour le soir. La température moyenne des mois de la saison thermale est de H»,3 centigrade. Comme toute la région de l'ouest de l'Angleterre, les environs de Cheltenham sont d'une grande fertilité ; leurs herbages sont renommés dans toute l'Europe, et les bestiaux qu'ils nourrissent ont une célébrité justement acquise. La cuitui e des prairies artificielles est, en effet, aussi avancée dans le Glocestershire que dans tout le Royaume-Uni.
Cheltenham, comme station minérale, est presque délaissé aujourd'hui que ses habitants vont passer l'été au bord de la mer ou à l'étranger. Les coutumes anglaises expliquent jusqu'à un certain point cet abandon; mais le système de libre exploitation des sources que l'on veut importer en France en est la principale cause. Le défaut de surveillance a amené une négligence telle dans le captage et dans l'aménagement, qu'il est difficile de réunir les conditions de propreté et de confort si justement recherchées en AuAlKcrrc. L'esprit fiscal de l'administration municipale de Cheltenham, qui naguère exigeait un schelhng (i fr. 25 de notre monnaie) pour chaque verre d'eau minérale qui se buvait au>c sources, na pas du être sans influence sur l'émigration qui trouve plus d'avantages aux établissements du continent. Les rares consommateurs aux buvelles de Cheltenham doivent encore aujourd'hui payer un demi-scheiling (six pences), 65 centimes, par jour, pour avoir le droit de faire emplir leurs verres à l'une des buvettes de cette station rninérale S'ils veulent se contenter de l'établissement des Sahnes, ils nont a débourser qu'un pennv (10 centimes) seulement. La saison commence le 1-' mai et finit le 1" octobre. De Cheltenham à Bromsgrove, où émerge une source dont^on extrait le ^el marin par l'évaporation, on rencontre les griffons d'un grai.d noraL^re de sources chlorurées sodiques froides qui n'ont absolument aucun emp.oi. La mer qui entoure l'Angleterre est-elle la cause de cette abondance d'eaux saiccs/ Ne faut-il pas l'attribuer plutôt à des amas de sel gemme dans le terrain liouiiier qui minéralisent les filets qui les traversent? Quoi qu'il en soif, quatie groupes principaux doivent attirer l'attention, savoir : le groupe de Montpellier, le groupe de Royal Old Wells (vitux puits royaux), le groujje de Cambray, le groupe de PitLville.
CIIELTE.MIAM (eaux miniîp.ales et sels de). C77
1° Groupe de Montpellier. Une belle rotonde à coupole, précédée d'une anticbambrc, sur la vue de Montpellier, sert de buvette pour les eaux de ce groupe. Une table supporte les tuyaux qui versent à volonté l'eau de ces sources. Nous pailerons de quatre d'entre elles qui so;it seules utiles à connaître. Quatre robinets distincts, correspondant à autant de corps de pompe à main plongeant dans le réservoir des sources, amènent à la portée des buveurs les eaux sulfureuse, magnésienne, ferrugineuse et saline. Le robinet de cette dernière porte pour marque spéciale M. Il existe encore dans cette buvette trois autres robinets; mais deux versent des eaux sans usage médical, le troisième donne l'eau cliauffée de la source saline. Les eaux des sources utilisées ont à peu près les mêmes caractères pliysiques et cbimiques ; ainsi elles sont limpides, claires, transparentes, inodores, d'une saveur plus ou moins salée; elles ne sont nullement amèrcs, ni hépatiques, ni ferrugineuses, malgré les noms par lesquels on les désigne. Leur réaction est francbenient alcaline ; elles ternissent bientôt le poli des verres en y déposant un enduit, opalin qui les fait ressembler au verre de Bohème d'une couleur jaune paille. Ces eaux diffèrent surtout par les nuances de leur goût et par leur température. L'eau dite sulfureuse est peu salée et assez froide, elle marque 11° centigrade seulement. L'eau magnésienne est moins salée, moins désagréable à boire ; elle a 12", 2 centigrade. L'eau ferrugineuse a une saveur assez chlorurée, mais nullement martiale. Les eaux salines chauffées et celles du robinet 4A ont un goût franchement salé. La température du jet du robinet 4Â, qui est la plus employée de ce groupe, est de 13", 8 centigrade, celle de l'air étantde 24° centigrade. L'analyse chimique des principaux griffons de Montpellier a été faite par M. Cooper; 1,000 grammes d'eau ont donné :
Sur une pinte anglaise égalant 0,5670 litre :
N" 1 N" 2 ^° 5 N" 4 N» 5 N" G ou 4A
Chlorure de sodium 3,0808 4,0278 3,G851 5,7975 l.lOGô 6,6960 5,8639
— calcium » » » » 1,49i3 1,0609 0,9468
— magnésium. ...» » » » 1,1875 0,5135 0,3556 Sulfate de soude 1,6775 3,2405 3,0252 1,9628 » 1,4049 1,5971
— magnésie 0,4564 0,8214 0,6959 1.6177 5,5619 » 1,9507
— chaux 0,1464 0,3555 0,5764 0,3079 0,3538 0,2264 0,2394
Bicarbonate de soude .... 0,1253 » » 0,1367 0,1938 0,2052 0,2757
— chaux et magnésie. » » » 0,1255 » » 0 5649
Oxyde de fer 0,0341 0,0478 0,0466 » 0,0456 »
lodure de sodium traces. 0,0170 0,0170 » 0,0577 0,0225 0,2255
Total DES MATIÈRES FIXES. . 5,5203 5,8050 7,8442 10,0219 9,7807 10,1298 11,6176
P I acide carbonique .. . 2,S0 p. c. == 40,9675 ce. 0,40p. c.= 6,5550 ce. 0,40p.c.= 6,5549 ce ''" 1 hydrogène sulfuré. . . » 1,60 =26,2201 0,40 =11,470^
Total des gaz. . . . 40,9675 32,7751 18,0237
H» 4 N" 5 N» 6 N" 7 ou4A
1,40 p.c.= 22,9418 ce. 1,2 p.c. = 19,6644 ce. 0,70 p.c. = 11,4709 ce. l,16p.c. = 19,00S9 „ » » traces.
2° Royal OUI Wells. Les (rois sources qui forment ce groupe ] citent de noms semblables à celles du groupe de Montpellier : la source Saline, la source Sulfureuse, la source Ferrugineuse. Ces trois sources ont leurs griffons dans de, puits séparés : celui de la teurce Chlorurée est .sous un massif du jardin, au sud-ouest de la salle de la buvette ; celui de la source Sulfureuse est à 5 mètres en face de la porte d'entrée de cette pièce, et aussi au sud-ouest; celui de U
CÎS CHELTENIIAJI (eaux minérales et sels de).
source Ferrugineuse enfin, est directement au-dessous du corps de pompe qui l'apporte au lobinet de la buvette. Une grande et belle salle, servant au besoin aux concerts et aux danses, constitue la buvette de Royal Old Wells, sur la promenade de ce nom. Six robinets versent à volonté, et dans l'ordre suivant, les eaux des Puits royaux, après que le préposé à la buvette a agité le piston de la pompe correspondant au forage de l'eau qu'on lui demande. Le premier robinet laisse couler l'eau sullureuse ; le deuxième, l'eau saline ; le troisième, l'eau ferrugineuse, le quatrième, l'eau saline chauffée; le cinquième, l'eau saline froide, concentrée par l'ébullition ; le sixième enfin, l'eau froide ordinaire, nécessaire aux besoins du service. Le premier tuyau, le plus à droite, donne l'eau sulfureuse, qui est peu employée. Cette eau est claire, limpide et transparente ; elle a une odeur hépatique d'autant mieux marquée que l'on agite plus longtemps le piston de la pompe ; sa saveur est beaucoup plus chlorurée que sulfureuse ; sa température, prise sous le jet de la pompe du puits même, est de 11° centigrade ; sa réaction est franchement alcaline. Son poids spécifique est de 1,0004. Son analyse est réunie à celle de la source Salée.
Le deuxième canal distribue l'eau de la source Giilorurée, qui est claire, transparente et inodore; sa couleur est ambrée, et sa saveur très-salée; sa réaction est alcaline; sa température sous le jet de la buvette est de 19° centigrade. Il ne faut pas attacher une trop grande importance à cette expérience thermomélrique, car l'eau a séjourné pendant une nuit entière dans un réservoir ; au puits, elle ne fait monter la colonne qu'à 10" centigrade, l'air étant à 17% 5 centigrade. Son poids spécifique est de 1,00795, La source Ferrugineuse de Royal Old Wells, versée par le troisième robinet, est très-peu employée ; la source de Cambray étant beaucoup plus chargée en principes martiaux, c'est elle que demandent les buveurs qui ne veulent pas se donner la peine d'aller boire à la source même. L'analyse de l'eau de la source Ferrugineuse des vieux puits royaux n'a jamais été faite. On doit celle de la source Sulfureuse et de la source Salée à MM. Abel et Ch. Rownay, qui, eu 1848, ont trouvé au collège de chimie de Londres, dans 1,000 grammes d'eau, les principes suivants :