‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V 16Chapitre 5 sur 49 · CHIMERES · texte numérisé non relu

CHIMERES

éruptions miliaires sont rares et que ce sont les symptômes cérébraux qui prédominent. Lorsque la forme dite ataxique se manifeste, il est presque miraculeux que le malade survive. La sécheresse de l'été semble être la condition extérieure qui provoque son explosion.

Nous terminerons cette revue nosologique par quelques considérations sur la pustide maligne et le goitre. La première n'aurait apparu au Chili, d'après le docteur Lafargue, qu'en ISo^, dans la province de Santiago. On la crut importée par des bestiaux venus de la République argentine, où elle régnait alors. On la rencontre quelquefois dans les hôpitaux et plus souvent à la campagne, où le paysan fait le triple métier d'écorcheur, de boucher et de mégissier. Quant au goitre, il est endémique dans les vallées des Andes et il s'accompagne quelquefois, mais rarement, de crétinisme. Le docteur Grange, qui a longtemps étudié les vallées des Alpes et des Pyrénées, où il y a beaucoup de goitreux, affirme que la principale cause de la maladie serait dans l'usage des eaux chargées de sels magnésiens. C'est une théorie à ajouter à bien d'autres, et qu'il appartient à une observation longue et multipliée de confirmer ou d'infirmer. Toujours est-il que les eaux magnésiennes ne sont pas rares dans les Andes, eu égard à la nature du terrain.

Ou attribue généralement la production de cette infirmité aux eaux provenant de la fonte des neiges. Boussingault, qui l'a vue dans les Andes de la Républiipie de l'Equateur, s'en prend à la non-aération de l'eau qui sert de boisson, explication qui se rapproche de la précédente, si elle ne revient au même. Mais certi-s les montagnards des Andes ne s'amusent pas à courir après la neige pour s'en abreuver, et, quant aux ruisseaux qui eu proviennent, ils ont tout le temps de s'aérer dans leur cours torrentueux avant de fournir la boisson à leurs riverains.

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