‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.17Chapitre 2 sur 68 · AO CHORION · texte numérisé non relu

AO CHORION

Après avoir donné ces notions générales sur la forme, la situation, la nature et les rapports du chorion, nous devons exposer son développement. En d'autres termes, nous avons à faire connaître les transformations cou stilutives de toute sorte qu'il subit au cours de la gestation, depuis le moment où il apparaît, jusqu'au moment de son expulsion dans V arrière- faix. Tous ces changements «ont ordinairement classés en trois groupes ; et, à ce point de vue, on a trouvé \ commode d'admettre trois chorions distincts, qui se succèdent sans la moindre j interruption. Leurs numéros d'ordre chronologique servent à les nommer; I mais il m'a paru avantageux de les désigner encore d'une manière plus caractérisée, afin de prévenir toute hésitation de l'esprit en un sujet d'étude assez ■embrouillé ; je nomme donc les trois chorions, suivant l'ordre de succession, les Chorions ovulaire, blastodermique, et rlastodeumique-allantoîdien. Nous allons ■donner de chacun d'eux une description succincte.

Premier Chorion (Chorion primitivum; Membrana ovi externa, BiER); Chorion anhiste, transitoire, ovulaire. — D'après notre définition du chorion, il est évident que, dans sou premier état, il ne peut être autre chose que la zona pelhtcida elle-même, c'est-à-dire la paroi anhiste de la cellule ovarienne, conformément à la doctrine qui assimile l'ovule à une simple cellule, sous le rapport de la constitution morphologique. Par suite, la zona pellucida ou la membrane vitelline, après avoir subi pour sa part l'influence de la fécondation, s'engagerait dans une série de transformations, au terme desquelles elle disparaîtrait comme partie anatomique distincte, sa substance étant moléculairement transmise au deuxième chorion. Sans entrer ici dans le détail du processus que suscite la fécondation dans la membrane pellucide, et qui se traduit en résumé, pour les yeux, en un accroissement de surface combiné avec une diminution d'épaisseur, nous nous bornons à rappeler que Baer et Bisciioff ont constaté, sur de très-jeunes ovules de chien dont la vésicule blastodermique ■conservait encore sa paroi indivise, que la surface externe de la membrane vitelline était parsemée d'un nombre modéré de saillies vilUf'ormes. Ces villosités primitives, ou plutôt ces pseudo-villosites, paraissent bien un premier appareil, rudimentaire et passager, destiné à greffer l'ovule sur la mère, et à le faire vivre parasitiquement. Néanmoins, leur existence, quoique très-répandue, n'est pas générale. On les a constatées, par exemple, chez les Carnivores et les Rongeurs ; mais elles font défaut chez les Ruminants, de même que la couche albumineuse qui se dépose ordinairement sur la membrane vitelline, lors de la migration des ovules à travers les trompes. On ne saurait donc affirmer à priori que ces pseudovillosités se développent sur l'ovule de l'homme. Leur apparition, chez le lapin ' et le chien, coïncide avec l'achèvement delà segmentation du vitellus. Toujours elles sont formées d'une substance anhiste, identique à celle de la membrane qui les supporte. Membrane et saillies villeuses s'atténuent incessamment, puis disparaissent ne laissant aucune trace. Cette disparition, pour l'ovule humain, arriverait, au plus tard, dans la seconde semaine qui suit la conception.

Deuxième Chorion. Chorion proprement dit, simple, mone'pithélial, permanent, blastodermique, séreux (Serôse Hiille des Allemands). On voit se former le deuxième chorion bien avant que le premier ait entièrement cessé d'exister. Le deuxième chorion est un tissu de nouvelle formation, dérivé des globes vitellins; c'est une portion du blastoderme, consistant en un strate unique de cellules épithéloïdes pavimenteuses, qui double intérieurement la zone du chorion primitif

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