CD
cr
J -a: co
tu
!^ 5 ir .2 5 c.
u s a rs
es
fij
•soiiais.iM
ôî
CN
CLAVICULE (pathologie). .755
h° La résection de l'extrémité sternale.
6° La résection simultanée du corps et de l'extrémité sternale.
7" L'ablation ou l'extirpation totale.
8" La 7-ésection partielle ou totale accompagnant une ablation de l'omoplate ou du bras.
En outre, il existe une foule de petites opérations qui consistent à ruginer, à exciser ou à cautériser un point circonscrit, à extraire un petit séquestre ou un corps étranger; mais je passerai ces opérations sous silence, parce qu'elles sont usuelles et ne présentent rien de spécial à la clavicule.
A. Les opérations par abrasion (Tableau II) n'intéressent qu'une partie de l'épaisseur de la clavicule et n'interrompent pas sa continuité.
Elles diffèrent selon que l'on a affaire à une tumeur adhérente au périoste clavicnlaire, ou à une tumeur née dans le tissu osseux, et venant faire, à la surface de la clavicule, une saillie qu'il est indiqué d'enlever. Dans le premier cas, la dissection avec le bistouri et la rugination du périoste, au point d'implantation de la tumeur, suffisent (opérations de FoUin et de Nélaton), Mais, dans le second cas, il est nécessaire de seclionner le pédicule osseux soit avec la scie, soit avec le ciseau et le maillet (opérations de Remmers et de Lotzbeck). M. Gossclin eut à soigner un homme qui, n'ayant pas voulu se soumettre à l'immobilité pendant le traitement d'une fracture de la clavicule, avait eu une consolidation vicieuse. L'extrémité interne du fragment externe avait enflammé et perforé la peau. Après avoir pratiqué une incision en T, ce chirurgien réséqua, avec une scie à main, toute la portion d'os qui faisait saillie. Les suites de cette opération furent heureuses. L'abrasion est encore indiquée dans les cas où il faut s'ouvrir une voie pour l'extraction d'un séquestre invaginé (opération deLiickc).
Je rapproche des opérations par abrasion celle qui a été exécutée par Guersant pour un kyste osseux de l'extrémité interne delà clavicule. Il ponctionna d'abord le kyste, puis il agrandit l'ouverture par une incision, et probablement aussi par une excision de la paroi, afin d'enflammer la cavité kystique et d'en obtenir l'affaissement.
B. La résection de la partie moyenne (Tableau III) a été pratiquée pour des nécroses, des caries, des fractures comminutives et des tumeurs développées dans le corps de la clavicule.
L'opération n'offre pas de grandes difficultés, lorsque la continuité de la clavicule est interrompue, comme dans les cas de fracture comminutive, ou dans les cas de nécrose et de carie qui ont amené la raréfaction de l'os et sa rupture. Après avoir enlevé les esquilles ou les séquestres, on soulève successivement le fragment externe et le fragment interne, on dissèque leur extrémité et l'on emporte avec «ne cisaille, une scie droite ou en crête de coq, toutes les parties qui sont mala- •des (opérations de Langenbeck, de Caspari, d'Asson, deGay, de Widal). Dans un cas où la portion de clavicule nécrosée était peu mobile, E. Bœckel coupa le séquestre en deux, et put retirer facilement les deux moitiés qui représentaient toute la clavicule, moins ses extrémités articulaires.
Mais l'opération est moins facile, lorsqu'il s'agit d'enlever une tumeur qui occupe le corps de la clavicule. Il faut, eu effet, faire une dissection difficile pour séparer la tumeur des vaisseaux importants qui longent la face postérieure de la clavicule, passer une scie à chauie au-dessous de cet os, en dedans et en dehors de lu tumeur, et en pratiquer la section. Je ne connais qu'un exemple d'une semblable opération. 11 s'agissait d'une exostose éburnée, grosse comme un œuf de DICT. ENC. XVII. 48
CLAVICULE (pathologie)
ta
ca
ce
•fcj
BS
•■CJ