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V. Paulet

CŒLIUS. Voy. Cjeuvs et Sobamus.

CCELOGXATIIE (-/.oO.os, creusé, et yvaSo;, mâchoire), genre d'animaux arlicu-

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lés, établi par Hessling, eu 1852, pour uue aracluiide d'uu genre particulier, trouvé sur des malades atteints de la plique polonaise.

Le Cœlognatns morsitans Ilessl., serait caractérisé par un corps un peu pointu en avant et en arrière, ayant des pattes disposées en groupe, comme chez les Sarcoptes, et hérissées de petits poils. Du reste Hessling ne considère pas les Cœlognathes, non plus que les Eutarses, qu'il a observés pareillement dans la plique polonaise, comme propres à cette maladie, mais seulement comme s'y étant établis dans des conditions favorables à leur développement. A. LaboulbÈiSE.

CŒLOPELTIS. Genre d'Opbidiens de la division des opistoglyphes ou serpents ayant les dents maxillaires postérieures sillonnées pour servir à récoulemcnt du venin. 11 a pour caractères principaux la concavité de la partie antérieure de la tête, la disposition également concave des écailles du dos et la présence de deux plaques frênaies.

On coiuiaît deux espèces de Cœlopcltis, dont l'une est pi'opre au midi de la France ainsi qu'aux autres parties de la région circum-médilerranéenne ; elle est souvent appelée Couleuvre de Montpellier et reçoit des erpélologistes le nom de Cœlopeltis insigiiitiis, aussi appelé Coluhar monspeliensis . L'autre est le C.jtroductus P. Gcrv., qui n'est encore connue qu'en Algérie. P. Gerv.

CŒWADELPIIES. (de zot'vo,-, commun, et ârîîÀaoç, frère). Expression destinée à désigner des monstres doubles, composés de deux corps à peu près également développés (mais dont pourtant l'un peut être resté, à cet égard, un peu en arrière de l'autre), et qui sont tellement unis ensemble, dans une plus ou moins grande étendue, qu'ils possèdent en commun un ou plusieurs organes nécessaires à la vie. O.L.

CŒXURE. Ver vésiculaire qui se trouve le plus ordinairement dans le cerveau des ruminants, chez lesquels il détermine la maladie appelée Tournis. Ce ver représente l'une des phases du développement d'un ténia qui habite, à l'état parfait, l'intestin grêle du chien. {Voy. Cvsuques).

Le tournis est un tournoiement d'un caractère pai-ticulier; l'animal qui en est atteint, tourne en marchant, et décrit des ceixles concentriques. Le sens suivant lequel a lieu le tournoiement est détei'miné par le côté où siège le cœnure. Il a lieu à droite si le vers vésiculaire occupe l'hémisphère droit du cerveau, et inversement s'il occupe le gauche. Le tournis ne se voit guère que chez les ruminants. Il ne paraît pas avoir jamais été observé chez l'homme, pas plus que le cœnure qui détermine ce pbénomène. G. D.

cœoMA. Voy. C.EOMA.

CŒL'R. Le cœur (KÀp, /.iap et v.0LpSi%\ cor, cordis) est un muscle creux cliargé de mettre le sang en mouvement et d'en régler la marche dans les vaisseaux.

§ I. Anatomie. Cet organe est plus ou moins compliqué, selon le rang qu'occupent les animaux dans l'écliellc zoologique. Étudions d'abord le cœur de l'homme.

I. CoiNSiDÉr.ATiONS GÉNÉRALES, k. Situation. Chez l'homme, le cœur est un organe quadriloculaire situé dans la cavité thoracique, en regard du sternum.

CŒUR (anatomie). 2C5

entre les lobes pulmonaires qui sont excavés pour le recevoir, enveloppé par le feuillet du médiastin et par un sac spécial désigné sous le nom de péricarde.

B. Idée générale sur sa constitution. Organe central de la circulation, le cœur est l'intermédiaire obligé entre les vaisseaux à sang noir et les vaisseaux à sang rouge. Ses cavités sont rapprochées deux à deux, ce qui fait qu'au point de vue anatomique, il y a eu quelque sorte deux cœurs accolés l'un à l'autre. L'un d'eux, le droit, est parcouru par du sang veineux; l'autre, le gauche, est parcouru par du sang artériel. Dans chaque cœur, les cavités sont superposées : la supérieure, qui est en rapport avec des veines ou vaisseaux à direction convergente, s'appelle oreillette; l'inierieure, qui donne naissance à des vaisseaux centrifuges, reçoit le nom de ventricule. L'oreillette et le ventricule communiquent par un orifice dit auriculo-ventriculaire, qui peut être fermé, à certains moments, par des valvules spéciales.

C. Forme et direction. Le cœur a la forme d'un conoïde renversé et aplati, dirigé d'arrière en avant, de haut en bas et de droite à gauche. Cette triple inclinaison du grand axe de l'organe fait que sa face antérieure est décrite, parfois, comme supérieure, et sa face postérieure comme inférieure; elle fait aussi que le cœur croise la direction du sternum en débordant cet os des deux côtés, surtout à gauche.

D. Dimension et volume. Laënnec croyait que le volume du cœur à l'élat sain était égal à celui du poing du sujet auquel il appartient. On conçoit que ce moyen d'appréciation est loin d'être rigoureux, le volume de la main pouvant varier sous rinfluence de causes qui ne sauraient agir également sur le cœur. Aussi plusieurs médecins, entre autres Lobstein, Bouillaud, Bizot, Neucourt, Peacock et Clendeiming ont-ils cherché à évaluer les dimensions de ce viscère avec plus de précision. 11 l'ésulte d'un grand nombre d'observations que les dimensions du cœur sont plus fortes cliez l'hoinme que chez la femme, qu'elles augmentent au delà de la période de croissance et pendant toute la durée de la vie, qu'elles sont plutôt proportionnées à la largeur de la poitrine qu'à la taille des individus. Ces données se trouvent, en grande partie, exprimées dans le tableau suivant, emprunté au travail de Bizot.

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