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* D;\ns 9 f.-is le ^iéf;e est l■e^té douteux.
' I,:i slalistique de Vallei.? se ])rète dillicilement à l'an.ilyse, cnrai^on de la manièic dont elle est réili^iéc. iX'ous nous contenterons de con>latei' (lu'il adnjet pour les endocardites seules, une fréquence de 1/")'), pour les péc ieardlles seules de l/l;); et que sur 160 cas de rliuniutisme intense, il a trouvé 21) ariections du coeur. Les quatre autres correspondent à des rliumatisuies légers.
' Oafl'ectinns valvulaires anciennes.
* Fullci' lait observer que les deux tiers environ des cas désignes dans sa slalislique, sous le nom d'endocardite, sont l'robaldement étrangers à cette affection, cl se ratlaelient soit à l'anémii', soit à des troubles fonetionjiels. On voit, du re,-le, que les auteurs allemands sont beaucoup plus réservés que les anglais, sur le diagnosiic de l'endotaidite.
Comme on le sait, le rhumatisme aiga a une véritaMc préililcction pour les personnes jeunes ; et c'est pendant les premiers accès (]ue se déclarent les affrétions csrdiaiiues. Sur 39 cas de péricardite observés par Fullcr, 25 se sont nionlrcs dans la première attaque; vi les 14 autres, dans une seconde ou u.ie troisième. Suivant des observateurs d'une grande com|ii'tciice (MM. Bouillaud, Mac-Lead, Fullerj, le cœur est particulièrement atteint, lorsque le rliumalisme articulaire est tout à la fois très-inlenseet très-aigu ; mais il peut aussi l'être, dans les formes les plus légères :M.VI. Walshe et Cliarcot en ont donné des preuves. D'ordia.iirc, les arliculations sont prises avant le cœur; ma s il peut arriver qu'elles le soient en nièiiiR temps, et chez un certain nombre de malades les accidents cardiaques se montrent l^s premiers, et avec une intensité telle, que, dans lattaque rhumalismalc, ils absorhent toute l'attention.
Si la forme aiguë de l'alfection articulaire entraîne fréquemment le cœur dans sou processus, il n'en est pas ainsi des formes chroniques. Cela peut arriver pourtant, comme Romberg et, après lui, MM. Trastour et Charcot, en ont donné la preuve. Deux faits très-intéressants oii les choses se sont pnssées de la sorte, étudiés par ce dernier observateur, ont été consignés par M. Bail, dans le travail que nous avons déjà cité. M. Cornil {Soc. de Blot., 1865) a lait aussi connaître des cas de péricardite à l'appui de cette étiologie. Enfin, M. Charcot a vu, chez des malades atteints de rhumatisme chronique, les exacerbations arthropathiques provoquer des péricardites, semblables à celles que l'on observe dans les attaques aiguës.
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La gouUe peut atteinclre le cœur; les cliniciens les plus autorisés le disent,
tout en i'econnai>saiit qu'il est malaisé de [Jiéciser la part qui lui revient dans c cas, attendu quMle n'est pas la seule cause dont on puisse invoquer l'action. En parlant des infractions aux règles de l'hygiène, nous avons énnméré la plupait de celles qui lui sont habituellement associées. D'ailleurs, l'on doit reconnaître que, bien souvent, le cœur de. gontleux ne soulhe durant une attaque que parce qu'il y est grandement j^rédisposé par une affection ancienne ; la goutte n'agissant alors qu'à litre de cause déterminante (Slokes, Garrod). 11 faut donc bien se garder, comme on est trop dis[)osé à le faire, de rapporter à son action unique certains accidents cardiaques très-graves et même mortels qui se monlient suriout dans It'S attaques irrégulières, et de croire que la mort (pii peut survenir ali rs soit due à une dérivation de la tluxion goutteuse sur le centre circulatoire.
Au rôle étiologique du rhumatisme se rattachent les relations ipii existent, comme des études récentes l'ont établi, tntre la chorée et les afieclious cardiaques. Ces relations avaient été entrevues, dès 1859, par Bright. 10 ans plus lard, MM. Botrel et G. Sée faisaient la même remarque, mais sans y insister autant que le médecin anglais; et l'attention des pathologistes ne s'était pas arrêtée sur ce poiiit, lorsque parut le travail de M. Rogar (1868). Admettant comme parfaitement olabli que la chorée est d'essence rhumatismale, et s'appnyant sur des observations personnelles, il a montré qu'elle s'accompagne de lésions cardiaques dans un nombre de cas trop coiisidéraMe pour que l'on n'y voie qu'une simple coïncidence. 11 y a entre les désordres musculaires et ceux du cœur une relation incontestable. Quelle est sa nature? La lésion du cœur joue-t-elle le rôle de cause, et doit-on lui attribuer l'agitation des muscles? Bright le pensait et mettait dans le péricarde ennamraé le point de départ des accidents choréiques. Telle est aussi la manière de voir de M. E. Cyon qui croit aux origines réflexes de la chorée et trouve un de ses foyers dans le plexus cardiaque, lorsque le cœur est altéré. Les faits contredisent, à chaque instant, cette vue, et nous ne nous y arièti rons pas. Nous ne faisons également que mentionner celle qui fait de la chorée la cause immédiate de l'inflammation des tissus cardiaques. L'opinion de M. Roger qui, dans ce problème pathogénique, n'envisage la diatlièse rhumatismale que comme un trait-d'union entre la névrose et les lésions du cœur, est à notre avis la seule admissible. Etant démontré que le rhumatisme est la source la plus habituelle de la chorée d'une part, et des affections cardiaques de l'autre, il n'est pas surprenant que les deux effets de cette cause commune se trouvent réunis sur le même sujet. Mais l'élément nerveux ne fait-il rien; et ne peut-on pas dire qu'en agitant le cœur, il y appelle le rhumatisme? Cela est possible.
Sur 71 sujets atteints de chorée cardicupie, M. RogT compte 44 filles et 27 garçons. C'est dans la seconde enfance ((u'on l'observe le plus souvent, entre 9 et 12 ans. De même que le rhiuuatisme et que l'élat nerveux, d'oii elle dérive, elle est essentiellement héréditaire. Les aifections du cœur qui la constituent sont, par ordre de fréquence : la péricaidilr, l'eiiilopéricardite et l'endocardite. H n'y pas de proportion entre l'intensité de la chorée et celle des troubles du cœur. Lorsqu'il survient plusieurs attaques de la première, à chacune d'elles, la lésion cardiaque peut s'aggraver. L'ordre suivant lequel se manifestent d'une manière apparente la cause et ses effets n'a rien de fixe. Tantôt l'aflection des muscles précède celle du cœur; d'autres fois, elle apparaît tout d'abord et les manifestations articulaires du rhumatisme ne se montrent (ju'en dernier
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lieu; mais, chez le plus grand nombre des malades, ce sont elles qui ouvrent la marche, séparées par des iniervalles variables, des atteintes cardiaques et muscuLaires.
Une autre modalité de la dialhcse rhumatismale est l'affection que l'on a qualifiée de rhumatisme scarlatineux ; et suivant Trousseau, c'est l'existence du rhumatisme qui, chez certains malades atteints de scarlatine, peut donner l'explication de la péricardite et même de l'endocardite dont ils sont atteints.
Le rhumatisme hlennorrhagique, au dire de quelques observateurs [Société méd. des hôpit, 1866 et 1867), s'accompagne parfois de péricardite et d'endocardite. Sans vouloir trancher, ni même aborder la question de doctrine que soulève ce point de pathologie, nous devons dii'e que les faits présentés à l'appui ne nous ont pas convaincu de la propriété qu'aurait l'arthropatliie blennordiagique, en tant que maladie spécifique, de retentir sur le cœur. C'est que les malades cités étaient de vrais rhumatisants. Or, dans de telles conditions, nous trouvons tout naturel de mettre les troubles cardiaques sur le compte du rhumatisme; et, avec M. Féréol, nous pensons que l'écoulement uréthral constitue une simple coïncidence. On ne peut être surpris, en effet, qu'un rhumatisant soit atteint de blennorrhagie , et qu'avec celle-ci, mais malgré sa présence et sans son intervention, il puisse, par le seul fait du rhumatisme, contracter une lésion du cœur. En faveur de cette interprétation des faits, disons que M. A. Fournier, qui a recueilli 45 cas de rhumatisme uréthral, sur des individus non rhumatisants, n'a trouvé, chez aucun d'eux, la plus petite complication caidiaque.
La syphilis n'est pas une cause fréquente d'endocardite comme le croyait Corvisart, mais elle peut, dans quelques cas, atteindre le cœur, et déterminer des gommes dans son tissu musculaire, suivant l'observation de Ricord et de Lebert, cités par Virchow. Chez les nouveau-nés, elle nous semble avoir une certaine action sur le développement de la péricardite. Sur 10 sujets atteints de cette affection, 4 portaient les marques les plus certaines de la syphilis héréditaire. Il est vrai qu'en même temps, la plèvre ou le parenchyme pulmonaire étaient enflammés, et qu'on peut songer à la propagation; mais comme la pleurésie et la pneumonie sont très-fréquentes chez les nouveau-nés, tandis que la péricardite est rare, la relation que nous venons de signaler reste très-probable.
Le tubercule et le cancer peuvent envahir toutes les parties du cœur ; et, quand ils frappent le péricarde, ils y déterminent une inllammation exsudative.
11 y a déjà longtemps que l'on a signalé des altérations du cœur chez des malades atteints de pyrexies ; mais c'est seulement dans ces dernières années que l'on a déterminé avec soin leur nature. Voyons d'abord ce qui a trait aux lièvres éruptives. L'on s'est mépris sur leur rôle étiologique. Ce fait tient à deux causes; la première est l'erreur où l'on est tombé, au moment de la nécropsie, en regardant comme inflammatoires des rougeurs dues à l'imbibitiou cadavérique; la seconde est une fausse interprétation du bruit de souffle cardiaque qui existe dans le plus grand nombre des cas. On a voulu y voir une preuve d'inflammation de l'endocarde, tandis que celui-ci reste presque toujours indemne.
Mais, parce que les revêtements interne et externe du cœur ne sont pas af teints, est-ce à dire que le viscère ne subit | as l'influence de la maladie fébrile? non certes ! et l'existence presque constante du bruit anormal dont nous parlions tout à l'heure, et qui existe à la base et se fait entendre immédiatement au début •tlu petit silence, est une preuve incontestable de la part que le centre circu-
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îato-irc, prend au processus des pyrexics; mais par un mode tout antre que celui généralement invoqué.
Nous avons déjà parlé de la scarlatine à propos du rhumatisme ; nous ajouterons seulement, que de toutes les fièvres éruptives, c'est celle oii l'on observe les complications inflammatoires les plus graves et les plus nombreuses. La rougeole laisse peu de traces de son passage. Nous avons examiné le cœur d'un nombre considérable d'enfants morts de ses suites ; et, sur aucun, nous n'avons pu constater le plus faible indice d'endocardite ou de péricardite. Quelquefois les faisceaux musculaires étaient granulo-graisseux à un léger degré, voilà tout. La variole atteint surtout le myocarde et y provoque des altérations diverses.
Laënnec avait noté le ramollissement du cœur, dans les fièvres essentielles; Louis , Chomel , Delaroque l'ont remarqué dans la fièvre typhoïde. Depuis quelques années, on a beaucoup étudié les modifications que l'ait subir cette maladie au centre circulatoire, tant au point de vue clinique que de l'anatomie pathologique; et l'on a cherché à expliquer, à l'aide de certaines lésions, les divers accidents observés durant la vie, depuis le simple affaiblissement du choc et des bruits, jusqu'à la syncope, aux attaques de coUapsus grave et à la mort subite (Hermann Stcin, Zenker, Wagner, Hoffmann, llayem, Dieulafoy). A côté de la dotliiéncntérie, il faut placer le typhus pétéchial, dont l'action sur le cœur a été si profondément étudiée par Stokcs. Il a montré que l'affiùblissementdu viscère va parfois si loin, que les deux bruits normaux peuvent disparaître. Après la mort, on trouve un ramollissement considérable. Dans la fièvre à reclmtes des Anglais, queGriesiiiger appelle récurrente, ce dernier signale, d'après Kiittner, des altérations du cœur très caractérisées et très-voisines de celles 'du typhus. — Quant à déterminer la fréquence des troubles cardiaques, dans les maladies précédentes, cela est à peu près impossible ; car, en dehors des cas suivis d'autopsie, et de ceux où les altérations sont assez avancées pour se révéler par des signes physiques, OK manque d'un critérium à l'aide duquel on puisse dire ; tel malade a été touché jusqu'au cœur, tel autre ne l'a pas été.
Après les pyrexies se présentent, au point de vue étioliogique quelques maladies infectieuses. L'une des plus communes, et la plus redoutable, est la diphthérie. On sait qu'elle peut troubler l'organisme entier et provoquer, loin du siège où elle se manifeste par sa marque caractéristique., de graves lésions. De leur nombre est la stéatose cardiaque. Sur 14 cas de diphthérie où il a examiné les fibi^es cardiaques, BL G. HomoUe les a trouvées 6 fois dans un état de dégénérescence granulo-graisseuse. Au dire de quelques auteurs, ce ne sont pas là les seules altérations que la diphthérie est capable de déterminer du côté du cœur; et, en 1872, MM. Bouchut et Labadie-Lagrave annonçaient dans une communication à l'Institut, que, 14 fois sur 15, elle provoque une endocardite végétante, avec dépôts fibrineux. Bien avant que cette proposition eut été formulée, nous avions fait l'examen du cœur, chez les enfants de notre service qui avaient succombé au croup ou à l'angine couenneuse, et jamais nous n'avions trouvé les lésions susindiquées. Depuis, nous avons soigneusement examiné tous les faits qui pouvaient nous éclairer sur ce point d'anatomie pathologique; et, dans l'espace d'une année, 25 se sont présentés à notre observation, qui ont pleinement confirmé les résultats de nos premières recherches. Ne pouvant entrer, ici, dans les détails de la réfutation du fait énoncé par MM. Douchut et Labadie-Lagrave, telle que nous l'avons présentée ailleurs (Arch. dephysiol.., 1874, p. S58), nous affirmons que, si l'endocardite est provoquée
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piir lailiphlhéric, ce n'est que clans des cas très-exceptionnels; car, à notre connaissance, on n'en a fait jusqu'ici connaître aucun qui soit \éritablemeiit démonstratif.
U y a longtemps que l'on a pailé de manifestations cardiaques crysipélateuaes ; mais, sous la plume des auteurs qui l'employaient, ce terme avait une i-ignification tout autre que celle qui doit aujourd'hui lui être attribuée. En 1875, M. Jaccuud, en appelant rallenlion sur les plilegmasics cardiaques lires à l'érysipcle, on exagrra certainement la fréquence. Dans sa Thèse inaugurale (1874), M. Sevestre a étudié toutes les lésions que peut déterminer du côté du cœur cette maladie; deux fois seulement, sur 10 cas, l'endocardite était incontestable, l'autopsie l'ayant démontrée ; dans les autres, elle n'a été admise que d'après l'existence d'un s-oullle, qui survenait du troisième au cinquième jour. M. ievcshc a rencontré aussi la mvocardite et la dégénérescence graisseuse.
L'état puerpéral est une cause d'endocardite que personne aujourd'hui lie conteste.
Plusieurs substances, de celles que l'on peut qualifier de toxiques, allèrent le cœur. Parmi elles, l'alcool occupe une place importante. Bieu qu'il puisse atteindre l'endocarde et le péricarde, c'est habituellement sur la masse charnue du viscère qu'il concentre son action. 11 y j rovoque l'obésilé et la dégénérescence graisseuse, plus rarement la cardite chronique ou sclérose et l'hypertrophie du ventricule gauche (Maguus-Iluss, Lancereaux). — L'éthcr et le chloroforme agissent comme l'alcool, mais d'une manière moins énergique. Le phos[)hore exerce une action stéatogène puissante et rapide sur nn grand nombre de I issus et en particulier sur le cœur; c'est une vérité aujourd'hui parfaitement démontrée, non-seulement par la clinique, mais par de nombreuses expériences faites sur les animaux. Parmi les autres corps capables de produire la stéalose cardiaque, signalons encore le plomb, l'antimoine et l'arsenic.
Quant aux poisons du cœur proprement dits, qui agissent sur lui, soit en le paralysant, soit en le tétanisant, nous ne croyons pas devoir en l'aire ici l'énumération, allendu qu'ils n'offrent aucun intérêt clinique, et qu'ils sont bien philôt du domaine de l'expérimentation et de la toxicologie.
11 est deux états morbides, qui, par leur fréquence, méritent d'être mentionnés ici. Ce sont la chlorose et l'anémie. Sans nous préoccuper outre mesure, des cas de la première de ces affections, dans lesquels Kiemeyer et Vircliow auraient trouvé le cœur stéatosé et atrophié, cas sur lesquels nous nous sommes déjà expliqué {voj/. Chlorose), il ne nous paraît pas contestable que, dans ces affections, le centre circulatoire ait subi une atteinte, non irréparable, comme dans la plupart des circonstances étudiées juqu'ici, mais cependant assez marquée pour troubler ses fonctions, de la manière que l'on sait, et donner naissance à des bruits anormaux tenaces et parfois tellement intenses, qu'ils jettent fréquemment l'indécision dans l'esprit du clinicien et sont pour lui la cause de fréquentes méprises.
Tout récemment (1873), M. Spillmann nous a fait connaître quelques travanx allemands sur l'affection que M. l'.iermer (ScJiweiz. Corr. BI. n" 1, 1872) a quahCiée d^inémle progressive pernicieuse. Parlaitcmcnt distincte de l'anémie simple, elle serait caractérisée anatomiquemenf, suivante. Ponfick(iîer/m Idin. Wocliensck., X, 1, 2, 1875), par une dégénérescence graisseuse du cœur; les autres lésions que l'on y peut rencontrer, telles que l'œdème et la pnleur des poumons, la stéatosé des glandes abdominales, la diminution des hématies el