COHÉSION. C
Amsterdam, 1718, in-S". — IX. Archœus fehrium faber et medicus, sive excrcUatio mcdicopraclica de itsii et melhodo rationali solida, cevta et secitra. tum in fcbrihtis intcrmittendis, quwn periodicts cunlimih, adiiiinistrandi febrifugorum omnium maximum, corlicem pcruvianam, scu ckinncldnam. Amsterdam, 1752, iii-1.^. — X. llermippux redivivus, tive cxercitalio plujHico-mcdica curiosa de methndo rara ad CKV annos jirorogandœ senectulis per anhelitnm puellmum, ex veleri monumento romano dcprompta, mine artis mcdicinœ fundamenlo slabilita et rationibus atqite exemjjlis necnon singulari oldmijœ philosopliicœ paradoro illusliata et confirmata. Francfort sur le Mein, 1742, in-S». — XI. Trost dcr Podagrisfen. l'iMnoforl sur le Mein, 1743, in-8». — Xll. Clericus medicaater, Franclurt sur le Mein, 174S, in-8°. A. D.
COBIEI^I Eî- ATHAR. Aboul Mena ben Abi Nasr ben Haffadh, plus connu sous le nom de Cohen el Athar, le prèlre pharmacien, était un juif égyptien, qui écrivait en 1259 de noire ère.
Il est connu par un ouvrage intilulé Menhadj eddokkan, le manuel de l'officine, dont il eviste trois exemplaires à Paris, n"' 1027 et J086, A. F., et 1(>6(> Sup.
Cet ouvrage s'adresse spécialement aux pharmaciens, ce qui le distingue des écrits analogues composés par des médecins. A ce titre, et indépendamment de sa valeur propre, il eût mérité les honneurs d'une traduction.
11 s'inspire non-seulement des ouvrages antérieurs, mais aussi de la pratique des médecins contemporains, dont il donne iVéquemment des formules.
La pharmacie, dit l'auteur, est la plus noble des sciences après la médecine.
Telles sont les divisions du livre : 1" devoirs des pharmaciens ; 2» des boissons; 5" des robs ; 4" des confits; 5° des opiats; 6° des électuaires ; 7° des poudres ; 8' des pastilles; 9' des loochs ; 10° des pilules; 11° des hiéras ; 12" des collyres (liquides); lo" des collyres (secs); 14" des onguents; lo" des huiles; 16" des liniments; 17" des médicaments poiu' la bouche; 18° des mèches et suppositoires ; 19" des cataplasmes ; 20" des succédanés ; 21" des synonymes ; 22" des poids et mesures ; 25" conseils aux pharmaciens; 24" récolte et conservation des simples ; 25" épreuves des médicaments.
On voit que de son temps le Zerneb était déjà une substance d'origine douteuse.
11 donne la Mashaqounya, substance employée en collyre, comme de la scorie de veri'e.
Il donne la formule du fameux sirop de Cadhy, Pandanus odoratimmus, spécifique indien contre la variole que les traducteurs de Rhazés avaient méconnu.
Signalons encore les chapitres relatifs à la récolte des simples, à la conservation des simples et des composés dans des récipients qui doivent varier suivant leur nature, aux moyens de reconnaître leurs sophistications, à la durée de leurs propriétés, etc. Le Menhadj eddokkan est cité par II. Ivlialfa, n" 15,250 de l'édition lluciiel. L. Leclerc.
C»IBËsio:v. Les corps peuvent se présenter sous trois états physiques: l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux. L'état physique ne peut pas servir à caractériser un corps d'une manière absolue, car il varie avec les coudilious ambiantes. Ainsi l'eau, liquide aux températures ordinaires, prend l'état solide, se transfoi'me en glane, au-dessous de zéro; elle passe à l'état gazeux à cent degrés et aux températures supérieures. Quel que soit son état physique actuel, tout corps est un agrégat de particules extrêmement ténues, de molécules séparées par des espaces vides appelés pores. Les dimensions de ces molécules et de ces pores sont assez faibles pour échapper complètement à tous les moyens de con-
COHESION.
statation directe. Pour que ces molécules restent groupées de manière à constituer un corps de forme et de volume détermines, elles doivent être soumises à l'action de forces, dites forces moléculaires, qui les maintiennent dans leurs positions respectives, et dont les effets doivent être étudiés dans les solides, les liquides et les gaz.
CoRrs SOLIDES. Lorsqu'on cherche à allonger un corps solide, on éprouve une certaine résistance, et si l'allongement produit ne dépasse pas certaines limites, le corps abandonné, à lui-même, soustrait à la traction extérieure, reprend instantanément sa longueur première. Les molécules constituantes des corps solides sont donc maintenues dans leurs positions respectives par l'action d'une force particulière qui s'oppose à leur écartement et à leur séparation définitive. Cette force moléculaire a recule nom defo?'ce de co/ie'sion ou simplement de cohésion. Elle communique aux corps deux propriétés importantes étudiées sous les noms d'élasticité et de ténacité ou résistance à ta rupture.
De nombreuses recherches ont été faites sur la ténacité des corps solides ; leurs résultats donnent une idée exacte de l'intensité de la force de cohésion et des limites dans lesquelles elle varie suivant la nature des corps. — Nous donnons dans les tableaux suivants la charge par millimètre carré de section transversale qui détermine la rupture subite de divers corps solides.
l" Dois chargé parallèlement aux fibres.
KIL
Cliène 6 à S
Tromijlc 6à7
Siipin 8 à 9
Frêne 12,0)
Orme. . . • 10,40
KIL
Hêtre 8,00
Buis 14, UO
Poiriei- 6,00
Acajou 5,00
2» Métaux sous forme de fils.
KIL
riomb coulé 2,21
— étii-i' 2,36
— recuit 2,04
Élain coulé 4,16
— étiré 3,00
— recuit 3,60
Cailinium recuit 4, SI
Orétiié 27,50
— recuit 11,05
Argent étiré 29,6
— recuit 10,4
Zinc ordinaire éi né .... 15,77
— recuit. . . . 14,40
KIL
Palladium étiré 27,20
Cuivre étiré. . .
— recuit . .
Plaline étiré. . .
— recuit . . Fer étiré ....
— recuit. . . .
Acier fondu élire Fil d'acier élire .
— rccdit.
Antimoine coulé .
Bifmulli coulé. .
oti
Gô,
so
OS 'j7
Il est facile de déduire de ces résultats quelle longueur devrait avoir une barre, suspendue verticalement, pour se rompre sous sou propre poids. En tenant compte de la densité des métaux, on trouve, en nombres ronds et en mètres, les longueurs suivantes pour les barres de divers métaux.