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COHÉSION

ment affrontées. — On peut opérer de même sur dès cylindres de cire ou d'argile humide, que l'on soude facilement par 1 effet de la cohésion.

Les plans de Magdebourg se prêtent très-bien à des expériences de la même nature. Ce sont deux plans de verre ou de marbre bien dressés et bien polis que l'on applique par glissement, l'un sur l'autre, de manière à expulser très-exactement les couches d'air interposées. Il faut alors, pour détruire l'adhérence, recourir à des charges dont l'intensité varie évidemment avec l'étendue des surfaces en contact.

Dans ces expériences, l'adhérence des surfaces est déterminée en partie, mais non en entier, par l'action de la pression atmosphérique, car en agissant dans le vide, comme le faisait Boylé, on s'assure qu'il faut encore exercer une traction assez grande pour séparer les surfaces affrontées.

L'adliérence déterminée par les soudures et la colle que l'on interpose entre les surfaces des corps que l'on veut joindre est un effet de la cohésion ; un contact aussi exact que possible s'est établi entre chacune des surfaces et le corps interposé pendant qu'il était encore à l'état li(|uide.

La force de cohésion manifeste encore ses eflets quand les corps sont divisés en poudres fines ou seulement en petits fragments. — C'est ainsi qu'au bout d'un temps plus ou moins long, il se forme des masses compactes dans les amas de matière pulvérulente homogène; ces phénomènes ne sont pas rares, M. Ciievreuil en a observé un exemple dans du soufre très-divisé. — On doit l'apporter à laction de la même cause, la formation de certains grès composés de petits grains de quartz adhérents les uns aux autres sans l'iulerniédiaire d'aucun ciment. Pour expliquer ces dernières productions, on a invoqué l'intervention du temps qui favoriserait l'action de la cohésion. Une observation bien connue vient à l'appui de cette interprétation du phénomène. — Nous avons déjà dit que quand ou presse l'un sur l'autre, avec frottement, deux disques de verre parfaitement dressés et polis, un efiort de traction considérable est nécessaire pour séparer les surfaces en contact. Cette adhésion augmente avec le temps et devient si considérable qu'on briserait les disques plutôt que de les disjoindre.

Coiu'S LIQUIDES. Quoique moins prononcée que dans les solides, la cohésion s'exerce aussi entre les molécules des liquides. — Une goutte de liquide reste suspendue à une baguette de verre jusqu'à ce que son poids soit assez considérable pour déterminer l'arrachement. Dans ce cas, une couche de liquide reste adhérente au verre ; ce fait prouve d'une part que la séparation s'opère entre molécules du liquide; d'autre part que la cohésion du liquide pour le verre est plus considérable que celle du liquide pour lui-même. — Une gouttelette de mercure posée sur un plan de verre prend une forme sphérique déterminée par l'action de la cohésion sur les molécules du métal ; le même fait s'observe toutes les fois qu'une petite quantité de liquide est déposée sur un corps qui ne se laisse pas mouiller. Quand la quantité de liquide est trop considérable, le poids de la masse l'emporte sur la cohésion et la goutte s'aplatit. Quand, au contraire, ces gouttelettes sont très-petites, elles rebondissent sans se diviser, si on les laisse tomber d'une certaine hauteur. — C'est encore la cohésion qui détermine la fusion en une seule masse de deux gouttes que l'on rapproche jusqu'au contact apparent.

Taylor a essayé de mesurer la cohésion des liquides. — A cet effet, il suspendait une lame horizontale et circulaire de verre à l'un des plateaux d'une balance et l'équilibrait avec des poids déposés dans l'autre plateau ; puis il appli-

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