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COLLE ME

On ne devra pas se servir pour les macéralions de cuves en bois, mais de pleins en maçonnerie, entièrement étanches et pouvant se vider complètement.

Les déchets solides provenant des cuves seront retenus à la bonde par une crapaudine. Les eaux de différentes origines iront se déverser dans un tonneau de métal, placé dans une fosse étanche et percé de petits trous, qui ne laisseront passer que la partie liquide. Les parties solides retenues seront réunies à toutes les autres provenant de la fabrique, passées à la chaux et emportées deux fois par semaine, au moins, pour être utilisées comme engrais. Jamais, dans aucun cas, elles ne devront être brûlées.

Les résidus liquides, les eaux de lavage, ne pourront être versés sur fa voie publique que le soir, et après complète désinfection au moyen d'eau chlorurée ou d'un lait de chaux et suivies d'un lavage à grande eau du ruisseau. Dans d'autres cas, elles sont l'etenues dans une citerne tout à fait étanche et vidées tous les deux jours au moyen de la pompe et emportées en vases clos ; autrement, si les localités le permettaient, on les entraînerait par un conduit souterrain à l'égout le plus voisin, ou mieux encore à une rivière. On comprend que ces prescriptions doivent varier suivant les conditions locales.

L'extraction des graisses provenant des résidus doit être sévèrement interdite.

E. DlîAUGRAND.

Bibliographie. — Halfort (A.-C.-L.). Kraiikheileii der KiinsUer (Leimsieder). Berlin, 1845, p. '282. — MonFALcoN et de Polinièhe. Traité de la salubrilé dans les grandes villes, art. Colle forte. Lyon et Paris, 18i6, p. 24ii. — Taiidieu. Dict. d'hijg., art. Colle forte, t. I, Paris, 1832, et t. I, ibid., 1862. — Vern-ofs. Hyg. industr. et adniinislv., art. Colles, t. I; Paris, 18G0, in-S", — Giilaclit., etc., belreffend die heiin fabrication. In Caspcr's Vljsclir., t. VI, p. 105; 1854. — Beckeh. Sind l.eimsiedereien der Gesundheit der Arbeiler und Anwohner naclitlieilig? Ibid., t. XI, p. 123; \'6bl. E. Bgo.

COLLE (Jean de). Johannes de Collibus. Ce savant homme naquit à Bellune, en Italie, en 1558, et mourut en i 631. Son pèi-e se nommait George de Colle. Jean étudia la médecine à Padone, où il eut pour maîtres Capivaccio, Battoni et Campolongo. Reçu docteur en 1584, il alla se lixcr à Venise, où pendant quinze années, il exerça l'art de guérir avec beaucoup de succès. Ce laps de temps écoulé, le duc d'Urbino lui accorda le titre de son premier médecin, qu'il conserva pendant vingt-trois ans, et auquel il ne renonça, en 1625, que pour aller remplir une chaire de médecine à Padoue. C'est là qu'il rendit le dernier soupir. On a de lui :

I. Colmitor medicœiis triplex. Venetiis, 1621, in-fol. — II. Elucidariimi anaiomicum et chirurgicum ; ex grœcis, arabibus et latinis selectum; unâ cum commentariis in guarli libri Aviccnnœ Fcn lertiam. Inserti siitit tractalus devulneribus, ulceribus, tumoribus, fracluris, lue gallicâ, luxalionibus. Venetiis, 1621, in-lol. — III. Methodus facile parandi jucunda, tuta, et nova medicamenta, et ejus applicatio adversits c/ujmicos... Venetiis, 1628, in-4°. — IV. De niorbis malignis. Palav., 1620. in-fol. — V. De idea et theatro intilatricium et imitabilium, ad omnes intelleclûs facultates , scientias, et arles, librl aulici... Pisauri, 1617, in-lol. — VI. Medicina practica... Pisauri, IG17, in-lol. A. G.

COLLE-cnAlR. Voy. Sarcocolle.

COLLÈGES. Voy. Écoles, Éducation.

COLLEMÉ. Collema. Hoffm. Nom d'un genre de Lichens qui est le type de la tribu des CoUemci et de la famille des Collemacés de M. iNylandcr. Lue description détaillée de ce groupe sans emploi médical serait ici superilue. Leur thalle de petite dimension est de forme variée, les gonidies à coiitenu vert bleu

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et l'hypha sont plongés dans une substance gélatineuse qui se gonfle par l'humidité. Le principal intérêt des Colleraacés consiste dans les caractères qui les rapprochent des Algues et qui ont été dans ces derniers temps invoqués en faveur de la théorie qui considère les Lichens comme des Cliampignons parasites de diverses espèces d'Algues. Dans certains Collemacés, les Ephebe, ])ar exemple, on reconnaît que la forme du tlialie est déterminée par les gonidies qui représentent l'Algue ; l'hypha ou les filaments fongiques sont tout à fait subordonnés. M. Bornet n'a pu saisir dans les Collema un rapport de contact entre les gonidies et les cellules de l'hypha; celles-ci paraissent plonger simplement dans la substance gélatineuse intercellulaire. Les gonidies de ces Lichens ne sont pas différentes des éléments de l'Algue connue sous le nom de Nosroc {voy. ce mot) qui sont réunis en colonie et enveloppés d'une masse gélatineuse. M. Reess en semant des spores de CoUcnia sur des Nostocs a vu les filaments issus des spores s'insinuer dans le Nostoc et le transformer en un véritable Collema. Les Collemés sont répandus sur toute la surface du globe et le plus grand nombre d'espèces du genre Collema se rencontre en Europe sur les rochers, à terre, ou parmi les mousses.

DiBi.ioGiiAPiiiE. — NvLANDEn. SjjH. mctli. Urheii, p. 88-138. — Reess. Ueber Entxiehinig der Fhclitcn Coll. glane, fn Mnnatsh. der kônw/l. Akad. des Wissensch. zu Berlin, oct. 1871, p. 5''2. — DoiiNET. llec/ierches sur les gonidies des Lichens. In Ami. scienc. nul., 5' série, t. XVII. i. ii: S.

ADDENDUM

CODAGAPALA. (Écorce de). On désigne, sous ce nom malais, l'écorce dm Wriglitia antidysenterica\{. Brown. {!Serium aniidtjsentericnm L.). {Voy. Wrightia). Celle écorce, telle qu'on la trouve dans nos droguiers, est eu morceaux épais de 1 à 2 millimètres, compactes, à cassure nette et facile. La surface extérieure est d'un brun rougeàlre, rugueuse ou tuberculeuse; l'interne est unie, blanchâtre ou jaunâtre. La coupe transversale est brune, avec des lignes blanches disposées en cercles concentriques. M. Haines en a retiré une matière amère, qu'il a nommée Néréini:, puis Conésine. Le même principe a été isolé par Stenhouse, sous le nom de Wrightiiie.

1[ai>es. iYo^ts on Conésine. In PharmaceiUical Journal, 2° série, VI, 'i')2. — Sienhduse. On Wricjktme. la PharmaceiUical Journal, 2' série, V, 4*Jô. — Guibouut. Drogues simples^ G" éd., Il, 571. Pl.

FU DU DIX-HUITIEME VOLUME DE LA PREMIERE SEniE.

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