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COLLE

iialions semblables provenant des déchets de la fabrication, quand on n'a pas soin de les enlever rapidement.

Les résidus liquides résultant du travail sont chargés d'une certaine quantité de matières animales, ils exhalent d'abord une odeur fade, mais ils se putréfient très-promptemeut, surtout l'été et après les orages.

Comme le fait observer Becker, dans un travail très-intéressant sur cette question, les matières de la colle soumises au bouillage donnent lieu à des exhalaisons nauséeuses qui se manifestent surtout au moment de la fusion et vont, du reste, en diminuant jusqu'à la complète dessiccation de la colle en tablettes, dans les séchoirs. Cette odeur ne ressemble en rien à celle de la décomposition putride; elle ne s'accompagne pas, comme celle-ci, de la présence de gaz toxiques ou irrespirables; c'est l'odeur de la colle en dissolution dans la vapeur d'eau qui s'exhale des chaudières sous forme de buée ; elle est très-désagréable, mais voilà tout.

Toutes les personnes qui se sont occupées de cette question, conviennent que les ouvriers employés dans les fabriques de colle, comme ceux des boyauderies, etc., jouissent d'une excellence santé. Becker fait remarquer que les femmes employées là aux travaux les moins pénibles sont ou de fraîches jeunes filles ou des femmes vigoureuses; les épidémies, et en particulier le choléra, ne paraissent les atteindre que dans une proportion moyenne. Suivant l'observation d'ilalfort, qui constate également la bonne santé des fabricants de colle, ces ouvriers, bien qu'exposés à de brusques changements de température, quand ils passent des pièces fortement chauffées dans les courants d'air froid . qui régnent dans les séchoirs, ne paraissent pas souffrir d'une manière particulière, de rhumatismes, de catarrhes, de phlegmasies pulmonaires.

C'est donc sur le voisinage que portent les graves inconvénients reprochés aux fabriques de colle, et qui ont motivé le classement de celles-ci dans la première catégorie. Les émanations putrides et les buées de colle en fusion sont excessivement désagréables. On avait pensé que ces exhalaisons pouvaient altérer les aliments contenus non-seulement dans les fabriques, mais aussi chez les voisins; cependant les recherches très-minutieuses faites dans cette direction par Parent- Duchatelet semblent démontrer qu'il n'en est rien {Ann. (Vhyg., t. Y, ï'"' sér.,. p. 25; 1831).

Prophylaxie. Voici l'ensemble des précautions proposées pour combattre les inconvénients des fabriques de colle.

Ces établissements doivent être situés à 100 mètres au moins des hahitalions et sous le vent.

On n'emploiera pour la fabrication que des peaux, des déchets divers, des os, passés à la chaux, parfaitement desséchés, et ne donnant aucune odeur. On ne permettra sous aucun prétexte d'introduire des matières animales vertes.

Les magasins, hangars, séchoirs et cours sei'ont pavés en pierres siliceuses exactement rejointoyées, et scellées au ciment hydraulique, avec des pentes convenables pour s'opposer à la stagnation des eaux sur le sol de ces bâtiments ; on aura recours à de fréquents lavages à l'eau chlorurée. Les chaudières de fusion seront surmontées de vastes hottes munies d'un tuyau communiquant par une ouverture de 25 centimètres sur 50 avec la cheminée de l'usine. Cette cheminée devra s'élever à 5 mètres au-dessus des maisons les plus voisines dans un rayon de 50 mètres. Quand on emploie la vapeur, les gaz dégagés des matières en préparation seront ramenés et brûlés dans le foyer des fourneaux.

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